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MEMOIRES d'OUTRE-TOMBE, CHATEAUBRIAND  et annotations sur les faits de l'époque

   

 Le vicomte de Combourg fut un "légitimiste à tous crins quand il s'entend avec le pouvoir, et libéral, voire anarchisant, quand il est écarté des hauts emplois. En bon Breton, il se complaît dans l'opposition têtue".Il a deux bêtes noires : Louis-Philippe et Lafayette et est obsédé par Napoléon... Il eut de nombreuses "liaisons" comme ses contemporains Balzac, Dumas, Hugo, Lamartine et Vigny...On lui doit le "goût à l'ennui" qui se transforma ensuite en "spleen" cher à Baudelaire. C'était un imaginatif qui enjolivait ses récits : on le surnomma l'"Enchanteur"!

     Extraits :

"J'ai profité du hasard de mon berceau....à l'aristocratie dont la dernière heure a sonné..."

"Lorsque le temps était beau, les pensionnaires du collège sortaient le jeudi et le dimanche.On nous menait souvent au Mont-Dol, au sommet duquel se trouvaient quelques ruines gallo-romaines : du haut de ce tertre isolé, l'oeil plane sur la mer et sur des marais où voltigent pendant la nuit des feux follets, lumière des sorciers qui brûle aujourd'hui dans nos lampes..."

Le collège de Rennes (St Vincent) : "Dans les bosquets du jardin des Bénédictins, appelé le "THABOR" nous nous servions de compas de mathématiques attachés au bout d'une canne, ou nous en venions à une lutte corps à corps plus ou moins félonne ou courtoise.Les babouins bretons sont d'une humeur hargneuse. Il m'en coûta quelques horions....Je rencontrai à ce collège un homme devenu célèbre : Moreau le général.

1787-88 : "Les troubles particuliers qui annoncèrent ceux de la nation éclatèrent-ils dans deux pays d'Etats, la Bretagne et le Dauphiné...

Nota : Le Dauphiné est riche avec ses ganteries, draps, filatures de soie, toiles... Malgré cela la hausse des denrées alimentaires et la menace royale de chasser les parlementaires de Grenoble suffit à unir la bourgeoisie et le peuple. Le 7 juin 1788 les Grenoblois jettent des tuiles sur la troupe et six semaines après cette "journée des tuiles" les Etats du Dauphiné demandent et obtiennent à leur "Assemblée de la Vizille" la réunion des Etats Généraux (et la liberté pour tous les français). Le mécontentement général est tellement important que le roi Louis XVI autorise cette assemblée à condition de se tenir à plus de trois lieues de Grenoble. A l'invitation du bourgeois Claude Perier qui dirige une manufacture d'impressions sur cotonnades, 50 prêtres, 276 membres du Tiers-Etat mais aussi 165 nobles se réunissent le 21 juillet 1788 dans la salle du jeu de paume de son château de la Vizille, acheté avec le marquisat en 1780. Cette assemblée aura un tel retentissement dans toute la France qu'elle obligera le roi à convoquer les Etats Généraux en mai 1789. En août 1831, l'historien Jules Michelet : "Les Provençaux appellent les Dauphinois les "Franciaux"!"

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"Le temps de la tenue des Etats en Bretagne était un temps de galas et de bals; on mangeait partout, et l'on buvait! Malheureusement on jouait trop. Les bals ne discontinuaient... Les Bretons sont remarquables par leurs danses et  par les airs de ces danses. Madame de Sévigné a peint nos ripailles politiques au milieu des landes, comme ces festins des fées et des sorciers qui avaient lieu la nuit sur les bruyères... Ils y font des pas de Bohémiens et des Bas-Bretons avec une délicatesse et une justesse qui charment.

     La Bretagne avait ses revenus particuliers, qui lui servaient à faire face à ses charges : le grand et le petit devoir; enfin les sommes rentrant par le "fouage". On ne se doute guère de l'importance du fouage dans notre histoire; cependant, il fut à la révolution de France ce que fut le timbre à la révolution des Etats-Unis. Le fouage était un cens, ou une espèce de taille, exigé par chaque feu sur les biens roturiers. Avec le fouage graduellement augmenté, se payaient les dettes de la province.L'injustice était de le faire porter sur la seule propriété roturière. Les communes ne cessaient de réclamer; la noblesse ne voulait pas entendre parler d'un impôt qui l'aurait rendue taillable. Telle était la question, quand se réunirent les sanglants Etats de Bretagne au mois de décembre 1788."

Nota : "fouageables" et corvéables de tous côtés : Les revenus du duc de Bretagne provenaient à 4% de son domaine propre. 65% des impôts directs, surtout le "fouage" qui était supporté essentiellement par les ruraux et par feu. 3% seulement du budget venait des aides payées par les villes. Les impôts indirects concernaient les taxes sur les marchandises et droits de douane qui finançaient 25 à 30% le budget. La dîme ecclésiastique s'y ajoutait pour les roturiers. Notons enfin diverses "corvées", comme celle d'aller entretenir routes et chemins soit 3 à 6 jours par an et par homme. Le général de la paroisse avait en charge la gestion de la milice chargée du maintien de l'ordre. Ses hommes étaient payés sur la contribution des fouages.

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    " La noblesse bretonne, de sa propre autorité, s'était convoquée à Rennes pour protester contre l'établissement de la Cour pleinière. J'étais étourdi et amusé des cris que j'entendais. On montait sur les tables et sur les fauteuils; on gesticulait, on parlait tous à la fois. Douze gentilshommes furent choisis pour porter une déclaration au Roi; à leur arrivée à Paris, on les coffra à la Bastille, d'où ils sortirent bientôt en façon de héros; ils furent reçus à leur retour avec des branches de lauriers. Nous portions des habits avec de grands boutons de nacre semés d'hermine, autour desquels boutons était écrite en latin cette devise : "Plutôt mourir que de se déshonorer". Nous triomphions de la cour dont tout le monde triomphait, et nous tombions avec elle dans le même abîme."

     "Les Etats étaient semoncés pour la fin de décembre 1788. La commune de Rennes, et après elle les autres communes de Bretagne, avaient pris un arrêté qui défendait à leurs députés de s'occuper d'aucune affaire avant que la question des "fouages" n'eût été réglée... Le résultat de nos délibérations fut que la noblesse traiterait d'abord des affaires générales, et ne s'occuperait du fouage qu'après la solution des autres questions; résolution directement opposée à celle du tiers. Les gentilshommes n'avaient pas grande confiance dans le clergé, qui les abandonnait souvent..." (Les Etats de Bretagne, réunis en décembre 1788, ont suspendu leur assemblée, faute d'accord des ordres. Les nobles continuent cependant à siéger seuls...)

Nota : La Bretagne était l'une des rares régions, avec le Languedoc et la Provence, a avoir une assemblée composée de trois ordres : noblesse, clergé, tiers-état, qui décident des prélèvements fiscaux, notamment le don gratuit consenti au roi depuis que François Ier a signé avec la Bretagne le traité d'autonomie du Plessis Macé en 1532. Les Bretons paient moins d'impôts que les autres; trois fois moins que les Normands dont le Parlement de Rouen n'a aucun pouvoir, sauf la justice... Le Parlement de Bretagne siège à Rennes, ville de 35 000 habitants. Les sénéchaussées sont Nantes 80 000 habitants, Vannes 12 000 habitants et Quimper 8 000 habitants. Saint-Brieuc est une juridiction royale de 6 000 habitants. Brest compte 27 000 habitants.

     La France est alors le pays le plus peuplé d'Europe avec 28 millions d'habitants, dont 80% dépendant des travaux agricoles.Ce 29 décembre 1788 les bourgeois, avocats, négociants venus de toute la Bretagne brandissent l'étendard de la révolte. Ils veulent une représentation égale à celle des deux autres ordres, le vote par tête, ... Le Parlement compte 1200 nobles, 50 membres du Tiers Etat et 40 du haut clergé. Curieusement le roi décrète de doubler la représentation des députés du tiers-état. La noblesse est aigrie. Dans les rues les empoignades sont régulières entre gentilshommes et étudiants.

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"Un journal, la "Sentinelle du Peuple", rédigé à Rennes par un écrivailleur arrivé de Paris, fomentait les haines...."

Nota : il s'agit de Constantin Chasseboeuf de la Giraudais, natif de Craon en Mayenne en 1757. Savant rationaliste et athée, voyageur au Levant (y apprenant l'arabe) et aux Etats-Unis il prit le nom de "VOLNEY", contraction de Voltaire et Ferney. Elu au Tiers-Etat à la Révolution il s'insurge contre la "Terreur". Ami de Bonaparte qui le nommera Comte sous l'Empire.

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    " Les Etats se tinrent dans le couvent des Jacobins, sur la place du Palais. Nous entrâmes, avec les dispositions qu'on vient de voir, dans la salle des séances; nous n'y fûmes pas plus tôt établis, que le peuple nous assiégea. Les 25, 26, 27 et 28 janvier 1789 furent des jours malheureux. Le comte de Thiard avait peu de troupes; chef indécis et sans vigueur, il se remuait et n'agissait point. L'école de droit de Rennes, à la tête de laquelle était Moreau, avait envoyé quérir les jeunes gens de Nantes; ils arrivaient au nombre de quatre cents, et le commandant, malgré ses prières, ne les put empêcher d'envahir la ville. Las d'être bloqués dans notre salle, nous prîmes la résolution de saillir dehors, l'épée à la main; ce fut un assez beau spectacle. Au signal de notre président nous tirâmes nos épées tous à la fois, au cri de "Vive la Bretagne!" et, comme une garnison sans ressources, nous exécutâmes une furieuse sortie, pour passer sur le ventre des assiégeants. Le peuple nous reçut avec des hurlements, des jets de pierres, des bourrades de bâtons ferrés et des coups de pistolet. Nous fîmes une trouée dans la masse de ses flots qui se refermaient sur nous. Plusieurs gentilshommes furent blessés, trainés, déchirés, chargés de meurtrissures et de contusions.Parvenus à grande peine à nous dégager, chacun regagna son logis... Le jeune Boishue et Saint-Riveul, mon camarade de collège, avaient péri. Lecteur je t'arrête : regarde couler les premières gouttes de sang que la Révolution devait répandre.Passe maintenant, lecteur; franchis le fleuve de sang qui sépare à jamais le vieux monde dont tu sors, du monde nouveau à l'entrée duquel tu mourras.... Du moins la noblesse bretonne ne succomba pas sans honneur. Elle refusa de députer aux Etats-Généraux, parce qu'elle n'était pas convoquée selon les lois fondamentales de la constitution de la province; elle alla rejoindre en grand nombre l'armée des Princes, se fit décimer à l'armée de Condé, ou avec Charette dans les guerres vendéennes."

Nota : "La journée des BRICOLES" : ce 26 janvier 1789 la neige tapissait encore les abords du Parlement de Rennes. Une manifestation est organisée pour faire baisser le prix du pain qui est passé depuis l'été 1788 de 9 à 14 sols pour 2 kilos. On remarque très vite que c'était en fait des domestiques de la noblesse qui portaient encore des lanières de cuir, appelées "bricoles" qui servent à soutenir des seaux ou les chaises de ces "messieurs". L'objectif des Présidents était de porter le "petit tiers" vers le Parlement afin de lui faire jouer un rôle dans la baisse du prix du pain fixée par la municipalité et  faire miroiter monts et merveilles dont une meilleure répartition des impôts. On tentait également d'isoler le "haut tiers" des avocats et étudiants de Rennes. Le prévôt des étudiants en droit Jean-Victor Moreau et l'avocat Le Chapelier déclarent : "Ces gens ont été achetés par les nobles". En début d'après-midi quelques nobles se fraient un passage parmi les étudiants de droit pour rejoindre leurs amis gentilshommes occupant depuis un mois la salle des Cordeliers. Peu après des nobles sortent, épée et pistolet à la main, suivis de porteurs de chaises. Les jeunes étudiants s'enfuient, certains touchés par balles tombent sur le sol gelé. Rapidement d'autres étudiants armés arrivent sur la place et les rues alentours. Les cris des femmes se mêlent aux gémissements des blessés; le coup de feu parti de la fenêtre de M. de Botherel, procureur-syndic, foudroie un malheureux porteur. "Tuez la noblesse! Exterminez-là" hurlent des femmes. On parle d'au moins dix morts. La maréchaussée arrive et ramène le calme.Parmi les morts M. de Boishue fils, capitaine de cavalerie, le jeune M. de Saint-Riveul, de Lamballe et un porteur aurait été tué, dont l'identité n'a pas été révélée.

16 avril 1789 : Sous la présidence du comte Louis de Boisgelin, la noblesse bretonne s'est prononcée pour le refus d'élire ses députés. Elle n'aura pas de représentation aux Etats généraux. 

 5 Mai 1789 : aux Etats généraux la délégation du Tiers état comprend une majorité de bourgeois, futurs fondateurs du Club Breton qui ira s'installer dans le couvent des Jacobins et deviendra le Club des Jacobins, dont Robespierre prendra la présidence en 1790. Pour la première fois depuis 1614 les représentants des provinces vont se réunir à Versailles. Ils étaient alors 464 députés dont 192 du tiers état. Cette fois, ils devraient être 1 154 dont 285 pour la noblesse (selon l'attitude bretonne!), clergé 291 et tiers 578.  Finalement seuls 1118 députés sont présents (moins les nobles bretons). Cette fois-ci, le tiers ordre sera plus important que les deux autres ordres réunis. On comprendra ainsi l'importance de l'enjeu pour le vote par tête. Dans le tiers état représentant la Bretagne on compte 7 députés pour la sénéchaussée de Rennes dont 4 juristes, mais aussi Michel Gérard, laboureur de Montgermont. Avec un autre paysan de Lignol - Corentin Le Floc'h,venu aux Etats-généraux en costume breton- Ils seront deux du monde paysan breton à représenter 80% des habitants de France! ... LIGNOL (56) est située près de Guémené-sur-Scorff. C'est dans le presbytère de cette petite commune que fut arrêté en décembre 1719 le marquis de Pontcallec, accusé de conspiration contre l'Etat. En 1791 son recteur, M. Allanic, prêta le serment à la constitution civile du clergé. Il fut assassiné dans sa chambre en 1794. Il en fut de même du vicaire François Jollivet. Quant au député-maire, Corentin Le Floc'h, il fut fusillé dans le manoir de Quanquisern sous les yeux de ses trois enfants. Comptant 1900 habitants en 1793, Lignol est passée à 900 en 2014.

     Les sous-sols du Café AMAURY : En attendant l'ouverture des Etats une vingtaine d'élus bretons s'y retrouvent le 28 avril pour aborder la "votation par tête" : le "père" GERARD se remarque facilement avec son costume régional. On y retrouve les rennais LE CHAPELIER (qui déclara aux Etats :"il n'y a plus de député d'ordre ou de province, mais des représentants de la Nation!", LANJUINAIS, Defermon mais aussi Julien Palasne de Champeaux, Legendre et Coroller du Moustoir, Baco de La Chapelle et Blin de Nantes, Delaville-Leroulx de Lorient... C'est là que le "salon breton" s'entretient chaque jour avec également Constantin François de Chasse-boeuf, comte de Volney, venu de Craon en Anjou ou encore l'avocat d'Arras, Maximilien de Robespierre (certains disent Robert Pierre). Il y avait également 2 députés du "Dauphiné" : Mounier et Antoine Barnave, maire de Grenoble, pourtant un des plus virulents en mai 1789, qui sera ensuite guillotiné à Paris en 1793 suite à une entrevue avec Marie-Antoinette d'Autriche. Dans ce "Dauphiné" turbulent, la Marquise de Sévigné séjournait régulièrement au château de Grignan...lequel fut détruit et reconstruit au XXème siècle.

     Cet ami de collège de Chateaubriand - Jean MOREAU-  était natif de Morlaix. Tout comme son père avocat il fit des études de droit. Actif avant la Révolution il devint en 1789 capitaine des canonniers de la garde nationale de Rennes. Devenu lieutenant-colonel du 1er bataillon de volontaires d'Ille-et-Vilaine en 1791 il fut nommé à 30 ans seulement général de brigade deux ans plus tard. Accusé d'avoir comploté, Bonaparte le fera arrêter et condamner à deux ans de prison. Il s'exile aux Etats-Unis jusqu'en 1813. Il sert ensuite de conseiller au Tsar de Russie. Mais à la bataille de Dresde il a les deux jambes emportées par un boulet. Il mourra le 2 septembre 1813 ,à 50 ans.

     Michel GERARD : retiré de la vie politique après les Etats Généraux, longtemps honoré et loué pour son bon sens, il mourut le 8 décembre 1815 sur sa ferme, près de Rennes, à 78 ans. (Lire ci-après "L'Almanach du "Père Gérard)

 1790 : Adieu vieilles provinces, bonjour les 83 départements. Pour la Bretagne historique, le comité de constitution aura travaillé dans la "salle du Manège" près des "Tuileries" où réside la famille royale. On garde le contour de l'ancien pays d'état, la Bretagne,  mais en voulant y proposer 6 départements dont celui de Saint-Malo. Devant le refus, cette cité corsaire demande sans succès son rattachement à Saint-Brieuc car les rennais souhaitent un débouché sur la mer. On s'en tient à Rennes, Nantes, Vannes, Saint-Brieuc et Quimper. Mais des polémiques s'élèvent pour les chefs-lieux des districts:  Lorient/Hennebont, Rochefort/Questembert, Josselin/Ploërmel, Rennes n'obtient pas Dinan mais Vannes lui cède Redon, et Nantes cède La Roche-Bernard à Vannes tout en récupérant Châteaubriant... Et que dire de Combourg qui ne veut pas de Dol "cité trop malsaine sur le bord d'un marais" et Hédé qui pose les mêmes réserves concernant Combourg! Deux départements furent inspirés dans leur appellation par les rivières. Le Finistère aurait voulu s'appeler en breton "Penn ar bed", le bout du monde.Par contre le député d'Hennebont Coroller du Moustoir fit nommer en breton son département "Mor-Bihan", la "petite mer" au lieu de "Côtes du sud". C'est le seul emprunt à une langue régionale. En Maine-Anjou on a échappé au projet d'une Mayenne avec Laval pour centre, jusqu'à Chateau-Gontier au midi, Vitré et Fougères au couchant, Domfront au nord et Villaines à l'orient.

1791 : le refus du serment du clergé en Bretagne : dans le sud de l'Ille-et-Vilaine et l'est du Morbihan plus de 90%, il atteint 95% dans le district de Ploërmel et 98% dans celui de Rochefort pour arriver à 100% dans celui de Redon et dans le pays de Léon en Finistère. Par contre en Cornouaille, les chiffres oscillent entre 55% et 65% de non-jureurs pour tomber à 40% dans les districts de Pontrieux et Guingamp.

- La loi Le Chapelier : le libéralisme en marche! "la proposition de loi du député rennais Le Chapelier ne fera probablement pas l'unanimité dans les milieux populaires. Ce texte interdit les coalitions ouvrières et, par là même les grèves. Quant aux compagnonnages - déjà réprouvés sous l'Ancien régime - ils sont considérés comme subversifs. En fait, il s'agit dans l'esprit du législateur de "créer un système économique libéral mettant face à face les patrons et ouvriers dans un "libre marché" du travail. Les corporations ou maîtrises entravent l'initiative du commerçant et de l'industriel" a déclaré M. Le Chapelier. C'est dans ce même souci que les douanes intérieures sont supprimées et la circulation des marchandises totalement libérée. Les propriétaires ne manqueront pas de louer le député breton qui a également décrété "la propriété inviolable et sacrée". Il est à craindre que la paysannerie n'applaudisse pas à cette initiative qui donne le droit au propriétaire de clore ses champs et, ainsi, de mettre fin à la "vaine pâture".

1792, l'almanach du "Père Gérard" : pour vulgariser l'esprit révolutionnaire, Collot d'Herbois utilise le costume breton du laboureur de Montgermont Michel Gérard et réalise des scènes patriotiques avec des maximes du style : "En prononçant nos opinions, respectons celles des autres", "La terre de France ne porte que des hommes libres. Tous les hommes bons et vertueux sont frères. La bonté, le courage, la patience, l'humanité ne sont-elles pas le partage des noirs comme des blancs?". Cet assemblage se retrouve ainsi dans les campagnes en guise de nouveau catéchisme. L'almanach fut édité en 35 langues du territoire français! dont le breton.... "Ra vevo ar bobl! Vive le (s) peuple (s)"

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" Enfin, au mois de janvier 1791, je pris sérieusement mon parti. Le chaos augmentait : il suffisait de porter un nom aristocrate pour être exposé aux persécutions : plus votre opinion était consciencieuse et modérée, plus elle était suspecte et poursuivie... Je rencontrai, à Fougères, le marquis de La Rouërie : je lui demandais une lettre pour le général Washington. Le "colonel Armand" (nom qu'on donnait au marquis, en Amérique) s'était distingué dans la guerre de l'indépendance américaine. Il se rendit célèbre, en France, par la conspiration royaliste. Rival de La Fayette, le marquis de La Rouërie avait plus d'esprit: il s'était plus souvent battu: il avait enlevé des actrices à l'Opéra... Il fourrageait les bois, en Bretagne, avec un major américain, et accompagné d'un singe assis sur la croupe de son cheval.Les écoliers de droit de Rennes l'aimaient, à cause de sa hardiesse d'action et de sa liberté d'idées : il avait été un des douze gentilshommes bretons mis à la Bastille. Il était élégant de taille et de manières, brave de mine, charmant de visage..."

Nota  : Le marquis Armand Tuffin de la Rouërie : sa vie est un vrai roman. Ce natif de Fougères passa son enfance dans cette ville et dans son château du XVIIè siècle à Saint-Ouen-La-Rouërie qu'il quittera à 15 ans pour les "Gardes françaises". Fantasque, séducteur, duelliste,l'un des véritables héros de la guerre d'indépendance américaine sera présent aux côtés de La Fayette et George Washington. Avec sa légion portant son surnom "Armand" il participe à de nombreuses batailles contre les anglais, dont Yorktown.Franc-maçon et royaliste libéral il sera défenseur des lois et coutumes de Bretagne, emprisonné à la Bastille par le roi, pourchassé par les républicains avec son "Association bretonne" et initiateur de la "Chouannerie". Lire www.Armand Tuffin de la Rouërie _ wikipedia.org ou www.kounbreizh.free.fr/rouerie.htm

- Août 1792 : Le rôle exact du marquis Tuffin de la Rouërie, actuellement en fuite, après que son "complot aristocratique" eut été étouffé dans l'oeuf . Rappelons les faits qui se sont déroulés en mai. Une nuit, le maire de saint-Ouen-La-Rouërie, dans le district de Dol (Ille-et-Vilaine) apprend que plus de deux cents hommes sont rassemblés au château du marquis. Ils portent fusils, sabres et pistolets. C'est suffisant pour que le maire - jusqu'alors en bons termes avec l'aristocratie - prévienne le district qui, lui-même, avise Rennes. C'est, sans aucun doute, un complot que les administrations rattachent aussitôt aux divers incidents dans le Trégor. Le marquis se dit d'abord outré. Il adresse un libelle aux "Bretons vrais citoyens" en rappelant sa carrière militaire, son rôle dans la guerre d'Amérique, son sens de l'ordre et de la propriété.

     Mais, il est désormais suspect et, ce mois d'août, Rennes et Saint-Malo ont expédié un millier d'hommes, garde-nationaux, dragons, infanterie et même gendarmes pour cerner le château et le fouiller. Résultat négatif. Le marquis s'est avéré introuvable. Et des perquisitions dans les châteaux du Rocher-Portail et de la Ballue, près de Saint-Malo, n'ont rien apporté. Cependant, l'enquête menée prouve que des hommes ont été recrutés en son nom à Rennes, Vannes, Lorient et à La Roche-Bernard où, par suite d'une dénonciation, tout un réseau de racolage à été démantelé, dont Thomas Caradec, meneur de ce qu'on appelle ici "le clan des Thomas" et Coisy, "entrepreneur des tabacs". Par ailleurs une trentaine de personnes ont été arrêtées : bourgeois, marchands, artisans, un maître d'école - Maignan - déjà connu pour ses sentiments anti-patriotiques.  Alors que La Rouërie court toujours, il est désormais démontré que le marquis était en rapport avec des émigrés et avait été investi de la mission de regrouper les adversaires de la Nation. En particulier dans les villes où il utilisait le mécontentement populaire. La Rouërie cachait à peine sa méfiance envers les paysans qu'il jugeait peu aptes au combat. La "conujuration" un peu grossie a été dévoilée à Danton. Mais il ne semble pas qu'elle ait pu mettre notre pays en péril.

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     1791 " l'aspect de Philadelphie est monotone. En général ce qui manque aux cités protestantes des Etats-Unis, ce sont les grandes oeuvres de l'architecture...A cette heure de ma vie j'admirais beaucoup les républiques...

Le général Washington : "je retrouvai la simplicité du vieux Romain : une petite maison, ressemblant aux maisons voisines, était le palais du président des Etats-Unis: point de gardes, pas même de valets. Je frappai : une jeune servante ouvrit. je lui demandai si le général était chez lui; elle me répondit qu'il y était.... Au bout de quelques minutes le général entra : d'une grande taille, d'un air calme et froid plutôt que noble. Je lui présentai ma lettre en silence; il l'ouvrit, courut à la signature qu'il lut tout haut avec exclamation : "Le colonel Armand!" C'était ainsi qu'il l'appelait et qu'avait signé le marquis de La Rouërie. Nous nous assîmes. Je lui expliquai tant bien que mal le motif de mon voyage. Il me répondit par monosyllabes anglais et français. Je lui dit : mais il est moins difficile de découvrir le passage du nord-ouest que de créer un peuple comme vous l'avez fait"

Nota : "Chateaubriand a peu vécu en Bretagne mais il y est toujours resté très attaché, fasciné par l'archaïque, par la nature primitive. Comme un paradis perdu, qu'il va chercher chez les Indiens Natchez, en Amérique du Nord. Mais il invente, Chateaubriand, qualifié de "menteur magnifique" par un de ses biographes, M. de Jaeghere, il invente cette rencontre avec les Indiens Natchez, comme il invente cette entrevue avec Georges Washington".(JM Le Boulanger "être breton?")

 1792 : Dès le 30 juin, une bagarre éclatait entre Gardes nationaux "Les La Fayettistes" et un bataillon de Fédérés arrivés de Marseille en chantant "le chant de guerre pour l'armée du Rhin" qu'on appelle déjà la "Marseillaise". Le 3 août, 47 sections de Paris (sur 48) demandaient la déchéance du roi. Dès le lendemain, la cour faisait défendre les Tuileries par des Suisses. Le 9 août, le lugubre son du tocsin donnait le signal de l'insurrection. Les sans-culottes parisiens des sections donnaient l'assaut en arborant le drapeau rouge. Aux premières escarmouches, le roi et sa famille se réfugiaient auprès de l'Assemblée Nationale toute proche. Et sans doute aurait-on assisté à une accalmie (les Suisses fraternisant avec les émeutiers) si des coups de feu n'avaient été tirés par des aristocrates. C'était le début d'un combat acharné que les Fédérés Brestois et Marseillais, arrivés à la rescousse, allaient faire tourner à l'avantage de l'insurrection. Mais à quel prix! Plusieurs Brestois auraient été pris pour des Suisses, en raison de la couleur identique de leurs uniformes et auraient été tués par leurs alliés! An Un de l'Egalité. Le bilan global est lourd : un millier de tués et blessés chez les patriotes.

Le 15 août : en Mayenne, les hommes disent "non à la conscription" dans une bonne douzaine de chefs-lieux. Cette loi du 22 juillet rétablit le principe d'une réquisition d'hommes, rappelant la milice déjà honnie sous l'ancien régime. Dans le district de Laval à Saint-Ouen-des -Toits les patriotes de La Brûlatte ont demandé à former leur contingent. Sur le chemin du retour, ils se font rosser par une troupe de 400 à 500 hommes, parmi lesquels on remarque Jean COTTEREAU, dit Jean CHOUAN. Cet ancien faux-saulnier est connu des services de police. La justice du roi s'est intéressée à lui à plusieurs reprises. En avril 1781 elle l'a même condamné à la potence pour coups mortels dans un cabaret. Contumax, il a seulement été pendu en effigie. La justice révolutionnaire pourrait bien être moins clémente.

     Mars 1793 : "Levée des 300 000 hommes" : les volontaires de 1791 ayant regagné leurs foyers par dizaines de milliers en décembre, ainsi que les y autorisait leur contrat d'engagement, la baisse des effectifs et l'entrée en guerre de l'Espagne aux côtés de l'Angleterre et de la Hollande, la Convention réclame des hommes. Elle se heurte dans l'ouest à une forte résistance : à Pluméliau près de Pontivy 3 gendarmes, 25 garde nationaux et 2 commissaires de district ont été massacrés par les paysans venus en grand nombre des paroisses voisines. Le 13 mars à l'église Toussaint de Rennes, des célibataires de 18 à 40 ans ,réunis pour le tirage au sort, ont crié "Vive le roi! Tous royalistes!".

1793 : Le calendrier républicain remplace le grégorien - datant de 1582 - ce 24 novembre 1793 déclaré 4 frimaire An II. Le poète André Chénier aura fait adopter les propositions de la commission Romme et Monge, mathématiciens, et Fabre d'Eglantine (M. il pleut il pleut bergère!) On aura maintenu les douze mois en commençant par le 1er Vendémiaire (vendanges) ex-22 septembre jour de l'équinoxe d'automne, symbole d'égalité. Puis on aura Brumaire (brumes), Frimaire (froid), Nivôse (neige), Pluviose (pluie), Ventôse (vent), Germinal (germination), Floréal (fleurs), Prairial (prairies), Messidor (moissons), Thermidor (chaleur) et Fructidor (fruits). On compose 3 décades par mois avec 10 jours (primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi et pour remplacer le dimanche : Décadi. Les cinq jours restant de l'année seront jours de fêtes républicaines nationales : "Sans-Culottides", les Fêtes du "Génie", du "Travail", de la "Vertu", et "des Récompenses et de l'Opinion". On remplace les jours des saints par des noms liés à l'économie rurale : chicorée, cochon, nèfle, mâche, chou-fleur, miel, sapin, ajonc, bruyère, grillon, ... On peut ainsi proposer : Mois de l'ère vulgaire Lundi 25 année 1793 : Frimaire 3ème mois, 1ère décade, Quintidi 5, Cochon.

                                                                                 -=&=-

     "Venise, septembre 1833 : Les Bretons et les Vénitiens.

     Je cherchais, en me réveillant, pourquoi j'aimais tant Venise, quand tout à coup je me suis souvenu que j'étais en Bretagne : la voix du sang parlait en moi. N'y avait-il pas au temps de César, en Armorique, un pays des Vénètes, civitas Venetum, civitas Venetica? Strabon n'a-t-il pas dit qu'on disait que les Vénètes étaient descendants des Vénètes gaulois?

 - Stendhal reprendra en 1837 : "J'ai passé la nuit à Vannes, capitale des Vénètes, qui sont allés donner leur nom à Venise"

     On a soutenu contradictoirement que les pêcheurs du Morbihan étaient une colonie des pesctarori de Palestrine : Venise serait la mère et non la fille de Vannes. On peut arranger cela en supposant (ce qui d'ailleurs est très probable) que Vannes et Venise sont accouchées mutuellement l'une de l'autre. Je regarde donc les Vénitiens comme des Bretons; les gondoliers et moi nous sommes cousins et sortis de la corne de la Gaule, cornu Galliae."

 Mises en forme et compléments Alain GOUAILLIER

 

              Jules MICHELET : "Tableau de la France : Bretagne 1831" - Extraits

     Jules Michelet, né à Paris en 1798, aura presque parcouru le XIXème siècle (décès à 76 ans en 1874). On l'appelle le "père de l'Histoire de France" et l'"instituteur de la Nation". De famille catholique originaire de Picardie et des Ardennes, il deviendra surtout Républicain avec des positions anticléricales. L'été 1831, il se rend en Bretagne, nous dessinant et nous racontant avec ses yeux ébahis de parisien récemment nommé chef de la section historique aux Archives nationales et professeur suppléant de Guizot à la Faculté des Lettres de Paris.

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     "La pauvre et dure Bretagne, l'élément résistant de la France, étend ses champs de quartz et de schiste, depuis les ardoisières de Châteaulin près Brest, jusqu'aux ardoisières d'Angers. C'est là son étendue géologique... La langue bretonne ne commence pas même à Rennes, mais vers Elven, Pontivy, Loudéac et Châtelaudren. De là, jusqu'à la pointe Finistère, c'est la vraie Bretagne, la Bretagne "bretonnante", race rude de grande noblesse, d'une finesse de caillou. Les paysans qu'on rencontre, sérieux, les cheveux noirs, la figure sèche vous regardent obliquement. Les femmes frappées de méridionalité, quelquefois jolies. Mais ce n'est pas la longue figure des Normandes. Ici, le visage est rond. Imaginatifs et spirituels, ces descendants des opiniâtres "Kymris" (peuple celte ancêtre des Gallois.../...), n'en aiment pas moins l'impossible, les causes perdues. Si le Breton perd tant de choses, sa langue, son costume, une lui reste, le caractère. Ce pays a été longtemps étranger au nôtre, justement parce qu'il est resté trop fidèle à notre état primitif; peu français tant il est gaulois, il nous aurait échappé plus d'une fois si nous ne l'avions tenu serré, comme dans des pinces et des tenailles, entre quatre villes françaises d'un génie rude et fort : Nantes et Saint-Malo, Rennes et Brest.

     Et pourtant, cette pauvre vieille province nous a sauvés plus d'une fois; souvent lorsque la patrie était aux abois et qu'elle désespérait presque, il s'est trouvé des poitrines et des têtes bretonnes plus dures que le fer de l'étranger. Quand les les hommes du Nord (Vikings) couraient impunément nos côtes et nos fleuves, la résistance commença par le breton "Noménoé" (Nominöé); il se mit à la tête du peuple, battit les "Northmans" (Normands), défendit contre Tours l'indépendance de l'Eglise bretonne. (évêché de Dol-de-Bretagne) Les Anglais furent repoussés au XIVème siècle par Duguesclin; au XVIIème, poursuivis sur toutes les mers par Duguay-Trouin (de Saint-Malo). Les guerres de la liberté religieuse, et celles de la liberté politique, n'ont pas de gloires plus innocentes et plus pures que Lanoue et Latour d'Auvergne, le premier grenadier de la République. C'est un Nantais, si l'on n'en croit la tradition, qui aurait poussé le dernier cri de Waterloo : "la garde meurt et ne se rend pas".

