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Chants traditionnels

                 Chants traditionnels et Paroles de Bretonnes (et Bretons) ou d'ailleurs...

                       Téléchargez le carnet de chants du  Moulinet

        Si vous v'lë vous excercë à chanwtë aux nous,  pour la përcheingn'  vireille. Au piaizi !  L' Didië

    Le Gallo : racines parlées de la Haute-Bretagne, de Vitré/Fougères, St Malo, La Guerche, Bain, Redon, en s'en allant vers une bonne partie de la Loire-Atlantique, du Morbihan et des Côtes d'Armor.... L'aire géographique séparant cette langue romane - variété de la langue d'oïl - avec le breton, est située sur une ligne Plouha (22) à la Presqu'ile de Rhuys (56). Consultez :"Institut de la Langue Gallèse" (en lien avec la Région Bretagne) et www.academie-du-gallo.bzh - également http://www.bertegn-galezz.bzh  

               www.axl.cefan.ulaval.ca (L'Aménagement linguistique dans le Monde) Université LAVAL Québec

1972 :  Alan STIVELL Olympia : le Grand Réveil culturel - Youtube : bit.ly/AlanStivellYT - création de "Britanny Ferries" (Alexis Gourvennec, SICA St Pol-de-Léon/CCI Morlaix); également révoltes sociales, "Guerre du lait", juste rémunération ou celle d'ouvrières du "Joint français" à Saint-Brieuc, avec la jonction d'artistes bretons dont Gilles Servat et sa "Blanche Hermine" www.gillesservat.net , "Glenmor" , barde éveilleur des consciences ,Tri Yann, Kerguiduff.. rubrique "Danses traditionnelles", épisode 4 Histoire de la musique bretonne 1972 : début de www.sonerien-du.com 

   Coop Breizh Musik : pour ce label www.coop-breizh.fr de Spézet (Finistère) depuis 1957, les ventes digitales ont dépassé les ventes physiques en 2020 avec 15 millions de streams monétisés. 80% des écoutes se font en France - dont 75% en Bretagne historique - et 20% à l'étranger (surtout Denez Prigent):

Les Ramoneurs de Menhirs www.ramoneursdemenhirs.bzh , Fleuves www.lusinerie.com , Soldat Louis, Denez Prigent, Red Cardell, Didier Squiban, Hamon Martin Quintet

et les CD : Fleuves#2, Bagad Kemper/Red Cardell, Denez Prigent "Mil Hent", Roland Becker "Musique bretonne aux confins du XVIIIè s, Hamon Martin Quintet "Clameurs", Hiks "Bezan en e vutun"www.hiks.bzh ,Talec Noguet Quartet "Dindan Dilhad Didan"O.F. 1/3/2021, Emilie Chaussepied

       Langues Celtiques :  vers l'an 600, premiers documents. Début XVIIIè siècle, analyse d'une différenciation linguistique avec l'émergence du :

   Britonnique  : breton, cornique et gallois,      Gaëlique : Ecosse, Ile de Man, Irlande

     Le bibliothécaire gallois du musée d'Oxford - Edward Lhuyd - vient en Bretagne en 1701 puis visitera plusieurs pays de la façade Atlantique. Il divisera les langues celtiques en "britonniques" venant du gaulois (rapprochement entre le "th" gallois ou cornique et "zh" breton ; nyth/neizh=nid) et "gaëliques" descendant du nord de l'Espagne. L'interceltisme est né! par Bernez Rouz  - Le "Cornique de Cornouailles" a diparu à la fin du XVIIIè siècle.. Après la période romaine de Jules César et sa deuxième invasion aboutie en "Bretagne" insulaire, le mur de l'Empereur romain Hadrien limite ,en 128 après J.C., une frontière avec les Celtes Pictes et leur chaîne Calédonienne. A partir du Vème siècle, les raids des (pirates) Scots irlandais aboutiront à une implantation durable (comme celle des Vikings en Normandie ou des Bretons en Armorique) pour créer une "Scotland" (Ecosse), amenant un parler gaëlique.

  www.visitscotland.com  www.ireland.com  (+ eire.land.free.fr) www.wales.com  www.visitcornwall.com  www.turismo.gal (Galice)  et bonus chantants : www.turismoasturias.es www.tourisme.euskadi.eus  www.visit-corsica.com www.sardegnaturismo.it www.provenceweb.fr   www.pyrenees-bearnaises.com  www.guide-bearn-pyrenees.com (Fête des Bergers Aramits Septembre) www.axl.cefan.ulaval.ca / www.catalunyaexperience.fr 

        www.bretagne-celtic.com     www.terresceltes.net            www.brittany-ferries.fr 

     FESTIVAL INTERCELTIQUE de LORIENT : L'actuel directeur de LENN PRODUCTIONS (Bagad Lann-Bihoué, Cécile Corbel, Gwennyn, Loreena Mckennitt, Nuit des Etoiles Celtiques, The Chieftains, ...), et également à l'oeuvre du "Cornouaille" de Quimper de 2001 à 2013, JEAN-PHILIPPE MAURAS prendra la succession en octobre du directeur général, Lisardo LOMBARDIA, en poste depuis 2007. Pour l'heure, l'équipe du FIL travaille sur le cinquantième anniversaire, qui doit normalement se tenir 6 au 15 août 2021.