     Le génie de la Bretagne, c'est un génie d'indomptable résistance et d'opposition intrépide, opiniâtre, aveugle; témoin Moreau, l'adversaire de Bonaparte - (Moreau, natif de Morlaix, ami de collège de Châteaubriand et acteur républicain à la "Journée des Bricoles" de Rennes en 1789). La chose est plus sensible encore dans l'histoire de la philosophie et de la littérature. Le Breton Pélage, qui alluma l'étincelle dont s'éclaira tout l'Occident, qui mit l'esprit stoïcien dans le christianisme, et réclama le premier dans l'Eglise en faveur de la liberté humaine, eut pour successeurs le Breton Abailard et le breton Descartes. Tous trois ont donné l'élan à la philosophie de leur siècle. Toutefois, dans Descartes même, le dédain des faits, le mépris de l'histoire et des langues, indiquent assez que ce génie indépendant, qui fonda la psychologie et doubla les mathématiques, avait plus de vigueur que d'étendue.

     Cet esprit d'opposition, naturel à la Bretagne, est marqué au dernier siècle et au nôtre par deux faits contradictoires en apparence. La même partie de la Bretagne (Saint-Malo, Dinan et Saint-Brieuc) qui a produit, sous Louis XV, Duclos, Maupertuis et Lamétrie, a donné, de nos jours, Châteaubriand et Lamennais.

      Jetons maintenant un rapide coup d'oeil sur la contrée. A ses deux portes, la Bretagne a deux forêts, le Bocage normand et le Bocage vendéen; entre deux villes, Saint-Malo et Nantes, la ville des corsaires et celle des négriers. Saint-Malo ... petite ville, riche, sombre et triste, nid de vautours ou d'orfraies, tour à tour île et presqu'île selon le flux ou le reflux; tout bordé d'écueils sales et fétides, où le varech pourrit à plaisir. Au loin, une côte de rochers blancs, anguleux, découpés comme au rasoir. La guerre était le bon temps pour Saint-Malo; ils ne connaissaient pas de plus charmante fête; ils préparaient ainsi leurs corsaires, organisaient bourgeoisement à leur profit l'héroisme et la mort. De Saint-Malo, Duguay-Trouin et tant d'autres héros de la marine.

     A l'autre bout, c'est Brest, le grand port militaire, la pensée de Richelieu, la main de Louis XIV; fort, arsenal et bagne, canons et vaisseaux, armées et millions. La force de la France entassée au bout de la France : tout cela dans un port serré, où l'on étouffe entre deux montagnes chargées d'immenses constructions... C'est un prodigieux tour de force, un défi porté à l'Angleterre et à la nature. Plus d'un vaisseau a péri à la passe de Brest. Toute cette côte est un cimetière. Il s'y perd soixante embarcations chaque hiver.

     La rareté de nos ports si clairsemés, de Brest à Saint-Malo, à Cherbourg, au Havre, la difficulté de leurs entrées, leur ensablement, montrent que la mer n'aime pas la France; elle est anglaise d'inclinaison. L'Angleterre regarde de partout l'Océan; nous, nous avons à peine de petites fenêtres percées sur lui, à travers nos falaises et nos rochers. La Bretagne est pis qu'une île : ni fleuve, ni port; nul accès ni par terre ni par mer. Rien de sinistre et formidable comme cette côte de Brest, c'est la limite extrême, la pointe, la proue de l'ancien monde. Là, les deux ennemis sont en face : la terre et la mer, l'homme et la nature... C'est qu'en effet, il y a pis que les écueils, pis que la tempête. La nature est atroce, l'homme est atroce, et ils semblent s'entendre. Naguère encore, dès que la mer leur jetait un pauvre vaisseau, ils couraient à la côte, hommes, femmes et enfants; ils tombaient sur cette curée. Souvent, dit-on, une vache, promenant à ses cornes un fanal mouvant, l'amenait sur ces écueils.

     L'homme est dur sur cette côte. Fils maudit de la création, vrai Caïn, pourquoi pardonnerait-il à Abel? La nature ne lui pardonne pas. La vague l'épargne-t-elle quand les terribles nuits d'hiver, il va par les écueils attirer le varech flottant qui doit engraisser son champ stérile, et que si souvent le flot apporte l'herbe et emporte l'homme? L'épargne-t-elle quand il glisse en tremblant sous la pointe du Raz, aux rochers rouges où s'abîme l'"enfer de Plogoff", à côté de la "Baie des Trépassés", où les courants portent les cadavres depuis tant de siècles? C'est un proverbe breton : "Nul n'a passé le Raz sans mal ou sans frayeur" et encore: "Secourez-moi, grand Dieu, à la pointe du Raz, mon vaisseau est si petit et la mer est si grande."Là, la nature expire, l'humanité devient morne et froide. Nulle poésie, peu de religion; le christianisme y est d'hier. Dans les îles de Sein, de Batz, d'Ouessant, les mariages sont tristes et sévères. La femme y travaille plus que l'homme, et dans les îles d'Ouessant elle y est plus grande et plus forte. C'est elle qui cultive la terre; lui, il reste assis au bateau, bercé et battu par la mer, sa rude nourrice. Les animaux aussi s'altèrent et semblent changer de nature. Les chevaux, les lapins sont d'une étrange petitesse dans ces îles.

     Asseyons-nous à cette formidable pointe du Raz. C'est ici le sanctuaire du monde celtique. Ce que vous apercevez, par delà la baie des Trépassés, est lîle de Sein, triste banc de sable sans arbres et presque sans abri. Cette île était la demeure des vierges sacrées qui donnaient aux Celtes beau temps ou naufrage, berceau de Myrdynn, le Merlin du Moyen-Age. Son tombeau est de l'autre côté de la Bretagne, dans la forêt de Brocéliande, sous la fatale pierre où sa Vyvyan l'a enchanté. Tous ces rochers que vous voyez, ce sont des villes englouties; c'est Douarnenez, c'est Is, la Sodome bretonne; ces deux corbeaux, qui vont toujours volant lourdement au rivage, ne sont rien autre que les âmes du roi Grallon et de sa fille; et ces sifflements, qu'on croirait ceux de la tempête, sont les "crieren", ombres des naufragés qui demandent la sépulture.

     A Lanvau, près Brest, s'élève une grande pierre brute. De là, jusqu'à Lorient, et de Lorient à Quiberon et Carnac, sur toute la côte méridionale de la Bretagne, vous ne pouvez marcher un quart d'heure sans rencontrer quelques-uns de ces monuments, rudes et muettes pierres qu'on appelle "druidiques". Vous les voyez souvent de la route dans des landes couvertes de houx et de chardons. Qu'on veuille y voir des autels, des tombeaux, ou de simples souvenirs de quelque événement, ces monuments ne sont rien moins qu'imposants. Ce sont de grosses pierres basses, dressées et souvent un peu arrondies par le haut; ou bien une table de pierre portant sur trois ou quatre pierres droites. Nulle inscription, nul signe, si ce n'est peut-être sous les pierres renversées de Loc Maria ker. Si vous interrogez les gens du pays, ils répondront brèvement que ce sont les maisons des "korrigans", des "Courils", petits hommes lascifs qui, le soir, barrent le chemin, et vous forcent de danser avec eux jusqu'à ce que vous en mouriez de fatigue. Ailleurs, ce sont les fées qui, descendant des montagnes en filant, ont apporté ces rocs dans leur tablier. Ces pierres éparses sont toute une noce pétrifiée.

     On ne sent bien l'histoire de Bretagne que sur le théâtre même des guerres bretonnes, aux roches d'Auray, aux plages de Quiberon, de Saint-Michel-en-Grève, où le duc fraticide rencontra le moine noir.... Je n'oublierai jamais le jour où je partis de grand matin d'Auray, la ville sainte des chouans, pour visiter, à quelques lieues de là, les grands monuments druidiques de Loc Maria Ker et de Carnac. Le premier de ces villages "avec ses îles du Morbihan, plus nombreuses qu'il n'y a de jours dans l'an". Il tombait du brouillard, comme il y en a sur ces côtes la moitié de l'année. Nous avançions en dansant, péniblement, sur les rocs, les branches des arbres nous frappant le visage, nous lançant l'eau, déchirant les chevaux et le postillon. Les manoirs bretons semblent plus compter pour leur défense sur la difficulté des approches, sur les forêts broussailleuses, les marais qui les cachent que sur une position élevée. De temps en temps un paysan au nez pointu qui passe sans regarder; mais il vous a bien vu avec son oeil oblique d'oiseau de nuit. Cette figure explique le fameux cri de guerre, et le nom de chouans, que leur donnaient les "bleus". Point de maisons sur les chemins; ils reviennent chaque soir au village. 

     Partout de grandes landes, tristement parées de bruyères roses et de diverses plantes jaunes; ailleurs ce sont des campagnes blanches de sarrasin. En avançant vers Carnac, c'est encore pis. Véritables plaines de roc où quelques moutons noirs paissent le caillou. Au milieu de tant de pierres, dont plusieurs sont dressées d'elles-mêmes, trapues comme les hommes du pays, les alignements de Carnac n'inspirent aucun étonnement... Quiberon, de sinistre mémoire! Entre Auray et Vannes, les yeux se heurtent à un objet funèbre; sur une vaste prairie, une seule tombe : ce sont les prisonniers vendéens pris à Quiberon que les soldats ne purent sauver, qu'il fallut fusiller là.

      Le Morbihan sombre d'aspect l'est aussi de souvenirs; pays de vieilles haines, de pèlerinages et de guerre civile; terre de caillou et race de granit. Là tout dure; le temps y passe plus lentement. Les prêtres y sont très forts. C'est pourtant une grave erreur de croire que ces populations de l'Ouest, bretonnes et vendéennes, soient profondément religieuses : dans plusieurs cantons de l'Ouest, le saint qui n'exauce pas les prières risque d'être vigoureusement fouetté. En Bretagne, comme en Irlande, le catholicisme est cher aux hommes comme symbole de la nationalité. La religion y a surtout une influence politique. Un prêtre irlandais qui se fait ami des Anglais est bientôt chassé du pays. Nulle église, au Moyen-Age, ne resta plus longtemps indépendante de Rome que celle d'Irlande et de Bretagne. La dernière essaya longtemps de se soustraire à la primatie de Tours, et lui opposa celle de Dôle (Dol-de-Bretagne, Nominoë).

     Les familles étaient d'autant plus nombreuses en Bretagne qu'elles étaient plus pauvres. C'était une idée bretonne d'avoir le plus d'enfants possible, c'est-à-dire le plus de soldats qui allassent gagner au loin et qui raportassent. Dans les vraies usances bretonnes, la maison paternelle, le foyer, restait au plus jeune; les aînés étaient mis dehors; ils se jetaient dans une barque ou sur un mauvais petit cheval, et tant les portait la barque ou l'indestructible bête, qu'ils revenaient au manoir refaits, vêtus et passablement garnis. La noblesse innombrable et pauvre de la Bretagne était plus rapprochée du laboureur. Il y avait là aussi quelque chose des habitudes de clan. Le vasselage n'y était pas un simple rapport de terre, de service militaire, mais une relation intime entre le chef et ses hommes non sans analogie avec le "cousinage fictif des highlanders écossais". Une foule de familles de paysans se regardaient comme nobles; quelques-uns se croyaient descendus d'Arthur ou de la fée Morgane, et plantaient, dit-on, des épées pour limites à leurs Champs.

     Ne nous étonnons pas que cette race celtique, la plus obstinée de l'ancien monde, ait fait quelques efforts dans les derniers temps pour prolonger encore sa nationalité; elle l'a défendue de même au Moyen-Age. La Bretagne sous forme de duché et comme telle, classée parmi les grands fiefs, était au fond tout autre chose, une chose si spéciale, si antique que personne ne la comprenait. Pour que l'Anjou prévalût au XIIème siècle sur la Bretagne, il a fallu que les Plantagenets devinssent, par deux mariages, rois d'Angleterre et ducs de Normandie et d'Aquitaine. La Bretagne, pour leur échapper, s'est donnée à la France, mais il leur a fallu encore un siècle de guerre entre les partis français et anglais, entre les Blois et les Montfort. Quand le mariage d'Anne avec Louis XII eut réuni la province au royaume, quand Anne eut écrit sur le château de Nantes la vieille devise du château des Bourbons (Qui qu'en grogne, tel est mon plaisir), alors commença la lutte égale des Etats, du Parlement de Rennes, sa défense du droit coutumier contre le droit romain, la guerre des privilèges provinciaux contre la centralisation monarchique. Comprimée durement par Louis XIV, la résistance recommença sous Louis XV, et La Chalotais, dans un cachot de Brest, écrivit avec un cure-dent son courageux factum contre les jésuites.

     Aujourd'hui la résistance expire, la Bretagne devient peu à peu toute France. Le vieil idiome, miné par l'infiltration continuelle de la langue française, recule peu à peu.Le génie de l'improvisation poétique, qui a subsisté si longtemps chez les Celtes d'Irlande et d'Ecosse, qui chez nos Bretons même n'est pas tout à fait éteint, devient pourtant une singularité rare... Nos Bretons sont, dans leur langage, pleins de paroles tristes, ils sympatisent avec la nuit, avec la mort. De toutes les populations celtiques, la Bretagne est pourtant la moins à plaindre, elle a été associée depuis longtemps à l'égalité; la France est un pays humain et généreux. Sa tristesse lui vient de s'être attachée aux causes perdues.

     Compléments avec des notes servant à établir son "Tableau de la France" de 1833 :

- 12/8/1831 : Curseuil (Curiosoliti) à deux lieues de Dinan (Corseul en pays Curiosolites), maison du temple et tombeau des Beaumanoir - "les Malouins plus vifs que les Bretons!" - "Le paysan n'a guère gagné à la Révolution. Seulement les bourgeois des villes ont succédé aux nobles dans la propriété. "La limite de la langue bretonne est entre Loudéac et Pontivy, entre Chatelaudr(e)in et un village séparé par un ruisseau, de sorte que les bêtes de M. de Kergariou sont dans les deux langues. Les Bretons envoient leurs enfants apprendre la France" -

- 13/8/1831 : "La Bretagne est beaucoup moins étendue qu'il ne semble. Pour le géologue et le politique, elle va jusqu'à Fougères et Nantes; mais sous le rapport de la race et de la langue, elle comprend seulement Tréguier, Léon, Cornouailles et Vannes. Quelle est la limite de la langue du côté du Morbihan? Elven. A Roscoff les paysans parlent dès trois ans le breton, le français et l'anglais."

- 15/8/1831 : "Morlaix : les paysans attachent des traditions aux pierres druidiques.Près de Morlaix, un paysan chargé blasphème; il est avalé par la lune, mais auparavant, il inscrit du doigt une croix sur la pierre où il avait jeté son fardeau. - Brest, colonie française en Bretagne, ainsi que Nantes et Saint-Malo. Beaux hommes, noirs de vêtements à Landivisiau, canton du Léonais -

- 16/8/1831 : "Aller à pied de Lorient à Carnac et Locmariaker. Il y a des monuments tout le long de la côte. Voir les hiéroglyphes à Lokmariaker sous le dolmen principal. - Brest, le bagne moins effrayant que je ne l'aurais cru. Les bonnets verts sont à perpétuité. Ce qu'il y a de plus horrible, c'est cet accouplement de la chaîne. Ils paraissent abattus ou insouciants. Cependant il s'en sauve tous les jours. Nous entendons trois coups de canon."

17/8/1831 : " la Bretagne est schiste, silex et granit. A Châteaulin et à Angers, ardoises. Race dure. - Les pères de famille de Léon portent la clef de leur maison à leurs bragubras (braccae, grandes culottes). Ils trouvent près de Carhlaix  que leur curé crie trop fort; ils sont sensibles au mot de "liberté".

19/8/1831 : "Auray : parti à quatre heures du matin, entre chien et loup, pour Locmariaker. Chemins très âpres et souvent périlleux. Théâtre sinistre de la guerre des chouans. Ce nom de hiboux caractérise admirablement ces hommes au nez pointu, à l'oeil oblique, cette guerre du crépuscule dans les bruyères et les taillis. Plantes très épineuses. Partout des domens sur les bruyères élevées, ou des pierres préparées pour l'être. La Bretagne semble repousser l'étranger, avec ces plantes et ces rocs hostiles.... ses îles du Morbihan aussi nombreuses qu'il y a de jours dans l'an. Ponts dangereux sur des marais. Brume et pluie battante... Carnac, maison de Georges Cadoudal et maison de son frère... au loin, dolmen naturel (maison du druide?). Vastes champs, où le granit perce partout la bruyère. Une foule de croix de granit, dont plusieurs à jours et artistiquement ouvragées. C'est le menhir chrétien, plus complet, rayonnant comme une étoile. Ces champs de pierre sont l'introduction naturelle de Carnac et font disparaître le miracle. Peut-être fêtes religieuses où l'on allumait des feux sur toutes les pierres. Ces pierres basses sont le point de départ de l'élan architectural dans l'Occident, comme en Egypte les grottes. Le second pas est le dolmen, grotte artificielle.

- 20/8/1831 : Auray-Nantes par Vannes : "Passé le matin par le Champ des Martyrs (prisonniers de Quiberon fusillés) , simple et beau dans un des plus beaux lieux du monde. Pèlerinage de sainte Anne ; portrait d'un paysan qui, en 1625, découvrit l'image de sainte Anne. Aux Jésuites.... dans le Morbihan, point de chansons, mais seulement des cantiques. Bon marché des vivres à Vannes, sauf le pain : deux poulets pour vingt sols.... De Vannes à la Roche-Bernard, toutes les auberges "à la Croix verte"; châtaigniers; ils doivent nourrir le peuple dans d'autres parties de la Bretagne.

                                              STENDHAL : revenant du soleil d'Italie, son éditeur lui demande de parcourir nos provinces - dont la Bretagne - en juillet 1837. Las, il enchaîne un circuit de Nantes, Vannes, Lorient, Rennes avec des conditions climatiques désagréables : pluie, vent, .... Ses écrits témoignent d'un dédain éclatant. Heureusement, le final à Saint-Malo sauvera les "mauvaises apparences" :

"... Hier, j'ai pris un bateau pour faire le tour des îlots noirs qui, suivant moi, gâtent beaucoup la vue de saint-Malo du côté de la mer; ensuite je suis allé errer le long de la jolie côte couverte d'arbres qui termine l'horizon au couchant. Le vent étant agréable et la mer tranquille, j'ai fait mettre la voile, et suis allé au loin vers le couchant, toujours lisant mon roman ("La princesse de Clèves"). J'avais oublié tout au monde. Si l'on m'eût demandé où j'étais, j'aurais répondu : A la Martinique.... J'ai manqué ainsi, à mon grand regret, l'heure du bateau à vapeur qui conduit à Dinan. On dit que les bords de la rivière sont charmants et hérissés de rochers singuliers; et d'ailleurs on trouve, près de cette ville toute du Moyen-Age, un menhir de vingt-cinq pieds de haut : ces monuments informes font réfléchir et je commence à m'y attacher, à mesure que je vois augmenter mon estime pour les Bretons.... Une vérité m'assiège à chaque heure du jour, depuis que je suis en Bretagne : - Bravoure des jeunes enfants bretons de la côte de Morlaix, qui se cachent à bord des navires qui partent pour la pêche de la morue sur le banc de terre-Neuve; on les appelle des "trouvés" (trouvés à bord du navire, quand il est loin des côtes). On pourrait lever ici une garde impériale de marins. Du temps de l'Empire, les corsaires bretons attendaient, pour sortir, quelque tempête qui ne permît pas aux vaisseaux du blocus anglais de se tenir près de leurs rochers de granit noir. Quelle différence pour Napoléon, si, au lieu de faire des flottes, il eût équipé mille corsaires? Que n'eût-il pas fait avec des Bretons!

Victor Hugo se rendra en août 1834 à Saint-Renan rejoindre sa maîtresse Juliette Drouet après une dispute.

" J'arrive. Je suis encore tout étourdi de trois nuits de malle-poste, sans compter les jours. Trois nuits à grands coups de fouet, à franc-étrier, sans boire, ni manger, ni respirer à peine....la tête est lasse quand, par une aube de vent et de brume, on descend au grand galop dans Brest, sans rien voir que la vitre abaissée sur vos yeux contre la pluie....

     Cette nuit, à quatre heures je partirai pour Auray sur l'impériale de la diligence. Je vais voir Quiberon et Karnac. De là je compte remonter la Loire par Nantes jusqu'à Tours par le bateau à vapeur, puis de Tours à Paris.... Le 12 août : me voici à Vannes. Je suis allé hier à Karnac dans un affreux cabriolet par d'affreuses routes, et à Lokmariaker à pied. Cela m'a fait huit bonnes lieues de marche qui ont crevé mes semelles; mais j'ai ramassé bien des idées et bien des sujets... Tu ne peux te figurer comme les monuments celtiques sont étranges et sinistres. A Karnac, j'ai eu presque un moment de désespoir; figure-toi que ces prodigieuses pierres de Karnac, dont tu m'as si souvent entendu parler, ont presque toutes été jetées bas par les imbéciles de paysans, qui en font des murs et des cabanes. Tous les dolmens, un excepté qui porte une croix, sont à terre; il n'y a plus que des peulvens. Te rappelles-tu? un peulven, c'est une pierre debout comme nous en avons vu une ensemble à Autun en 1825.

     Les peulvens de Karnac font un effet immense. Ils sont innombrables et rangés en longues avenues. Le monument tout entier, avec ses cromlechs qui sont effacés et ses dolmens qui sont détruits, couvrait une plaine de plus de deux lieues. Maintenant on n'en voit plus que la ruine. C'était une chose unique qui n'est plus. Pays stupide! peuple stupide! gouvernement stupide!

     A Lokmariaker, où j'ai eu beaucoup de peine à parvenir avec les pieds ensanglantés par les bruyères, il n'y a plus que deux dolmens, mais beaux. L'un, couvert d'une pierre énorme, a été frappé par la foudre, qui a brisé la pierre en trois morceaux. Tu ne peux te figurer quelle ligne sauvage ces monuments font dans un paysage....

     1836 , à Louis Boulanger : Une ville qu'il faut aussi que vous voyiez avec moi, c'est Fougères

Nota :Fougères, lieu de naissance de Juliette Drouet, née Gauvain, même nom que son personnage dans "Quatre-Vingt Treize".

Toute cette Bretagne, au reste, vaut la peine d'être vue. Quelquefois dans une petite bourgade, comme Lassay, par exemple, vous trouvez tout à coup trois admirables châteaux dans le même tas. Pauvre Bretagne! qui a tout gardé, ses monuments et ses habitants, sa poésie et sa saleté, sa vieille couleur et sa vieille crasse par-dessus.

Nota : Lassay n'est pas en Bretagne mais en Mayenne dans le Maine. Victor Hugo y séjournera le 20 juin 1836 avec Juliette Drouet, marquant un arrêt entre Alençon et Fougères. Il dessinera deux des trois châteaux : celui de Lassay, ancienne place forte des huguenots, qu'il ne pourra visiter. Le domestique prétextant que "Monsieur ne reçoit pas les vagabonds". Et le deuxième château du XVème, du Bois-Thibault, d'où Jehanne, dernière descendante de la famille de Logé, s'en alla se réfugier en Anjou pour épouser Jean du Bellay, donnant lignée au poète Joachim du Bellay. Au Vème siècle Lassay fut une cité très marquée par l'ermite auvergnat Fraimbault qui inventera un personnage servant au XIIème siècle de trame à Lancelot du lac, chevalier du roi Arthur et aux récits de Chrétien de Troyes. Il y eut également un curé devenu maire, virulent pendant la période révolutionnaire....

     Je reviens de Fougères. Je veux absolument que vous voyiez Fougères. Figurez-vous une cuiller; grâce encore pour ce commencement absurde. La cuiller, c'est le château ; le manche, c'est la ville. Sur le château rongé de verdure, mettez sept tours, toutes diverses de forme, de hauteur et d'époque : sur la manche de ma cuiller entassez une complication inextricable de tours, de tourelles, de vieux murs féodaux chargés de vieilles chaumières, de pignons dentelés, de toits aigus, de croisées de pierre, de balcons à jour, de mâchicoulis, de jardins en terrasses; attachez ce château à cette ville et posez le tout en pente et de travers dans une des plus vertes et des plus profondes vallées qu'il y ait. Coupez le tout avec les eaux vives et étroites du Couesnon sur lequel jappent nuit et jour quatre ou cinq moulins à eau. Faites fumer les toits, chanter les filles, crier les enfants, éclater les enclumes; vous aurez Fougères; qu'en dites-vous?

     Eh bien! il y a dix villes comme cela en Bretagne, Vitré, Sainte-Suzanne (?), Mayenne (?), Dinan, Lamballe, etc...; et quand vous dites aux stupides bourgeois, qui sont les punaises de ces magnifiques logis, quand vous leur dites que leur ville est belle, charmante, admirable, ils ouvrent d'énormes yeux bêtes; et vous prennent pour un fou. Le fait est que les Bretons ne comprennent rien à la Bretagne. Quelle perle et quels pourceaux!

     Saint-Malo, 25 juin 1836 : ... Arrivé à Saint-Malo, j'étais pénétré de poussière, j'ai couru à l'océan, et je me suis baigné dans les rochers qui entourent le fort du môle et qui font à la marée basse mille baignoires de granit. J'ai été assez avant dans la mer, courant de roche en roche malgré la lame qui m'a jeté une dizaine de fois à la renverse sur de diaboliques rochers fort pointus. N'importe, c'est une admirable chose chaque fois qu'elle vous enveloppe et vous secoue dans son écume. Comme j'ai fait une douzaine de lieues à pied au soleil depuis quatre jours, bout par bout, j'ai le visage tout pelé, je suis rouge et horrible. Du reste, j'avais besoin d'eau. Depuis que je suis en Bretagne je suis dans l'ordure. Pour se laver en Bretagne il faut bien l'océan. Cette grande cuvette n'est qu'à la mesure de cette grande saleté....
     Ton Pontorson est en Normandie. Il est vrai, la carte dit en Normandie, mais la saleté dit : en Bretagne. Du reste, dans ce pays-ci, les cochons mangent de l'herbe. Il n'y a qu'eux qui soient propres en Bretagne.... laquelle barrière ressemble à un peigne. Cela devrait bien donner aux Bretons l'idée de s'en servir (de peignes).

 

 L'Histoire du Camp de CONLIE (24 octobre 1870 - 25 janvier 1871)

      Début décembre 1870, le maire de Rennes, M. BIDARD, alla trouver le préfet : "Les Prussiens marchent sur la Bretagne; nous avons à Conlie près du Mans 50.000 hommes qui ne demandent que des fusils; ces fusils arrivent à Brest, et au lieu de les leur donner, on les expédie ailleurs au Havre. Il est "donc certain, évident, que la délégation de Tours ne veut pas nous armer..."

     Le préfet répondit : "C'est vrai, mais aussi on a eu tort de faire une armée de bretonsQue voulez-vous, à Tours, ces messieurs craignent que ce soit une armée de chouans..." 

     Le 14 octobre 1870, M. de Kératry, ancien préfet de police, quitte Paris en ballon et propose à Tours au Ministre de la guerre et de l'intérieur Léon GAMBETTA de marcher sur Paris avec une "armée de Bretagne".Ce Léon GAMBETTA est né à Cahors en 1838. Son grand-père venant de Ligurie en Italie s'y était installé pour commercer. Après des études de Droit Léon GAMBETTA se fait naturaliser français à 21 ans puis devient avocat.Il se lance en politique comme républicain avec des idées assez radicales pour l'époque. Son programme de Belleville en 1869  parle de "séparation des églises et de l'état, l'élection des fonctionnaires, la suppression des armées permanentes, ..." A seulement 32 ans en 1870 il devient membre du gouvernement de la Défense nationale et prend une position de "guerre à outrance".

     Le 22 octobre 1870 un décret nomme cette armée "Forces de Bretagne" qui doivent se regrouper à Laval ou Le Mans sous les ordres du Général de division M. de Kératry. Léon GAMBETTA promit des "fusils à tir rapide", des canons à longue portée et des mitrailleuses perfectionnées. On mobilise dans les 5 départements bretons les hommes valides, les gardes mobiles, les anciens soldats de 25 à 35 ans, les volontaires et les corps francs avec pour consigne : "Que les vrais Bretons marchent en avant; que votre seul cri de ralliement soit : Dieu et Patrie!".

     Un ingénieur de Brest vient aplanir et fortifier un terrain situé à Conlie près du Mans, proche de la ligne de chemin de fer Brest/Paris. Le 6 novembre 1870 on comptait 6.000 hommes, le 15 il y en avait plus de 13.000 et le 23 plus de 25.000. Venus de Brest et Nantes 2.000 hommes avaient amené des fusils "Sniders". D'autres étaient équipés de médiocres fusils à percussion, de dix modèles ou calibres différents, en très mauvais état ou d'usage impossible. Ils avaient été donnés par les compagnies de pompiers - alors armées - ou les gardes nationales.Ainsi seulement 2.000 hommes sur 25.000 avaient un armement adéquat. Et beaucoup n'avaient pas d'armes.

     Le 28 octobre M. de Kératry télégraphie de Brest à Gambetta : "je n'ai pas de fusils; ici l'arsenal de guerre à 3.200 "chassepots" disponibles. Je vous conjure de me les donner..." Réponse le 31 : "Que demandez-vous? Mais n'exagérez pas vos demandes!" Le 3 novembre Gambetta "autorise seulement de livrer les fusils ou carabines à percussion et sous aucun prétexte les fusils ou cartouche "chassepot..." Et il n'y avait plus de fusils à percussion.M.de Kératry ne réussit alors à obtenir que 2.000 Remingtons de modèle espagnol et 500 revolvers. Cependant tout le monde savait qu'à Brest il restait encore plus de 15.000 armes à tir rapide. On attendait également 2 bateaux venant d'Amérique et d'Angleterre. L'un des bateaux fut dérouté au Havre malgré le beau temps à Brest. Un membre de la Commission d'armement fit savoir que les mobilisés bretons pouvaient se contenter de fusils à percussion et qu'ils n'avaient pas le droit à un armement perfectionné. Deux tiers des 25.000 hommes étaient non armés le 19 novembre et au 25 novembre il y avait à Conlie 35.000 hommes disposant de 9.181 fusils à "percussions antiques", tous mauvais, 5.000 carabines Spencers et 200 Remingtons... Gambetta déclare alors à M. de Kératry : "Je crois m'être acquitté de mes devoirs envers le pays et envers vos soldats...Je vous conjure d'oublier que vous êtes Breton..." On réussit à obtenir encore 3.600 fusils à percussion ayant besoin de réparations et 1.400 "chassepots" ne disposant que de 600 cartouches à se répartir!

     Gambetta vint au Camp de Conlie où il ne trouva "pas assez d'esprit républicain!" Une entrevue avec M. de Kératry qui ne voulait aller au combat pour exposer la plupart de ses soldats désarmés à une perte certaine s'acheva par :" Pourquoi cette froideur entre nous? Il y a de votre part trop de préventions politiques vis-à-vis de la Bretagne!" Le 26 novembre 1870 Gambetta transfera le commandement de l'Armée de Bretagne autonome aux ordres du Général Jaurès. Conlie était un camp de boue d'hiver(appelé en breton "KERFANK" la ville de boue), piétiné par 40.000 hommes portant des sabots. Ils n'arrivaient pas à trouver de souliers assez grands... Pendant ce temps-là dans les cales du bateau "Pereire" mystérieusement dérouté au Havre on comptait plus de 38.000 armes à tirs rapides laissées sans emploi... et non distribuées aux mobilisés bretons.

        A la démission de M. de Kératry le nouveau commandant passe en revue des soldats bretonnant : "D'ar ger, ma general, d'ar ger!" clament-ils, ce qui signifie :non pas à la guerre mais à la maison! Avec évidemment une mauvaise interprétation du commandant.....

     A partir du 18 décembre 1870 le camp fut progressivement évacué. Le 12 janvier 1871 le mauvais état des armes rendait impossible l'emploi des bataillons d'Ille-et-Vilaine, auxquels ordre fut donné de battre en retraite... L'armistice fut signé fin janvier.

     1914 - 1918 : " le sacrifice breton", avec environ 150.000 hommes pour la Bretagne, dont 49.000 pour l'Ille-et-Vilaine. La proportion très élevée des morts bretons en France tient au caractère très rural de la population, ce qui orientait les recrues vers l'infanterie, principale "chair à canon" de la guerre dans les 10ème corps de Rennes et 11ème de Nantes.

     "Le breton est excellent dans la guerre défensive, pseudo défensive, demi défensive. Je préfère une autre troupe dans l'attaque." expliquait Jean Joubert des Ouches, un général d'origine bretonne.

     "Le breton n'a pas peur. Ca tient à une certaine lourdeur de corps et d'esprit. Il ne voit pas vite", ajoutait-il. Il semble que la ténacité de nos compatriotes, bien connue du haut commandement, ait conduit celui-ci à utiliser des troupes bretonnes pour "tenir" là où d'autres régiments lâchaient prise. En outre, le "fatalisme breton", nourri bien souvent par son éducation religieuse, en faisait des troupes sures. Enfin, dans cette guerre de terrassiers, dans la boue et l'insalubrité des tranchées, les bretons , encore majoritairement ruraux et paysans, avaient une rusticité appréciée et exploitée par l'état-major. Cela suffit à expliquer l'hécatombe.

      Quant à cette "lourdeur d'esprit", le breton du XXIème siècle apprend désormais dans les deux meilleures Académies de France : à Nantes et  Rennes....et l'agriculteur breton est devenu un technicien de haute technicité.......

 

                                              GAUGUIN en Bretagne : Jean-Marc PINSON (O.F. 30/05/18)

" Gauguin viendra dès 1886 au Pouldu. Une nature vierge, des dunes et des landes. La mer. Donc les vagues. A l'époque, la nature, là-bas, est sauvage. Il a passé autant de temps à Pont-Aven qu'au Pouldu. Par contre, quand il parlera plus tard de la Bretagne, c'est toujours Le Pouldu qu'il mentionnera. Un décorum qui ne pouvait que plaire à celui qui disait :

"J'aime la Bretagne, j'y trouve le sauvage, le primitif. Quand mes sabots résonnent sur le sol de granit, j'entends le son sourd, mat et puissant que je cherche en peinture."

Gauguin est un homme qui n'a de cesse de larguer les amarres. Quand il arrive en Bretagne, il sort d'une autre vie : marin de commerce d'Etat, plusieurs tours du monde, employé à la Bourse de Paris, marié, cinq enfants. Il va se consacrer entièrement à la peinture, perdre sa famille, se ruiner la santé. Sans argent, il continuera pourtant à créer. Il ne peut plus acheter de la peinture? Qu'importe! il lui reste un canif pour sculpter le bois.

Le peintre s'échouera aux îles Marquises où il s'éteindra en 1903 dans sa "maison du jouir". Paul n'était pas un saint. Mais devant Gauguin, les amateurs d'art sont toujours aux anges. Une huile sur toile de 60 x 72cm avec trois rochers qui fendent le paysage; les flots les entourent et semblent jouer avec eux... La mer est bleue et verte à la fois : en breton il y a un mot qui définit les deux couleurs : "Glaz". Peint en 1888, ce bout du Sud-Finistère est parti, 130 ans plus tard, à plus de 35 millions de dollars chez Christie's.

 

 

 

Etait-ce mieux avant ?

                                                                                                   

Commençons en l’année 800 et arrêtons-nous à la veille de la Révolution de 1789. Un millénaire de petite et grande histoire au galop.