              Top 10 des prénoms bretons : Armel , VIè s Gallois qui guérit hommes et animaux; Brendan , 484 Irlande, grand voyageur, moine St Malo; Corentin, tempête, ami; Efflam , 448 Irlande, (et sa belle Enora), Morlaix; Erwan ,Xè s. Léon (de Eudon, Ezwen, Even, Yves, Iwan, Youen, Yeun..) Erwan/Yves patron de la Bretagne 19 mai; Gwenaël, prince (Maël) heureux, pur/blanc (Gwen"); Maël , prince, fils de Conan Mériadec(?), neveu de St Patrick, IVè s.; Morgan , né (e) de la mer (mor), magicienne Arthur/Merlin; Nolwenn, princesse/ermite venue en Bretagne après un chagrin d'amour, Noyal/Pontivy; Ronan , Irlande , venu dans le Léon puis Locronan/Roi Gradlon/calme les chiens...

     Quant aux "7 Saints" de Bretagne choisis parmi 7 500 noms possibles! : Aurélien (St Pol de Léon), Corentin (Quimper), Brioc (Saint-Brieuc), Malo à Saint-Malo, Patern (Vannes) qui valorise son Saint-Emilion avec la statue des remparts, Samson (Dol-de-Bretagne), Tudual (Tréguier); ajoutons quand même Melaine à Rennes (originaire de Brain) et Félix à Nantes. La plupart d'entr'eux sont venus aux V et VIè siècles de Cornouailles, du Pays-de-Galles ou d'Irlande.

     

"Nolwenn FALIGOT"  styliste de Plougastel/Daoulas, demeurant à Rennes www.nolwennfaligot.fr 

        La Bretagne et sa culture, elle connaît bien : "Depuis toute petite, j'ai fait partie du Cercle (Celtique) de Plougastel. C'est sûrement le costume de Plougastel, très coloré, qui m'a donné envie de faire de la mode. On le voit aussi au Festival de Cornouaille toute cette richesse de tissus, de coupes, de couleurs, de textiles... Je viens d'une famille où la culture est très importante, je l'ai découverte très tôt. La danse, la musique, le costume, c'était mon environnement naturel et cela m'a sûrement permis de développer une appétence pour la culture bretonne." En cette fin d'année, certaines de ses créations sont entrées dans la collection Hiver d''Armor Lux  www.armorlux.com inspirée des "gens de mer" en apportant son univers créatif (caban, marinière, kabig). Une certaine élégance décontractée évoque les années 1930, une balade au bord de mer à Saint-Malo, La Baule, Quiberon ou Camaret sous un ciel d'automne ou bien une escapade hivernale sur les côtes rocheuses de granit rose.

       Elle vit depuis peu à Rennes. Elle est revenue s'y installer après 7 ans en Grande-Bretagne pour ses études de styliste et 3 ans à Bratislava, en Slovaquie, où elle travaillait pour une marque de prêt à porter de luxe. Après 10 ans à l'étranger, l'envie de retrouver la Bretagne était devenue trop forte. De toute façon la Bretagne était toujours au coeur de ses collections, ce qui, en Grande-Bretagne, pouvait amener une touche d'exotisme.

       Quand on évoque Pascal Jaouen, www.pascaljaouen.com Ecole de Broderie d'art à Quimper, elle sourit : "on parle de Pascal Jaouen, mais pas de beaucoup d'autres. Il y a très peu de marques et de créateurs de mode en Bretagne ou de créateurs inspirés par la Bretagne. Alors que c'est une source inépuisable, par sa diversité,tout un patrimoine vestimentaire qui n'est pas assez exploité."  (Lettre Kendeskin décembre 2020)

     Un autre créateur breton est basé à Cesson-Sévigné, rue de la Rigourdière : avec la marque "STERED" dirigée par Ronan de DIEULEVEULT, il aura suffi d'une rencontre en 2019 en Toscane entre Fred RENAUDIN, le multi-instrumentiste amoureux de la Bretagne, et "STING". Pour le titre "September" entre STING et la star italienne ZUCCHERO, l'ancien chanteur de "POLICE" demande à Fred d'obtenir des T-shirts qu'il porte. C'est ainsi que STING s'affiche désormais avec du "STERED" dont l'"Aventurier des mers". Depuis 3 ans , des ambassadeurs renommés comme Alan STIVELL ou Loïc PEYRON sont en "STERED" www.stered.eu 

        O.F. 04/12/2020 : Paul Molac, Député du Morbihan et ancien président du conseil culturel de Bretagne : "Un menhir dans la mare du jacobinisme"  ; Valéry Giscard d'Estaing jette un menhir dans le jardin des jacobins purs et durs le 8 février 1977, acclamé par plus de 20 000 personnes devant la mairie de Ploërmel : il annonce la création d'une charte culturelle bretonne. "VGE : Les traditions et les cultures de la Bretagne ne sont pas seulement du folklore, elles sont des manières de vivre quelque chose de différent dans un monde qui se banalise et dont l'âme se vide; il n'y a aucune contradiction entre la volonté de vivre la culture bretonne et la conscience d'être pleinement français". Ce jour-là, non seulement la République reconnait la diversité des langues et des cultures sur son territoire, mais c'est le garant de son indivisibilité  et de son unité qui l'affirme. La création de la charte sera actée en octobre 1977, et des subventions seront débloquées pour créer, notamment, le conseil culturel de Bretagne, puis l'institut culturel en 1981. En 1982, François Mitterrand franchira une étape supplémentaire dans cette reconnaissance, avec la loi de décentralisation et la circulaire Savary autorisant la création de sections bilingues dans l'enseignement public. Peu de présidents de la république en ont posé d'autres sur ce sujet précis, toujours clivant. Benoit Guérin  Ajoutons quand même : 1972 : Georges Pompidou "il n'y a pas de place pour les langues et les cultures régionales dans une France appelée à marquer l'Europe de son sceau"; 1992 : François Mitterrand fit signer l'article II de la Constitution, faisant du seul français la langue de la République; en 1996, à Kemper, Jacques Chirac promet la ratification de la charte européenne des langues régionales, puis se désistera en s'appuyant sur l'article II;

     19/07/2017 : toujours à Kemper, avant son élection, Emmanuel Macron promet également de ratifier la charte! ....

     Devenu Président, il aura expliqué aux enfants d'une école que ,sans l'Edit de Villers-Cotterêts, nous parlerions tous "patois" et nous ne nous comprendrions pas... - Que fait-il de l'apport d'une autre langue dès le plus jeune âge. L'éveil scolaire et les résultats au bac sont d'autant plus probant pour les bilingues.- Revenons dans ce château de Villers-Cotterêts du Valois , près de Paris, récemment restauré en 1535, et qui accueillera de nombreuses chasses et fêtes ou les venues de Rabelais et Clément Marot. François Ier y signera en août 1539 pas moins de 192 articles pour la justice et la police. Il s'agissait d'une ORDONNANCE de portée générale et pas d'un EDIT royal, lequel était destiné à un seul sujet pour un groupe de personnes ou une seule province! Avec ces ordonnances, les curés devront tenir des registres de baptêmes et décès (articles 50 à 54). Les actes officiels ou notariés (articles 110 et 111) ne s'écriront plus en LATIN mais se feront en "LANGUE MATERNELLE FRANçOIS", et pas autrement. Certains ont estimé que cela s'appliquait à TOUTES LES LANGUES MATERNELLES DU ROYAUME! Ajoutons la naissance d'Alexandre DUMAS (Père), auteur des "Trois Mousquetaires", en 1802 à Villers-Cotterêts.

     O.F. 26/2/2021 : Le député costarmoricain LREM, Yannick Kerlogot, défend le breton et le ministre : "en allant à la rencontre de la forte mobilisation à Brest pour la défense de Diwan,ce 20 février, il pense aussi aux 24 postes sur 30 créés par le rectorat en septembre dernier, attribués à la langue régionale pour les trois filières d'enseignement, et la présence de la langue régionale au bac pour la rentrée prochaine grâce au CNED (centre national d'enseignement à distance). Le projet "GIRONDIN" du Président Macron présenté lors de son discours de juin 2018, à Quimper : il arrive avec le projet de loi "4D" (Décentralisation, Différenciation, Déconcentration et Décomplexification) . Le problème avec Diwan résulte d'une déclinaison administrative qui se traduit par une perte d'heures pour l'école en langue bretonne. Ce n'est pas "entendable". Je pense que nous devrions créer un service public régional des langues régionales, avec un budget dédié auquel les collectivités pourraient participer. Les langues régionales sont une richesse. Il faut que ces trois heures d'enseignement de breton par classe dans le secondaire soient inscrites dans le marbre." Christian Gouerou