La vie du paysan, nos ancêtres à 90 % et plus

On vit par saisons au rythme des saints Martin, Michel... et les jours n’ont pas de numéros. L’heure de l’aube est celle du coq et la cloche donne l’heure selon l’humeur du sacristain. L’angélus sonné : aube, midi et fin du jour, ce sera à partir du XIIème siècle.

Le paysan n’est alors plus achetable-vendable. Il se lève tôt et rentre tard dans la maison en bois. Dans l’unique grande pièce au plancher de terre battue, on allume le feu au milieu de la pièce; la fumée s’échappe par un trou dans le toit. La cheminée ne viendra dans les chaumières que trois ou quatre siècles plus tard. On bouche les fenêtres avec du foin; la vitre n’arrivera qu’à la “Renaissance”. 

 

 

Une chaumière de paysan du moyen Âge, d’après un livre de classe (Histoire cours élémentaire, Fernand Nathan, années 1950).

 En hiver, on introduit quelques animaux qui dégagent de la chaleur mais aussi amènent des mouches qui bourdonnent sans cesse. Les deux couples, le vieux et le jeune, dorment dans le lit; les enfants sur des tas de paille.

On exécute les travaux à la main, à la bêche et à la faucille. Plus tard, l’Ancien Régime interdira l’usage de la faux, coupable de faire perdre des grains et de priver les pauvres de chaume. On lèvera l’interdiction en 1791, mais il faudra attendre une vingtaine d’années pour son utilisation généralisée, permettant de doubler la productivité avec 50 ares de blé moissonnés par jour de travail contre 20 à la faucille. Cependant, on garde parfois la faucille utilisée par les femmes payées moins cher. On reproche aussi à la faux de couper les tiges trop bas et de détruire les nids de caille.
La chape à capuchon protège du soleil et de la pluie et on se désaltère avec de l’eau de sa gourde en peau de chèvre. La braie flottante ne viendra qu’au Moyen Âge et la chemisette

au XIVème siècle. Un réel progrès fut la charrette à quatre roues tirée par des boeufs fin du XIIème siècle, du moins pour les laboureurs les plus aisés.  

La convivialité villageoise

La grande fête de “Pâques” est célébrée le dimanche suivant la pleine lune postérieure au 21 mars. Puis, au quarante et unième jour, on jeûne dix jours entre Ascension et Pentecôte. Le lieu central du village est une modeste église où l’on se tient assis, à genoux ou debout sur le foin. On s’autorise des réactions spontanées qui déclenchent l’hilarité. Les animaux de compagnie y sont autorisés. Il faudra attendre le XIVème siècle pour rétablir bon ordre avec une chaire. Après l’art roman, les églises profiteront de l’art gothique du XIIIème siècle.

On découvre progressivement des animations avec les “Pardons”, les “ballades” et kermesses avec des ripailles, jeux rustiques, chants, musiques et danses bien racontées plus tard, au XVIème siècle, par Noël du Faïl. 

 

 

La danse des paysans par Brueghel l’Ancien.

Mais la malnutrition et la malpropreté amènent la peste et la lèpre. A cela s’ajoutent les famines qui peuvent durer plusieurs années et entraînent le brigandage avec des routiers, des cottereaux qui ne craignent pas la pendaison par bandes entières.

Les puissants

L’aristocratie féodale est née de la pratique professionnelle de la guerre à cheval. Les  “barbares” étrangers de l’Est de l’Europe ont permis de faire découvrir l’étrier au début du VIIIème siècle. Cet atout décisif permettra à Charles Martel d’en équiper sa cavalerie et de vaincre en 732 les Arabes d’Abd al Rahman ibn Abdallah, qui y meurt. Le roi confisque alors les terres ecclésiastiques pour financer l’équipement d’un guerrier.Celui-ci représente alors le coût d’une vingtaine de boeufs. Et le cheval mange des céréales... L’aptitude de conduire un cheval à la guerre et à la chasse sera une marque culturelle amenant la chevalerie.Charlemagne sera un guerrier qui réalisera cinquante-trois campagnes militaires dont trente-quatre réservées aux Saxons. En 782, il en fera trancher la tête à 4 500 dans une journée. En quarante-six années de règne, sa seule défaite sera devant Saragosse en Espagne face aux Musulmans, avec retraite par Roncevaux. 

 

 

L’empereur à la barbe fleurie reçoit la soumission des Saxons (Mon Histoire de France, Hachette, début du XXe siècle).

 Le paysan, quant à lui, se contentera d’une invention considérable : le collier rigide d’épaules posé au cou des chevaux de trait, permettant de tirer très fort.

Au Xème siècle les Capétiens pratiquent la chasse à courre pour se procurer du gibier ou détruire les grands animaux ravageurs des forêts et des champs. Le chevalier et homme d’épée, bien en selle avec ses étriers, domine le manant à qui il n’autorise pas le droit de chasse.

Il est dit que le “percheron” aux proportions parfaites serait issu d’un apport des chevaux arabes capturés à la bataille de Poitiers. Et aussi de chevaux tartares de prisonniers mongols. Et que dire du cheval “breton” de plus petite taille, léger et vivace, qui fit le bonheur des Bretons de Nominoé, tels des Indiens lançant leurs lances contre les Francs à la bataille de Ballon près de Redon en 845.

 Le pouvoir monarchique concentré sur la région parisienne veut s’agrandir avec l’apport de mariages dotés de territoires. Les guerres se succèdent contre les Plantagenets d’Angleterre, ces Normands aidés par 30% de Bretons qui ont conquis l’Angleterre en 1066. Le pape Urbain II lance la première croisade pour délivrer Jérusalem en 1096. Il en faudra huit, fort ruineuses, jusqu’à Saint-Louis qui mourra du scorbut. Et pourtant l’Orient disposait de tous les fruits qui l’auraient guéri : pastèque et melon, abricot, pêche originaire de Chine, le citronnier originaire des pieds de l’Himalaya, le cerisier, mais aussi les épinards et les échalotes, le céleri diurétique, l’asperge ainsi que l’artichaut, nourriture des ânes, et les prunes. Les chevaliers seront impuissants pour s’emparer de Damas, “pour des prunes”!

Ils auraient pu aussi revenir avec une brouette d’Orient, inconnue en Occident. Le sucre ne sera importé d’Alexandrie qu’au XIIIème siècle.

Le vin et le tabac tracent leurs routes

Dès le XIIème siècle, fuyant les pillages de Vikings sur les bords de la Loire, des moines de Saint-Martin de Tours récupèrent des terres à Chablis grâce à Charles Le Chauve. Il se produira une concurrence directe avec les moines cisterciens de Pontigny. Et à l’arrivée une grande qualité du vin de Chablis.

On raconte aussi qu’un moine de Sancerre aurait utilisé vers 1040 son abondant vin pour l’associer au mortier servant à reconstruire son église détruite par le feu. Au XIIIème siècle, sainte Hildegarde ajoutera du houblon à la cervoise aromatisée au gingembre. On aura la bière. Au XIVème siècle, les papes français d’Avignon font couler le vin à flot dans la cité dénommée la “Babylone du siècle”. Tavernes et maisons de passe contribuent à ce surnom. Le pape Jean XXII y aura fait planter le “chateau neuf” (du pape). Sous Henri IV toutes les provinces donnent du vin, exceptés Normandie et Picardie, puis la Bretagne, qui préfèrent le cidre.

Parmi les découvertes de Christophe Colomb de 1492 à Cuba ou des Portugais au Brésil, le tabac mettra du temps à trouver le succès. Il faudra attendre 1559 pour que l’ambassadeur de France au Portugal, Jean Nicot, soigne son cuisinier avec un emplâtre de cette plante. 

 

 

 

Jean Nicot et son « médicament ».

 Le pétrin de poudre envoyé pour soigner les migraines de Catherine de Médicis lancera une mode et les apothicaires distribueront du tabac sous forme de lavements ou de purges. Bien que les brésiliens l’appellent “petun”, la plante sera l’herbe à Nicot (nicotine), mais aussi l’herbe sainte. Au début du XVIIème siècle on lui donnera nom de “tabago” provenant du roseau qui entoure les feuilles roulées. On le prise, on le chique et on le fume “en pipe”. Mais d’autres pays considèrent le tabac comme du poison : en Perse on coupe le nez aux priseurs et les lèvres aux fumeurs; en Turquie on perce le nez avec un tuyau puis on promène le damné sur un âne; enfin au Japon on devient alors esclave...

L’époque moderne pointe son nez

L’agriculture moderne tient dans l’oeuvre retenue dans l’ouvrage de 1600 de l’agronome calviniste Olivier de Serres “Théâtre d’agriculture et mesnage des champs”. Mais ce sera le fin M. de Sully, Maximilien de Béthune, qui fera autorité et déclarera : “labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France”.

Période de prospérité achevée avec l’assassinat du bon roi Henri. Sous les deux cardinaux-ministres qui lui succèdent les impôts doublent et les famines – “des orties, ils font leurs soupes” – , la peste et les guerres font des ravages. En 1675, Madame de Sévigné rapporte que les “bonnets bleus”, coiffure des pêcheurs de Cornouaille et région de Carhaix (Poher), demandent la suppression de tous les droits seigneuriaux comme “attentatoire à la liberté de la province Armorique”. Ils décident d’envoyer six députés aux Etats provinciaux et rédigent un “CODE PAYSAN” : abolition des corvées, des dîmes, de la banalité du moulin et réduction des droits sur le vin reçu de l’étranger. L’argent des “fouages anciens” devra être employé à acheter du tabac, distribué avec le pain bénit aux messes paroissiales. Le droit de chasse sera réglementé (à interdire du 1er mars au 15 septembre); les colombiers seront rasés; pleine liberté sera rétablie pour tous de tirer sur les pigeons; recteurs et curés seront salariés par leurs paroissiens; la justice ne sera plus rendue par le seigneur mais par un juge salarié; les mariages seront permis entre noblesse et paysannerie; les successions seront partagées équitablement... En fait, il faudra attendre encore un peu. 1675, également année de la révolte des “bonnets rouges” et du “papier timbré”.

 

 

Plaque de la rue du Papier Timbré à Rennes (photo de XIIfromTOKYO).

Le siècle des Lumières

En 1700 le royaume de France totalise 21 millions d’habitants, soit un Européen sur quatre. On aura ensuite 75 années, dit un presque siècle des “Lumières”avec des révolutions des esprits, de l’agriculture et de la technologie. Le servage royal sera aboli en 1779.

Même si l’on passe d’un âge moyen de 20 ans des décès au début du XVIIème siècle à 29 ans à la fin du XVIIIème, la moitié des enfants n’atteignent pas l’âge adulte. Entre 1740 et 1789, sur 1000 enfants nés vivants, le nombre de survivants est de 525. On dit qu’il faut “deux enfants pour faire un adulte”. La mortalité infantile d’enfants de moins d’un an est estimée à 20%.

Toutefois, en raison des familles nombreuses, en 1790 la population sera de 27 millions, dont 22 sont des ruraux. Entre-temps la famine de 1770 donnera l’opportunité à l’Académie de Besançon de proposer des végétaux qui pourraient suppléer en cas de disette. Huit mémoires mentionnent la pomme de terre avec un premier prix pour Antoine-Augustin Parmentier. Ce pharmacien entré dans l’armée à 20 ans avait été capturé par les Prussiens où il avait eu pour ration ce légume. A l’occasion de la Saint-Louis, il fera préparer à la table du roi louis XVI vingt plats différents à base de pommes de terre. Il convaincra les citadins en faisant garder de jour mais pas de nuit la plaine des sablons à Neuilly où sont plantées des pommes de terre. 

Rien de tel pour stimuler l’envie de pommes de terre, et on y vole les plants de l’ancienne “papa” d’Amérique du Sud.

 

 

 

 

 

La tombe de Parmentier au cimetière du Père Lachaise.
Elle est régulièrement « fleurie » de pommes de terre.

 L’hiver qui précède les premières grandes dates de la Révolution est rigoureux. Il commence le 25 novembre 1788 pour s’achever le 20 janvier 1789. On tue du bétail faute de pouvoir l’abreuver. La liberté d’exporter le grain fait que les greniers sont vides dès 1788 et que les prix augmentent.

Partant du Dauphiné puis de Rennes la révolte gronde... pour finir en Révolution nationale.

Alain Gouaillier le 02/09/2019

Source principale :

  • Les Paysans de France” d’Arthur CONTE

 

1 - Danse traditionnelle en Haute Bretagne

2 - La civilisation des Riedones et la "Bretagne préhistorique"

3 - "Les Chouans" et "Béatrix" de Balzac et la Chouannerie en Acigné

4  - Acigné et la Duchesse Anne

1 - "Danse traditionnelle en Haute Bretagne" :  à cette belle fête de la "Gallésie" à Monterfil ce dimanche 29 juin 2014, Marc CLERIVET a donné son accord pour nous permettre de divulguer "grand public" l'évolution de nos danses gallèses sur des périodes du 19 et 20è siècles. Son ouvrage de référence de 468 pages est édité par "Dastum" et les "Presses Universitaires de Rennes" dans la Collection "Patrimoine Oral de Bretagne". Voici des extraits :

     L'ensemble des répertoires traditionnels dansés recueillis en Haute Bretagne peut être divisé en deux corpus bien distincts :

                                                             les branles et les contredanses        

L'appellation "branles" issue des 16 aux 18è siècles concerne les danses en chaîne ouverte ou fermée avec une répétition uniforme d'un groupement moteur défini et qui, selon les cas, correspond à 3, 4, 6 ou 8 pulsations musicales.La frontière linguistique n'ayant jamais constitué une barrière pour les pratiques culturelles un grand nombre de ces branles était commun aux deux zones linguistiques de Bretagne : "En Dro", la "Pilée menue", "Rond de Penthièvre".Tous les branles gallos recueillis étaient dansés exclusivement en chaîne fermée (et évoluent dans la plupart des cas vers la gauche), hormis le bal et quelques versions de rondes aux trois pas.

     Concernant l'"En Dro" il s'agit d'un rond avec un pas d'une durée de quatre temps musicaux, dansé comme en Vannetais : un changement de pas en deux temps (G-D-G) vers l'avant et un changement de pas de même durée (D-G-D), plus restreint, légèrement à reculons. l'"Hanterdro" présente une formule d'appuis de trois temps. Dans le Morbihan "Endro" et "Hanterdro" étaient connus des mêmes populations et peuvent être mis en parallèle avec le binôme branle simple et branle double qui constituaient le répertoire de début de bal à la Renaissance (suivi du branle gai).

     "Passepied" : ce branle est cité par Mme de Sévigné en 1690 : "il y eut des sonnoux, on dansa tous les passe-pieds, tous les menuets, toutes les courantes de village, tous les jeux des gars du pays." Cité également bal (pays paludier), bal rond(Brière, pays métayer), draw (pays mitaod), demi-rond. Pouvant être dansé isolément ou bien associé à une autre ronde le passepied est une ronde. Les danseurs, disposés face au centre, se donnent la main ou un doigt. Sur la phrase A les danseurs légèrement tournés vers la gauche font tourner la ronde dans le sens des aiguilles d'une montre en petits pas marchés. Sur la phrase B la ronde s'immobilise et tous les danseurs effectuent un pas en léger avancé et réculé. Une suite se retrouve entre Mûr -de-Bretagne et Loudéac : ronde, baleu, ronde, passepied / riqueniée ou erqueniée façon coq bombant le torse, la tête relevée et le dos en arrière.

     Le second type - les "Contredanses"-  sont des "danses à figures". Dansées à l'origine en Angleterre la "contredanse" a été adoptée et adaptée en France à la fin du 17è siècle. Elle a fini par occuper la majeure partie des bals de la noblesse et des milieux dominants. Les formes sont diverses : carré, , cortège de couples, double front de danseurs ou ronde. Contrairement aux répertoires de branles le moteur n'est pas le pas répété mais l'enchaînement de figures avec une sucession de déplacements et de positionnements des danseurs qui se meuvent à l'aide de pas particuliers dont certains présentent parfois des formules d'appuis complexes et des styles d'exécution très évolués.Seules deux régions n'ont jamais connu de répertoire de contredanse. Il s'agit, d'une part, de la région comprise entre Josselin et Ploërmel et, d'autre part, d'une fine bande située à l'ouest de Loudéac entre Crédin et Quintin.

     Des contredanses à permutation de cavalière :

    La "Boulangère" : une ronde portant ce nom a été décrite entre Rennes, Fougères et Vitré avec le chant : "La boulangère a dix écus et le meunier en a bien plus" qui se rapproche du "Rond de St Julien-de-Concelles"(44). Durant la première phrase musicale la ronde tourne vers la gauche en usant d'un pas de quatre (double de la Renaissance). Durant la seconde partie chaque danseur fait passer la cavalière située à sa droite à sa gauche sur quatre mesures. Cette permutation s'effectue deux fois, la première par une simple translation, la femme passant de dos devant l'homme, la seconde par une pastourelle, chaque homme faisant faire à la femme un tour complet sous son bras droit élevé.

     Notons également un répertoire de "danses en couples" issues des bals bourgeois ou publics de la seconde moitié du 19è siècle : Polkas (piquée, piquée double, des bébés, chat, lapin), Scottish (anglaise ou Pas de sept), Mazurka, Valses. Plus surprenant la "Bourrée" est présentée sur une carte comme répertoire traditionnel du bassin de Rennes; les "suites Nantaises" avec la "Badoise" (polka des "bébés" ou "baby-polka"), "Trois coups d'talon", la polka piquée et le "Galop nantais". Enfin citons le "Quadrille des Lanciers" très en vogue jusqu'en 1940 (proche du "Quadrille de Cancale").

     Le Quadrille : le Quadrille serait l'antécédent des différentes contredanses de Haute Bretagne. La première figure était le "pantalon". Elle a donné notre Petit Galop.. la deuxième figure du quadrille ancien était l'"Eté". De là vient notre fameux "Pas d'Eté" avec un avant-deux traversé, suivi d'un second pour revenir en place. Le "balancé et tour des deux mains" qui suivait est devenu "valsé". La troisième figure du Quadrille s'appelait la "poule".La quatrième figure était la "Pastourelle" à partir de 1830 et enfin la "Finale" comprenant un avant-quatre, un avant-deux aller et retour, un balancé tour des deux mains. L'évolution simplifiée en nombre de mesures du "Quadrille" fut qu'en 1823 la Quadrille "se marche". Un témoin raconte : "Rien n'est plus simple que notre danse actuelle. Cet agréable exercice exigeait, il y a une vingtaine d'années, beaucoup d'études et même de perfection." Les enchaînements des Quadrilles de Haute Bretagne peuvent être rattachés à l'un des trois Quadrilles fondamentaux de la fin du 19è siècle : le Quadrille français, le Quadrille américain -dit "croisé" collecté dans le vignoble nantais- et le Quadrille des Lanciers.

     Le "Quadrille des Lanciers" : il était dansé dans tous le bals annuels organisés dans les grandes écoles ou les corps constitués à Rennes ou Nantes jusqu'à l'Occupation de 1940. Contrairement aux deux autres quadrilles sa musique était la même partout, servant également comme air de scottish ou comme support du "pas d'Eté". On l'appelle l'"Air des Bottes" :"Il avait des bottes, l'avait des bottes, bottes, bottes, L'avait des bottes, bottes, l'avait des bottes Bastien".

     Dans le nord de l'Ille-et-Vilaine la danse principale était l'"AVANT-DEUX". Dans l'est de la Haute Bretagne, vaste région entre Ancenis et Châteaubriant, dans le Mené et le bassin rennais on retrouve des figures constitutives du Quadrille français : "Avant-Deux", "Pastourelle" ou "Poule", probable éclatement des quadrilles modernes dansés dans les bals mondains et urbains de la seconde moitié du 19è siècle. Particularité de l'"Avant-Deux" : on retrouve nombre de ces danses différenciées d'une commune à l'autre par la façon de faire d'un seul danseur. Exemple : seul le pas distingue celui de Saint-Herblon et celui des "Touches", ou celui de Bazouges-la-Pérouse et du "Coglais". A Bazouges un film a permis de montrer au moins quatre formules d'appuis types différentes pour huit danseurs.

     Le terme "Avant-Deux" n'est pas spécifique à la danse de tradition populaire en Haute-Bretagne. C'est l'appellation d'une figure élémentaire constitutive d'un grand nombre de contredanses pratiquées par les bourgeois et la noblesse, puis dans les bals des grandes villes à partir de la seconde moitié du 18è siècle. Elle était la composante fondamentale et principale de l'"Eté", contredanse popularisée par Julien vers 1781. Cette contredanse très prisée pendant la période révolutionnaire est venue se positionner comme seconde figure du Quadrille sous le Directoire, le Consulat et l'Empire.Pour le "balancé" de fin de danse il peut s'agir d'un simple marché ou du pas en pivot, le "swing". Le pied droit tombe bien à plat sur tous les temps, tandis que sur les contretemps le pied gauche prend appui rapidement, souvent en demi-semelle, permettant au pied droit d'effectuer la rotation. Parmi les enquêtes de l'"Avant-Deux" entre Rennes et Fougères citons celle réalisée par Simone Petit-Devoise (MORAND) à Gévezé et La Mézière, Marguerite CORVAISIER à Gahard et Georges PAUGAM à Ercé-près-Liffré et Acigné en 1980 au café rue de Calais (Nota : avec la présence d'Antoinette BARON).

       D'autres éléments de jeux complétaient le temps de pratique : l'"Aéroplane" (d'Acigné ou St Péran),"la "Trompeuse" (de Dinan) version dansée avec des pauses, le "Tournez-vous" (version avec des retournements) et le "Bal des Hollandais" (version avec des chassés-croisés). Le "longway" ou dispositif en colonne, qui voit une file de danseurs faire face à une autre, était le dispositif le plus courant de "country dance" de la fin du 17è siècle, dispositif de la contredanse anglaise. Ce dispositif concerne la "Boulangère" en Morbihan gallo. En carré de quatre couples on le retrouve en version Quadrille américain ou pour le "Sacristain".

     Le SACRISTAIN ou "MOULINET" (d'Acigné ou Ercé-près-Liffré : il se pratique dans un dispositif à 4 couples avec des commandes "Moulinet pour les hommes!", "Moulinet pour les femmes!" Puis on devait s'accrocher pour former une aile de moulin en couple.

     Au nord de l'axe Vitré/Josselin la majorité des contredanses ont une durée de vingt-quatre mesures. Au sud elles peuvent aller de vingt-quatre à trente-deux mesures. Les Contredanses en Haute-Bretagne étaient "commandées par le musicien", animateur organisant l'espace, les alignements, le silence. Cela consistait également à annoncer les figures et les déplacements.

         Dans l'ouest des Côtes-d'Armor gallèses deux branles principaux dominent : le "rond" (ou la "ronde") et le "bal". Ces deux danses étaient le support d'éléments de jeux (retournements, pauses, accroupissements, élévation de bras).

     Dans le pays de Châteaubriant on retrouve l'"Avant-Deux" mais aussi la "Pastourelle" (ou "avant-trois" avec un homme entouré de deux femmes sur une partie de la danse), la "Poule" et une chaîne des dames.

     Dans le Morbihan gallo l'adoption de nouveaux répertoires ont été synthétisés localement comme la "Ridée" et une variante la "guédillée". La ridée à six temps proviendrait du sud du Morbihan et aurait eu l'"Hanterdro" comme origine. Les formes de ridées à huit temps auraient vu le jour autour de Pontivy. Ces danses ont été adoptées dans tout le Morbihan entre 1860 et 1880 et donnaient une prépondérance des mouvements de bras. Les danseurs usaient des appellations "ridées à deux coups et à trois coups", chaque coup désignant un mouvement spécifique de bras qui consiste en un balancé avant/arrière sur deux temps. Une ridée à deux coups est donc une ridée d'une durée de six temps, tandis que les ridées à trois coups ont une durée de huit temps.

     Dans le "Pays de Retz" la "MARAICHINE" était largement pratiquée entre le Marais breton et une ligne reliant Pornic au lac de Grand Lieu.

     Certaines danses sont issues de l'enseignement militaire : à l'est de la Haute Bretagne on pratiquait le "Pas d'Eté" (ou "Pas français"). D'autres danses furent incorporées dans les premiers cercles celtiques (1920 à 1960) : "la "Grosse Marie" ou "Danse des bigorneaux" en Loire- Atlantique (on y voyait les deux partenaires se mettre dos à dos, se frotter les fesses puis faire la bascule, les hommes soulevant les femmes sur leurs dos), l'"Horsey"(avec la version française "Poney! Poney!" adaptée de "Horsey! Horsey!" très populaire aux Etats-Unis et en Angleterre), le "Spirou" ou la "Bombe atomique"(les danseurs soulevant le plus haut possible leur cavalière; cette danse avait été interdite suite à de nombreux accidents) pour l'Ille-et-Vilaine, ou bien encore la "Belle Anguille" ou "Marlborough s'en va-t en guerre" pour le Morbihan, les Côtes-d'Armor ou le nord de l'Ille-et-Vilaine.

     Pour la contredanse "Avant-Deux" une version voyait les danseurs en vis-à-vis faire passer sous leur jambe un bâton ou une longue broche (mais aussi chaises, bancs, tabourets, cordages,...) qu'ils tenaient à chaque extrémité : la "Dauvergne" dans le nord Ille-et-Vilaine ou "Calibourdaine" à Saint-Lyphard (44). Une version du "Rond de Penthièvre" autour de Loudéac voyait les danseurs, à un signal donné par les paroles de la chanson, faire dos à la ronde tout en continuant de danser. A Bazouges-la-Pérouse (35)  version "Tournez-vous"d'"Avant-Deux" durant laquelle les danseurs se retournaient. Plus élaborée la "Ronde des Lavandières" présentant une analogie avec le "Branle des Lavandières" du 16è siècle. Citons aussi le "Carillon" avec le "Carillon de Dunkerque" (frappés de mains et de pieds) très prisé en Pays rennais à la fin du 18è siècle. Le "Carillon" ou "Trois coups d'talon" : et frappez dans vos mains, Un demi-tour, écoutez la musique, Trois coups d'talon et frappez dans vos mains, Un demi tour, reprenez la polka (avec une pastourelle sous le bras droit élevé du danseur).

     L'air d' "An Hini Goz" bien connu en Basse-Bretagne comme support de gavotte et de bal dans la région de la Basse-Cornouaille, était plus connu en Haute-Bretagne et tout particulièrement en Côtes-d'Armor gallèses sous le nom de "A la nigousse". C'était le support de la contredanse "la Périgourdine" dans l'extrême est du Mené. Sur le secteur de Collinée (22) les appellations "Contredanse croisée ou traversée" se différenciaient de la "Contredanse" ou de l'"Avant-Deux". On l'appelle depuis "Kerrouézée" avec l'air "Ah messieurs dames ça y est!" ou "Et puis madame ça y est!"

     LA DANSE et l'EGLISE : de nombreux musiciens étaient "interdits d'entrée" dans l'église lors des mariages. Certains d'entre eux ont connu l'excommunication, parfois même plusieurs fois au cours de leur vie. C'est le cas d'un musicien d'Irodouër (35) en raison de ses pratiques de sonneur de noce mais, surtout, en raison de sa grande audace à vouloir faire danser le dimanche après-midi. Il s'agit de Léon Gernigon, accordéoniste de routine, charretier, coiffeur et fossoyeur.

     En 1832 le maire d'Ercé-près-Liffré (35) rend compte au préfet du comportement du curé : "Monsieur le Préfet, le dimanche 29 juillet, nous avons célébré avec toute l'allégresse possible la fête commémorative de la glorieuse révolution de 1830 :

            un "INCIDENT" est venu plutôt égayer que contrarier notre amusement. Notre bon curé avait prolongé la durée des vespres par un chemin de croix extraordinaire : il avait prié et fait prier pour ceux qui allaient participer à une fête contraire à la morale et à la religion. Malgré toutes ces entraves et ces prédictions, à l'issue des vespres, la danse commença dans l'aire au devant de la mairie et de suite il y eut dix contredanses formées dont plusieurs à seize. Le son du violon attira aussi M. le Curé et il vint faire tapisserie avec un groupe de femmes et de curieux. Cette apparition ne fit aucune sensation. M. le curé rôdait et semblait tout hors de lui; personne n'y faisait grande attention. Cependant on remarqua qu'il avait du papier et qu'il écrivait au crayon : un curieux put même lire les noms de danseurs inscrits. On vint me prévenir de ce fait, alors je quittai le bal que j'avais ouvert moi-même et me rendis vers le curé, il n'était plus au cimetière, enfin je le rencontrais dans la rue. Je lui demandai par quel motif il venait de prendre les noms des danseurs... -je n'y tiens pas, dit le prêtre tout déconcerté, et il me remit le papier sur lequel il y avait inscrit beaucoup de femmes et de jeunes filles, partie à  l'encre et partie au crayon. Après avoir lu quelques noms, je ne pus retenir mon indignation, je déchirai le papier, en jetai les lambeaux dans la rue...."

     Les instruments : Si le couple biniou-bombarde a été omniprésent en Basse-Cornouaille et en pays vannetais brittophone cette formation était absente du pays gallo à l'exception notoire de la région de Questembert et Muzillac et surtout de l'arrière-pays de Loudéac et du Mené. Partout ailleurs en Haute-Bretagne l'instrument est sans conteste le violon. Dans l'est de l'Ille-et-Vilaine et le nord de la Loire-Atlantique on trouve des joueurs d'accordéon diatonique dès la fin du 19è siècle. Mais l'accordéon diatonique ne s'est répandu qu'à partir des années 1900, voire 1930.

     Dans certaines régions la veuze, la vielle à roue ou la clarinette ont occupé une place plus importante que celle du couple biniou-bombarde ou du violon. Dans les pays paludier, métayer et briéron (44) il existait au moins dix-huit veuzous en activité entre 1870 et 1930. Du côté d'Argentré en 1892 on y trouvait aussi du cornet à piston. Il y eut aussi une mode d'accompagnement des musiciens avec un ensemble grosse caisse et cymbale dénommé "jâze".

     Parmi les violoneux on trouvait des "joueurs de routine" qui ont eu accès à leur instrument sans enseignement formalisé, par recherche personnelle et observation de leurs prédécesseurs. La plupart se sont "faits la main" en "menant les conscrits" de ferme en ferme avec fanions et cocardes "bon pour les filles", "bon pour le service" et le dimanche "fleurissement des filles" avec des danses.  D'autre part on trouve des joueurs de violon populaires initiés à l'écriture de la musique auprès des joueurs de clarinette ou de piston dans les fanfares et harmonies municipales. Ainsi la plupart d'entre eux s'accordaient comme les joueurs de violon de formation classique alors que les joueurs de routine se positionnaient sur une référence légèrement plus basse (fa-do-sol-ré au lieu de sol-ré-la-mi). Le service militaire long parfois de 3 ans a aussi constitué l'occasion de faire évoluer pratique et répertoires dansés.

     Chants et danses : gavotter, noter, chanter à répondre ou à répéter, répouner ou ripouner, danser au son du sabot, turlutter... Le "CHANT à REPONDRE" est usité partout en pays gallo sauf dans le nord et l'est de l'Ille-et-Vilaine et la quart nord-est des Côtes-d'Armor gallèses. Il est "spécifique au répertoire de branles". Le groupe de chanteurs répète chaque phrase musicale après qu'une personne ou un groupe de personnes l'eut chantée auparavant. Cette technique sert à la danse mais aussi à la marche, à table ou pour interpréter des complaintes. D'une façon générale les personnes qui répondaient répétaient le plus souvent les phrases A et B dans le cas d'une structure de chanson bipartite (A et B étant les deux phrases) ou A et C dans le cas de chansons tripartites. En Morbihan gallo cependant les répondants répètent la chanson dans son intégralité. On pouvait alors avoir deux cas de figures : après avoir chanté A, et le choeur de lui répondre A, soit le meneur chante B et C ensemble, les deux phrases étant reprises par l'assemblée, soit le choeur répète chaque phrase, B et C, une à une.On trouve des chansons "narratives" ou des "dizaines" ou "chansons à dix" (c'est en dix ans, Y a 'cor dix, d'après des chansons de "pilées menues" de Ploërmel.)

     Avec le "GAVOTTAGE" le chanteur a statut de sonneur.Il accompagne les contredanses et danses en couple. Le répertoire se compose de courts refrains parfois salaces, généralement de quatrains ou des distiques complétés d'onomatopées que les gavotteurs égrènent en s'accompagnant d'éléments rythmiques comme le tintement de pinces à feu, de couverts sur une bouteille, de coquillages frottés l'un contre l'autre ou le son d'un soulier ou d'un sabot sur une bassine retournée par exemple (chant au sabot).

    La "Fête de la Saint-Jean" : c'était la date où les ouvriers agricoles signifiaient à leur maître qu'ils allaient le quitter ou vice versa (ou plus précisément la Saint-Pierre qui se fête le dimanche suivant). Dans le bassin rennais aux terres riches on pouvait également s'engager à la Saint-Michel. Un valet pouvait se faire engager pour la saison estivale et changer de ferme pour le reste de l'année, soit faire "métive". La "fouée" (le feu en gallo) est toujours très répendue avec parfois les sonneries de bassin ou tirer la "chièv".En travers de bassines en airain positionnées sur leurs trépieds on place des tiges de joncs (Juncus effusus ou glomeratta). A chaque extrémité de la tige se positionne une personne. Tandis que la première assure le contact entre la tige et la bassine - sans toucher à la bassine - la seconde fait glisser lentement la tige entre ses doigts de manière à lui conférer une vibration qui se propage au métal et fait brinder la pêle, troubler et jaillir quelque peu l'eau de la bassine. Il sort de ce dispositif un son grave, continu, envoûtant, qui peut s'entendre de très loin.A la Saint-Jean il était d'usage de former une grande ronde pour chanter en choeur une chanson spécifique et de la faire progresser vers la gauche en simple pas de marche. On n'y dansait que rarement contrairement aux noces ou aux "parbates" (parebattes ou barbates en Ille-et-Vilaine), "Nicolaille" ou "Nicodailles" dans l'est des Côtes d'Armor gallèses ou bien encore "Rançon' à l'ouest de Redon : ce sont les réjouissances qui succédaient aux "batteries" de collecte de blé d'avant les moissonneuses-batteuses. Elles demandaient l'ensemble des bras disponibles alentour. Note AG : Les temps passent et leurs changements : si Acigné (35) en 1813 comptait 141 fermes occupant 526 agriculteurs il ne reste plus que 31 exploitations en 2014.