 Yelle : ma chanson "Karaté" est proche du kan-ha-diskan. C'est volontaire! Il y a une phrase répétée comme un mantra : "Ton kimono est un pyjama, ton kimono est un pyjama..." Dans la sonorité, c'est un peu à la croisée des chemins entre la house et la musique bretonne, qui joue beaucoup de ces répétitions lancinantes. Finalement, entre les soeurs Goadec et Daft Punk, il n'y a qu'un pas!.. Aux Etats-Unis, la vie est assez solitaire,  superficielle, centrée sur l'obsession de la réussite. On est bien ici dans notre maison, sur la côte briochine! Régis Delanoë

     O.F. 31/10/2020 : Un journaliste qui "vibre" toujours pour la Bretagne" : ... On n'a pas le droit de laisser mourir une langue, même si celle-là est moins parlée qu'avant, il faut l'entretenir. Les écoles Diwan ont fait un très bon travail. Et puis on s'aperçoit que quand on commence à apprendre deux langues dès l'enfance, on a une gymnastique intellectuelle qui permet d'en apprendre trois ou quatre autres par la suite. A la création de TV Breizh l'objectif était de véhiculer les valeurs bretonnes : ténacité, esprit d'aventure, une forme de poésie qui n'existe pas seulement chez les poètes. Et le fait que c'est rude, que la vie n'est pas facile sur le bord de mer ou à l'intérieur, oblige à se battre. Le Breton est têtu, frondeur, fêtard. La fronde ce n'est pas un cliché. J'ai relu toute une histoire de la Bretagne, qui montre que les Bretons sont un peuple en rébellion. On pense aux Bonnets rouges, bien sûr, mais il y a plein d'autres épisodes. Cet esprit permet d'avoir une distance par rapport au pouvoir central et du recul vis-à-vis des choses. Les Bretons ne sont pas un peuple de béni-oui-oui... Sur l'info, on est dans l'immédiateté. Dès qu'on sait quelque chose, on le dit tout de suite et ça se répercute par capillarité sur les réseaux sociaux. On ne prend pas suffisamment le temps ni de la réflexion ni même de la vérification, et ça c'est vraiment problématique. Ca fait des dégâts : il y a un vrai goût pour le complotisme, les gens adorent penser que les choses ne se sont pas passées comme on nous le dit. C'est impossible à combattre. .. Chaque individu se considère aussi important que l'autre. Ma voix vaut celle de Macron. Sur les réseaux sociaux vous avancez masqué. Que les gens se réfugient derrière l'anonymat, ça ne me plaît pas. Comme disait Umberto Eco : avant au bistrot, les cons parlaient à des cons. Aujourd'hui (avec les réseaux sociaux!) les cons parlent à tout le monde... Thierry Richard

     O.F. 19/02/2020 : "Ils demandent aux candidats de s'engager pour le gallo" Raphaël Gouablin et Jean-Luc Ramel, co-présidents de l'Institut du galo, créé en 2017, ainsi que Nicolas Beurrier, co-président de l'association Qerouézée, viennent d'adresser une lettre ouverte aux candidats aux élections municipales pour les inviter à s'engager en faveur de la langue gallèse.       - "5,1% de la population de la Bretagne parlent le gallo, soit environ 195 000 locuteurs"-  soulignent les deux organisations qui appellent notamment à "participer à la pérennité de la langue en lui donnant une place dans la vie de la cité. Prendre en compte le gallo, c'est reconnaître un des éléments constitutifs de l'identité de la commune, consolider la cohérence entre les générations, ainsi qu'entre les anciens et les nouveaux habitants". Ils suggèrent aux candidats de s'engager à signer une charte du "Galo, dam Yan, dam Vèr" (du Gallo, oui bien sûr!) dont 29 communes sont signataires. http://institutdugalo.bzh/fr/linstitut/

     O.F. 14/02/2020 : "Langues régionales : un débat parfois vif.

     L'Assemblée nationale a examiné la proposition de loi de Paul Molac, député du Morbihan (groupe Libertés et territoires), sur la protection patrimoniale des langues régionales. Une quinzaine de députés ont assisté au débat, dont les élus bretons Marc Le Fur (LR), Thierry Benoit (UDI), Gilles Lurton (LR), Yannick Kerlogot (LREM), et Erwan Balanant (Modem), ainsi que le ministre de l'Education nationale, Jean-Marie Blanquer. Emu, Paul Molac a d'abord évoqué un certain passif historique en défendant son texte. "on ne peut pas dire que, dans notre Histoire, les relations entre les langues régionales et l'Etat ont toujours été fluides, surtout à partir de la Révolution", a-t-il estimé en rappelant les propos très hostiles aux "patois" de révolutionnaires comme Barère ou l'abbé Grégoire. Il a aussi remarqué que, depuis la loi Deixonne de 1951 sur l'enseignement des langues et dialectes locaux, seules deux propositions de loi sur ces sujets ont été examinées à l'Assemblée nationale : l'une en 2015, l'autre en 2016. Jean-Michel Blanquer a répliqué vivement. Il lui a reproché sa "critique de la République et de la Révolution française... un combat d'arrière-garde", en affirmant : nous n'avons aucun problème avec les langues et cultures régionales. La loi telle qu'elle existe aujourd'hui nous donne tous les leviers nécessaires pour développer leur enseignement.".        380 000 élèves étudient actuellement les langues régionales en France. Olivier Melennec

 1792 : l'"Almanach du Père Gérard" ,destiné à diffuser les "maximes d'éducation révolutionnaire au peuple", fut édité en 35 langues dont le breton...De nos jours combien reste-t-il de "ces 35 langues de nos territoires" enseignées en France? Dans la majorité, on n'aura su garder que des "accents" sur du français d'école.

    18/12/2018  Sortie du CD de Dans'Meize  cliquer ici :  "Dans'Meize" 

    O.F. 16/05/19 : Denez Prigent : "L'Europe a été faite à l'envers par des technocrates qui ont mis la charrue avant les boeufs. Ils ont commencé par calibrer les tomates, alors qu'on aurait dû d'abord faire un grand feu de joie" lance le chanteur breton de 53 ans, avec cet accent léonard taillé dans le granit. "On ne peut pas parler de biodiversité si on ne parle pas de diversité des langues et des cultures. Le monde est une prairie avec mille espèces de fleurs différentes, chacune avec sa forme, son parfum, sa couleur. La Bretagne est une de ces fleurs. La Bretagne, sa culture et sa langue "fantôme". Denez Prigent s'indigne que la France, pays des droits de l'homme, persiste dans son refus de ratifier la charte européenne des langues minoritaires."Je suis un humaniste, pour le droit à la différence. Je suis enraciné dans ma terre comme un chêne, mais mes branches sont à l'écoute de tous les vents du monde."Sur ses disques et dans ses concerts : duduk arménien, qanoun turc, bouzouki grec, cajon andalou, ..."et c'est nous, les Bretons, qui serions renfermés sur nous-mêmes?" lance celui qui fut l'un des premiers à marier le chant breton et la musique techno dans les années 1990. "La diversité culturelle est la grande valeur européenne". Denez Prigent appelle à l'avènement d'une "Europe des peuples" qui réunirait, autour d'un grand feu bariolé, Bretons, Bavarois, Basques, Occitans...; le projet européen est comme un grand vitrail, dont chaque pièce est une culture. Quand le soleil passe, on ne voit plus les parties, mais l'ensemble qui illumine la pièce." Thierry RICHARD

     O.F. 4/8/18 : Yann Tiersen : à la question : "La reconnaissance des langues régionales est un sujet qui vous tient à coeur" :/:"La langue du bout de terre où l'on vit est très importante. Ce que fait l'état français par rapport à ça, c'est de l'ignorance, de la bêtise, du massacre. C'est la honte : la France est l'un des seuls pays au monde qui ne voit pas la richesse qu'il a entre les mains. Le reste du monde va complètement dans l'autre sens : les pays reconnaissent la richesse qu'il y a dans les langues. C'est comme s'il y avait un oiseau rare et que tout le monde tirait dessus sans raison." Charlotte Boniteau , de Ouessant (Eusa)

     O.F. 25/08/18 : Michel-Edouard Leclerc : "Notre monde ne mourra jamais. Tant qu'il y aura quelqu'un qui rêvera dans les Bretagnes... nous existerons" Cette citation est extraite des "Celtiques", le cinquième album de Corto Maltese, la BD d'Hugo Pratt. Comme lui, je parle toujours des Bretagnes. La Bretagne est diverse de ses peuplements, de ses langues, de ses cultures. Sauf à évoquer la géographie, parler de la Bretagne me semble réducteur. Je n'ai jamais autant aimé la Bretagne que dans sa diversité....Je me sens comme un Breton du futur, à cette Bretagne ouverte sur l'extérieur. J'aime les Bretons qui s'exportent et qui rapportent des idées nouvelles. J'aime aussi la Bretagne traditionnelle mais je ne voudrais pas m'y confiner. Je ne veux pas que cette Bretagne se replie sur son passé au détriment du partage et de la créativité. Elle est, avant tout, terre d'innovations."

     O.F. 4/7/18 : "La langue gallèse prend sa place à l'école de Langouët, commune de 600 habitants située dans le "Val d'Ille-Aubigné" au nord de Rennes. Chaque semaine, quinze minutes de chants en gallo sont enseignées aux élèves de CE2, CM1 et CM2 avec Fabien Lécuyer, association Classiers. Les enfants sont ravis. Dans le projet d'école, le directeur a également inscrit l'apprentissage des danses traditionnelles pour les 74 élèves. Le maire, Daniel Cueff, également connu comme chantre de l'"écologie active", a signé une charte en présence du président de l'Institut du gallo et la conseillère régionale, déléguée à la langue gallèse, Kaourintine Hulaud.