     Les "Ramaougeries d'pommé" : dans une vaste région d'Ille-et-Vilaine au nord de Rennes, entre Fougères au sud-est jusqu'à Dol au nord-ouest, il était d'usage aux mois de novembre et décembre de confectionner "pommé". C'est une confiture à base de pommes que l'on laisse réduire en la chauffant doucement pendant une soirée ou une nuit, voire parfois vingt-quatre-heures. Cette préparation nécessite d'être remuée constamment durant toute la cuisson. Il était d'usage d'inviter les voisins et la jeunesse pour venir aider à "ramaouger", chacun prenant son tour au "ribot" en bois. Pendant que le pommé cuisait l'assemblée mangeait, chantait et dansait. Si les cantons d'Evran et Bécherel connaissaient bien le "pommé" sa préparation ne suscitait pas l'organisation d'une veillée. Il ne requérait pas non plus vingt-quatre heures de cuisson, comme dans le canton d'Antrain, mais était préparé en quelques heures dans une marmite plus petite. Le travail pouvait être effectué plus rapidement mais on faisait en sorte de la faire durer pour le plaisir de danser. Nota : Acigné faisait son "pommé" de 1992 à 2012 à la ferme culturelle municipale de la "Motte" avec "Gallo-Tonic" de Liffré et le Club de l'"Amitié".

     Les "Buées": Il en était de même les soirs des grandes lessives (ou buées) qui se faisaient deux fois l'an, au printemps avant la semaine sainte et à l'automne. Adolphe ORAIN décrit à Servon-sur-Vilaine (35) la façon dont on mettait le chanvre et le lin à rouir, étape suivant l'égrainage : "lors de la récolte les gars et les filles du pays se réunissent pour aller dans les fermes s'offrir à porter le chanvre et le lin à rouir dans les rivières et dans les doués. Après cela a lieu un repas suivi de danse et de chanson."

     Les "Pileries de place" (ou foulerie de place) : pour aider le travail à refaire le sol des habitations en terre battue jusqu'en 1950 on organisait des "pileries". Après avoir sorti les meubles le sol était défoncé sur une épaisseur d'une dizaine de centimètres. On y apportait un mélange de terre glaise et de balle de foin (gâpâts) que l'on mouillait abondamment et que l'on étalait sur le sol. Les voisins préalablement prévenus étaient invités à venir danser sur le mélange jusqu'à ce qu'il durcisse. En pays brittophone on avait l'équivalent "zi nevez". La danse pratiquée est la "Pilée menue" très répandue au nord-est du Morbihan. Les Landes de Lanvaux forment la frontière entre les zones de pratique de l' "En dro" et de la "pilée menue". Avec la "pilée menue" les danseurs se disposent hommes et femmes alternés dans la ronde. Les hommes joignent leurs deux mains au niveau de leur ceinture, de manière à ce que leurs bras arrondis forment chacun une anse de panier en laissant un espace libre entre leur coude et leur corps. Les dames passent leurs bras dans cette anse et les laissent pendre. Il s'agit d'une ronde progressant peu, les danseurs répétant indéfiniment un pas étroit, proche du sol, sans mouvement ample et sans aucune élévation.

     Les "Assembiées" et fêtes communales : organisées par les paroisses ou les communes elles ont constitué des contextes de danse. Parmi les plus renommées citons la Saint-Nicolas à Montfort-sur-Meu (35), la "Montbran" en Pléboulle (22) le 14 septembre et la Saint-Mathurin à Moncontour (22). En marge des cérémonies religieuses on terminait la journée en dansant dans les cafés (ou en jouant aux palets et cartes) ou au cours de bals publics. Les dimanches après-midi de nombreuses guinguettes étaient situées entre Rennes et Saint-Aubin-du-Cormier(35).

     La Saint-Mathurin de Moncontour (22) fut l'un des plus grands rassemblements des Côtes-d'Armor si ce n'est de Bretagne, réunissant les populations rurales gallèses du Mené, de l'arrière-pays de Loudéac mais aussi de la Basse-Bretagne voisine. A la Pentecôte le bal était organisé sur l'esplanade du château des Granges. Un article de presse de 1837 cite : "Là, à la lueur des réverbères de la ville disposés avec art sur la longueur de la promenade et dans les massifs d'arbres qui en forment l'extrémité, des contredanses, des rondes, des galopées et des dérobées se succèdent depuis sept heures du soir jusqu'à neuf, au son des tambourins, des haut-bois et des biniou(x) venus du pays breton. Le bal ouvert par quatre-vingt danseurs, au moment de finir en comptait déjà de quatre à cinq cents". Dans cette région des Côtes-D'Armor gallèses on danse depuis le premier tiers du 19è siècle (1839) la "Dérobée bretonne" issue des "Monfarines" du Piémont d''Italie.La "Monfarine" a du faire souche quatre à cinq ans après la première campagne d'Italie en l'an III (1795). C'est la danse par excellence des cortèges de noces. Dans le Mené l'air était appelé les "forrières".Le succès de la "Dérobée" en Trégor s'explique partiellement par la conformité lointaine qu'elle présentait avec le bal trégorrois. La "Dérobée", danse de cortège, comprenait pour partie une file d'hommes et une file de femmes qui décrivent des courbes symétriques. Viennent ensuite une suite de figures.Précédemment un élément du jeu consistait à voir un cavalier en surnombre "dérober" la cavalière d'un des hommes du cortège. Dans un premier temps il est interdit de "dérober" deux fois la même danseuse puis de n'autoriser le dérober de cavalière qu'à un certain moment de la danse. Finalement les autorités on finit par interdire la possibilité de dérober dans les années 1850 car cela engendrait des rixes.L'affiche du bal champêtre de saint-Brieuc en date du jeudi 23 et vendredi 24 juin 1842 interdisait certes de fumer mais surtout: "la Dérobée" est supprimée. On dansera la Ronde, la Chaîne et le Balancé." La "dérobée" pouvait aussi s'appeler le "chapelet" du nom de la chanson support de danse.

     Merci à Marc Clérivet pour toutes ces recherches, aux collecteurs et informateurs, passionnés par ces danses de terroir. Il ne nous reste plus désormais qu'à compléter ces informations en regardant le déroulement de ces danses sur internet, en achetant des DVD et livrets/CD aux Fédérations "Kendalc'h" et "Warl'Leur", à la "Coop Breizh" ou Yves LEBLANC; en participant à des cours et des stages. Et surtout en allant vibrer dans l'ambiance festive d'un fest-noz ou d'un fest-deiz.

Alain GOUAILLIER Juillet 2014

 

 

2 - La Civilisation des Riedones

             Pour les "Bretilliens"(terme récent désignant les habitants d'Ille-et-Vilaine) il convient de connaitre cette civilisation dont ils sont issus. Le responsable de la revue "Archéologie en Bretagne"- René SANQUER- m'aura autorisé en 1990 à faire parcourir cet ouvrage d'Anne-Marie ROUANET-LIESENFELT.Alors "Riedones" ou "Redones"? Rennes n'est pas "Riennes" et "Redon" "Riedon"../...Il est temps avec internet de vous faire partager quelques extraits de l'ouvrage cité qui en 1980 penchait pour un peuple de "Riedones":

    " On connait depuis 1868 l'inscription trouvée dans le rempart de Rennes qui mentionnait la (civ) itas ried (onum). On a alors désigné le peuple de "REDONES" que semblait appuyer la tradition littéraire. Cependant les manuscrits de la "Guerre des Gaules" de César donnent la forme "Redones et parfois Rhedones". La découverte de dédicaces de 1968 (T.Flavius Postuminus) se lisent au III ème siècle "Civitas Riedonum" et ainsi la forme "RIEDONES" s'emploie-t-elle dorénavant.

Le grammairien Consentius expliquait ces différences de notation par l'accent des Gaulois. Il écrivait au Vème siècle : "Les Gaulois emploient la lettre "i" d'une façon assez empâtée comme si, quand ils disent "ita" ils ne prononcent pas exactement le "i" mais je ne sais quel son plus empâté, entre "e" et "i"."

     Pline L'Ancien : "Les Rhedones dont la ville est Condate 20°40 - 47°20"

     Inscription dite de la Porte Mordelaise à Rennes/Condate : "A l'empereur César Marcus Antonius Gordien, pieux, heureux auguste, grand pontife, revêtu de la puissance tribunicienne, Consul, le Sénat des Riedones" IMP CAES M ANTONI GORDIANO PI FEL AVG P M TR P COS O R.

     La Conquête romaine : En 57 avant JC, Publius Crassus (que César avait envoyé avec une légion anéantir la flotte des Vénètes (Morbihan).. ) cite les Riedones, "peuples marins riverains de l'océan",... et lui fit savoir que tous ces peuples avaient été soumis à Rome. Les Riedones formaient un peuple groupé autour du confluent de l'Ille et de la Vilaine car le nom de leur capitale Condate est un toponyme gaulois fréquent, que portent aussi le confluent de la Saône et du Rhône, près de Lyon (là où se dressait l'Autel Fédéral des trois Gaules), celui de la Seine et de l'Yonne, et bien d'autres encore.

Soumission fragile : les Riedones participèrent au grand soulèvement de Vercingétorix; pour l'armée qui devait secourir Alésia on demanda 20.000 hommes.

Malgré les traces archéologiques nombreuses les prédécesseurs des Riedones nous sont mal connus. D'eux nous restent des haches de pierre, ou de bronze, à talon ou à douille, des armes, épées, pointes de lances ou de javelots, les traces d'un atelier de fondeur à Janzé, des bijoux, bracelets, lunules en forme de croissants, mais surtout le très beau "torques" trouvé à Cesson qui est conservé au Musée de Cluny. Ajout AG :"Notons la découverte en 1972 de bracelets de l'époque du bronze (1000 ans av JC) près de la "Motte"d'Acigné. Ces bracelets avec des motifs géométriques avaient été incisés au burin."

     Les Riedones de l'époque celtique frappaient des statères d'or ou d'argent fourré de cuivre d'origine macédonienne. : "au droit la tête masculine laurée à droite, au revers un cheval au galop, le plus souvent à droite, conduit par un aurige, armé d'un fouet terminé par un vexillum et sous le cheval une roue à huit rais". On a trouvé des statères d'or à Liffré et Noyal-sur-Vilaine...

     Quand Auguste organisa la Gaule en 27 av JC les Riedones qui étaient déjà une unité constituée formèrent l'une des soixante "civitates" de Gaule. L'empereur leur affecta le territoire qu'ils possédaient déjà au temps de leur indépendance, approximativement le département d'Ille-et-Vilaine.Au nord la question se complique : les Riedones atteignaient-ils ou non la mer?

     Pour y répondre il convient d'observer dès le IVème siècle l'organisation de l'église de Gaule qui reprit pour cadres ceux de l'administration civile romaine. Ainsi à une "civitas" se superpose un évêché. La Borderie conteste cependant le cas des évêchés bretons. Pour lui ils reprennent les limites des royaumes bretons du VIème siècle, ce qui expliquerait la création des évêchés de Dol, de Léon, de Saint-Malo, qui porte à neuf le nombre des diocèses bretons, quand les "civitas" n'étaient que cinq. Mais Longnon fait remarquer que ces créations sont l'oeuvre de NOMINOE au IXème siècle, que, par ailleurs, les royaumes bretons de Poher et de Browerech n'ont jamais correspondu à un diocèse.D'autre part la suprématie de Tours encore admise au IXème siècle - puisque les réformes de Nominoë sont destinées à la combattre - n'est-elle pas un souvenir probant de l'organisation de la troisième Lyonnaise? Enfin, admettre la survivance, trois siècles après l'établissement des bretons , de divisions ecclésiastiques égales en nombre aux "civitates", ce serait admettre l'origine gallo-romaine de ces évêchés. Or en 848 la liste des évêchés bretons correspondait exactement à celle des "civitates" telle que la donnait la "Noticia Gallarium".L'identité entre le diocèse de Rennes et la "civitas redonum" dès cette date s'impose.

     En nous guidant sur les frontières de l'ancien évêché de Rennes tel qu'il existait en 1789 nous pourrions donc retrouver la "civitates des Riedones" en plaçant l'extension des Riedones au "Semnon" et non à la "Chère" véritable limite de 1789 parce que les paroisses comprises entre les deux fleuves ont été détachées en 1123 de l'évêché de Nantes et rattachées à celui de Rennes. Jusqu'aux environs de la commune du Louroux elle suit la ligne de partage des eaux entre les bassins de la Vilaine et du "Couësnon".Au Louroux il est vraisemblable que la limite de la "civitas des Riedones" suivait le cours de la "Glaine" jusqu'à son confluent avec l'"Airon", à la limite des communes de Loudroy et Louvigné-du-Désert. La "Glaine" longe le territoire de Bazouges-du-Désert dont le nom dérivé du latin "basilica" indique la proximité d'une frontière : les "basilicae" étaient des marchés installés auprès des limites de cités.

     Au nord vers la "Sélune" où s'arrêtaient les Riedones?Un point de repère nous est fourni par l'existence sur la rive droite du ruisseau d'"Yvrande" dont le nom gaulois marque le passage d'une frontière. Les Riedones atteignaient donc à cet endroit la "Sélune" mordant ainsi sur ce qui devint l'évêché d'Avranches entre les confluents de l'"Airon" et de l'"Yvrande".

     César en deux passages affirme que les Riedones atteignent l'Océan. Il est avéré que l'évêché de Dol qui, du IX eu XIIè sièclés, eut des prétentions à être la métropole de Bretagne, est une création de Nominoë, destinée à renforcer le pouvoir des évêques bretons contre celui des évêques francs partisans des Carolingiens.

     La frontière Nord/Ouest de l'évêché de Rennes, de Cintré à Bazouges-la-Pérouse est très artificielle, jalonnée par les bourgs des "Bazouges" sous-Gévezé, sous-Hédé et la-Pérouse; plus loin encore à l'est c'est Bazouges-du-Désert. Quant à Feins ce toponyme vient de "fines" et commémore les bornes que les romains plaçaient sur les voies au passage d'une frontière.

     "Armoricae" formé de "pare" et "mor" voulant dire "proche de la mer" la formule de César "civitates maritimae qui Oceanum attingunt" est la traduction latine du terme gaulois. Une "civitates" peut être proche de la mer sans l'atteindre. Ce serait le cas des Riedones séparés de la baie du Mont-Saint-Michel par une bande très étroite du territoire des "Coriosolitae".

     L'origine du diocèse de Saint-Malo. La "noticia Gallarium" au Vème siècle ne connait pas la "civitas Coriosolitum" (Coriosolites) mais "Coriosopitum". Deux civitates différentes ou la même dont le nom aurait été déformé? Au VIIème siècle Saint-Malo a fondé son évêché qui eut pour siège Alet (Saint-Servan) jusqu'au XIIème siècle. Alet était très probalement la capitale coriosolite au IV et Vème siècles.Et sans doute rattachée à l'évêché de Quimper.

     Les VOIES ROMAINES : on peut signaler la voie Vannes (Darioritum) Le Mans (Subdinum) qui passait par Condate, Cesson et Acigné (Pont Briand).Elles étaient larges de 5,10 mètres, comportaient trois couches superposées : 0,16 m de marnes, 0,15 m de schistes, 0,40 m de cailloux roulés, noyés dans une terre argilo-sableuse.Chez les Riedones, la région étant toujours calme, les troupes romaines sont restées aux frontières. Les seules troupes présentes furent au Vème siècle des Lètes francs, soldats-colons.

CONDATE, Capitale des Riedones : elle occupait une excellente position au milieu du bassin de Rennes région la plus riche de la civitas.Les fleuves la défendaient de ses sinuosités et des marécages. Toutefois, posée sur une colline haute seulement de 55 mètres, protégée sur trois côtés mais d'accès très facile à l'Est, la ville n'est pas un site de forteresse. Elle doit son développement non à des avantages stratégiques mais plutôt à son site de confluent, présence de ponts, de gués ou de bacs. C'était un important carrefour avec les routes d'Angers, Erquy, Corseul, Valognes et Avranches, ...A Condate se rencontraient neuf routes de terre. Il faut rajouter l'Ille et la Vilaine toutes deux navigables. La construction des remparts ne date qu'à la fin du IIIème siècle. Le premier rempart médiéval du XIIème siècle s'était élevé sur les fondations gallo-romaines.Les quatre portes d'accès au moyen-âge : Mordelaises, Chastellière, Aivières et Baudraëre. Par cette dernière on accédait aux voies Le Mans/Angers.L'alimentation en eau de la ville était assurée par un aqueduc souterrain qui passait de la porte Mordelaise aux rives de l'Ille.

DECOUVERTES et BATI : le bassin de Rennes est pauvre en bonne pierre à bâtir : le schiste briovérien résiste mal aux intempéries. C'est pourquoi la plupart des maisons rurales sont construites en pisé. Et que l'on trouve peu de traces d'occupation des campagnes de l'époque gallo-romaine. D'ailleurs pour construire les remparts de Condate y domine de façon anormale au Bas Empire la brique.

     Les Gallo-Romains entouraient souvent leurs villae de buis, d'où le nom de "buxaria" donné à ces emplacements. On trouve neuf lieux-dits et une commune - La Bouëxière ou Boissière - dans le territoire des Riedones.Contrairement aux constructions le buis a longtemps résisté : une fouille à une "Bouexiere" donne toujours des résultats.

     La CENTURIE, parcelle réglementaire du cadastre romain, est un carré de 710 mètres de côté, d'une superficie de 200 jugera. Nombre de routes sont écartées les unes des autres de 235 mètres, 175 ou 180 mètres, ou encore 145 mètres, toutes distances qui sont des sous-multiples de 710.

     TRESORS : des événements ont incité la population a mettre à l'abri des pièces de monnaies vers les années 200 à 270. Les 3 découvertes sont situées à Liffré, Coesmes et Dingé.

     SEPULTURES : les plus remarquables sont situées en Acigné dans l'allée du château des Onglées. Ce champ d'urnes cinéraires comprenaient 15 urnes espacées entre elles d'un mètre; toutes brisées sauf une elles contenaient des cendres et des ossements calcinés.On peut supposer à la présence d'un "fundus Aciniacus" dont ç'aurait pu être le cimetière. Les gallo-Romains, à l'exemple des Romains, prirent l'habitude d'ensevelir leurs morts en bordure des voies.

     IMMIGRATION BRETONNE : cette immigration commença vers 440-441; à l'époque de leur plus grande extension au IXème siècle les Bretons n'ont jamais dépassé une ligne à l'Ouest de Bourg-des-comptes, Laillé, Bruz, Le Rheu, Gévezé,... Cette démarcation est établie à l'aide d'une toponymie : dans toutes les communes sises à l'ouest de la ligne on trouve des noms de lieux bretons, ou en "ac", provenant de mots latins qui dans le reste de la "civitas" ont donné des toponymes en "é". Cependant il s'agit, plutôt que d'une zone totalement bretonnante, d'une zone mixte où breton et roman ont été parlés simultanément, où les noms de lieux-dits ont évolué des deux façons. L'influence gallo-romaine domina toujours la "civitas" jusqu'à ce que l'Armorique reconnut la domination de Clovis en 480, vraisembablement après le baptême en 496. (?)Les Armoricains n'acceptèrent l'alliance franque que parce que les francs étaient chrétiens comme eux-mêmes.

     Saint-Martin : nous ignorons comment fut évangélisée la "civitas des Riedones". Ce ne fut certainement pas avant la fin de l'apostolat de Saint-Martin et de ses disciples, qui se place dans la seconde moitié du IVème siècle. Saint-Martin étant mort vers 396-400. Mais ce ne fut pas non plus l'oeuvre des Bretons qui ne conquirent pas la "civitas". Le premier titulaire est Athenius qui assistait en 461 au Concile de Tours. Plus tard en 511 l'évêque de Rennes est Melaine, gallo-romain de bonne famille né à Platz dans la commune de Brain.

     L'ARPENTAGE ANTIQUE : un cadastre antique est un moyen d'organiser géométriquement un ou plusieurs domaines ruraux (fundi) d'étendue variable, en répartissant la terre en lots rectangulaires ou carrés de superficie identique, en prenant pour base le tracé d'une voie antique.

Théoriquement on se basait sur le croisement de deux axes routiers, perpendiculaires et jalonnés, la voie N/S s'appelant "Cardo maximus", la voie E/O "Decumanus maximus" des lignes agraires parallèles et équidistantes. Les divisions ainsi réalisées étaient appelées "centuries", soit pour des côtés mesurant 20 actus (2400 pieds = 710 mètres environ), 100 lots de jugères (=50,512 ha). Les lignes de séparation appelées "limes", limites figuraient au sol sous la forme de chemins, de limites de culture, de fossés, d'alignements empierrés...

Le territoire d'Acigné/Servon : l'est du bassin de Rennes évoquait dès l'Antiquité un paysage de clairière, malgré la proximité d'une grande étendue boisée des forêts domaniales de Rennes et de Chevré. Ajoutons à ce paysage forestier la vallée de la "Vilaine" et l'on saisira l'aspect de "zone-tampon" du territoire, au total trop proche de deux obstacles majeurs pour laisser aux domaines ruraux un espace suffisant. D'où le souci d'opérer une division rigoureuse des finages, qu'on repère principalement de la boucle des "Onglées", formée par la "Vilaine" jusqu'à l'est de Servon.

     Il est admis qu'à l'est de Condate un tronçon de la grande artère impériale "Vorgium-Condate-Subdinum" (Carhaix/Le Mans) traversait ces territoires. Il se trouve qu'un tracé en lignes brisées et discontinues apparait dans les cadastres sous l'appellation "Vieux Grand Chemin", ce qui renvoie à la "Via antiqua" ou à l'ancienne route royale de Rennes à Paris, héritière elle-même de la première. Organe de distribution des terres ce "Vieux Grand chemin" contraint de franchir par trois fois la "Vilaine" et d'éviter la lisière de la forêt de Chevré :

- à l'est d'Acigné après le moulin de Sévigné au "Pont Briand" (Cesson) lorsqu'il sert d'allée au château des Onglées; à l'ouest au nord du château de la Motte, en Servon à l'est de la croix Jallu au nord de la ferme du Champ Hervelin.
Malgré les inflexions provoquées par la géographie les arpenteurs ont su faire d'un simple trajet une sucession de limites ou "decumani maximi". Tous les chemins ruraux forment un réseau routier orienté N/S aux éléments parallèles. Les photos aériennes révèlent, perpendiculairement à ces linéaments, des limites de culture étirées, équidistantes selon le module de l'arpentage romain avec des carrés de 710 mètres de côté. Les lignes decumanes s'allongent nettement, ici limite communale prolongée par une route (au sud de la ferme de "Vernay") là, humble chemin creux raviné (axe Joval/Récusses, Guichet).

     Les "limes" cardinaux figés, au sol usé et encaissés dans l'épaisse couche de limon, desservent des lieux habités très tôt. Le village de "Grébusson" apparait dans les textes anciens dès 1037 lorsque le duc Alain III en confia la jouissance à sa soeur, abbesse de l'abbaye de Saint-Georges de Rennes. On sait par les chartes de la même abbaye que plus loin le finage de type annulaire de "Bourgon" existait au XIIème siècle (Terra Sua de Borgum 1152-1158) alors prieuré puis intégré au XV ème siècle à la manse abbatiale.On y accédait par un chemin déformé au delà duquel coule le maigre ruisseau des Forges dont le lit introduit une nouvelle orientation des champs et des sentiers. En effet à l'est de ce site le réseau des voies rurales révèle un canevas régulier.
     Le cadastre napoléonien permet de conclure également à l'existence de deux "fundi" différenciés. Tout d'abord le pré et le pont de "Maillé" centré sur le quadrillage ouest. Si le dictionnaire étymologique propose le nom d'homme latin Mallus, associé au suffixe -iacum, Hamlin préfère quant à lui le gentilice Mallus comme racine au nom de Maillé. Mallius ou Mallus représente le gentilice du propriétaire d'un domaine de 300 ha, premier domaine à la sortie de Rennes.La nécropole exhumée en 1921 dans l'allée du château des Onglées, sous la forme de 15 urnes funéraires, doit être rattachée à ce domaine.

     Le domaine dont le nom est transcrit "Acciniacus" vers 1008, "Acignei" vers 1030 renvoie à Acigné, localité dont le premier sanctuaire est dédié à Saint-Martin. La forme latine "Acciniacus" mentionnée par J.Loth pourrait expliquer le nom d'Acigné encore que les gentilices avancés par Holder "Aquinius" ou "Acinius" puissent convenir. En fonction d'une évaluation de surface sur les cartes on peut attribuer à cette propriété 12 centuries d'un seul tenant, soit 600 ha de bonnes terres labourables (les finages de Grébusson et Bourgon aux terres très convoitées). Cet arpentage avoisine la limite de navigabilité de la "Vilaine" fixée, pour la navigation traditionnelle, à Cesson. La grande partie du sol était ici mise en valeur. Restaient incultes les versants immédiats de la "Vilaine" au sud de l'axe décumal passant par "Vernay". Inculte également l'immense forêt ceinturant au nord ce "saltus". Peu ou pas de limon sous ce gigantesque domaine forestier, disséqué dès la période romaine principalement entre la forêt domaniale actuelle et celle de Chevré où l'on constate dans les limites de l'actuelle clairière un resserrement de trois voies antiques.

    Notons enfin les toponymes le "champ ferré, la chemine, la maison rouge" qui laisse entendre que cet itinéraire rectiligne, dont le revêtement du faire appel à des scories d'industrie, aboutissait à un site riche en débris de tuiles, de briques, de pierres rouges.

     Les arpenteurs concentraient leurs opérations sur des points assurant :           - des sols sains, bien aérés grâce à l'altérabilité du sous-sol schisteux ou granitique, dont l'affleurement est généralement peu profond, ce qui lui permet d'améliorer la porosité des mottes, leur aération et de donner une terre ne formant pas bloc.

- des sols secs, grâce notamment à l'exposition sur des pentes tournées au midi, sur lesquelles la terre se réchauffe facilement au printemps. En arguant de ces remarques nous devinons que l'administration recherchait moins les terrains produisant en grande quantité que les champs assurant une récolte régulière.

Alain GOUAILLIER Secrétaire "d'Acigné Autrefois" www.acigneautrefois

                           Information : Article "Ouest-France" samedi 15 novembre 2014 : "La Bretagne préhistorique. Les peuplements des origines à la conquête romaine" racontée en 120 pages.

"Le livre balaye un bon nombre d'idées reçues, notamment sur les menhirs ou l'invasion présumée de la Bretagne par les Celtes. Skol Vreizh Editions vient de publier un livre qui "dresse un tableau des peuplements qui se sont succédé sur la péninsule armoricaine sur un temps très long : du Paléolithique à la conquête romaine", explique Yannick LECERF, l'auteur de l'ouvrage. L'objectif était de montrer, au fil des changements climatiques, comment les hommes se sont adaptés à leur environnement. Comment de chasseurs-cueilleurs, ils sont devenus éleveurs-agriculteurs, ont élevé des mégalithes."

3 - "Les Chouans" de Balzac,

          Honoré Balzac est natif de Tours.Se croyant poète il n'arrive pas à se réaliser dans l'écriture ni dans les affaires. Un fait historique datant de 1798 lui apportera la gloire : la guerre des Chouans. Il se rend pendant deux mois à Fougères chez l'ami de son père, le général baron de Pommereul. Durant cinq mois il écrit quatre tomes de son roman en 1829, à l'âge de 31 ans.
     L'action se passe dans les "premiers jours de l'an VIII; au commencement de vendémiaire", soit dans les derniers jours de septembre 1799 et se situe par-delà Fougères, en allant vers Mayenne et Mortagne.

Extraits :

     "Du sommet de la Pélerine apparaît aux yeux du voyageur la grande vallée du Couësnon, dont l'un des points culminants est occupé à l'horizon par la ville de Fougères. Son château domine, en haut du rocher où il est bâti, trois ou quatre routes importantes, position qui la rendait jadis une des clés de la Bretagne. De là les officiers découvrirent, dans toute son étendue, ce bassin aussi remarquable par la prodigieuse fertilité de son sol que par la variété de ses aspects. De toutes parts, des montagnes de schiste s'élèvent en amphithéâtre, elles déguisent leurs flancs rougeâtres sous des forêts de chênes, et recèlent dans leurs versants des vallons pleins de fraîcheur. Ces rochers décrivent une vaste enceinte, circulaire en apparence, au fond de laquelle s'étend avec mollesse une immense prairie dessinée comme un jardin anglais. La multitude de haies vives qui entourent d'irréguliers et de nombreux héritages, tous plantés d'arbres, donnent à ce tapis de verdure une physionomie rare parmi les paysages de France, et il enferme de féconds secrets de beauté dans ses contrastes multipliés dont les effets sont assez larges pour saisir les âmes les plus froides. En ce moment, la vue de ce pays était animée de cet éclat fugitif par lequel la nature se plaît à rehausser parfois ses impérissables créations...

     Pendant que le détachement traversait la vallée, le soleil levant avait lentement dissipé ces vapeurs blanches et légères qui, dans les matinées de septembre, voltigent sur les prairies. A l'instant où les soldats se retournèrent, une invisible main semblait enlever à ce paysage le dernier des voiles dont elle l'aurait enveloppé, nuées fines, semblables à ce linceul de gaze diaphane qui couvre les bijoux précieux et à travers lequel ils excitent la curiosité. Dans le vaste horizon que les officiers embrassèrent, le ciel n'offrait pas le plus petit nuage qui pût faire croire, par sa clarté d'argent, que cette immense voûte bleue fût le firmament. C'était plutôt un dais de soie supporté par les cimes inégales des montagnes, et placé dans les airs pour protéger cette magnifique réunion de champs, de prairies, de ruisseaux et de bocages. Les officiers ne se lassaient pas d'examiner cet espace où jaillissent tant de beautés champêtres. Les uns hésitaient longtemps avant d'arrêter leurs regards parmi l'étonnante multiplicité de ces bosquets que les teintes sévères de quelques touffes jaunies enrichissaient des couleurs du bronze, et que le vert émeraude des prés irrégulièrement coupés faisait encore ressortir. les autres s'attachaient aux contrastes offerts par des champs rougeâtres où le sarrasin récolté se dressait en gerbes coniques semblables aux faisceaux d'armes que le soldat amoncèle au bivouac, et séparés par d'autres champs que doraient les guérets des seigles moissonnés. Ca et là, l'ardoise sombre de quelques toits d'où sortaient de blanches fumées; puis les tranchées vives et argentées que produisaient les ruisseaux tortueux du Couësnon, attiraient l'oeil par quelques-uns de ces pièges d'optique qui rendent, sans qu'on sache pourquoi, l'âme indécise et rêveuse. La fraîcheur embaumée des brises d'automne, la forte senteur des forêts, s'élevaient comme un nuage d'encens et enivraient les admirateurs de ce beau pays, qui contemplaient avec ravissement ses fleurs inconnues, sa végétation vigoureuse, sa verdure rivale de celle d'Angleterre, sa voisine dont le nom est commun aux deux pays. Quelques bestiaux animaient cette scène déjà si dramatique. Les oiseaux chantaient, et faisaient ainsi rendre à la vallée une suave, une sourde mélodie qui frémissait dans les airs...."

     "Dans ces temps de discorde, les habitants de l'Ouest avaient appelé tous les soldats de la République, des "Bleus". Ce surnom était dû à ces premiers uniformes bleus et rouges... Cette colonne était le contingent péniblement obtenu du district de Fougères. Le gouvernement avait demandé cent mille hommes, afin d'envoyer de prompts secours à ses armées, alors battues par les Autrichiens en Italie, par les Prussiens en Allemagne, et menacées en Suisse par les Russes... Les départements de l'Ouest, connus sous le nom de Vendée, la Bretagne et une portion de la Basse Normandie, pacifiés depuis trois ans par les soins du général Hoche après une guerre de quatre années, paraissait avoir saisi ce moment pour recommencer  la lutte."

     "En considérant ces hommes étonnés de se voir ensemble, et ramassés comme au hasard, on eût dit la population d'un bourg chassée de ses foyers par un incendie. Mais l'époque et les lieux donnaient un tout autre intérêt à cette masse d'hommes. Un observateur initié au secret des discordes civiles qui agitaient alors la France aurait pu facilement reconnaître le petit nombre de citoyens sur la fidélité desquels la République devait compter dans cette troupe, presque entièrement composée de gens qui, quatre ans auparavant, avaient guerroyé contre elle. Les républicains seuls marchaient avec une sorte de gaieté. Quant aux autres individus de la troupe, s'ils offraient des différences sensibles dans leurs costumes, ils montraient sur leurs figures et dans leurs attitudes cette expression uniforme que donne le malheur. Bourgeois et paysans, tous gardaient l'empreinte d'une mélancolie profonde; leur silence avait quelque chose de farouche, et ils semblaient courbés sous le joug d'une même pensée, terrible sans doute, mais soigneusement cachée, car leurs figures étaient impénétrables; seulement la lenteur peu ordinaire de leur marche pouvait trahir de secrets calculs. De temps en temps, quelques-uns d'entre eux, remarquables par des chapelets suspendus à leur cou, malgré le danger qu'ils couraient à conserver ce signe d'une religion plutôt supprimée que détruite, secouaient leurs cheveux et relevaient la tête avec défiance. Ils examinaient alors à la dérobée les bois, les sentiers et les rochers qui encaissaient la route, mais de l'air avec lequel un chien, mettant le nez au vent, essaie de subodorer le gibier; puis, en n'entendant que le bruit monotone des pas de leurs silencieux compagnons, ils baissaient de nouveau leurs têtes et reprenaient leur contenance de désespoir, semblables à des criminels emmenés au bagne pour y vivre, pour y mourir..."

     " - c'est que, répondit le sombre interlocuteur avec un accent qui prouvait une assez grande difficulté de parler français, c'est là, dit-il en étendant sa rude et large main vers Ernée, là est le Maine, et là finit la Bretagne...

     -D'où viens-tu? - Du pays des "Gars" - Ton nom? - "Marche-à-terre" - Pourquoi portes-tu, malgré la loi, ton surnom de chouan?..."

     L'embuscade : (sous le Directoire, un détachement militaire républicain, sous les ordres du commandant Hulot, emmène des jeunes gens de la réquisition du pays de Fougères. En chemin un paysan surnommé Marche-à-terre vient à leur rencontre et leur tient conversation. Le commandant, le trouvant suspect, le fait s'asseoir, surveillé par deux hommes, et envoie quatre soldats en éclaireurs à l'approche d'un bois. Bientôt les deux émissaires de la gauche du chemin reviennent sans avoir rien vu d'inquiétant...)

     ...."Pendant que les deux tirailleurs lui faisaient un espèce de rapport, Hulot cessa de regarder Marche-à-terre. Le Chouan se mit alors à siffler vivement, de manière à faire retentir son cri à une distance prodigieuse; puis, avant qu'aucun de ses surveillants l'eût même couché en joue, il leur avait appliqué un coup de fouet qui les renversa sur la berme. Aussitôt des cris ou plutôt des hurlements sauvages surprirent les républicains. Une décharge terrible, partie du bois qui surmontait le talus où le Chouan s'était assis, abattit sept ou huit soldats. Marche-à-terre, sur lequel cinq ou six hommes tirèrent sans l'atteindre, disparut dans le bois après avoir grimpé le talus avec la rapidité d'un chat sauvage; ses sabots roulèrent dans le fossé, et il fut aisé de lui voir alors aux pieds les gros souliers ferrés que portaient habituellement les chasseurs du roi. Aux premiers cris jetés par les Chouans, tous les conscrits sautèrent dans le bois à droite, semblables à ces troupes d'oiseaux qui s'envolent à l'approche d'un voyageur.