                             En bas de page, découvrez le chant  "MONTERFIL LA GALLAISE"

     O.F. 29/07/17 : "Le chanteur de 72 ans Gilles SERVAT, né à Tarbes, Beaux-Arts d'Angers 1963, Ile de Groix 1969, "La Blanche Hermine "1972 : avec Alan Stivell, Dan Ar Bras et Tri Yann on le désigne comme pères refondateurs de la culture bretonne..." /"Je fais partie de la génération des années 1970. Cette décennie était très sombre pour la langue bretonne... Un soir ,en 1972, on devait jouer sur la presqu'île de Rhuys (Morbihan), sous chapiteau. Un arrêté préfectoral avait été déposé pour nous interdire de chanter en breton.Un paysan nous a offert son champ en solution de repli. Pendant la soirée, les gendarmes sont revenus pour relever les numéros des plaques de voitures. Mais on a persévéré. Et les gens voyaient qu'on chantait en breton et qu'on n'était pas punis. C'était les années post-1968, la langue s'est développée, la jeunesse commençait à s'y intéresser. Il y avait un fossé entre cette jeunesse bouillonnante qui commençait à redécouvrir la culture bretonne et une autre frange qu'on appelait les "Bretons d'avant", avec parfois une langue bretonne considérée d'extrême droite. Cette image a changé quand, avec Tri Yann par exemple, nous sommes devenus solidaires des ouvrières lors de la grève du Joint Français, en 1972. Nous les avons soutenues en chantant. Ca a contribué à ce que la langue bretonne ne relève plus de l'extrémisme... Je crois que le breton se prête beaucoup plus au rap que le français....Ce n'est rien d'autre que de la poésie en prose."

 Poésie en prose :  dans "Rapsodie foraine", Tristan Corbière définit le caractère breton "ar galon tener en eur blusken dèro" : un coeur tendre dans une écorce de chêne. 

     Le "Vieux Pays de mes pères" (BRO GOZH MA ZADOU) est devenu le chant national breton en 1903 à Lesneven, à l'initiative de l'Union Régionaliste de Bretagne : 

     "Nous bretons de coeur, nous aimons notre vrai pays!   L'Arvor est renommée à travers le monde.     Sans peur au coeur de la guerre, nos ancêtres si bons     Versèrent leur sang pour elle     Refrain : O Bretagne, mon pays, que j'aime mon pays     Tant que la mer sera un mur autour d'elle     Soit libre, mon pays!     Bretagne, terre des vieux Saints, terre des bardes,     Il n'est d'autre pays au monde que j'aime autant;     Chaque montagne, chaque vallée, est chère dans mon coeur.     En eux dorment plus d'un breton héroïque!     Les Bretons sont des gens durs et forts;     Aucun peuple sous les cieux n'est aussi ardent;     Complainte triste ou chant plaisant s'éclosent en eux.     O combien tu es belle, ma patrie!"

Non repris par Nolwenn LEROY   : "Si autrefois Bretagne tu as fléchi durant les guerres     Ta langue est restée vivante à jamais,     Son coeur ardent tressaille encore pour elle     Tu es réveillée maintenant ma Bretagne!

Nota : "L'Arvor" (zone maritime de la Bretagne) ou "Arfor" en gallois ;  "Au coeur de la guerre" (Marseillaise galloise?), "terre des bardes" (comme le barde "TALDIR"  - François JAFFRENOU  - qui traduisit ce chant gallois  en 1898); "chaque montagne, chaque vallée" (d'avant l'érosion du Massif Armoricain sans doute ou alors référence au Pays de Galles) ; "tu as fléchi durant les guerres" (St Aubin-du-Cormier 1488 ?); "TA langue est restée vivante" (et pas tes langues, dont le Gallo désigné alors patois, "sot-breton").

     L'Union Régionaliste Bretonne fut présidée à sa création en 1898, à Morlaix, par le républicain Anatole Le Braz. C'est toutefois une assemblée conservatrice , regroupant des bourgeois, des notables et des nobles, qui oeuvre pour la transmission des traditions menacées, des "costumes nationaux de Bretagne",... Les liens sont étroits avec le "Gorsedd" gallois. Déjà, le collecteur La Villemarqué ("Barzaz Breiz") y avait été nommé barde en 1838. Il en fut de même pour plusieurs membres de l'URB en 1899. Devenu "Taldir", François JAFFRENOU écrit : "Nous sommes Bretons, et nous voulons que nos compatriotes le soient comme nous qui nous occupons des destinées de la "race"(sens différent que de nos jours!), c'est un devoir de les instruire et de les guider..." Avant la Grande guerre de 1914/18, les grandes fêtes historiques et celtiques attirent les foules en Basse-Bretagne , comme à Saint-Brieuc en 1906. Les hymnes breton puis français y sont joués par la musique du 71è régiment d'infanterie... En 1920, le Maréchal Foch pourra l'entendre à Morlaix ainsi que nombre de présidents de la République avant la seconde guerre mondiale. Quant au barde Théodore Botrel, né à Dinan en 1868, il deviendra, avec l'écriture de plus de 900 chansons, le "chansonnier des armées".

     DRAPEAU BRETON blanc et noir : On aura dit : La Bretagne s'illustrait aux "Croisades" avec le "Kroaz-Du", la croix noire.DrapeauBreton30 Mais rien d'écrit! Alors que , quant à lui, un Capétien ! Pierre de Dreux, dit Mauclerc, apporta son quartier d'hermines....du blason familial. Pour notre"Gwen ha du"contemporain qui s'illustre désormais aux quatre coins du monde, il faut attendre 1923/1925 : l'artiste-architecte Morvan MARCHAL , de Vitré, partisan de la gauche laïque anticléricale et franc-maçon, s'inspire des drapeaux américains et grecs pour emblème du Parti autonomiste breton (puis Parti national breton). Il aura créé en 1925 un "Comité international des minorités nationales" avec un appel aux Basques, Corses, Ecossais, Flamands et Gallois. Le drapeau aux cinq bandes noires (Haute-Bretagne : Dol, Saint-Brieuc, Saint-Malo, Nantes et Rennes) et quatre blanches (Basse-Bretagne : Cornouaille, Léon, Trégor et Vannetais) sera présent en 1936 au pavillon de la Bretagne à l'Exposition universelle. Pour l'EMBLEME de la Bretagne, on a l'hermine en imagerie populaire bien que devenue rare dans l'ouest à cause de la transformation du bocage. Dans l'Ouest, l'hermine perd d'une manière incomplète sa fourrure brune avec alors du blanc et le bout de la queue en taches noires. La couture des peaux côte à côte avec la queue placée avec trois barrettes rendait l'impression d'une croix. Le GWENN et le DU  de la queue de l'hermine sont devenus un symbole, la légende de la duchesse Anne associant l'animal poursuivi qui fit face plutôt que de salir sa robe blanche et quelque peu noire. Il faut aussi convenir que le blason de "Mauclerc" y est pour autant et plus! Ajoutons aussi , depuis décembre 2016, le choix de l'Institut Culturel de Bretagne avec l'AJONC, fleur à 5 pétales, un par départements bretons. Même emblême que la voisine  de langue britonnique : la Cornouailles (Cap. Truro).

     Le "Hen Wlad Fy Nhadau" a été écrit par le Gallois Evan JAMES (1809 - 1878), poète et tisserand  de Pontypridd et l'air aurait été composé par son fils James JAMES (1833 - 1902) au cours d'une "promenade au bord de l'eau" en janvier 1856  "Glan Rhondda", les rives de la rivière.... Un cantique "Dieu et mon pays" reprendra l'air adapté en 1895 par le pasteur protestant de Quimper W.J. Jones L'hymne écrit par François JAFFRENOU sera publié dans un journal catholique de Morlaix en 1898. Il s'imposera au début du XXème siècle en Bretagne. L'air est également popularisé en cornique dans l'autre terre d'origine britonnique :  la Cornouailles britannique avec "Bro goth agan tasow". Il sera  enfin repris en langue Khasi au nord-est de l'Inde avec la traduction du missionnaire gallois John Roberts.           En Bretagne, nous aurons notre "Bro Gozh ma zadou"...

Et la LANGUE BRETONNE?  : merci à "DIWAN! O.F. lundi 15 mai 2017 : "la première école Diwan à 40 ans. Aujourd'hui elles font partie du paysage. Mais il y a 40 ans, lors de l'ouverture de la première classe bretonne Diwan (le germe), c'était l'aventure. A Ploudalmézeau, dans le Finistère nord, ils n'étaient que cinq petits élèves. Pas question à l'époque d'une aide financière publique. Heureusement les premiers parents d'élèves de Diwan y ont cru et se sont beaucoup investis. A l'époque tout était à construire, parfois même le mobilier des classes. Dans quelques jours, la première école Diwan fêtera donc cet anniversaire. Depuis, le réseau des écoles bretonnes a tracé son sillon. Il scolarise plus de 4 200 jeunes Bretons dans 47 écoles, six collèges et un lycée. Quant à l'école pionnière de Ploudalmézeau, elle accueille désormais une soixantaine d'élèves."  