- Feu sur ces mâtins-là! cria le commandant. La compagnie tira sur eux, mais les conscrits avaient su se mettre à l'abri de cette fusillade en s'adossant à des arbres; et avant que les armes eussent été rechargées, ils avaient disparu.

- Décrétez donc des légions départementales, hein! dit Hulot... Il faut être bête comme le Directoire pour vouloir compter sur la réquisition de ce pays-ci...

- Voilà des crapauds qui aiment mieux leurs galettes que le pain de munition, dit Beau-Pied, le malin de la compagnie.

     A ces mots des huées et des éclats de rire partis du sein de la troupe républicaine honnirent les déserteurs, mais le silence se rétablit tout à coup. Les soldats virent descendre péniblement du talus les deux chasseurs que le commandant avait envoyés battre les bois de la droite. Le moins blessé des deux soutenait son camarade, qui abreuvait le terrain de son sang. Les deux pauvres soldats étaient parvenu à la moitié de la pente lorsque Marche-à-terre montra sa face hideuse : il ajusta si bien les deux Bleus qu'il les acheva d'un seul coup, et ils roulèrent pesamment dans le fossé. A peine avait-on vu sa grosse tête, que trente canons de fusil se levèrent; mais semblable à une figure fantasmagorique, il avait disparu derrière les fatales touffes de genêts. Ces événements, qui exigent tant de mots, se passèrent en un moment; puis en un moment aussi, les patriotes et les soldats de l'arrière-garde rejoignirent le reste de l'escorte.- En avant! s'écria Hulot.

     La compagnie se porta rapidement à l'endroit élevé et découvert où le piquet avait été placé. Là, le commandant mit la compagnie en bataille; mais il n'aperçut aucune démonstration hostile de la part des Chouans, et crut que la délivrance des conscrits était le seul but de cette embuscade." ....

  ....   "Les berges du chemin sont encaissées par des fossés dont les terres sans cesse rejetées sur les champs y produisent de hauts talus couronnés d'ajoncs. Cet arbuste, qui s'étale en buissons épais, fournit pendant l'hiver une excellente nourriture aux chevaux et aux bestiaux; mais tant qu'il n'est pas récolté, les Chouans se cachaient derrière ses touffes d'un vert sombre. Ces talus et ces ajoncs, qui annoncent au voyageur l'approche de la Bretagne, rendaient alors cette partie de la route aussi dangereuse qu'elle est belle..."

     "Galope-chopine évita soigneusement la grande route, et guida les deux étrangères à travers l'immense dédale de chemins de traverse de la Bretagne. Mademoiselle de Verneuil comprit alors la guerre des Chouans. En parcourant ces routes elle put mieux apprécier l'état de ces campagnes qui, vues d'un point élevé, lui avaient paru si ravissantes; mais dans lesquelles il faut s'enfoncer pour en concevoir et les dangers et les inextricables difficultés. Autour de chaque champ, et depuis un temps immémorial, les paysans ont élevé un mur en terre, haut de six pieds, de forme prismatique, sur le faîte duquel croissent des châtaigniers, des chênes, ou des hêtres. Ce mur, ainsi planté, s'appelle une "haie" (la haie normande), et les longues branches qui la couronnent, presque toujours rejetées sur le chemin, décrivent au-dessus un immense berceau. Les chemins, tristement encaissés par ces murs tirés d'un sol argileux, ressemblent aux fossés des places fortes, et lorsque le granit qui, dans ces contrées, arrive presque toujours à fleur de terre, n'y fait pas une espèce de pavé raboteux, ils deviennent alors tellement impraticables que la moindre charrette ne peut y rouler qu'à l'aide de deux paires de boeufs et de deux chevaux petits, mais généralement vigoureux. Ces chemins sont si habituellement marécageux, que l'usage a forcément établi pour les piétons dans le champ et le long de la haie un sentier nommé une "rote", qui commence et finit avec chaque pièce de terre. Pour passer d'un champ dans un autre, il faut donc remonter la haie au moyen de plusieurs marches que la pluie rend souvent glissantes.

     Les voyageurs avaient encore bien d'autres obstacles à vaincre dans ces routes tortueuses. Ainsi fortifié, chaque morceau de terre a son entrée qui, large de dix pieds environ, est fermée par ce qu'on nomme dans l'Ouest un "échalier". L'échalier est un tronc ou une forte branche d'arbre dont un des bouts, percé de part en part, s'emmanche dans une autre pièce de bois informe qui lui sert de pivot. L'extrémité de l'échalier se prolonge un peu au-delà de ce pivot, de manière à recevoir une charge assez pesante pour former un contrepoids et permettre à un enfant de manoeuvrer cette singulière fermeture champêtre dont l'autre extrémité repose dans un trou fait à la partie inférieure de la haie...

     Ces haies et ces échaliers donnent au sol la physionomie d'un immense échiquier dont chaque champ forme une case parfaitement isolée des autres, close comme une forteresse, protégée comme elle par des remparts. La porte, facile à défendre, offre à des assaillants la plus périlleuse de toutes les conquêtes. En effet, le paysan breton croit engraisser la terre qui se repose, en y encourageant la venue de genêts immenses, arbuste si bien traité dans ces contrées qu'il y arrive en peu de temps à hauteur d'homme. Ce préjugé, digne de gens qui placent leurs fumiers dans la partie la plus élevée de leurs cours, entretient sur le sol et dans la proportion d'un champ sur quatre, des forêts de genêts, au milieu desquelles on peut dresser mille embûches. Enfin il n'existe peut-être pas de champ où il ne se trouve quelques vieux pommiers à cidre qui y abaissent leurs branches basses et par conséquent mortelles aux productions du sol qu'elles couvrent; or si vous venez à songer au peu d'étendue des champs dont toutes les haies supportent d'immenses arbres à racines gourmandes qui prennent le quart du terrain, vous aurez une idée de la culture et de physionomie du pays.

     On ne sait si le besoin d'éviter les contestations a, plus que l'usage si favorable à la paresse d'enfermer les bestiaux sans les garder, conseillé de construire ces clôtures formidables dont les permanents obstacles rendent le pays imprenable, et la guerre des masses impossible. Quand on a, pas à pas, analysé cette disposition du terrain, alors se révèle l'insuccès nécessaire d'une lutte entre des troupes régulières et des partisans; car cinq cents hommes peuvent défier les troupes d'un royaume. Là était tout le secret de la guerre des Chouans..."

     La Bretagne est, de toute la France, le pays où les moeurs gauloises ont laissé les plus fortes empreintes. Les parties de cette province où, de nos jours encore, la vie sauvage et l'esprit superstitieux de nos rudes aïeux sont restés, pour ainsi dire, flagrants, se nomment le pays des "Gars". Lorsqu'un canton est habité par nombre de Sauvages semblables à celui qui vient de comparaître dans cette Scène, les gens de la contrée disent : Les gars de telle paroisse; et ce nom classique est comme une récompense de la fidélité avec laquelle ils s'efforcent de conserver les traditions de langage et des moeurs gaëliques; aussi leur vie garde-t-elle de profonds vestiges des croyances et des pratiques superstitieuses des anciens temps. Là, les coutumes féodales sont encore respectées. Là les antiquaires retrouvent debout les monuments des Druides. Là, le génie de la civilisation moderne s'effraie de pénétrer à travers d'immenses forêts primordiales. Une incroyable férocité, un entêtement brutal, mais aussi la foi du serment; l'absence complète de nos lois, de nos moeurs, de notre habillement, de nos monnaies nouvelles, de notre langage, mais aussi la simplicité patriarcale et d'héroïques vertus s'accordent à rendre les habitants de ces campagnes plus pauvres de combinaisons intellectuelles que ne le sont les Mohicans et les Peaux-Rouges de l'Amérique septentrionale, mais aussi grands, aussi rusés, aussi durs qu'eux. La place que la Bretagne occupe au centre de l'Europe la rend beaucoup plus curieuse à observer que ne l'est le Canada. Entouré de lumières dont la bienfaisante chaleur ne l'atteint pas, ce pays ressemble à un charbon glacé qui resterait obscur et noir au sein d'un brillant foyer. Les efforts tentés par quelques grands esprits pour conquérir à la vie sociale et à la prospérité cette belle partie de la France, si riche de trésors ignorés, tout, même les tentatives du gouvernement, meurt au sein de l'immobilité d'une population vouée aux pratiques d'une immémoriale routine. Ce malheur s'explique assez par la nature d'un sol encore sillonné de ravins, de torrents, de lacs et de marais; hérissé de haies, espèces de bastions en terre qui font, de chaque champ, une citadelle; privé de routes et de canaux; puis par l'esprit d'une population ignorante, livrée à des préjugés dont les dangers seront accusés par les détails de cette histoire, et qui ne veut pas de notre moderne agriculture. La disposition pittoresque de ce pays, les superstitions de ses habitants excluent et la concentration des individus et les bienfaits amenés par la comparaison, par l'échange d'idées. Là point de villages. Les constructions précaires que l'on nomme des logis sont clairsemées à travers la contrée. Chaque famille y vit comme dans un désert. Les seules réunions connues sont les assemblées éphémères que le dimanche ou les fêtes de la religion consacrent à la paroisse. Ces réunions silencieuses, dominées par le recteur, le seul maître de ces esprits grossiers, ne durent que quelques heures. Après avoir entendu la voix terrible de ce prêtre, le paysan retourne pour une semaine dans sa demeure insalubre; il en sort pour le travail, et y rentre pour dormir. S'il y est visité, c'est par ce recteur, l'âme de la contrée. Aussi, fût-ce à la voix de ce prêtre que des milliers d'hommes se ruèrent sur la république, et que ces parties de la Bretagne fournirent cinq ans avant l'époque à laquelle commence cette histoire, des masses de soldats à la première chouannerie. Les frères Cottereau, hardis contrebandiers qui donnèrent leur nom à cette guerre, exerçaient leur périlleux métier de Laval à Fougères. Mais les inssurections de ces campagnes n'eurent rien de noble et l'on peut dire avec assurance qui si la Vendée fit du brigandage une guerre, la Bretagne fit de la guerre un brigandage. La proscription des princes, la religion détruite ne furent pour les Chouans que des prétextes de pillage, et les événements de cette lutte intestine contractèrent quelque chose de la sauvage âpreté qu'ont les moeurs en ces contrées. Quand de vrais défenseurs de la monarchie vinrent recruter des soldats parmi ces populations ignorantes et belliqueuses, ils essayèrent mais en vain, de donner, sous le drapeau blanc, quelque grandeur à ces entreprises qui avaient rendu la chouannerie odieuse et les Chouans sont restés comme un mémorable exemple du danger de remuer les masses peu civilisées d'un pays.

     Le tableau de la première vallée offerte par la Bretagne aux yeux du voyageur, la peinture des hommes qui composaient le détachement des réquisitionnaires, la description du gars apparu sur le sommet de la Pélerine, donnent en raccourci une fidèle image de la province et de ses habitants. Une imagination exercée peut, d'après ces détails, concevoir le théâtre et les instruments de la guerre; là en étaient les éléments. Les haies si fleuries de ces belles vallées cachaient alors d'invisibles agresseurs. Chaque champ était alors une forteresse, chaque arbre méditait un piège, chaque vieux tronc de saule creux gardait un stratagème. Le lieu du combat était partout. Le fusil attendait au coin des routes les Bleus que de jeunes filles attiraient en riant sous le feu des canons, sans croire être perfides; elles allaient en pélerinage avec leurs pères et leurs frères demander des ruses et des absolutions à des vierges de bois vermoulu. La religion ou plutôt le fétichisme de ces créatures ignorantes désarmait le meurtre de ses remords. Aussi une fois cette lutte engagée, tout dans le pays devenait dangereux: le bruit comme le silence, la grâce comme la terreur, le foyer domestique comme le grand chemin. Il y avait de la conviction dans ces trahisons. C'était des Sauvages qui servaient Dieu et le roi, à la manière dont les Mohicans font la guerre. Mais pour rendre exacte et vraie en tout point la peinture de cette lutte, l'historien doit ajouter qu'au moment où la paix de Hoche fut signée, la contrée entière redevint et riante et amie. Les familles qui, la veille, se déchiraient encore, le lendemain soupèrent sans danger sous le même toit..."

     "...En 1827, un vieil homme accompagné de sa femme marchandait des bestiaux sur le marché de Fougères, et personne ne lui disait rien quoiqu'il eût tué plus de cent personnes, on ne lui rappelait même point son surnom de Marche-à-terre; la personne à qui l'on doit de précieux renseignements sur tous les personnages de cette scène, le vit emmenant une vache et allant de cet air simple, ingénu qui fait dire : - Voilà un bien brave homme!"

Alain GOUAILLIER, qui vous incite ainsi à lire ce roman historique...

     On peut aussi aller à la Médiathèque locale pour connaître l'Histoire d'Acigné. Dans l'ouvrage d'Alain RACINEUX "Histoire d'Acigné et ses environs" 1999, il est noté page 119 et suivantes :

"... C'est au printemps 1794, sous la Convention, que se déclencha ouvertement la Chouannerie en Ille-et-Vilaine. Il y eut une compagnie chouanne à St-Didier, une autre à St Jean-sur-Vilaine et une autre à Domagné....Il y eut peut-être quatre ou cinq particuliers à Acigné et six ou sept à Brécé... Les bandes de Chouans extérieures firent quelques incursions sur Acigné. Une victime ciblée fut Joseph Chalmel notaire public, membre du conseil du district et organisateur de la vente des biens du curé réfractaire.... En 1795 on nota "... dans un canton de 4 à 5 lieues carrées de pays, dix Chouans stables y répandent plus de terreur que deux cent hommes de troupes...."... En l'An V de la république un Chouan abattit l'arbre de la liberté à Acigné.... " en 1796 six individus de la garde territoriale de Servon furent saisis par une compagnie de Chouans habillés en Bleus. Quatre ont été égorgés par ces monstres sanguinaires..." "Dans la nuit du 13 au 14 octobre 1799, vingt Chouans s'emparèrent, à main armée, du poste militaire des Forges de Noyal. Les témoins les décrivirent comme habillés d'une petite veste courte, d'un chapeau rond avec ruban blanc et tous armés de carabines...

     " Le rôle de la garde nationale d'Acigné se monte à 242 hommes. On y trouverait à peine 18 défenseurs de la patrie" (rapport du 19 février 1799)

     Le premier assassinat a été commis par les Chouans à Villory, hameau de la Bouëxière proche d'Acigné. Le 12 avril 1796, une vingtaine de cultivateurs travaillant à "émotter du guéret" dans un champ s'étaient réunis sous un châtaignier vers 16 heures pour collationner. Ils furent abordés par trois hommes armés de fusils. Après les avoir salués, leur chef, nommé Joseph Fouillard, leur demanda s'ils n'avaient pas vu des Chouans et sur leur réponse négative, il les accusa d'être de leur parti. L'un des cultivateurs, nommé Michel Desbien, leur répondit qu'ils étaient si peu Chouans que six d'entre eux étaient même de la garde territoriale. "Puisque tu es de la garde", reprit Fouillard, "tu ne seras pas fâché qu'on te fusille!". A ces mots Desbien qui était assis par terre, voulut se lever. Fouillard recula quelques pas et lui tira un coup de fusil qui le tua net. Les autres cultivateurs, épouvantés, prirent la fuite avec précipitation... Les deux camarades de Fouillard poursuivirent ceux qui avaient fui par le chemin, tirèrent par-dessus la haie, atteignirent Jean Lhermenier et Michel Jadré, qui s'affaissèrent et qu'ils achevèrent à coups de sabre et de crosse de fusil.

     Joseph Fouillard laboureur et tisserand naquit à Acigné au village de Louvigné. A l'époque de la Révolution, il vivait chez sa mère, à Broons-sur-Vilaine....Il se trouvait travailler à Acigné dans une ferme lorsque quatre Chouans l'embauchèrent dans leurs rangs aux environs de Noël 1795. Il les suivit et combattit avec eux pendant six mois. Les Chouans de Vitré firent leur soumission le 30 juin 1796. Comme eux, Fouillard déposa ses armes. Il fut amnistié. Fouillard ne put se résoudre à rester tranquille après la pacification. IL avait pris goût aux embuscades et à la guérilla.Au début de 1797 il fut accusé d'avoir rançonné des particuliers, et soupçonné de deux meurtres à La Bouëxière et à Brécé. Il fut arrêté par une patrouille à Châteaubourg et conduit au corps de garde, d'où il s'enfuit.De nouveau arrêté le 1er mai 1797 par trois militaires de la garnison de Vitré. Quinze jours plus tard il s'évada de la prison de Rennes avec trois compagnons de cellule et coucha à la ferme de "Pont-Briand" en Cesson "dans le foin sans que personne le sut". Le 3 juillet une patrouille de quatre soldats fut envoyée à leur recherche sur la commune d'Acigné. En passant au village de Louvigné, ils découvrirent deux des évadés dans la boutique du maréchal-ferrant. Ils voulurent les arrêter. L'un d'eux s'échappa en les frappant à coups de bâton, l'autre fut pris après avoir résisté. Il s'agissait de Fouillard. Les soldats le lièrent avec une bretelle de fusil. Mais au bout de quelques pas Fouillard cassa la bretelle et s'enfuit en sautant une barrière....On n'entendit plus parler de lui jusqu'à la mi-novembre où le propriétaire de la ferme de sa mère fut assassiné... Puis le 4 décembre 1797, Louis Bierras, acignolais patriote anciennement réfugié à Servon du temps de la Chouannerie, fut invité à une fête campagnarde en après-midi au Chesnais car il savait jouer du violon. Bierras y trouva une soixantaine de personnes qu'il fit danser. Vers 16 heures Fouillard et un de ses amis entrèrent dans le cellier de Foucaut, fermier chez qui se déroulait la fête, et ils trinquèrent avec quelques-uns des invités. Vers 17 heures, un repas fut servi. On y convia les deux rebelles. Fouillard, pour remercier, "régala la compagnie de plusieurs chansons chouanniques". Après avoir bu, mangé et chanté il se rendit avec son associé dans la salle de bal. Reconnaissant alors Bierras, il se jeta sur lui, le maltraita, puis retourna sur ses pas chercher son fusil. Aucun des invités ne vint secourir le malheureux. Au contraire, on lui demanda de continuer à jouer du violon. Bierras s'approcha de la porte en jouant, puis se précipita dehors... Fouillard avait disparu....Les autorités décidèrent alors de payer des espions. Fouillard, avec trois complices, fut repéré au moulin de la Quinvraye sur la commune de Betton, dans la nuit du 8 au 9 janvier 1798. Au moment de cerner les étables de la ferme, trois des suspects sortirent par la porte de derrière de l'étable à vaches et s'enfuirent pieds nus dans la campagne.Ils furent poursuivis. L'un d'eux se rendit. Un autre plongea dans la rivière où il fut rattrapé. le troisième s'enfuit par le pont. Retournant à la ferme la troupe fouilla les greniers et y découvrit Fouillard, caché sous les planches. Un rapport raconta que Fouillard fit feu et que les volontaires l'abattirent.... Il avait 23 ans....

   ...  Le curé d'Acigné Paul Le Tranchant exerçait clandestinement son ministère. Il fut inscrit sur la liste des émigrés! ....Il ne put reprendre le culte public qu'à partir du 6 novembre 1796. Plus tard de nouvelles persécutions reprirent. Paul Le Tranchant fut arrêté sur dénonciation la nuit de Noël 1797. Il était camouflé à la ferme de la Timonière d'Acigné, chez Julien Veillard, commandant de la garde nationale d'Acigné! il fut emprisonné deux ans à la tour Le Bat à Rennes. On dit que son vicaire l'abbé Lévêque, passa lui aussi une partie de la Révolution caché à Acigné chez un menuisier...."

- "Béatrix" :

après l'ouvrage des "Chouans" dont le décor se situait entre Fougères et Alençon, Balzac - seulement âgé de 31 ans - vient à Guérande en juin 1830 accompagné de sa maîtresse Laure de Berny, mère de famille nombreuse de 53 ans.

     Partis de la région de Tours les deux amants parviennent en bateau à Saint-Nazaire puis s'installent à Guérande. Ils sont de suite impressionnés par la beauté de cette ville fortifiée : Balzac s'inspire des lieux pour écrire son nouveau roman "Béatrix" :

     "Après Guérande il n'est plus que Vitré au centre de la Bretagne et Avignon dans le midi, qui conservent au milieu de notre époque, leur intacte configuration du Moyen-Age". ... "La ville produit sur l'âme l'effet que produit un calmant sur le corps, elle est silencieuse autant que Venise...."

     Quant aux habitations : "... quelques-unes reposent sur des piliers de bois qui forment des galeries, sous lesquelles les passants circulent, et dont les planchers plient sans rompre. les maisons des marchands sont petites et basses, à façades couvertes en ardoises clouées." Au marché, Balzac est frappé par le cloisonnement des classes sociales et des métiers : "...paludiers, paysans marins se distinguent par leurs costumes et se tiennent à distance respectueuse de la bourgeoisie, de la noblesse et du clergé...."

     Guérande bien en Bretagne! ..." même après la Révolution de 1830, Guérande est encore une ville à part, essentiellement bretonne, catholique fervente, silencieuse et recueillie, où les idées nouvelles ont peu d'accès..."

     Les environs désolés de la ville : "le pays est mal desservi par de rares et mauvais chemins.... Balzac note l'événement du "passage de quelques malades allant prendre les bains de mer" et que : "...jetée au bout du continent la ville ne mène à rien et personne ne vient à elle...."

     Par contre : ..."A l'entour, le pays est ravissant, les haies sont pleines de fleurs, de chèvre-feuilles, de buis, de rosiers, de belles plantes. Vous diriez un jardin anglais dessiné par un grand artiste."

     Et que dire de l'enthousiasme de Balzac au Croisic : "... mon compas à la main, debout sur un rocher à cent toises au-dessus de l'océan, dont les lames se jouaient dans les brisants, j'arpentais mon avenir en le meublant d'ouvrages, comme un ingénieur qui sur un terrain vide, trace des forteresses et des palais...."

 

    4 - ACIGNE et la Duchesse Anne

En 1490 la Bretagne est un petit Pays convoité par les Grands d'Europe. A sa tête une gamine de 14 ans entourée de conseillers ambitieux, prétentieux et sans scrupules, soucieux de leurs intérêts.Tantôt Bretons,tantôt Français, tantôt Anglais, tantôt Espagnols. Treize prétendants essaient depuis quelques années de demander la main de la petite duchesse à son père - François II - dernier des ducs de Bretagne,mort en 1488 après la défaite de St Aubin du Cormier. Parmi eux, le roi de France Charles VIII, déjà fiancé à la fille de Maximillien d'Autriche, lequel vient d'épouser par procuration en décembre la petite Anne de Bretagne.

     Au printemps 1491 les troupes françaises occupent la Bretagne et nombreuses sont les villes défaites. Les troupes bretonnes chargées de protéger la duchesse qui réside à Rennes stationnent entre autres à Acigné, bourgade sise à trois lieues de la capitale.Les soldats se comportaient parfois en soudards désoeuvrés et la population vit dans la crainte d'exactions. Anne de Bretagne leur envoie ce message : "Ordre aux gens de guerre étant à la Motte d'Acigné et à Châteaugiron de ne pas contraindre à la bêche les paroissiens d'Acigné, Noyal sur Vilaine, Brécé, Servon et Broons, ni de les contraindre à leur porter ou bailler vivres ou ustensiles sans les payer raisonnablement..."

     Arrive l'été 1491. Nantes est livrée au roi de France par un conseiller de la jeune duchesse (Alain d'Albret) et l'armée française vient camper à Bain de Bretagne avant de s'établir en août entre Voeuvre (Chevré) et Vilaine, c'est à dire à Acigné! Trois autres corps d'armée prennent ensuite position à St Sulpice la Forêt, Vern et Liffré pour cerner Rennes qui "devient un îlot parmi les villes prises et parties ébranlées". Louis d'Orléans (futur Louis XII) qui avait pourtant combattu du côté des Bretons à St Aubin du Cormier en 1488, arrive à Rennes pour convaincre Anne de Bretagne d'épouser Charles VIII.
     Devant la misère, la faim, les récoltes anéanties et les exactions des soldats, elle se bute puis se résigne à épouser le fils de Louis XI pour sauver son peuple. "Elle fut tant persuadée par remontrances et grandes raisons (de son entourage) qu'à la fin elle se laissa induire à prendre ce parti..."

     Charles VIII est à Rennes. Prétextant des dévotions à Notre Dame de Bonne Nouvelle (aujourd'hui place Ste Anne) il se présente au logis des ducs, rue des Dames. Il y trouve la duchesse "tant belle, gracieuse, bénigne et humble et bien servie de corps". Les fiançailles ont lieu à la chapelle des Jacobins de Rennes en novembre, puis le mariage est célébré le 6 décembre 1491 à 8H du matin au château de Langeais. Anne de Bretagne devient ainsi reine de France. Sept ans plus tard Charles VIII meurt en heurtant un linteau de porte basse au château d'Amboise. Anne de Bretagne épousera Louis d'Orléans à Nantes en janvier 1499. Elle sera reine une seconde fois.

     En 1513 le nouveau pape Léon X accorde des privilèges à Anne de Bretagne, à sa fille Claude et à cinquante dames et gentilshommes de son choix. Anne choisit pour cette liste Jean VI d'Acigné, Gilette de Coëtmen sa femme, et leurs trois enfants : Louis, Pierre et Marie d'Acigné...

     Nous commémorons en ce mois de janvier 2014 le 500 ème anniversaire de la mort d'Anne de Bretagne. Je ne sais si elle portait des sabots, si elle aimait les pieds de verveine ou autres légendes plus ou moins farfelues. Par contre le nom d'Acigné ne lui était pas indifférent!

Philippe MOUAZAN (Association Acigné Autrefois)

 

    LA REUNIFICATION DE LA BRETAGNE HISTORIQUE : revue de presse "Ouest-France" depuis juillet 2014...et autres éléments.

     O.F. 14/10/2019 : Oui la Bretagne! réfléchit déjà aux régionales de 2021 :  née en 2015, de la coalition de l'Union démocratique bretonne (UDB) et du mouvement pour la Bretagne (PLB) (93 000 voix aux précédentes élections régionales , 6,71% des bulletins) A Carhaix, l'autonomie de la Bretagne a été évoquée comme une réponse posible aux urgences écologiques, économiques et énergétiques. A l'exemple de "Yes Wales" "de jeunes générations se sont mobilisées pour défendre notre région, peser sur des décisions importantes comme le refus de l'installation d'une centrale nucléaire. Ce sont les petites communautés qui créeront l'Europe de demain." François Alfonsi, député européen corse, ajoute : "Les peuples européens sont confrontés à des urgences différentes selon les territoires. Les réponses seront trouvées par les peuples concernés. les solutions ne peuvent être que technocratiques, elles doivent être issues d'une dynamique humaine." Raphaëlle Besançon

     O.F. 30/09/2019 : Manifestation à Nantes : 500 participants; Bretagne Réunie n'avait pas apporté son soutien..."

     O.F. 19/09/2019 : BRETAGNE à 5 : Breizh Civic lab écrit aux élus régionaux . Alors qu'un récent sondage a montré qu'une majorité pouvait exister au sein de la Bretagne historique à cinq départements en faveur de la réunification, et du retour de la Loire-Atlantique en Bretagne, Breizh civic lab, un groupe de réflexion sur l'avenir de la Bretagne, à l'origine de ce sondage, a écrit, mercredi, aux conseillers régionaux bretons. Il leur demande sur ce sujet d'organiser un large débat citoyen. Il propose même de le mettre en place dans un an, à l'automne 2020, en amont des prochaines élections régionales. Sur ce même sujet, Stéphane Péan, le président de Breizh civic lab, a aussi rencontré plusieurs parlementaires bretons ou leurs collaborateurs.

   O.F. 11/09/2019 : "Culture bretonne : les cinq colliers de l'hermine 2019 : Paul Loret, co-président de l'association Bretagne réunie qui milite pour la Bretagne historique à cinq départements, Malo Bouessel du Bourg, directeur du réseau Produit en Bretagne qui fédère plus de 400 entreprises bretonnes sur les cinq départements (110 000 salariés), ...

  O.F. 31/08/2019 : SONDAGE sur la réunification : précision

Selon un sondage réalisé par TMO (échantillon de 1 683 personnes) dans les cinq départements de la Bretagne historique, 50% de ses habitants sont "très favorables" ou "plutôt favorables" au rattachement de la Loire-Atlantique à la Région Bretagne, 28% y étant en revanche "défavorables". Il convient de noter que le pourcentage de personnes "favorables au rattachement" est plus élevé en Loire-Atlantique (53%) que dans les quatre départements de la Bretagne administrative où, en moyenne, 47% des personnes consultées se disent "très favorables" ou "plutôt favorables" à une Bretagne réunifiée.

     O.F. 24 juin 2019 : "Des questions à poser sur l'avenir de la Bretagne : dès mars 2020, Jean-Yves de Chaisemartin, maire de Paimpol, et Caroline Ollivro, porte-parole de "Breizh Europa", souhaitent une consultation sur la future organisation politique de la Bretagne. "Breizh Europa" milite pour une Bretagne la plus autonome possible dans une Europe fédérale. "Donnons la parole aux Bretons!C'est à eux de décider", lâche le bouillonnant maire de Paimpol. Qui ne veut pas toutefois s'en tenir à la seule question de l'assemblée unique de Bretagne. "En mars prochain se dérouleont les élections municipales. Faisons de ce rendez-vous démocratique l'occasion de répondre à trois questions fondamentales, indissociables les unes des autres" :

  • la réunification de la Bretagne, question à poser dans les cinq départements; seule la parole des Bretons permettra d'éviter ces jeux de pouvoir qui minent le débat public.
  • pour ou contre la création d'une assemblée unique de Bretagne; en finir avec le jacobinisme archaïque alors que la plupart des Etats européens connaissent une organisation décentralisée. L'assemblée, collectivité unique qui remplacerait les cinq départements et la Région, élue au suffrage universel, pouvant prélever l'impôt et dotée de compétences renforcées.
  • pour ou contre la fusion des communes; à elle seule la France compte 35 000 communes dans une Union européenne qui en compte 89 000! la fusion permettra de partager les projets, de développer les budgets, de maîtriser les impôts, ...  Joël BIGORGNE

     O.F. lundi 17 juin 2019 Les Progressistes bretons au travail à Rennes : un "laboratoire d'idées" du mouvement lancé à la fin de l'année dernière par Jean-Yves Le Drian. Quatre thèmes animés par un binôme :

  • Breizh Europe par Bernard Poignant (PS) et Marie-Pierre Védrenne (Modem) récemment élue députée européenne.
  • Breizh Différenciation : Jean-Michel Le Boulanger, premier vice-président de la Région et Romain Pasquier, enseignant-chercheur à Sciences po Rennes; redonner un "nouveau souffle à la DECENTRALISATION".
  • Breizh Transition avec Thierry Burlot, vice-président de la Région (environnement) et Carole Saout-Grit, ingénieure d'études en océanographie physique
  • Breizh Innov, sur les innovations économiques et sociales avec Maurie-Laure Collet, Kalicea (ressources humaines) et Bruno Gruselle, directeur-adjoint de l'ENSTA, école d'ingénieurs de Brest.

Lors du lancement des Progressistes bretons, début avril, Michel Barnier, le négociateur du Brexit, était venu jouer le rôle du grand témoin. Ce dimanche, c'était au tour de Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT qui a plaidé pour l'Europe qui a permis des avancées sociales et une transition écologique qui apporte aussi de la justice sociale." Didier GOURIN

 et suite mardi 18 juin : "l'ancien ministre Jean-Jacques URVOAS plaide pour que les électeurs bretons soient consultés sur la création d'une collectivité unique qui remplacerait les départements et la Région (proposition de janvier 2014) Une fenêtre de tir l'intéresse : l'opportunité d'un texte législatif avec le projet de loi "Proximité et territoires" qui sera débattu à l'automne 2019. .. La Loi Notre n'a pas permis de faire avancer le projet. Un amendement de Paul MOLAC sur la fusion des départements et des Régions fut rejeté en février 2015.

     O.F. jeudi 16 mai 2019 : "Le parti Fédéraliste Européen : il travaille ensemble depuis les Régionales de 2015. "Suppression de la commission européenne pour la remplacer par un président de l'Europe élu au suffrage universel; une décentralisation d'envergure, liberté d'organisation aux Etats, aux Régions, renforcement du contrôle des frontières extérieures de l'Europe, instauration d'une police qui puisse agir dans toute la zone euro, sans oublier l'écologie, la lutte contre le dumping social et l'évasion fiscale. Disposant de peu de moyens, le PFE ne pourra présenter des bulletins de votes que dans un tiers des départements, mais il y en aura partout en Bretagne et en Loire-Atlantique.PFE :  Parti Breton, Breizh Europa, En Avant Bretagne, Citoyens d'Europe, Objectif Euro/Région Alsace, 4 000 sympathisants. Yann-Armel HUET

     O.F. lundi 13 mai 2019 : "Elections européennes du 26 mai : Loïc CHESNAIS-GIRARD (PS) président de la Région Bretagne, ... ménager toutes les composantes de sa majorité au conseil régional où l'on trouve des élus PS, LREM, radicaux, communistes et régionalistes. Il aura besoin de tout le monde pour se faire réélire en 2021. "Les candidats bretons à cette élection européenne le savent. J'attends d'eux des engagements forts pour le projet européen, mais aussi pour tous les grands sujets bretons, pour faire avancer le progrès social, pour accélérer les transitions écologiques, et enfin faire émerger une Europe des Régions. Face aux enjeux économiques, climatiques et de biodiversité, face au péril nationaliste, il faut redonner du coeur et du corps à l'Europe et ces élections peuvent y participer."

     O.F. samedi 13 avril 2019 : "Pour une réaffirmation des territoires", Point de vue de Thierry BENOIT, député UDI d'I&V. .. "pour retrouver sa cohésion, la réforme territoriale occupe une place prépondérante. Les réformes initiées sous le précédent quinquennat n'ont pas tenu leurs promesses. La fracture territoriale reste une réalité : la loi de modernisation de l'action publique a abouti à un renforcement des métropoles.

     La nouvelle CARTE DES REGIONS, dessinée en catimini sur un coin de table à l'Elysée, a déçu. Ainsi, la possibilité pour la Loire-Atlantique de rejoindre notre région est rendue quasiment impossible par le veto suspensif de la région de départ imposé par l'ancienne majorité socialiste. La loi NOTRe n'a pas eu les effets escomptés. Le nombre de conseillers départementaux a augmenté, alors que les compétences des Départements ont diminué. Le coût de l'action publique n'a pas baissé et son efficacité s'est altérée.