Chiffres 2018 : 17.758 inscrits dans l'enseignement en breton. Soit 4.318 pour Diwan, 8.009 Div yezh, public, 5.431 Dihun, catholique. Pour Diwan, le 2nd degré compte 1.272 élèves, répartis dans 46 écoles, 6 collèges et un lycée. Le conseil régional de Bretagne confirme la création d'un second lycée à Vannes pour accueillir des élèves de Vannes et de Saint-Herblain (Loire-Atlantique).

     En 1831, l'historien Jules Michelet indique que "la limite de la langue bretonne est entre Loudéac et Pontivy, entre Chatelaudr(e)in et un village séparé par un ruisseau, de sorte que les biens de M. de Kergariou sont dans les deux langues..... A Roscoff, les paysans parlent dès trois ans le breton, le français et l'anglais.... Quelle est la limite de la langue du côté du Morbihan? Elven"

     "En 1914, on dénombrait 1,2 millions de locuteurs en langue bretonne. De nos jours, ils sont autour de 180.000, sur quatre millions de bretons. La langue bretonne est en danger...

      1792 : L'abbé Grégoire a combattu contre l'esclavage et pour les Droits de l'Homme; mais aussi pour l'unité linguistique de la République, réservant au seul français le nom de "langue de la liberté".  1794 : Barrère, du comité de Salut-Public : "le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton et le fanatisme parle basque!". 1972 : Georges Pompidou :"il n'y a pas de place pour les langues et les cultures régionales dans une France appelée à marquer l'Europe de son sceau" -  1992: François Mitterrand fit signer l'article II de la Constitution, faisant du seul français la langue de la République. 1996 : Lors d'un voyage à Kemper, Jacques Chirac promet la ratification de la charte européenne des langues minoritaires puis se désistera en s'appuyant sur l'article II. 19/04/2017: toujours à Kemper, Emmanuel Macron promet également de ratifier la charte....

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Regardez/Ecoutez  « Penn sardin »

Regardez/Ecoutez  « Rond de Guérande »

Regardez/Ecoutez  « Les gars de Senneville » ( trad.Normandie)

>Regardez/Ecoutez  « Dedans Bordeaux » Passepied

N'oublions pas :

  • le site de l'Institut Culturel de Bretagne (6.000 chants et 100.000 scans)
  • Web radio "Canal Breizh" : 100% musique bretonne; sur internet ou via application mobile Tamm-kreiz sur Google Play.

En Haute-Bretagne la bolée de cidre n'est jamais loin des chantous et chantouses! parfois aux grandes fêtes populaires la "Godinette" délie les langues gallèses et accentue le sourire lyrique et enchanteur :

Ingrédients :

  • 1 verre d''eau-de-vie de cidre (gnole),
  • 1 litre de muscadet, 25 cl d'eau (pas plus),
  • 250 g de sucre en poudre,
  • 250 g de fraises,
  • 250 g de cerises,
  • 250 g de framboises,
  • 1 ou 2 pommes,
  • 1 ou 2 pêches ou poires

La veille, couper les fruits dans un saladier, les saupoudrer avec le sucre, verser l'eau-de-vie. Le lendemain, 3 ou 4 heures avant de servir : verser les fruits macérés dans une jarre, ajouter le muscadet, servir frais... 

 

Photos fest noz resto du coeur 2016

                                                 MONTERFIL LA GALLAISE

      marche en couple cortège, on se tient la main, homme à gauche, départ pied gauche

  "Foleyons dans ce beau chemin       Qui nous donne un bon coup de rein" (Bis)

  "Gallésie tu es bien jolie                   Tout comm' toi ma tout'belle amie" (Bis)

   pas de travers gauche "PAS à PAS, PAS PAS PAS PAR Là" "PAS PAR Là" en frappant 3 fois du pied

    pas de travers droite "PIED à PIED, OUI SAUTONS LE GUé" "OUI LE GUé"

   "Foleyons dans ce beau chemin             Qui nous donne un bon coup de rein" (Bis)

   "Pays Gallo tu es bien joli                       Tout comm'toi mon tout bel ami" (Bis)

   "Foleyons dans ce beau chemin             Qui nous donne un bon coup de rein" (Bis)

   "Chaque année presqu'à la fin juin         Monterfil on s'y rend à jeun" (Bis)

   "Foleyons dans ce beau chemin             Qui nous donne un bon coup de rein" 'Bis)

   "Boire un coup avec une drôlette           Pas question j'veux une godinette (Bis)

   "Foleyons dans ce beau chemin             Qui nous donne un bon coup de rein" (Bis)

   "Sortons l'pain, le cit' et l'jambon           Rouchons Buvons et Dansons" (Bis)

   Alain GOUAILLIER Octobre 2017