     La décentralisation est une impérieuse nécessité ... avec une plus grande responsabilisation des villes moyennes représentatives des bassins de vie et des réalités locales : transports plus performants, maintien des services publics de proximité, investissements stratégiques valorisant les savoir-faire locaux... Réhabiliter le rôle de conseiller territorial, médiateur idéal pour relayer les besoins des communes et des intercommunalités. 70% des moyens mobilisés dans le cadre des contrats de plan Etats-Régions financent des projets situés en zone urbaine. La Bretagne est le périmètre pertinent pour expérimenter cette nouvelle organisation territoriale, qui compterait les parlementaires, les conseillers territoriaux et les élus locaux.

     O.F. mardi 19 mars 2019 : "Produit en Bretagne dans le Grand débat" : 430 entreprises et 110 000 salariés. Elle a tenu à se faire entendre à l'occasion du Grand débat. Pour dire ce qui va bien : le dynamisme de l'économie bretonne; l'agriculture soucieuse d'apporter plus de valeur ajoutée dans ses productions, l'innovation avec l'exemple de la cybersécurité (lutte contre les piratages informatiques) ou encore le niveau de formation des jeunes Bretons.

     La REUNIFICATION : Produit en Bretagne en profite aussi pour dire ce qui marche moins bien en Bretagne. La Bretagne n'avance pas à la même vitesse entre la Haute et la Basse Bretagne. Elle demande que les transports de marchandises et des matières premières se développent par le rail et la mer (ferroutage et merroutage). Comment faire? Produit en Bretagne suggère que la Région puisse prendre la main sur ces dossiers, à condition d'affecter à la Collectivité régionale un budget un peu plus conséquent que celui d'aujourd'hui. Elle plaide ainsi pour une Région "pilote stratégique du territoire".

     Produit en Bretagne remet aussi sur la table la REUNIFICATION de la Bretagne, une Bretagne à cinq départements avec le retour de la Loire-Atlantique où l'association est bien présente.

     Un droit à l'expérimentation : plus d'argent pour la culture en Bretagne : c'est une autre revendication de l'association qui juge la politique de l'état "très inégalitaire" et pointe les dépenses somptuaires en "Ile-de-France". Et, dans la foulée, Produit en Bretagne revendique bien plus de moyens pour la langue bretonne. Elle le dit clairement : "Elle est notre héritage, mais elle est aussi une richesse et un vecteur de différenciation, de repérabilité, de valorisation et de cohésion qui sont autant d'avantages précieux pour le développement territorial."

     O.F. 12/3/19 : "La coordination Kevre Breizh, représentante des grandes fédérations associatives de culture et de langues de Bretagne, regrette l'absence de la culture au Grand débat.En matière de "droits culturels et linguistiques" l'Etat n'a pas tenu ses engagements. La réforme du lycée et du bac est en train de réduire considérablement la place des langues régionales, mises en concurrence avec les langues de l'Antiquité, plus valorisées"... Samedi, un grand débat s'est tenu en breton, à Morlaix,  où il a été question de décentralisation, pour plus de pouvoir à la Bretagne historique. Une réunification de la Bretagne sur laquelle s'est penché, le lendemain, un groupe de travail lors d'une journée de discussion organisée par un groupe de Gilets jaunes, à Quimper.

    O.F.  dimanche 3 mars 2019Bretagne réunie poursuit sa réflexion : hier à Nantes des militants bretons ont "pris acte du déni de démocratie de Philippe Grosvalet, président du conseil départemental de Loire-Atlantique. Un constat s'est fait jour : une Bretagne administrative réunissant les cinq départements historiques ne peut naître que d'une volonté politique...

    62 communes ont rejoint la démarche engagée par l'association "Breizh 5/5" visant à "rendre visible la volonté de la majorité des Bretons pour cette réunification". Cette volonté se traduit par la pose de panneaux arborant les célèbres hermines, à l'entrée des villes (ile de Sein, Saint-Brieuc, Vannes, Guérande, ...)

     Les Bretons sont les moins pessimistes quant à l'avenir de la société française (63% quand la moyenne nationale est à 70%). 77% sont attachés à la Bretagne, 55% des Ligériens aux Pays de la Loire.

     O.F. samedi 9 février 2019 : "Les Bretons un peu plus maîtres de leur destin. Succès garanti :  Loïg Chesnais-Girard a souhaité la bienvenue à Edouard Philippe pour sa "deuxième étape bretonne après Nantes". Applaudissements très nourris dans la salle et rappel de l'espoir de la région de voir un jour une Bretagne à cinq départements avec le retour de la Loire-Atlantique.

     Le matin le Premier Ministre avait signé un Contrat d'avenir avec les Pays-de-la-Loire en commettant la bourde monumentale désignant Christelle Morançais comme la "présidente du conseil régional de Bretagne"..

     Pacte d'accessibilité et Contrat d'action publique : l'Etat lâche du lest dans le domaine de l'eau, des énergies marines et du développement des ports ou de l'économie. La Bretagne va innover en associant la région au choix des villes pouvant bénéficier du dispositif Pinel qui favorise les investissements immobiliers. La Bretagne est invitée à devenir un "laboratoire de l'action publique". Didier Gourin

     Ouest-France samedi 26 janvier 2019 : "Point de vue, les casse-têtes territoriaux ont la vie dure.

     A l'exception des élus et de la bureaucratie de la région Pays de la Loire, personne n'est satisfait de ce découpage. L'expression  d'une identité bretonne "à cinq départements" correspondant à un périmètre forgé il y a plus de 1 100 ans, loin de s'évanouir, ne cesse de se renforcer au sein de la société civile.

     Deux questions demeurent néanmoins délicates : l'identification d'une capitale pour la région Bretagne réunifiée (pourquoi ne pas retenir la mondialement connue Saint-Malo pour ne pas avoir à choisir entre Nantes et Rennes?) ...

(Nota au passage : devises des malouins Complice "Ni Français, ni Breton, Malouin je suis" et "Malouin d'abord, Breton ensuite... et Français s'il en reste" qui doivent dater de la "République de Saint-Malo" ( 1590 - 1594) pendant les guerres de religion et l'époque prospère des grandes "découvertes maritimes".)

     .... et le devenir des quatre départements "restants" des Pays de la Loire. La plus complexe de ces deux questions est sans doute la seconde, car elle implique de bouleverser à nouveau des périmètres territoriaux récemment remaniés. Pourtant, il serait vain de croire que l'on pourra encore longtemps traiter par le mépris ce puzzle territorial.

     ... Le découpage régional français de 1956 continue à susciter des réserves ou de vives oppositions. Si l'affront de la création de deux Normandie a été lavé par la réforme territoriale de 2015, l'exclusion de la "Loire Inférieure" de la Bretagne a été confirmée. Dans ce contexte, la conseil départemental de la Loire-Atlantique, à défaut de réclamer le rattachement du département à la région Bretagne, a ouvert la porte, le 17 décembre, à l'organisation d'un REFERENDUM sur la question. La prise de position "jésuitique" du conseil départemental de Loire-Atlantique illustre le malaise que le statu quo de la réforme de 2015 n'a pas su dissiper : la région Pays de la Loire est mal née, mais son possible démantèlement (très largement souhaité) est un pur casse-tête.

     Revenons un instant sur la genèse d'une Bretagne à quatre départements et sur l'émergence d'une région "Pays de la Loire "fourre-tout" regroupant des territoires des anciennes provinces de Bretagne, Poitou, Maine et Anjou. En 1941, le géographe allemand Walter Christaller chercha à mettre en application sa théorie des "places centrales" pour découper le territoire français en une vingtaine de régions. Son découpage faisait de Brest la capitale d'une Bretagne à quatre départements et de Nantes la capitale d'une région "Poitou Aunis". Lorsque le 30 juin 1941, le découpage effectif fut acté, la position de la ligne de démarcation contraria le projet de Christaller : si la Bretagne ne comportait en effet que quatre départements, l'ensemble régional porté par Nantes fut radicalement bouleversé, n'incluant plus la Vendée mais incorporant la partie de l'Indre-et-Loire située en zone occupée.

     Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, le découpage chaotique de 1941 (qui ne correspondait pas non plus aux voeux de la "commission des provinces" du gouvernement de Vichy) servit de trame au découpage régional de 1956 tout en subissant des aménagements eux-mêmes arbitraires (exclusion de l'Indre-et-Loire et inclusion de la Vendée dans l'ensemble territorial sous l'autorité de Nantes)... par Jean-Pascal Gayant, professeur de sciences économiques Le Mans Université et CREM.

       Cahier de doléances Grand débat dans les mairies jusqu'à mi-mars 2019 : "demander un Référendum décisionnel sur la réunification de la Bretagne à 5 départements" Déjà possible l'appel aux 103 000 pétitionnaires du 44 ... et les mouvements culturels bretons du 22, 29, 35 et 56... vaste réservoir servant d'appel d'air à la population bretonne...

     sur le site www.granddebat.fr , parmi les 4 rubriques et les questions préparées, vos réponses sont réattribuées par mail "Accusé de réception de votre participation" avec un sérieux élagage qui annule les propositions "dérangeantes", style "réunification BZH" une proposition qui passe alors en "corbeille". Reste en visuel des réponses passe-partout : que pensez-vous du service public sur prise de rendez-vous? un vrai flop! Reste encore et toujours la rue et la volonté des élus bretons ...

ou, quand même par courrier, l'envoi de vos propositions à Mission Grand Débat 244, boulevard Saint-Germain 75007 Paris - jusqu'au 15 mars. Mais alors sans renvoi visuel grand public d'un message démocratique.... et courrier "corbeille" de par l'intitulé.

     Le débat avance aussi dans l'audiovisuel : émission FR3 Bretagne très intéressante sur la "Réunification de la Bretagne" avec Isabelle LE BAL, conseillère régionale MODEM de Quimper, (fille de Jean-Yves COZAN député centriste), en charge en février 2016 d'un groupe de travail à la Région sur le sujet "Réunification", mais aussi Jean OLLIVRO, géographe, "Bretagne Prospective" et Romain PASQUIER chercheur Sciences Po Rennes. Avec une logique historique, culturelle, économique d'une Bretagne à 5, disposant de moyens financiers renforcés et d'une plus grande autonomie vis-à-vis du Grand Paris centralisateur.

     O.F. 4/2/2019: "Nantes n'a pas de difficulté à mettre en avant son patrimoine breton. Rennes, en revanche manque de statues et de symboles bretons..." explique Pierre CORNOU le président de "Patrimoine commun".

     O.F. jeudi 24 janvier 2019 : "Paris et la fatigue démocratique" Pour Gérard Larcher, le président Les Républicains du Sénat, "une réponse majeure à cette fatigue démocratique", mise en lumière par le mouvement des "gilets jaunes", consisterait à donner plus de pouvoirs aux "territoires".

     Engager un Acte III de la décentralisation pour répondre aux "Actes" des Gilets jaunes chaque samedi? Ce n'est pas ce qu'ils demandent, mais l'idée d'une "nouvelle génération de la décentralisation" fait son chemin parmi les élus. Jusqu'à certains ministres... La faute à un "Etat devenu hydrocéphale"... à Paris ""la grosse tête" avec ses cabinets et ses administrations centrales où toutes les décisions remontent. Avec des représentants dans les territoires, vus parfois plus comme des machines à rappeler normes et règles, des empêcheurs d'innover et de se développer en liberté, que des accompagnateurs du développement... Le rééquilibrage idéal passerait à la fois par une "déconcentration" des services de l'état, en redonnant des moyens et des agents à la fonction publique dans les territoires, et une nouvelle "décentralisation" en leur accordant plus d'autonomie de décision et de gestion... Fâché et pas "dupe", Gérard Larcher y voit une manoeuvre du Président visant à imposer ses vues sur la future révision constitutionnelle. Un Président qui, malgré ses déclarations à l'intention des élus locaux, est ainsi soupçonné de rester viscéralement attaché à un Etat centralisé. Vertical. Parisien. par Stéphane Vernay

     O.F. dimanche 20 janvier 2019 : "Action pour l'"unité bretonne". Une quinzaine de partisans de l'unification de la Loire-Atlantique à la région Bretagne s'en sont pris, hier, aux locaux professionnels , au Mans, de la présidente LR de la région Pays de la Loire, Christelle Morançais. Ils ont lancé des oeufs, du lait et de la farine sur ces locaux. Christelle Morançais avait déclaré, en décembre, que la question d'un éventuel rattachement "avait été tranchée en 2015" lors du redécoupage des régions.

 et compléments infos mardi 22 janvier : "...Des activistes bretons sévissent au Mans. La réunification de la Bretagne, un dossier enterré? Pas pour certains qui ont, samedi, au Mans, lancé des oeufs, du lait et de la farine sur l'agence immobilière de Christelle Morançais. Une douzaine d'activistes bretons, les "Frelons" des "Bonnets rouges", ont ainsi voulu rappeler à la présidente de la région "fantoche" des PDL que la Loire-Atlantique est un territoire "historiquement breton"...."

     A voir sur "Agence Bretagne presse" banderole "Nantes capitale historique de la Bretagne, RE'ZO RE" - Opération "crêpes"! "Si Christelle Morançais s'imagine que la réunification de la Bretagne est une affaire réglée parce que Paris en a décidé ainsi, alors là, elle connait vraiment mal les Bretons", ont prévenu les Bonnets rouges. Ils rappellent qu'il n'y a jamais eu de débat. "Les Bretons n'ont jamais été consultés". Avant la réforme qui a abouti aux 13 régions actuelles, en avril 2014, 15 000 Bretons avaient manifesté à Nantes pour la réunification. En juin de la même année, ce fut 25 000 manifestants et 40 000 en septembre. On est en 2018  et rien n'a changé. On avait espéré qu'Emmanuel Macron allait faire évoluer la France vers une vraie démocratie girondine, que nenni! il est encore plus nationaliste-jacobin que Sarkozy et Hollande réunis", constatent les Frelons.

A lire encore en commentaires : "Ce sont les locaux professionnels de son mari et elle a décidé de porter plainte? Etrange confusion des rôles. Ca me rappelle l'emploi de la femme de Fillon..." - "Une des plus grandes violences est d'avoir imposé par décret la séparation de la Loire-Atlantique en 1941..."

     O.F. vendredi 11 janvier 2019 : "La Bretagne sera-t-elle bientôt réunifiée? fin novembre, une pétition demandant que la population soit consultée a rassemblé 103.000 signatures en Loire-Atlantique, soit plus de 10% des électeurs inscrits. Le succès de cette pétition a amené le conseil départemental de Loire-Atlantique à se positionner. Le 17 décembre, il a dit non au droit d'option. Jusqu'au 1er mars 2019, celui-ci permet à un département de quitter une région pour en rejoindre une autre à condition que le conseil départemental et les deux régions concernées aient donné leur accord à une majorité des trois cinquièmes.

     En revanche, les élus de Loire-Atlantique ont dit oui à un REFERENDUM "décisionnel". On sait qu'ils sont davantage favorables à une région Grand Ouest qu'à une Bretagne à cinq départements. De manière assez habile, ils ont donc rejeté le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne tout en demandant que la population soit amené à trancher.

     Un REFERENDUM sur la réunification de la Bretagne peut-il avoir lieu un jour? Dans ce cas, il faudrait que le Parlement soit saisi et vote une loi permettant de l'organiser. Comme cela s'est fait pour la Nouvelle-Calédonie. Mais on peut penser que la réunification de la Bretagne ne fait pas partie des préoccupations essentielles du gouvernement. "Ce sujet doit d'abord faire l'objet de discussions au sein de chaque assemblée délibérante pour que l'Etat puisse l'examiner de la manière la plus éclairée possible", a prudemment indiqué la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault.

     Quels seraient les électeurs consultés par voie de référendum? Et quelle serait la question posée? Autant d'inconnues qui font que le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne apparaît comme très hypothétique.

     O.F. mardi 8 janvier 2019 : "Ar Falz revendique le modèle corse ou alsacien.

Confortée par le mouvement des Gilets jaunes, la plus ancienne association culturelle bretonne estime "vital" pour l'avenir de la Bretagne que soit instauré un pouvoir régional fort. "Certaines évidences sont niées. Car, derrière l'image d'une société jouissant d'un apparent bien-être, la Bretagne donne des signes d'une grande fragilité." estime son Président Paolig Combot. (Docteur en Etudes celtiques) Le diagnostic s'appuie sur les constats dressés par le géographe Yves Lebahy et l'écrivain Jean-Claude Le Ruyet dans leur ouvrage "Où va la Bretagne?" paru en 2018 chez Skol Vreizh. Ainsi, l'évolution démographique, caractérisée par le départ de jeunes actifs et l'arrivée massive de retraités, devient préoccupante pour l'avenir. Certains piliers de l'économie productive (agriculture et agro-alimentaire, pêche et cultures marines, industries) sont malmenées ou en crise. Les fractures entre des métropoles de l'est dynamiques (Rennes et Nantes) et le reste du territoire ne cessent de croître. Cela, bien sûr, sans parler du déclin continu de la langue bretonne.

     Assemblée unique : face à l'urgence de la situation, Ar Falz estime "vital" que soit instauré un pouvoir régional fort. Elle préconise la création d'une ASSEMBLEE UNIQUE dotée d'un droit à l'expérimentation par la fusion des conseils départementaux et du conseil régional. "Nous demandons pour la Bretagne ce qui existe déjà ailleurs, en Corse et en Alsace". "Le budget de la Région Bretagne n'est que de 1,5 milliard d'euros, observe Paolig Combot. Ce sont 20, 30 ou 40 milliards qu'il faudrait en prenant exemple sur ce qui se passe ailleurs en Europe : Ecosse, Pays de Galles, Catalogne, Pays Basque, länders allemands."

     L'association présentera le samedi 12 janvier à Carhaix une plateforme revendicative : économie, énergie, environnement, culture. Elle invite l'ensemble des partis politiques, "à l'exclusion du Rassemblement national", des syndicats et des associations culturelles, économiques et environnementales à venir en débattre. Paolig Combot relève la "coïncidence" entre l'initiative d'Ar Falz et le mouvement des Gilets jaunes. "On ne peut que constater un retour du jacobinisme et de la centralisation..." Olivier MELENNEC

NOTA : L'article ne parle pas d'une revendication "Bretagne à 5". Il indique cependant un "est dynamique Rennes/Nantes"

     Ar Falz "la faucille" est une organisation bretonne progressiste et laïque, créée en janvier 1933 par Yann Sohier, pour développer et favoriser l'enseignement du breton. Après la mise en sommeil durant la Seconde guerre mondiale, Ar Falz est relancée par des militants issus de la résistance (Armand Keravel, René-Yves Creston). Per-Jakez Hélias fut un temps son Président. Ar Falz participe à la création de "Kendalc'h" (1950) puis "War'l leur" (1967), fédérations de cercles celtiques.  Elle créée "Skol Vreizh" (l'école bretonne) qui deviendra une revue et une maison d'édition. Depuis 2002, l'association réside dans l'ancienne manufacture de tabac de Morlaix. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

     O.F. 24/12/18 : Réunification : un appel à s'inscrire sur les listes. 

Un REFERENDUM pour demander le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne? Personne ne sait s'il aura lieu. Seulement, c'est ce que viennent de réclamer le département de Loire-Atlantique à une très large majorité, et le conseil régional de Bretagne à l'unanimité. Aujourd'hui, la balle de l'organisation de ce référendum est dans le camp du gouvernement. Et, s'il a lieu, il faudra des électeurs bien inscrits sur les listes électorales. Voilà pourquoi plusieurs associations et mouvements bretons (Bretagne réunie, Kevre Breizh, Coordination des juristes de Bretagne, Comité breton pour la démocratie et les droits de l'homme, Agence culturelle bretonne de Loire-Atlantique, ...) invitent justement les électeurs à s'inscrire avant la fin de l'année.

     "Nous devons être en ordre de marche lorsque démarrera l'affrontement électoral. Pour le gagner!" dit cet appel. Il s'agit, ajoute-t-il " de peser dans la balance du scrutin et d'affirmer la légitimité démocratique de la revendication de l'unité de notre territoire."

     O.F. mardi 18 décembre 2018 : "Bretagne à cinq : un REFERENDUM demandé. La Loire-Atlantique a rejeté le droit d'option, c'est-à-dire la possibilité par le vote des collectivités de rattacher ce département à la Bretagne. Mais les élus sont pour un processus référendaire.

     "Nous avons ouvert une brèche pour que le législateur et le gouvernement s'emparent de cette question", se félicite Philippe Grosvalet. Le socialiste présidait une session inédite, hier, au conseil départemental, à Nantes. Deux heures trente de débats. Une session qui portait sur...le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne.

     Par 30 voix contre, 13 pour, 15 abstentions et 4 non votants, le droit d'option, qui engage le processus de la Bretagne à cinq, a été tué dans l'oeuf. En revanche, c'est un large plébiscite en faveur d'un REFERENDUM. Plus tôt dans la matinée, de nombreuses voix s'étaient élevées contre ce que certains appellent "le démantèlement" des Pays de la Loire. Comme Bernard Gagnet (PS) qui parle de "recul identitaire". Le camp "breton" lui oppose le présent d'une région PDL "sans identité". L'influent élu nantais Pascal Bolo, 1er adjoint de Johanna Rolland, recadre : "Si Nantes est à l'évidence bretonne, elle est aussi ligérienne et vendéenne!" Il craint d'appauvrir la capitale des Pays de la Loire. La messe est dite. 26 élus (sur 28) de la métropole nantaise s'abstiennent ou votent contre. Les pro-réunification, eux, viennent surtout des petites villes : Châteaubriant, Guérande, Machecoul, ...

     L'idée d'un Grand Ouest : les oreilles de Jean-Yves Le Drian, ancien président de la région Bretagne, ont dû siffler. Sa position au moment du redécoupage des régions, en 2014, est sévèrement critiquée, car "il s'est opposé à la fusion des deux régions Bretagne et Pays de Loire".

     Autre argument maintes fois mis en avant : "On n'a pas de mandat pour ça." Le peuple doit trancher. Seul un REFERENDUM décidé par le chef de l'Etat pourrait réunir les cinq départements bretons. "Il faut un vote décisionnel qui ne peut pas être remis en cause", martèle Philippe Grosvalet. Surtout pas une "consultation", dont on pourrait "bafouer" le résultat, comme le gouvernement l'a fait pour Notre-Dame-des-Landes. Reste à définir le cadre de ce référendum, réclamé aussi  à l'unanimité par le conseil régional de Bretagne. Des élus aimeraient en profiter pour relancer l'idée d'une grande région Bretagne-Loire... ce que rejettent les militants de Bretagne réunie. Ils réclamaient une consultation des seuls habitants de Loire-Atlantique, forts d'une pétition qui a recueilli 105 000 signatures.

     Pour eux, les élus tentent "de refiler la patate chaude à Macron". Qui n'en voudra pas? Ce n'est pas ce que croit le sénateur Ronan Dantec, un Vert pro-breton qui a assisté au vote. "Je suis très optimiste au vu des propos d'Edouard Philippe sur le besoin de plus de démocratie participative." Arnaud Wajdzik et François Chrétien, page 4 "France"

     Page 6 "Bretagne" : Réunification : la perspective du référendum. Loïg Chesnais-Girard (PS), président du conseil régional de Bretagne : ..."Cette question de la réunification, il faudra la traiter par un référendum". Marc Le Fur (LR) : "C'est aux habitants de Loire-Atlantique de décider, et pas à ceux des autres départements; c'est comme dans une famille. Lorsque la grande soeur veut se marier, elle ne demande pas l'avis de ses frères." En se disant aussi surpris que les conseillers départementaux de Loire-Atlantique se soient déjà exprimés avant même cette consultation populaire. Christelle Morançais (LR), présidente du conseil régional PDL..."que ce soit un référendum ou une consultation, il faudrait que le résultat soit respecté... (NDDLandes) Il devra intégrer la région. Si quelqu'un souhaite relancer un référendum, c'est au Gouvernement de prendre ses responsabilités."

     O.F. lundi 17 décembre 2018 : "Vont-ils dire oui à une Bretagne réunifiée? Les 62 élus de Loire-Atlantique débattront ce lundi sur leur rattachement à la région Bretagne, après avoir reçu une pétition signée par 105 000 personnes pour réclamer un débat sur l'organisation d'une consultation. Pour mémoire, le département s'est détaché de la Bretagne historique en 1941. Une décision décidée sans l'avis des populations concernées. C'est pourquoi l'association Bretagne réunie réclame une consultation des habitants de Loire-Atlantique, pas un simple vote des élus.

     Cette consultation n'aurait aucune valeur au vu de la loi. Puisque depuis 2014, et jusqu'en mars 2019, c'est le "droit d'option" qui peut être appliqué. La réunification, si elle doit avoir lieu, doit être approuvée par une majorité des trois cinquièmes du conseil départemental et des deux conseils régionaux concernés. On sait que le conseil régional de Bretagne pourrait être plutôt favorable à ce transfert. En revanche, on imagine mal la région Pays-de-la-Loire laisser partir Nantes! 

     Les élus devront se prononcer sur deux choses : le principe même du rattachement, et l'idée d'un référendum qui aurait une valeur décisionnelle. En effet le président socialiste de Loire-Atlantique réclame d'Emmanuel Macron qu'il organise un référendum décisionnel sur le périmètre qu'il juge le "plus pertinent". Référendum qui se subsisterait au droit d'option. C'est surtout ce dernier point qui pourrait peser politiquement. En effet, la région Bretagne elle aussi y est favorable.

     Issue du vote? Si Philippe Grosvalet a indiqué qu'il s'abstiendrait, on peut difficilement savoir ce que décideront les autres élus. Aucune position de groupe, dans la majorité comme dans l'opposition, ne sera donnée". Arnaud WAJDZIK

     O.F. samedi 15 décembre 2018 : "Réunification : un appel à Emmanuel Macron. La Loire-Atlantique en Bretagne? Philippe Grosvalet (PS), le président du Département, demande au chef de l'Etat d'organiser un référendum qui aurait valeur de décision. Les élus départementaux de Loire-Atlantique voteront aussi lundi sur le sujet. La suite de la pétition de 100 000 signatures collectées par l'association Bretagne réunie.

     Las d'être critiqué après son choix de ne faire voter que les élus, lundi, et non la population, il en appelle carrément à Emmanuel Macron. Et souhaite que "l'Etat prenne l'initiative d'un référendum décisionnel sur le périmètre qui lui semble le plus pertinent". Philippe Grosvalet plaide pour un référendum dans les deux Régions, Bretagne et Pays de la Loire. Il s'en explique : "La Loire-Atlantique est intégrée aux Pays de la Loire depuis plusieurs décennies. Organiser une consultation sur son seul périmètre serait nier les partenariats très forts et les synergies nouvelles qu'elle a su construire."

     De leur côté, les élus du conseil régional de Bretagne ont voté à l'unanimité le principe d'un référendum sur le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne. Mais sur le seul périmètre de la Bretagne administrative actuelle. Dans la région d'à-côté, Christelle Morançais (LR), la présidente des Pays de la Loire, ne veut pas entendre parler d'un retour de la Loire-Atlantique en Bretagne : "Ce serait le démantèlement total des Pays de la Loire".

     O.F. 19/12/18 : "Réunification? Rennes et Nantes coopèrent déjà. Les maires :"les limites administratives n'empêchent ni les coopérations entre les territoires, ni l'affirmation d'identités culturelles et linguistiques communes..Des liens étroits existent au travers des coopérations entre Rennes, Nantes, Angers, Brest et Saint-Nazaire, au sein du pôle métropolitain Loire-Bretagne." (également appel à la région Bretagne pour participer au projet Grand Port de Nantes O.F. 22/12/18) Un référendum? Nathalie Appéré (Rennes) : "s'adresser aux habitants des deux régions... possible rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne... Rennes capitale régionale"; " Johanna Rolland (Nantes) : "Regroupement de la Bretagne et des Pays de la Loire en une seule région..."

     O.F. 22/12/18 : "Réunification : le voeu de l'Ille-et-Vilaine.

     Voeu de la droite et du centre : proposition relative à la réunification de la Bretagne" en s'appuyant sur la pétition des 105 000 électeurs inscrits en Loire-Atlantique, "faire valoir le droit d'option (vote du rattachement de la Loire-Atlantique par les collectivités locales du département)." Voeu rejeté.

     Voeu de la gauche  estimant "qu'il appartient au gouvernement et au Parlement d'engager un débat sur la mise en place référendaire autour de la question des limites administratives de l'ouest de la France." décrit le vice-président Bernard Marquet. Puis "si référendum l'ouvrir à l'ensemble des territoires concernés, à savoir les régions Bretagne et Pays de la Loire". Après un vote, voeu retiré car non déposé en temps et en heure......

     Sourire O.F. 23/12/18 : "Breizh civic lab : une nouvelle boîte à idées. Une douzaine de membres qui avaient déjà eu l'occasion d'échanger sur les perspectives qui s'offrent à la Bretagne : Stéphane Péan, qui a vécu et travaillé au Japon, spécialiste de l'innovation; Patrice Gautier, vétérinaire de formation, maire de Evran (22) et Ronan Kerléo, Brestois d'origine, ingénieur... Des contacts ont été pris avec des universitaires. Mais pas question de se lancer dans la politique : "nous croyons à l'intelligence collective", plaide Stéphane Péan. Le Breizh civic lab veut explorer de nouveaux chemins pour l'action publique, comme une assemblée de Bretagne qui rassemblerait les élus des conseils départementaux et ceux du conseil régional, .. intégrer le fait urbain, ... impliquer tous les citoyens bretons, qu'ils soient de Bretagne ou d'ailleurs. L'invitation est lancée. Didier GOURIN  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (www.civiclab.bzh) 

     O.F. dimanche 9 décembre 2018 : "700 personnes ont participé à une marche à Rennes, hier, pour réclamer le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Ewan Thébaud, militant à la Coordination démocratique bretonne, se dit satisfait de la mobilisation : "c'était une première à Rennes, et il y avait d'autres manifestations organisées ce samedi (Gilets jaunes et Climat). Les militants, déterminés, souhaitent commander un sondage officiel à un institut pour demander aux habitants s'ils jugent légitime d'être consultés sur l'avenir de leur pays. Sur la réunification comme sur d'autres sujets, les gens ont envie de s'exprimer. Ils se sentent loin des pouvoirs de décision, ils veulent s'impliquer davantage.". Les organisateurs réclament l'organisation d'un référendum "sur tout le territoire de la Bretagne - de Brest à Clisson - pour débattre des limites de notre territoire et des compétences que pourra exercer le peuple breton, sans discrimination d'origine. Ce référendum "c'est à l'ensemble de la société bretonne de l'organiser en obligeant les élus locaux à passer aux actes". Nathalie Flochlay

     O.F. lundi 10 décembre 2018 : "...Tout ne peut venir de l'Etat. Justement, il est urgent qu'il laisse plus de marges aux Régions et aux territoires. Leurs capacités d'initiatives, d'innovations solidaires, de créativité, au plus près des réalités du terrain, au plus près des citoyens, sont une grande partie de la solution.... La colère couvait depuis longtemps... Des élus de communes rurales ont ouvert les mairies pour permettre aux habitants d'exprimer leurs doléances..." Editorial François-Xavier Lefranc

     O.F. 4 décembre 2018 : La Bretagne en bref : Réunification : droite et centre pour un référendum

     Après les 100 000 signatures réunies en Loire-Atlantique par l'association Bretagne réunie, et avant le débat qui se tiendra sur le sujet, le 17 décembre au conseil départemental de Loire-Atlantique, les élus du groupe d'opposition de droite et du centre au conseil régional de Bretagne demandent, sur le sujet, l'organisation d'un référendum sur les cinq départements de la Bretagne historique. 

                          Ils le réclameront lors de la prochaine session de l'assemblée régionale qui débute le 13 décembre.

Nota : un ethnomusicologue réputé faisait remarquer qu'une virée dans le bourg de Conlie (près du Mans) prouverait que des soldats issus de la Loire-Inférieure (nommée ainsi en 1790 car partie "inférieure" de la Loire et devenue "Atlantique" en 1957 - pas Loire Maritime! ) étaient bien présents dans l'"Armée de Bretagne" stationnée fin 1870 et début 1871 dans cette ville de la boue "Kerfank" (lire "Histoires de Bretagne 8") ; et que la Loire ne passe pas plus au Mans qu'à Laval, estimant ainsi que cette région "Pays de la Loire" fut une immense injustice incohérente... Cependant,  où placer la "Mayenne" ensuite? Pierre de Baud XVème s. "La Bretagne a ses limites immuables... déterminées par les fleuves de Mayenne et de Loire..." Balzac : "... étendant sa rude et large main vers Ernée, là est le Maine, et là finit la Bretagne..." Victor Hugo : "...il y a dix villes comme cela en Bretagne, Vitré, "Sainte-Suzanne, Mayenne, ... Lassay..." La carte "Balladur" 2009 : Mayenne, région "Val de Loire "!.

    MANIFESTATION RETOUR (de Nantes) Samedi 8 décembre 2018  RDV à 14H00 Mail François Mitterrand RENNES - Organisation "Coordination Démocratique de Bretagne" : tract ci-après :

"Pour la REUNIFICATION de la BRETAGNE et le droit de décider" : organisons un référendum sur tout le territoire de la Bretagne - de Brest à Clisson - pour débattre des limites de notre territoire et des compétences que pourra exercer le peuple breton, sans discrimination d'origine. Nous exigeons donc des élu-e-s de Bretagne qu'ils et elles s'engagent pour aider à l'organisation - avec ou sans l'accord de Paris - d'une consultation démocratique.

     Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   hashtags #44BZH  et #DecidonsEnBretagne 

     O.F. mardi 27 novembre 2018 : page "Bretagne" : "Bretagne réunie a recueilli 100 000 signatures. Il s'agit d'une "première" dans l'histoire de notre démocratie" selon son Coprésident Paul Loret. L'association nantaise espère obtenir l'organisation d'un référendum sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne. Selon la loi Notre de 2015, une pétition recueillant 10% du corps électoral oblige le conseil départemental à inscrire à l'ordre du jour l'organisation d'une telle consultation - Session du 17 décembre 2018 - La pétition sera remise ce jour au président socialiste Philippe Grosvalet. "Vers le référendum : la campagne est lancée, le logo est prêt et la marque L.A Bretagne Réunie est déposée. On n'attend plus que le feu vert du conseil départemental" a indiqué Paul Loret.

     O.F. 01/12/2018 : "Et si Nantes changeait de région? Un débat avec les élus aura lieu le 17 décembre. Mais les Bretons de Loire-Atlantique auraient préféré une grande consultation... Le transfert doit être approuvé par une majorité des trois cinquièmes du conseil général et des deux conseils régionaux concernés. Un combat vain? On sait le conseil régional Bretagne plutôt favorable à ce transfert. ("Nouvelle étape", soulignée par Loïg Chesnais-Girard; "le conseil régional de Bretagne s'est toujours prononcé pour la réunification"). En revanche, on imagine mal la région Pays de Loire lâcher Nantes à ses voisins! Les "Bretons" de Loire-Atlantique ont toujours clamé que "la région artificielle dite "Pays-de-la-Loire" était sans unité et sans âme". Ils ont confié leur amertume : "C'est un véritable déni de démocratie opposé à la formidable mobilisation citoyenne. Fallait-il mettre un bonnet rouge ou un gilet jaune pour être entendu?" Arnaud Wajdzik

     et Jean OLLIVRO : Point de vue : La conjonction des planètes. "...Après l'effondrement du candidat de droite "à qui la victoire était promise", une deuxième météorite surgit de nulle part : un nouveau Président va recréer l'unité nationale avec, nous dit-on, une "France qui va bouger de partout". Et voilà l'astre oublié : Paris. L'hyper jacobinisme. Dès la première année du quinquennat, Paris reçoit au bas mot 108 milliards, quand le budget d'une région est d'environ 1,5. A toutes les échelles c'est l'ultracentralisme. Le monde des grands corps de l'Etat. La France des riches. Le ñ de Fañch et le mépris des jeunes de Diwan. Le monde des patrons du CAC 40. Le monde des métropoles, alors qu'on assèche les collectivités locales. Celui de la nécessaire "concentration" alors que tous ne peuvent vivre au même endroit et qu'en réalité plus on concentre plus on étale ces lointaines couronnes périurbaines en opposant les riches à ceux coincés dans leurs problèmes et leurs embouteillages.... Il faudra bien un jour parler de la décentralisation et plus encore de la mise en place d'une démocratie dans et par les territoires, avec ses habitants qui débordent d'énergie.. La fin de la "monarchie" parisienne, symbolisée par ce drapeau d'union d'un roi et d'une ville, la France par ses territoires et avec ses gens, c'est pour quand?"

     O.F. 5/12/18 : Troisièmes rencontres "Breizh 5/5" à Pontivy vendredi 7 décembre. L'association créée en 2016 milite pour une Bretagne à 5 départements et "plaide pour des synergies entre les porteurs de projets, les élus, les entreprises et le monde associatif". Ateliers : les leviers du développement territorial (animé par Loïc Roulaud et Michel Bouvier, de Bretagne Prospective), tourisme et loisirs, vecteurs du développement équilibré des territoires (Claudie Allix, de Sensation Bretagne); de nouvelles dynamiques économiques et sociales (Dylan Deshayes, de DevDu) Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

             MANIFESTATION pour la REUNIFICATION à NANTES  : quelques lignes page "Bretagne" Ouest-France 07/09/18 : "Réunification : une nouvelle manifestation pour demander le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne aura lieu le samedi 29 septembre à 15H. Elle débutera devant le château des ducs."

     O.F. 29/30 septembre 2018 : "Ils défilent pour la Loire-Atlantique en Bretagne" 1 500 personnes (4 000 selon les organisateurs) ont défilé dans les rues de Nantes pour la réunification de la Bretagne et le droit de décider du cadre administratif de la région. "Historiquement et culturellement, la Loire-Atlantique est en Bretagne. Ca fait 77 ans qu'elle en a été exclue! ... Le château des ducs de Bretagne, la musique bretonne, cela n'a rien à voir avec la Mayenne ou la Vendée... Dans le cortège, des familles, des jeunes, des militants, mais aussi des représentants de Catalogne, d'Irlande, de Kanaky, ...On cause breton, identité, autodétermination Une pétition pour un référendum a recueilli 80 000 signatures. A 100 000, le conseil départemental de Loire-Atlantique devrait mettre la question à l'ordre du jour. Yasmine TIGOE
                      La Coordination démocratique bretonne appelle à une autre manifestation - 

                       à RENNES, le samedi 8 décembre 2018 

 O.F. samedi 24 novembre 2018 : "Jean-Yves Le Drian lance les "Progressistes bretons". Il reste ministre des Affaires étrangères et ne briguera plus de mandat. Mais il lance un mouvement qui fera des propositions novatrices pour l'avenir de la Bretagne, pour enrayer les fractures sociales, redonner du sens à l'Europe et répondre aux urgences écologiques : un Breizh lab! filiation du CELIB des années 1960. Un mouvement allant de la social-démocratie à la démocratie-chrétienne, ouvert aux associations et aux acteurs de la vie économique pour une innovation territoriale, pour aller plus loin dans la régionalisation ou d'une Europe si fragile qu'elle "peut sortir de l'Histoire". Didier Gourin

La députée en Marche de Rennes (2ème circonscription), Laurence Maillart-Méhaignerie, est la première des Bretonnes à faire part de son soutien pour une "Europe forte, ambitieuse, ouverte sur le monde et protectrice pour ses peuples". L'élue est l'épouse du neveu de l'ancien ministre, maire de Vitré, Pierre Méhaigneraie. Centriste auparavant UDI puis Modem. suite O.F. 26/11/18 : autres soutiens Gwendal Rouillard et Michel Jacques LREM et Gaël Le Saout Morbihan, Paul Molac, député régionaliste de Ploërmel, prêt à contribuer aux échanges "pour que la Bretagne avance", François André apparenté LREM et Gaël Le Bohec LREM, Loïc Lebrun centriste Ille-et-Vilaine, Olivier Allain, conseiller régional Côtes-d'Armor, Richard Ferrand LREM Finistère.

 Prochaine étape pour constituer un noyau dur (on ne parle pas d'une "mafia bretonne" ni de la "réunification de la Bretagne historique") le 16 décembre à Lorient :

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O.F. 11/12/2018 : "Retard à l'allumage : Le Célib du XXIème siècle, manque de troupes? 250 personnes prêtes à s'engager. Seulement la diversité politique n'est pas au rendez-vous. Ce sont surtout des élus de la République en marche qui sont partants... RDV reporté au dimanche 20 janvier, toujours à Lorient.

     O.F. 11/11/18 : "L'UDB - entretien avec Gaël Briand (Peuple Breton et Régions/Peuples Solidaires) - : Nous voulons de l'autonomie. "Bretagne Réunie" est en train de créer une nouvelle fenêtre médiatique en réunissant les 100 000 signatures pour obliger à une consultation. L'UDB a toujours été favorable à un référendum sur l'autodétermination. Quand Jean-Yves Le Drian , au lendemain du découpage de 2014, dit : "on a gagné" nous disons non, nous n'avons rien gagné! c'est même une défaite. Pour l'heure, les politiques en Bretagne coupent des rubans. Nous, nous avons un projet. Nous voulons faire un bras de fer avec l'Etat, comme les Corses, pour dire que nous voulons de la démocratie. Cela suppose du pouvoir, la capacité de décider, pas des compétences... Elections européennes : la Fédération "Régions et Peuples Solidaires", à laquelle appartient l'UDB, a commencé à négocier avec les "Verts". A priori, la personne qui nous représentera en premier sur la liste sera un ou une Corse... Le Président Macron : il est clairement jacobin. Dès le début il a été rattrapé par la haute administration. Il n'y a aucune volonté de rendre de l'autonomie. Ce n'est pas de la décentralisation que nous recherchons à l'UDB, c'est de l'autonomie, c'est-à-dire la capacité de pouvoir décider. Or, Macron a une démarche très autoritaire. Christian Gouérou

  Bretagne Réunie : BP 49032 44090 Nantes cédex 1 - Téléphone 06 82 67 19 46 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - www.bretagnereunie.bzh pour télécharger la pétition "Les 100 000 pour le droit d'option" : à destination des personnes inscrites sur une liste électorale d'une commune de Loire-Atlantique. Droit d'option effectif  : entre le 1/1/2016 et 1/3/2019. 11 Novembre 2018 : compteur 93 276 signatures! Le compte y est presque....en vue d'une consultation populaire.

- 95.000 le 18/11/18 -

     "Sans Nantes, ce qu'on appelle Bretagne dans le monde n'existerait pas",  s'exclame Yves Averty de l'Agence culturelle bretonne de Loire-Atlantique qui compte 110 associations (musique, danse, art, sport, crèches), ... Le KDSK de Saint-Herblain est un centre de ressources culturelles celtiques..757 élèves sont inscrits dans une classe bilingue breton-français en Loire-Atlantique. Il y a d'ailleurs plus de noms de lieux bretons dans le seul pays nantais qu'en Côtes d'Armor! Depuis les années 1950, Nantes est la capitale des Pays de la Loire, région créée d'un trait de plume. Historiquement, elle est en Bretagne et administrativement en Pays de Loire. Mais, exception, sur le plan juridique, Nantes dépend toujours de la cour d'appel de Rennes! 43 entreprises de Loire-Atlantique, employant au total 19 000 salariés, ont choisi de faire partie du réseau Produit en Bretagne. "Voyage-en-bretagne.com" , pour une clientèle internationale, démarre à Nantes, traverse la Haute-Bretagne et arrive dans un lieu de notoriété mondiale le Mont-Saint-Michel. Philippe Gambert 

     O.F. 14/11/18 : "Une marque pour les notaires bretons : l'hermine du drapeau breton et la plume du stylo qui servait à signer les contrats sur papier. "Notaire et breton" et la couleur bleue qui symbolise la mer entourant les cinq départements de Bretagne historique." souligne Me Agnès Lanoë, présidente des 1 000 notaires du ressort de la cour d'appel de Rennes, y compris donc ceux de Loire-Atlantique. Une campagne d'affichage se déroulera entre le 21 novembre et le 5 décembre : "Mon notaire est à l'ouest, il est où le vôtre?" avec des symboles régionaux comme le ciré jaune, la marinière, la toile de voile ou... le bonnet rouge! Olivier Mélennec                                         

     O.F. vendredi 28 septembre 2018 : La Bretagne à 5 a rendez-vous à Nantes. Cette fois, une Coordination démocratique de Bretagne a vu le jour : le collectif 44=Breizh, l'association Ai'Ta, des associations culturelles bretonnes... "Ce que nous demandons, c'est un référendum dans les cinq départements bretons pour que l'ensemble des habitants puissent choisir le cadre institutionnel dans lequel ils veulent vivre...avec une évolution des collectivités territoriales, une Région et des Départements qui se transformeraient en une Assemblée unique de Bretagne."  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

    O.F. lundi 24 septembre 2018 : "Le Parti breton ne manifestera pas pour la réunification. Nantes sera le rendez-vous, samedi 29, de la traditionnelle manifestation de rentrée pour la réunification, et le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne. Elle est organisée par le collectif "44=Breizh" qui rassemble une vingtaine d'associations et de mouvements comme l'UDB (l'Union démocratique bretonne). De son côté, le Parti breton a décidé de ne pas y prendre part, préférant soutenir la pétition lancée par Bretagne réunie en faveur du "DROIT d'OPTION" pour la Loire-Atlantique."

Nota : le Parti breton est un mouvement politique créé en 2000 en Loire-Atlantique avec pour objectif de "donner à la Bretagne des institutions dotées de réels pouvoirs de gouvernement et de représentation au niveau européen". Il s'est créé autour d'hommes de sensibilité politique modérée de centre gauche au centre droit. Leur slogan : "Pour une Bretagne émancipée, écologique, solidaire et entreprenante" Aux dernières élections législatives de 2017, le Parti breton fait partie du "Mouvement 100%" qui obtient sur l'ensemble des cinq départements bretons 13 009 voix, soit environ 0,7% des suffrages exprimés.

     O.F. samedi 22 septembre 2018 : " Produit en Bretagne mobilisé pour la réunification." Le réseau, "Produit en Bretagne" (plus de 420 entreprises et 110.000 salariés) rappellera aujourd'hui à Nantes qu'il défend une Bretagne à cinq départements, avec la Loire-Atlantique. Il le fera à partir de midi, place de l'Ecluse. Ce sera l'occasion pour l'association de souligner que 43 de ses membres sont des entreprises installées en Loire-Atlantique. Cette manifestation se veut aussi ludique. Les passants seront invités à dévoiler un slogan sur la Bretagne à cinq départements. A travers cette journée, l'association veut ainsi assumer "pleinement l'appartenance de Nantes à la Bretagne".

     NANTES : ancien pied-à-terre de François de RUGY, devenu Ministre d'Etat à la Transition Ecologique...

"Seule lueur d'espoir pour les partisans de la réunification, les déclarations du (de l'ancien) Président de l'Assemblée Nationale. Il s'est engagé à mettre la question en débat lors de son mandat." Didier GOURIN O.F. 13/01/18 Donc comme toujours, politique = "paroles, paroles!"

 

      O.F. lundi 13 août 2018 : Anjou et Bretagne en fusion; "Fusion Anjou/Mayenne et Sarthe", "Alsace réunie"

Le président divers droite du Maine-et-Loire, Christian Gillet, pas vraiment macroniste, est convaincu du caractère inéluctable d'une autre fusion, celle de l'Anjou, de la Mayenne et de la Sarthe. Un super département pour faire contrepoids à la métropole nantaise. Cette idée, sans concertation, avait irrité son propre camp. Elle avait, par contre, réjoui tous les Bretons favorables à l'implosion des Pays de la Loire, pour un retour de la Loire-Atlantique en Bretagne.

     De la science-fiction? C'est probable. Mais chacun pousse ses pions depuis la promesse, par Emmanuel Macron, d'un "pacte girondin" entre l'Etat et les collectivités. Fin juillet, l'association Bretagne réunie a d'ailleurs été reçue par plusieurs députés ligériens. Une initiative signée Nicole Dubré-Chirat, députée LREM... du Maine-et-Loire. Décidément!

     Début août, le premier ministre, Edouard Philippe, a apporté son soutien à un projet de fusion de deux départements, le Haut-Rhin et le Bas-Rhin. L'aboutissement d'un long processus. Benoît Guérin

     O.F. 12/8/18 : "Lorient : les militants de la réunification se font entendre. La coordination démocratique de Bretagne milite pour une Bretagne réunifiée à cinq départements. Le Collectif a profité du festival inter-celtique de Lorient pour faire entendre : retour de Nantes en Bretagne et reconnaissance de la langue bretonne. Au défilé tous reprenaient en choeur la demande d'un référendum : "Comme au Pays de Galles, décidons en Bretagne" Au Pays de Galles l'anglais et le gallois sont langues officielles (600 000 locuteurs en "cymraeg", langue galloise). Ce sera aussi le cas l'année prochaine avec la Galice, prochain pays invité avant la cinquantième édition en 2020.

Nota : Pays de Galles, budget de 19 milliards d'euros, celui de l'Ecosse de 32 milliards d'euros. Celui de la Bretagne (en état jacobin)? 1,4 milliards d'euros....

     O.F. mercredi 18 juillet 2018 : "Douche froide sur le RAPPORT Le Boulanger" : ce rapport a été remis le 11 juin au président de Région Loïc Chesnais-Girard, avant ce discours du Président Macron le 21 juin à Quimper "jetant aux oubliettes le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne". Ce rapport "Perspectives d'une différenciation en Bretagne" était présidé par le Vice-Président de la Région Jean-Michel Le Boulanger et ouvrait des propositions pour un pacte "girondin"!!! cet automne avec un nouvel article 72 de la révision constitutionnelle. Ce rapport parle de la "réunification de la Bretagne qui demeure un objectif largement partagé et en attente de circonstances favorables. Il ne perd pas de vue les enjeux institutionnels que seraient une assemblée de Bretagne ou de nouvelles formes d'organisations permettant une réelle avancée dans l'autonomie de décisions.". Le groupe rappelle le souhait de "voir la France ratifier la charte européenne des langues minoritaires; propose un nouveau service public régional audiovisuel en appui sur un dialogue associant aux pouvoirs publics les équipes de France Télévision, de Radio France, de la presse quotidienne régionale, des télévisions et des radios locales, l'opportunité réelle de pouvoir proposer à l'échelle des cinq départements bretons un nouveau média régional d'information qui donnera bonne place aux langues de Bretagne..." Christian GOUEROU

      REUNIFICATION : article Didier Gourin O.F. vendredi 22 juin 2018 : "Le président a pu faire naître un espoir fugace aux partisans de la Bretagne à cinq départements. Il a, en effet, évoqué une Bretagne qui irait, pour Certains (qui?) - "jusqu'à l'estuaire de la Loire". Avant d'ajouter que ce sujet de la réunification était de toute façon "dépassé". Il préfère des coopérations entre les Régions. Ce fut effectivement très fugace...". Marc Le Fur (LR), député des Côtes d'Armor, formule deux regrets : rien sur un abandon définitif d'une nouvelle écotaxe et pas assez d'avancées sur l'identité bretonne." Le député n'a pas digéré le rejet par Emmanuel Macron de l'idée d'une réunification de la Bretagne avec le retour de la Loire Atlantique : "Il est passé à côté de quelque chose d'essentiel".

Nota : "sous l'estuaire de la Loire" : St  Brévin, Pornic, Machecoul, Clisson... En mai 2000, le Cercle Culturel Celtique de Pornic avait été à l'initiative du nouveau drapeau du Pays de Retz Atlantique, Pays qui fut intégré au royaume de Bretagne au traité d'Angers de 851, siégeant aux Etats de Bretagne jusqu'en 1789. La "croix noire" rappelle la paroisse et la ville de Sainte-Croix, ancien nom de Machecoul, cité fortifiée et capitale historique du Pays de Retz. Cette croix noire repose sur du sable (jaune). Trois autres quartiers avec cinq mouchetures d'hermine précisent l'appartenance à l'évêché de Nantes, ainsi qu'au département de Loire-Atlantique (ex-Loire-Inférieure), l'un des cinq départements historiques de la Bretagne. Ces hermines proviennent des armoiries du duc de Bretagne Pierre de Dreux (1190 - 1250), dit Pierre "Mauclerc" "de Braine" qui, en 1237, devint par mariage seigneur de Machecoul.

     Loire-Atlantique 2018 : présence de 23 Cercles Celtiques! ( Ancenis, Batz-sur-Mer, Basse-Indre, Clisson, Guémené-Penfao, Guérande, Jans, La Baule, Le Loroux-Bottereau, Chapelle et Nort-sur-Erdre, Malville, Nantes, Pannecé, Pontchâteau, Pornic, St Michel-Chef-Chef, St Nazaire, La Turballe, La Chapelle-des-Marais, Le Croisic, Saint-André-des-eaux,Vertou) et nombreux bagadoù... Territoire culturel breton incontestable malgré le non-enseignement de l'Histoire régionale dans les écoles primaires, tout comme dans les autres départements de l'actuelle Région Bretagne. Parlons de"Différenciation territoriale" avec délimitation arbitraire de 1941 que l'Etat jacobin (et girondin) n'a jamais solutionné, malgré l'ébauche non aboutie de la bonne "Carte Balladur".

     "61ème finale de la Saint-Loup de Guingamp : clin d'oeil à la Bretagne à cinq? ce dimanche 19 août 2018,  le Cercle Celtique de Trescalan-La Turballe ,"Strollad an tour Iliz", a remporté le titre de champion de Bretagne, seul Cercle de Haute-Bretagne (et de Loire-Atlantique) parmi les 7 finalistes. Les hommes portaient leur immense chapeau paludier, équivalent de la coiffe bigoudène (37 cm haut). La Turballe allie les terroirs paludiers, agricoles et marins...

     "A Quimper ce 21 juin, Emmanuel Macron a bien lu la "Lettre ouverte des élus bretons". Il a apporté des réponses : lancement des études pour une nouvelle ligne entre Rennes et Redon, moderniser les liaisons vers Nantes, gagner du temps entre Rennes jusqu'à Quimper, travaux de modernisation des lignes Rennes/Châteaubriant, Dol/Lamballe; fin du chantier Centre-Bretagne RN 164 et haut-débit à tous les Bretons avant 2022; transfert de terrains de l'état à Rennes pour agrandir l'aéroport.... Le Président "voudrait faire de la Bretagne un laboratoire avec une décentralisation de projets. Un pacte girondin, un pacte breton. Pour réaliser cette mutation, il faudra modifier l'article 72 de la constitution lors de la révision prévue cet été (évoquée pour la Corse) avec un principe de "différenciation territoriale". Le député LREM du Finistère Richard Ferrand a été désigné pour mener cette réforme. Jean-Michel Le Boulanger, vice-Président de la Région, y travaille déjà... Cette nouvelle décentralisation comprendrait la délégation de compétences vers les Régions : dans le domaine maritime, renforcement de la conférence mer et littoral, guichet économique unique pour accompagner les entreprises, guichet unique pour le cinéma et le livre... " Christian Gouerou.

     Venue d'Emmanuel MACRON mercredi 20 juin 2018 dans le 22 et le 29 :

rappel du discours du 19 avril 2017, avant élections présidentielles : "Apprentissage de la langue et de la culture locale dès l'école facilitée... ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires"; du 23 mars 2017 : "améliorer le système à la marge mais sans réforme", du 17 janvier 2017 : "salue Quimper, le Finistère, l'Ille-et-Vilaine, le Morbihan, les Côtes d'Armor, la LOIRE-ATLANTIQUE. Bonjour la Bretagne! Il faut préserver votre identité. Les langues de Bretagne sont une formidable richesse." François de Rugy, Président à l'Assemblée nationale :"ça va de la régionalisation de la politique de l'emploi à la réunification de la Bretagne...qui dans la revue "Bretons" avait annoncé : "je proposerai la réunification de la Bretagne". Promesses de politiciens : Léon Blum "l'avenir ne se laisse pas enfermer dans un programme", Charles Pasqua :"les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent" et Edouard Balladur: "je ne fais jamais de promesses, mais d'habitude je les tiens". Lettre envoyée mardi 19 juin 2018 par des élus bretons au Président décentralisateur girondin : "poursuite du développement des aéroports de Rennes, Dinard, Brest, Quimper et Lorient; achèvement de l'axe Centre-Bretagne, coup de pouce pour le déploiement de la fibre optique; chantiers ferroviaires Rennes/Nantes et Brest/Quimper vers Paris", "La Bretagne a été pionnière en matière de de coopération intercommunale et de décentralisation. O.F. 19/6/18. 

     O.F. 4/8/18 : Yann Tiersen, à la question : "la reconnaissance des langues régionales est un sujet qui vous tient à coeur" : "La langue du bout de terre où l'on vit est très importante. Ce que fait l'état français par rapport à ça, c'est de l'ignorance, de la bêtise, du massacre. C'est la honte : la France est l'un des seuls pays au monde qui ne voit pas la richesse qu'il a entre les mains. Le reste du monde va complètement dans l'autre sens : les pays reconnaissent la richesse qu'il y a dans les langues. C'est comme s'il y avait un oiseau rare et que tout le monde tirait dessus sans raison." Charlotte Boniteau, Ouessant (Eusa)

     O.F. mardi 5 juin 2018 : "Ecotaxe : les inquiétudes de la Sénatrice (I&V.) UDI Françoise GATEL : j'ai eu l'occasion de réagir en présence d'Elisabeth BORNE, ministre des Transports, sur des amendements proposant l'instauration d'une écotaxe et de rappeler ses conséquences catastrophiques et inacceptables pour la Bretagne. La Bretagne ne peut supporter un handicap économique supplémentaire. Sa position péninsulaire, éloignée du reste de la France et de l'Europe, la pénalise déjà fortement. Notre agriculture, bien répartie sur tout le territoire breton et qui nourrit la France, la présence indispensable d'industries agroalimentaires génératrices d'emplois, notamment dans la fragile Bretagne centrale, impliquent inévitablement un trafic routier important et essentiel.

     La Bretagne, excentrée, déjà pénalisée par l'abandon du projet d'aéroport de ND des Landes, doit être considérée comme un territoire économique singulier, comme la Corse et les territoires ultramarins, qui bénéficient de mesures spécifiques."

      O.F. mardi 29 mai 2018 : "Un plaidoyer pour une Bretagne à cinq". Dans un ouvrage collectif, Yvon OLLIVIER, Yves LEBAHY, Fanch GAUME (Football Bretagne Association) et Paul LORET défendent la pertinence d'une Bretagne à cinq départements "impérieuse nécessité" et espèrent pouvoir susciter le débat :"Le livre blanc de l'unité bretonne", éditions Yoran Embanner 14 euros. 

     Rendez-vous manqué en 2015 avec la réforme territoriale en passant de 22 à 13 régions. L'espoir de retrouver la Loire-Atlantique était immense "mais les élus bretons inféodés n'ont pas eu de courage" juge Yoran EMBANNER "LE DRIAN, alors ministre de la Défense, aurait dû mettre sa démission dans la balance. Il ne l'a pas fait." Ce rendez-vous manqué ne doit selon eux rien au hasard. Il serait le résultat d'une stratégie politique ancienne et réfléchie visant à "débretonniser la région". La création en 1955 des Pays de la Loire "appelée à disparaître" correspondrait à une "politique publique de déshumanisation qui a consisté à imposer en Loire-Atlantique une culture (ligérienne) qui n'existait pas".

     "Nous réclamons un référendum sur l'idée de la Bretagne à cinq, à organiser le même jour dans les cinq départements".

"Jamais le peuple n'a été consulté sur la question. C'est un déni de démocratie."L'exemple catalan, une mondialisation qui suscite une soif d'identité et plus largement un Etat français qui ferait un peu plus la preuve de son délitement rendent crédible cette idée.

    O.F. jeudi 22 février 2018 : "BRETAGNE à 5 :  faire voter les assemblées" Pas besoin de référendum, il suffit d'un vote des conseils régionaux et des élus de Loire-Atlantique" selon Bernard POIGNANT, ancien député-maire PS de Quimper."La modification des limites territoriales est autorisée par la loi du 16 janvier 2015. Je m'étonne que cette ouverture n'ait pas été saisie rapidement. Il est donc temps de passer à l'acte et de sortir des voeux pieux car cette possibilité s'éteint au 1er mars 2019." L'homme précise : " un département et deux régions contigûes peuvent demander, par délibérations concordantes de leurs assemblées, adoptées à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés, une modification des limites régionales visant à inclure le département dans le territoire d'une région limitrophe." Mission impossible....

Quelle est donc la motivation de Bernard Poignant à reparler de ce texte de loi? En novembre 2014, au moment où les députés l'avaient élaboré (O.F. 23/11/2014), nous expliquions comment ces élus avaient "enterré" la possibilité d'une réunification de la Bretagne historique en refusant un "assouplissement du droit d'option". S'il faut l'accord des deux conseils régionaux concernés, à une majorité des 3/5è, c'est mission impossible. Ce que certains députés PS, comme Jean-Jacques Urvoas reconnaissaient. Le législateur savait donc bien ce qu'il faisait. C'est pour cette raison que personne ne passe à l'acte... Christian GOUEROU

     O.F. samedi 17 février 2018 : "La Région Bretagne veut faire entendre "ses" différences. Le conseil régional de Bretagne va installer un groupe de travail sur la "différenciation". Il veut ainsi profiter des possibilités ouvertes par le discours prononcé par Emmanuel Macron lors de sa récente visite en Corse. "Ce discours apparaît comme une opportunité pour la Bretagne," estime ainsi la majorité du conseil régional (sauf le Front national attaché à un "Etat protecteur") : demande de nouvelles "compétences" dans des domaines où elle estime que l'action régionale serait plus efficace que celle de l'Etat, comme pour ce qui concerne déjà la gestion de l'eau...

      Ouest-France samedi 13 janvier 2018 : "Question 4 La Bretagne sera-t-elle réunifiée (en 2018) avec la Loire-Atlantique? Non. Seule lueur d'espoir pour les partisans de la réunification et de la Bretagne à cinq départements, les déclarations de François de Rugy (La république en marche), le président de l'Assemblée nationale, par ailleurs député de Loire-Atlantique. Il s'est engagé à mettre la question en débat lors de son mandat." Didier Gourin page "Bretagne"

     O.F. jeudi 18 janvier 2018 : Abandon aéroport N.D. des Landes "Christian TROADEC, maire de Carhaix : il est plus que temps de penser à un vrai aménagement du territoire de la Bretagne à cinq départements pour réduire la fracture territoriale Est/Ouest. Que de temps perdu! Quel désaveu pour celles et ceux qui défendaient ce projet, dont Jean-Yves Le Drian et Richard Ferrand."

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La Réunification de la Bretagne Historique : revue de presse "Ouest-France" (et divers articles) - Avril/mai 2017 Présidentielles : "Supprimer les Régions de Bretagne, Alsace, Corse, etc....." (.../...) Lire également : www.agencebretagnepresse.bzh - https://abp.bzh/ média indépendant

       "BREIZH 5/5, qui milite pour une Bretagne à cinq départements, et "Bretagne Prospective" organisent à Pontivy, vendredi 17 novembre 2017, un salon (gratuit) permettant à chacun de présenter ses projets et trois ateliers : "Animation territoriale", Marketing territorial", "Ecosystème numérique". Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

      O.F. samedi 18 novembre 2017 : "Ce n'est pas de Paris que viendra la solution à leur revendication du retour à une Bretagne historique...Il existe aussi une Bretagne populaire, entrepreneuriale, associative, juridique, numérique, culturelle et touristique, qui trouve des solutions sans rien demander à personne,"résume Bertrand Nicolas, Président de Breizh 5/5. Depuis juin 2015, plus de 150 panneaux Breizh 5/5 sont affichés par une quarantaine de communes. L'image d'une Bretagne dynamique, qui ose la différence est un vrai booster pour les produits bretons : Produit en Bretagne (400 entreprises adhérentes, 4000 produits siglés sur les cinq départements); mais aussi les 722 marques portant le mot Breizh sur le site de l'Institut national de propriété industrielle, l'extension .bzh qui va fêter ses trois ans et qui compte près de 7 000 abonnés... Des choses d'en-bas préférables aux incantations."

   O.F. mercredi 15 novembre 2017 :   Lancement de la "Breizh Marketing Akademi" , page Linkedin... Produit en Bretagne (Loïc Hénaff) et Crédit Mutuel de Bretagne (via Nathalie Lavirotte) : trois RDV annuels, un réseau digital et des rencontres : "chercher des solutions pour le collectif afin de valoriser le territoire et éviter les départs professionnels vers Paris."

     O.F. 12/12/12 : "Régions : l'état doit clarifier leurs missions. Selon un rapport de la Cour des comptes l'exercice des compétences de l'etat est demeuré trop confus et ne tire pas toutes les conséquences de la décentralisation avec de plus en plus de compétences aux collectivités. Pour elle l'état persiste à vouloir conserver une présence et un rôle dans des domaines comme le RESEAU ROUTIER, le LOGEMENT ou le TOURISME."

      CA BOUGE à nouveau : O.F. Mercredi 20 septembre 2017 :

Réunification : une manifestation et un débat. On marchera à nouveau dans les rues de Nantes le samedi 30 septembre pour le retour de la Loire-Atlantique au sein de la Bretagne historique à cinq départements. RDV fixé à 15h place de la Petite Hollande. Le matin, la fédération culturelle "Kendalc'h"(maintien, continuité en breton) organisera une table ronde : "La réunification de la Bretagne, A quoi ça va servir?" de 10h à 12h30 à la maison des syndicats, place de la gare de l'Etat (J.Michel Le Boulanger Conseil Régional Bretagne, Paul Molac député LREM, Rozenn Milin, Jean Ollivro, ...) Manifestation annulée par "Bretagne Réunie" suite à divers échanges écrits violents de groupes extrêmes qui ont la vive intention de scander des slogans racistes et xénophobes ou s'exprimant contre un système politique et économique. Cependant "44=Breizh" (Démocratie pour la Bretagne) appelle à se réunir au "Miroir d'eau" à 15H face au château des Ducs de Bretagne.

Ils étaient 200 à défiler dans le calme, portant haut les drapeaux bretons, mais aussi basques, catalans... les dissensions ont réduit les forces. "Il n'est pas question que le réunification déserte la rue" prévient Gaël Roblin, de "Breizhistance". "Notre combat pour l'unité territoriale de la Bretagne est une conquête démocratique" poursuit un porte-parole de 44=Breizh. Forcément le référendum en Catalogne inspire ces militants bretons qui réclament l'"autodétermination".

Ouf! de l'espoir? dans le dernier mensuel "Bretons" l'actuel président de l'Assemblée nationale, le nantais François de Rugy, annonce : "Je proposerai la réunification de la Bretagne"....

Lire en revue de presse ci-dessous "Entretien avec Romain Pasquier" (O.F. 28/09/17)

       I - GENERALITES                    II - REVUE DE PRESSE

      I - GENERALITES : Province, Départements, Régions économiques, Renouveau Culturel identitaire

                       Pour rappel : 1789/90 , l'Assemblée nationale issue de la Révolution française ordonne la division du royaume en 83 départements. L'objectif était de se rendre de n'importe quel village au chef-lieu en une seule journée de cheval. Le 26 février 1790 la Bretagne est divisée en cinq départements : Côtes-du-Nord (devenues Côtes-d'Armor en 1990), Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire-Inférieure (rattachée en 1956 aux Pays de la Loire et devenue Loire-Atlantique en 1957), et Morbihan.

     Le 30 juin 1941 un décret du gouvernement de Vichy créa des "régions économiques". On regroupe alors Nantes avec Angers. Un pouvoir fort à Nantes ainsi qu'à Rennes fut privilégié.

    " Certains" diront qu'une région incluant Rennes et Nantes aurait renoué avec l'ancienne province royaliste bretonne. D'autre part, les liens amicaux entre rennais et nantais furent réels en janvier 1789 aux Etats-généraux: l'école de droit de Rennes, à la tête de laquelle était Moreau (natif de Morlaix, ami de collège de Chateaubriand), avait envoyé quérir quatre cents jeunes étudiants de Nantes (pour rosser les aristocrates et " faire couler les premières gouttes de sang que la Révolution devait répandre...")... Alerte 04/10/17 La Cour d'appel de Rennes sera-t-elle amputée? Le député LR Marc Le Fur s'inquiète des informations concordantes et inquiétantes émanant de la conférence des bâtonniers. Un redécoupage de la carte judiciaire aurait pour conséquence d'amputer le territoire de la cour d'appel de Rennes en retirant Nantes et la Loire-Atlantique. Aucun gouvernement ne s'était, jusqu'ici, permis de s'attaquer à cette constante de l'histoire bretonne. Après avoir refusé la réunification aux Bretons lors du dernier redécoupage régional, le pouvoir central s'acharne donc à faire disparaitre toute trace administrative de la Bretagne historique."... Des réflexions sont actuellement menées....

Le "particularisme breton" devait aussi inquiéter, comme en 1870....

     "D'autres" ajouteront que ce fut une décision prise dans un grand "désordre" dans une période particulière (comme le 2 juin 2014 avec l'épisode Jean-Marc AYRAULT! lire l'article ci-dessous)

     Ces "régions économiques" furent dissoutes en 1945. Dix ans plus tard, en 1955, furent créées 22 régions dont les "Pays de la Loire" incluant Nantes.

     Avec le "RENOUVEAU de l'IDENTITE BRETONNE" dans les années 1960/70 le désir de retour de la Loire-Atlantique en région "Bretagne" s'affirme de plus en plus. Les sondages sont favorables à cette idée avec 68% des habitants de Loire-Atlantique en 1999, 75% en 2001 et 77% en juin 2014.... Et les noms de lieux-dits, les évocations historiques, les collectages photographiques, les coutumes, les chants, les musiques et les danses des "Pays" du Croisic à Clisson sont autant de témoignages culturels et humains intégralement liés au passé de la Bretagne et à prendre en considération sans tarder à l'infini.....Pendant 1400 ans on a parlé breton dans le pays de Guérande. Puis 8 pluviose An II, une loi de la République exige que l'on nomme des instituteurs de langue française dans toute la Basse-Bretagne. Il faudra cependant attendre les années 1970 pour compter les derniers locuteurs bretons....

     L'espoir fut la carte "Balladur" de 2009 qui proposait une Bretagne à 5 départements, Val de Loire/Centre, Poitou/Aquitaine, Auvergne/Limousin, ...

                   Supprimer à nouveau les "Régions"?  Il convient de lire l'article O.F. du 4 janvier 2017 (ci-dessous) pour savoir qu'un parti politique (25% des intentions de vote) annonce son "désir de faire disparaître les Régions au profit des seuls départements" Exit Bretagne, Alsace,Bourgogne, Corse, Normandie, Picardie, Poitou-Charentes, ... Quelques lignes qui ne font actuellement aucun bruit dans les réseaux sociaux et la presse.

                   Bretons de Paris et LGV Rennes (01/07/2017) Aller à Paris pour la journée : 1H29mn lundi au samedi 7H35/9H04 ou +! (arrêts) du lundi au vendredi 5H36/7H47 - du lundi au samedi 6H52/8H47 et retour 20H56/22H24 ou 22H14/0H24 -  Maison de la Bretagne 8, rue de l'Arrivée Montparnasse 01 53 63 11 50 9H30/18H00 et Bretons du monde Roissy? du lundi au vendredi 6H26/9H12 et autres  - Toutes infos : www.voyages-scnf.(com horaires ou billet-train, train, lgv..)

                    O.F. lundi 28 août 2017: " Paris, caillou dans la chaussure d'En Marche! Pendant toute la campagne, le candidat (Macron) n'a eu de cesse de vanter les territoires en mouvement, de vouloir résoudre les "fractures territoriales". S'il a réalisé de tels scores en Bretagne, c'est précisément que sa campagne était teintée d'espoir girondin, faisait clairement confiance à l'Europe et rappelait que la France est riche de sa variété territoriale. En opposition à un FN obsédé par une échelle nationale unique et finalement de repli Macron a tenu un discours de la modernité.

                    Le 16 janvier à Quimper, il salue joyeusement la Loire-Atlantique comme étant bretonne, sans faire pour autant de promesses à ce sujet.... (facile!).... La machine parisienne semble aujourd'hui prendre le dessus (défense de la candidature française aux Jeux Olympiques de 2024. Pourquoi pas.... Il faut accélérer "le Grand Paris" (25 milliards). 63% des français les plus riches vivent à Paris et ont vu leurs revenus augmenter de 40% en 5 ans.La France reste un des deux ou trois pays organisés de la façon la plus inéquitable au monde. 70% des journalistes français, toutes les entreprises du CAC 40 y ont leurs sièges, 96% des opérations boursières y sont localisées, 70% du budget de fonctionnement du ministère de la Culture est alloué à la gestion de dix monuments, tous parisiens. E. Macron est piégé par l'héritage centraliste et devient un président normal et parisien comme les autres. Il ne faut pas aller beaucoup plus loin pour expliquer l'effondrement très soudain de sa cote de popularité (chute de 14 points à 40% d'opinions positives en août contre 54% en juillet). Point de vue par Jean Ollivro, géographe, université de Rennes 2

                   Eté 2017: dixit Emmanuel MACRON 19/04/17 "Apprentissage de la langue et de la culture locale dès l'école facilitée..." "Ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires" (même discours sans effet des prédécesseurs) . 23/03/17 : "améliorer le système à la marge mais sans réforme" 17/01/17 : "salue Quimper, le Finistère, L'Ille-et-Vilaine, le Morbihan, les Côtes d'Armor, la Loire-Atlantique. Bonjour la Bretagne.Il faut préserver votre identité. Les Langues de Bretagne sont une formidable richesse." François de Rugy : "ça va de la régionalisation de la politique de l'emploi à la réunification de la Bretagne..."

     O.F. dimanche 29 octobre 2017: "La Corse invitée d'honneur du Festival du Livre en Bretagne sur fond de crise Catalane. Le président d'honneur Jean-Guy TALAMONI, juriste de formation : "à tous les professeurs de droit constitutionnel qui font valoir que l'indépendance est illégale, nous répondons qu'il faut changer le droit à chaque fois qu'il s'oppose à la dignité des peuples". Il a aussi plaidé pour la "co-officialité des langues régionales" : "Paris ne veut pas en entendre parler, mais nous remettrons cette question sur la table inlassablement, parle que notre langue, c'est une partie de nous-même!". Yann PELLIET, organisateur de l'événement, a fait applaudir le petit Fanch de Rosporden, présent dans la salle, dont les parents ont essuyé un refus du tribunal de Quimper pour ajouter un tildé sur le "n" de son prénom. Christian TROADEC, maire de Carhaix, a clôturé l'inauguration en "dénonçant" une centralisation comme on n'en a jamais vu depuis trente ans contre l'Europe des peuples, celle qu'il appelle de ses voeux." Tony Le Pennec

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II - REVUE DE PRESSE  "Réunification de la Bretagne historique" et articles divers:

     MACRON : Girondin ou Jacobin? O.F. vendredi 29 septembre 2017 : "Les Régions en fronde contre le gouvernement : en septembre 2016 Manuel Valls avait annoncé la disparition de la DGF au profit d'un taux de TVA, plus sécurisée, au 1er janvier 2018, et l'attribution de 450 millions d'euros dès 2017. Douche froide au congrès 2018 à Orléans : Edouard Philippe confirme la TVA garantie pour les cinq ans à venir, que les Régions qui n'ont reçu que 200 des 450 millions promis pour 2017, recevront bien le solde en 2018. Mais c'est tout. "C'est un tour de passe-passe." s'est insurgé Loig Chesnais-Girard.

     O.F. 25/10/17 : Les députés bretons amenés à s'unir: L'Alliance fédéraliste bretonne (AFB-EKB) et son président Jean-François Le Bihan appellent à l'union dans un courrier adressé à sept députés; avec la réunification de la Bretagne et la constitution d'un groupement des députés...

     O.F. jeudi 28 septembre 2017 : "Bretagne: "Temps très durs pour la réunification" Une manifestation de "Bretagne Réunie" prévue à Nantes samedi est annulée. Des militants d'extrême droite et d'extrême gauche menaçaient d'en découdre. Entretien avec Romain Pasquier (Sciences Po Rennes) : Ils sont fous ces Bretons?: Le mouvement régionaliste nationaliste breton a toujours connu des tensions... Bretagne Réunie, à l'origine de la manifestation annulée, représente le mouvement breton de centre droit. Ses leaders sont des notables nantais, assez âgés. Ils ont été dépassés par des organisations plus radicales et plus créatives. Mais qui sont aux antipodes.... C'est un mouvement qui ne va pas bien. La question de la réunification n'est pas du tout en haut de l'agenda politique. En 2014/15, on a assisté à une crête de mobilisation avec la possibilité de voir une nouvelle carte régionale. C'est tombé à l'eau. On est à un creux et c'est à ce moment-là qu'éclatent les divisions. On voit des groupes plus jeunes, plus radicaux, plus mobilisés, capables d'aller à l'affrontement, de faire des coups, déborder "Bretagne Réunie" (le mouvement 44=Breizh, classé à gauche, a appelé à une autre manifestation, samedi, à 15H). Quand il y a de l'espoir, les guéguerres passent au second plan.... C'est une galaxie de petits groupes qui ne représentent pas grand chose.... C'est ce qui s'est passé dans le mouvement breton au début des années 1960. Il était dirigé par la droite. Il a été débordé par l'extrême gauche. Cela a abouti à la naissance de l'Union Démocratique Bretonne en 1964.... Le poids actuel de l'extrême droite chez les militants de la réunification? est-ce qu'ils sont plus nombreux qu'il y a dix ou quinze ans? Pas sûr. Avec les réseaux sociaux, on peut avoir l'impression d'une présence médiatique. Mais sur le plan électoral ils ne représentent absolument rien. Ca reste une nébuleuse militante assez informelle, peu structurée et peu aguerrie." recueilli par Thomas HENG

O.F. lundi 23 octobre 2017 : "Courrier des lecteurs : Bretagne Réunie : des sympathisants de tous bords.... il est faux de donner une quelconque orientation politique à Bretagne réunie, sauf peut-être l'absence d'extrémistes et de casseurs. De même il n'y a pas que des "notables nantais ou des personnes assez âgées". L'immense majorité des personnes attendues étaient des Bretons et des amis de la Bretagne qui manifestaient pour la réunification administrative. Ce sont des personnes représentant toutes les couches sociales et également beaucoup de jeunes (voir les précédentes manifestations) qui viennent pour une revendication précise : obtenir la réunification de la Bretagne comme la NORMANDIE l'a obtenue, ce qui pourrait permettre la création d'une vraie région VAL DE LOIRE. La décision d'annuler la manifestation a été prise à regret par les dirigeants de Bretagne Réunie. Bien sûr, elle ne fait pas l'unanimité des sympathisants" M. Daniel Coëtmeur, lecteur d'Ille-et-Vilaine.

        OF. Dimanche 10 septembre 2017 : La réunification de la Bretagne, le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne historique, avec ses cinq départements? Ca va, ça vient...Ses partisans ont pu se réjouir cet été, lorsque les organisateurs du Tro Breizh, le pèlerinage dont le parcours relie les villes des sept saints fondateurs de la Bretagne, au rythme d'une étape chaque année, ont annoncé que le prochain s'achèvera à Nantes. Il leur faudra faire preuve de patience. Ce sera en 2025... Didier GOURIN 

       O.F. Mardi 4 juillet 2017 : "Allocution du Président Macron face au Congrès réuni hier à Versailles : Conférence des territoires. Elle sera organisée "bientôt" afin de conclure avec nos territoires de vrais pactes girondins de décentralisation. Droit de pétition élargi pour mieux prendre en compte l'expression directe des Français. Il n'est pas opposé à un recours au référendum pour valider ces réformes des institutions."

      O.F. Dimanche 2 juillet 2017 : "Jacques Maire, un député LREM parisien Hauts de Seine...breton", membre de la commission des affaires étrangères (proche de JY Le Drian ?...): "...Jacques Maire sera attentif aux conséquences du Brexit sur l'agriculture et la pêche, et totalement engagé dans la défense des langues et des cultures régionales...." Il parle même "encore un peu breton...". "La Bretagne est une région faiblement exportatrice, dont les créations ont une faible valeur ajoutée à l'international, estime-t-il. La Région bénéficie d'un terreau très volontariste, d'une forte capacité à travailler ensemble, avec de très belles initiatives, comme Produit en Bretagne, mais cela ne suffit pas pour être performant. C'est un sujet majeur pour l'emploi, que l'on peut améliorer." Jacques Maire est le fils du syndicaliste CFDT Edmond Maire, marié avec une finistérienne, fille de l'ancien maire de Saint-Nicolas-de-Redon. Il aura exercé une vie politique de 1995 à 2004 sur le secteur de Brest pour devenir Diplomate puis cadre international d'assurances.

     O.F. Mardi 4 juillet : Les entreprises bretonnes misent sur l'Europe. 5ème Open de "Bretagne commerce international" à Saint-Brieuc : 70% des exportations s'effectuent en Europe (7,16 milliards d'euros) dont Allemagne (1,2), Espagne (0,984 ) et Royaume-uni (0,852); sinon Etats-Unis, Chine...avec 35% dans l'agroalimentaire. 3725 entreprises bretonnes concernées avec seulement 4% ayant entre 250 et 5000 salariés, plus de 50% moins de 10 salariés. "Nous voulons faire valoir nos compétences en cybersécurité", se projette LoIg Chesnais-Girard, président du Conseil Régional.

     O.F. Mercredi 28 juin 2017: "...François de Rugy ou l'ascencion vers le perchoir : le député de Nantes vient d'être élu président de l'Assemblée nationale. Il n'a que 43 ans. Mais l'ex-écolo n'a rien du p'tit bleu si cher à l'épopée d'En Marche. C'est un politicien aguerri, un vrai pro qui assume son ambition et pilote sa carrière sans avoir peur de prendre des risques et des coups.... Amoureux d'Ouessant, l'île austère de ses vacances d'enfance.... Habitant Orvault, sur sa petite Volkswagen hybride, il a collé le "44-Breizh" à la place du logo des Pays-de-la-Loire. Une vieille fidélité bretonne qu'il affiche toujours. Mais on le voit surtout rouler en scooter ou à vélo, forcément. Adjoint de Nantes en 2001, "De Rugy c'était le lobby vélo".

      O.F. vendredi 23 juin 2017: "Région : Loïg Chesnais-Girard, président annoncé : être au plus proche des citoyens,... de l'audace et de la création dans la culture comme dans l'économie (Jean-Michel Le Boulanger devient le 1er Vice-Président, toujours chargé de la culture, mais en plus de la démocratie régionale) et enfin le "dépassement" pour ne plus subir une géographie qui éloigne la Bretagne des grands bassins de l'économie européenne  (nouvelle ligne ferroviaire à grande vitesse, diffusion du très haut-débit)."

     O.F. jeudi 22 juin 2017:

               -  "Premier village Breizh 5 sur 5 en Loire Atlantique : L'association milite pour une Bretagne à 5 départements. "36 communes y adhèrent, reconnaissables aux 120 panneaux installés sur tout le territoire", explique Bertrand Nicolas, président venu de Perros-Guirec (22) à FAY-de-BRETAGNE (44). Yvon Ollivier habite le village de la Gandonnais. Il a été le premier à apposer une pancarte Breizh 5 sur 5 sur son habitation. Le bouche-à-oreille faisant, c'est tout le village qui l'a suivi..."

              - Loïg Chesnais-Girard à la barre de la Région : une vocation précoce à Liffré (35) au début des années 1990 avec une association de jeunes. Juin 1995 : les deux listes lui proposent une place. Il choisit la liste de gauche. Maire en 2008, directeur de campagne aux régionales de 2015, il devient à 40 ans le plus jeune président en France d'une Région : "mon horizon est européen, décentralisateur et progressiste, en phase avec Emmanuel Macron, de gauche mais pas de gauche et de droite."

O.F.samedi 13 mai 2017 : "Les réformes marquantes du quinquennat Hollande : Le redécoupage des régions pour passer de 22 à 13 le 1er janvier 2016. La suppression des départements, annoncée par Manuel Valls en avril 2014, a toutefois été abandonnée. Les compétences des régions ont été renforcées par la loi NOTRe, au détriment des départements, mais les transferts ont été moins nombreux que prévus. Le processus prévoit une réforme des conseils départementaux en 2020 : maintien des départements en zone rurale, fusion avec la métropole ou fédération d'intercommunalités."

Loi NOTRe Nouvelle Organisation Territoriale de la République (7/8/15) permet de substituer à la clause de compétence générale des compétences précises confiées par la loi à un niveau de collectivité.

O.F. jeudi 11 mai 2017: "L'UDB avec Oui la Bretagne : elle entend contribuer à mettre la question territoriale au coeur de la campagne des législatives. Ses candidats seront membres de la plate-forme "Oui la Bretagne", un mouvement lancé en 2015, lors des élections régionales, avec la liste conduite par Christian Troadec qui a recueilli 6,71% des voix au premier tour. Oui la Bretagne présente dans les cinq départements de la Bretagne historique (37 circonscriptions) défendra "l'autonomie locale au service de la démocratie et de la transition écologique, l'égalité des territoires dans la répartition des services publics et des investissements, le respect et la reconnaissance de toutes les cultures, la construction d'une économie plus solidaire."

O.F. mardi 25 avril 2017 : "L'Union démocratique Bretonne , l'Anti-fédéralisme : aujourd'hui, la menace qui pèse sur la démocratie même, commande de faire barrage à Marine Le Pen qui est aussi la candidate de l'anti-fédéralisme, donc la candidate de l'anti-Bretagne." 

O.F. mercredi 19 avril 2017 : "Langues régionales : trois candidats se prononcent. Emmanuel MACRON (En Marche) précise que "les moyens de l'expression des identités régionales seront accrus et l'apprentissage de la langue et de la CULTURE LOCALE dès l'ECOLE facilitée"; Philippe POUTOU (NPA) réaffirme "le droit des peuples et des travailleurs des régions de France à préserver leurs langues"; Benoit HAMON (PS-EELV) et Emmanuel MACRON (En Marche)s'engagent à faire ratifier par la France la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires..."

O.F. jeudi 23 mars : "les avocats du triptyque Europe/régions/intercommunalité: Macron, Fillon, Hamon. Ils souhaitent améliorer le système à la marge (Réunification de la Bretagne?), mais sans réforme. De l'autre le triptyque nation/département/commune. Eux abrogent les lois territoriales (et les Régions) et les traités européens..." Les positions sont désormais clairement annoncées.

 et "Référendum imaginaire" de sortie de l'Europe : O.F. du 25 février 2017 : la Constitution ne prévoit pas de recueillir l'avis des français pour se soustraire à un engagement international. Il faudrait que l'Assemblée et le Sénat votent la mise en oeuvre de l'article 50 du traité sur l'Union européenne... "O.F. samedi 4 mars 2017 : ....le projet de l'extrême droite : il est désastreux pour la France car sortir de l'euro, c'est sortir de l'Union européenne et la tuer du même coup. Le franc nouvelle manière correspondrait à une dévaluation de 25% disent les experts, soit 25% de perte pour les économies des Français. Bonjour la déception et la colère!" Editorial par François-Régis Hutin.

                            "Revoir le périmètre de l'Etat?" O.F. mercredi 1er mars 2017 : "Il faut réduire les dépenses publiques!.... Une nouvelle phase de décentralisation?.... Transférer au secteur privé certaines fonctions assurées par les collectivités publiques. On demanderait moins aux contribuables et plus aux consommateurs... Le moment n'est-il pas venu de recomposer l'Etat et de la rendre plus efficace, en entamant une nouvelle phase de DECENTRALISATION de bon nombre de ses fonctions au profit des REGIONS?" Point de vue éditorial par Yves MORVAN, Professeur émérite des universités.

                        "Le Petit livre des Régions" : (O.F. mercredi 15 février 2017) il propose une carte avec 16 régions comprenant une Bretagne à cinq départements. Juste 24 pages pour seulement 3 euros. Le géographe Jacques Lescoat livre ses réflexions pour dire que la récente réforme territoriale n'a pas respecté la géographie de la France, son histoire, ou tout simplement le bon sens. "Une absence de culture, voire une ignorance coupable, a produit un tel découpage" éditions FinisterrE, disponible près de l'auteur :                  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

                                                        Nouvelles Manifestations à CARHAIX Samedi 24 OCTOBRE 2015 deompdei.bzh ,puis nouvelle grande manifestation à NANTES Samedi 24 SEPTEMBRE 2016 (avant les élections présidentielles), faisant suite à celle des 40.000 manifestants de 2014.Info: www.bretagnereunie.bzh 06.82.67.19.46 3, rue Harrouys BP 49032 44090 NANTES/NAONED cédex - Pétition actuelle à signer: 100.000 pour représenter 10% des électeurs de Loire-Atlantique, demander le "droit d'option" et permettre au département de changer de région. Janvier 2017 : déjà 20.000 signatures.....

                               REVUE DE PRESSE OUEST-FRANCE (et autres..)

                                O.F. lundi 20 février 2017 : "Des candidats 100% Bretagne" : Législatives. Ils seront en lice dans la Bretagne historique en espérant dépasser le classique duel droite/gauche. "100% la force éco-citoyenne" c'est la Fédération, au plan national, de 28 mouvements et partis politiques (le Parti lorrain, l'Alliance écologiste indépendante, le Parti des citoyens républicains,...) A l'échelon Région historique des candidats se présenteront avec l'étiquette "100% Bretagne" : le Parti breton, l'Alliance fédéraliste bretonne, la section bretonne du Parti fédéraliste européen, la plate-forme "En-Avant Bretagne"...avec "la Bretagne à cinq départements, une gestion directe par les Régions des fonds européens, une régionalisation innovante du système éducatif, ...).

                         O.F. jeudi 2 février 2017 : "Breizh 5/5 passe à la vitesse supérieure: l'association milite pour une Bretagne à cinq départements. Les 29 communes bénéficieront de tarifs préférentiels via "Produit en Bretagne".... Ses panneaux routiers sont déjà apposés dans 29 communes (deux en Ille-et-Vilaine : Guipel et Langouët). "Devant l'échec constaté lors de la dernière réforme des régions, nous avons souhaité aller de l'avant avec pragmatisme" explique Bertrand Nicolas Président de Breizh 5/5." www.breizh-5sur5.bzh 

                        O.F. mardi 17 janvier 2017 : "3 500 personnes pour Macron à Quimper" : Le "Troisième homme" de la présidentielle monte à la tribune quimpéroise, accompagné d'un couple de sonneurs, biniou et bombarde. C'est un Emmanuel Macron plus girondin que jamais qui salue "Quimper, le Finistère, l'Ille-et-Vilaine, le Morbihan, les Côtes-d'Armor, la Loire-Atlantique. Bonjour la Bretagne". "Il faut préserver votre identité. Un Breton, c'est un enraciné. Les Langues de Bretagne sont une formidable richesse. Leur enseignement doit être encouragé et accompagné... Kemper, cela veut dire confluent en breton. Et nous sommes un mouvement de confluent..."

                               "François de Rugy : "vous proposez de ratifier la charte des langues régionales. Clin d'oeil aux partisans du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne? ..."(Thierry Richard) : "C'est un tout, ça va de la régionalisation de la politique de l'emploi à la réunification de la Bretagne, en passant par le transfert de compétences des universités aux Régions. Je crois aux Régions. On peut s'appuyer sur un sentiment d'appartenance pour avoir des projets de territoire forts, de la solidarité et de la proximité, donc de la démocratie. C'est le Conseil départemental qui me semble devoir disparaître au profit des intercommunalités et des régions."

                                O.F. dimanche 8 janvier 2017 : "Les priorités du nouveau Président du Conseil Culturel de Bretagne Bernez Rouz: intensifier les échanges culturels entre la Bretagne administrative et la Loire-Atlantique. Une "réunification culturelle", à défaut d'une réunification territoriale; autre enjeu, le numérique pour la culture. L'exception culturelle de la Bretagne en France (quantité de festivals, multitude d'associations dont certaines fédèrent des milliers de membres, défense farouche de ses langues et traditions, ouverture aux cultures du monde qui apporte d'inégalables rencontres, ...) fait qu'elle est la seule Région métropolitaine à avoir installé, en 2009, un Conseil culturel, assemblée consultative du conseil régional : spectacle vivant, musées, danse, art contemporain, patrimoine maritime, recherche universitaire ou audiovisuel.... Le Conseil va prochainement rendre un travail sur le poids économique de la culture en Bretagne..."

                               O.F. mercredi 4 janvier 2017: "La Bretagne en bref : Régions : Christian Troadec contre le Front national. "Supprimer la Région"! en tant qu'échelon administratif, c'est l'une des propositions de Marine Le Pen, candidate à la Présidentielle. "L'hostilité de Marine Le Pen à l'égard des langues et cultures régionales était connue. Elle vient d'ajouter une nouvelle saillie à l'arsenal délirant de son programme en préconisant purement et simplement la fin des Régions! exit donc la Bretagne, le Pays Basque, la Corse, la Savoie, l'Alsace" dit ainsi Christian Troadec, répétant que l'échelon régional reste, pour lui "le plus pertinent pour bien gérer les territoires." suite... O.F. samedi 7 janvier 2017 (visite dans l'Eure) :"La présidente du Front national a redit l'importance des communes et des départements et sa volonté de supprimer les Régions."

                                  O.F. dimanche 11 décembre 2016 : "L'AJONC" devient la plante emblème de la Bretagne : sa fleur à cinq pétalesune par départements bretons", "Lumineux au soleil, résistant aux éléments et attaché solidement au sol. Symbole de la tenacité des Bretons, mais aussi de leur sensibilité", qui s'y frotte s'y pique!", "Coeur d'or et épine d'acier de la Bretagne" (Anjela Duval)...Tous les pays celtiques ont leur plante emblème : trèfle en Irlande, fuschia à l'île de Man, l'ajonc en Cornouailles, le chardon en Ecosse et le cennin (mot désignant à la fois le poireau et la jonquille) au Pays de Galles. La Bretagne était reconnue par une figure du monde animal, l'hermine. L'Institut Culturel de Bretagne a voulu combler ce manque en proposant aux Bretons de se choisir un végétal. 800 internautes ont proposé ajonc (207 voix), bruyère (96), genêt (74), hortensia (74), blé noir (24)... Trois variétés d'ajonc (ulex en latin) sur 20 recensées sont présentes en Bretagne : l'ajonc d'Europe, l'ajonc nain (ulex minor) et l'ajonc de Gall (Ulex galli en latin, lann vrezhonek en breton). L'ajonc de Gall doit son nom au botaniste morbihannais Nicolas Joseph Le Gall (1787 - 1860) qui l'avait identifié. C'est le plus facile à styliser pour représenter graphiquement le nouveau symbole de la Bretagne... Différent de Cornouailles! L'ICB songe déjà à solliciter des artistes et à organiser un concours de photos pour populariser l'ajonc-emblème.

                                 O.F. vendredi 18 novembre 2016 : "La primaire de la droite et du centre : le redécoupage des régions : "Il a été fait de manière "ahurissante", accuse NKM. Elle souhaite "plus d'initiatives locales" sur l'organisation et se dit favorable à des référendums locaux, par exemple sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne." Alain Juppé revendique lui aussi le "droit à l'expérimentation." Nicolas Sarkozy interrogera les grandes régions pour "savoir si elles veulent continuer ensemble ou se séparer."

                                O.F. dimanche 25 septembre 2016 : "Breizh manif" : moins nombreux mais déterminés. De 3 000 à 10 000 personnes à Nantes. A l'entrée de la place, des containers remplis de pancartes. Au choix : "Bretagne réunifiée = développement économique" "Vivre, décider, travailler en Bretagne réunifiée", "Bretagne, pays d'Europe", ... Depuis, la réforme territoriale est passée par là. La Bretagne n'a pas disparu de la carte, mais elle demeure "amputée de la Loire-Atlantique". C'est dans ce contexte que les militants se sont réunis pour "interpeller, cette fois, les élus et les candidats aux futures élections législatives et présidentielles". Nettement moins nombreux, mais toujours aussi déterminés "Ce qu'une loi a changé, une autre loi peut le faire." PETITION POUR UN REFERENDUM : les prises de paroles se succèdent pour dénoncer "le déni de démocratie du gouvernement" et demander l'organisation d'un référendum sur la réunification de la Bretagne. Et, plus précisément, un assouplissement du droit d'option, permettant à un département de rejoindre une région voisine. A la suite de Jean-François Le Bihan, président de Bretagne réunie, de nombreux élus ont réaffirmé cette volonté."

                                "L'UDB dénonce les "fascistes". L'Union Démocratique Bretonne a quitté la manifestation pour "marquer son refus d'accepter l'extrême droite dans le rassemblement et appelle Bretagne Réunie à se démarquer clairement de ce groupe provocateur"." Une petite centaine de manifestants extrémistes ont crié des slogans racistes, certains en faisant des saluts nazis!"

                              O.F. jeudi 22 septembre 2016 : "Réunification : une Breizh manif samedi : les partisans du rattachement de la Loire-Atlantique à la Région Bretagne manifesteront à Nantes, samedi. En 2014, ils étaient des milliers dans les rues de Nantes pour "empêcher la disparition de la Bretagne dans une "région Ouest" comme a disparu l'Alsace dans une "région Grand Est". A l'appel de "Bretagne Réunie" les partisans du rattachement à la Loire-Atlantique, "un département qui affirme son caractère breton dans toutes ses dimensions", à la Région Bretagne, manifesteront à nouveau à Nantes samedi. Une PETITION a été lancée. "Depuis le 1er janvier 2016 la loi autorise un département à changer de région dans le cadre du droit d'adoption. Afin d'obliger le conseil départemental à organiser une consultation des électeurs de Loire-Atlantique sur ce droit d'adoption, nous devons réunir 100.000 signatures.", explique "Bretagne Réunie. Manifestation samedi 24 septembre, à 15H, place de la Petite-Hollande, à Nantes. Co-voiturages et bus. La Confédération des cercles celtiques Kendalc'h, qui appelle également à la mobilisation, annonce le déploiement d'un gwenn-ha-du géant"

                           O.F. mardi 20 septembre 2016 : "NANTES - RENNES" : bientôt une coopération touristique : Nathalie Appéré, maire de Rennes, Emmanuel Couet, président de Rennes métropole, et Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes métropole, se sont retrouvés vendredi dernier à Nantes pour des coopérations d'expositions, des partenariats entre théâtres, musées ou archives, des projets artistiques en lien avec l'axe Nantes-Rennes. Egalement travail commun en matière touristique en direction des clientèles étrangères. Création d'un parcours touristique intégrant les deux métropoles, mais également Saint-Malo et le Mont Saint-Michel...." Et si la "réunification" renaissait à partir de la Culture et du Tourisme?

En attendant , à ce jour sur le quotidien, pas un mot de la manifestation du samedi 24 septembre à Nantes.......

suites....temps maussade et question ambiguë: réponses des 2 maires O.F. samedi 22 octobre 2016 : "La grande région Bretagne-Loire, vous la croyez encore possible? N. Appéré : la question du périmètre des régions est derrière nous. L'essentiel ce sont les coopérations que nous sommes capables de nouer entre nos entreprises, nos universités, nos métropoles...Nos ambitions doivent être européennes. J. Rolland : J'étais favorable à la fusion de nos deux régions. Maintenant, il ne faut pas attendre les décisions venues de Paris pour créer les conditions de rapprochements sur le terrain."

                         O.F. vendredi 8 juillet 2016 : "Osons l'émancipation des régions" : le modèle jacobin nie ce qui fait les particularités de nos régions, ce qui constitue leur identité, comme leurs cultures, leurs langues, leurs façons de concevoir la vie en société, leur histoire, leurs traditions et leurs façons d'innover, de s'insérer dans l'Europe et de regarder le monde...il faut libérer les énergies dont nos peuples et nos régions sont capables. A cet égard la candidature à la présidentielle de Christian TROADEC tombe à pic pour enfin sortir de l'immobilisme qui prévaut à Paris...Jean-Yves Le Drian n'avait-il pas dit : "Pourquoi le Président du conseil régional ne plaiderait-il pas un statut spécifique adapté à des régions très identifiées comme la Bretagne?" et Jean-Jacques Urvoas : "le renforcement du poids politique de notre région Bretagne se révèle absolument fondamental" , page "Réflexion"

                       O.F. samedi 15 mars 2016 : "Produit en Bretagne" : Les réponses de Le Drian : sur la Bretagne à cinq départements : "Je n'ai pas changé d'avis, je suis pour. Lors de la réforme territoriale, certains étaient pour le grand ouest mou, pas moi. Et la Bretagne a gardé son nom... La mondialisation? C'est une chance pour la Bretagne. C'est notre différence qui fera la différence." Forte de 360 entreprises qui emploient près de 110.000 salariés en Bretagne et en Loire-Atlantique, l'Association est devenue une référence en France et en Europe. Le président sortant - Jakez Bernard a insisté sur l'importance de la culture..."C'est elle, et l'image de la Bretagne qu'elle véhicule, qui porte les produits et les services de nos entreprises." On l'annonce prochainement dans l'entourage proche du président du Festival interceltique de Lorient. Loïc Hénaff, 44 ans, leader français de pâtés en conserve, et seul candidat, a été élu hier Président de Produit en Bretagne dans une salle comble au Quartz de Brest avec près de 1.100 personnes.

                      O.F. samedi 27 février 2016 : "La Bretagne en bref : un groupe de travail sur la réunification.

    Un groupe de travail va se mettre en place au conseil régional. Il travaillera sur la réunification, le retour au sein de la Bretagne de la Loire-Atlantique. C'est ISABELLE LE BAL, élue CENTRISTE de QUIMPER, qui en a fait la proposition lors de la session de l'assemblée régionale sur les orientations budgétaires. "Il s'agit de construire la Bretagne contemporaine" a-t-elle insisté, profitant aussi de ce début de mandat de la nouvelle assemblée pour relancer ce débat sur la réunification."

                     O.F. jeudi 18 février 2016 : "Deux référendums pour le prix d'un. C'est ce que propose l'UDB, l'Union Démocratique Bretonne. Elle suggère que l'organisation d'un référendum (ou consultation) sur le projet du nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes soit aussi l'occasion d'en organiser un second sur la réunification, le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne. "Cette question reste présente dans le débat public et dans les mobilisations populaires depuis un demi-siècle. Elle est tout aussi légitime...."

                  Le fameux article à lire :  O.F. mercredi 25 novembre 2015 : "Le projet de réforme des collectivités territoriales suggéré par Edouard BALLADUR, en 2008, avait suscité un vif espoir chez les défenseurs d'une Bretagne retrouvant ses limites historiques.Mais la loi réformant les collectivités territoriales, votée le 16 décembre 2010, écartera toute évolution.Le texte rendait politiquement impossible une adhésion du département de la Loire-Atlantique à la Bretagne administrative puisque ce "droit d'option" était subordonné à l'accord du conseil régional des Pays-de-Loire. La loi repasse en 2014, sous François HOLLANDE avec deux ministres de poids l'ex-président de Région Jean-Yves LE DRIAN et Marylise LEBRANCHU, précisément en charge de la réforme territoriale... Le 2 juin 2014, à 17H30, la BRETAGNE EST REUNIE! Mais à 18H30, à la suite d'une intervention attribuée à l'ex-Premier ministre Jean-Marc AYRAULT, Bretagne et Pays de la Loire fusionnent. Un scénario dit du "pire" que Jean-Yves LE DRIAN parviendra à faire écarter, sans toutefois obtenir la réunification qu'il appelait depuis longtemps dans ses voeux.....Tous les sondages réalisés depuis une vingtaine d'années penchent pour une Bretagne à cinq départements, quelle que soit la région ou le département d'appartenance des personnes interrogées. Dernière enquête fin juin 2014 : 67% favorables au rattachement et 77% en Loire-Atlantique. Refus obstiné des politiques de droite comme de gauche pour une consultation directe des populations concernées....."

     O.F. mardi 24 novembre 2015 : René LOUAIL, liste Europe Ecologie-les Verts : "Nous sommes indignés du récent rejet de la Charte des langues régionales au Sénat, qui montre que la droite comme la gauche n'ont pas la volonté de reconnaître les cultures régionales."

            Elections Régionales 2015 : au programme de la liste marclefur2015 .bzh :...".le gouvernement socialiste nous a refusé la Bretagne à 5 avec Nantes et la Loire-Atlantique, condition incontournable pour le dynamisme économique de la région, la vocation européenne et internationale de la Bretagne." Le programme : "priorité N°8 : réunifier la Bretagne", région alors de taille européenne avec un poids économique suffisant pour attirer les sièges sociaux, des emplois et garder une plus grande part de nos jeunes diplômés. Chaque candidat s'y est personnellement engagé."  Voeu pieux? sachant que le Sénat majoritaire de droite bloque tout?                             

            O.F. vendredi 30 octobre 2015: "La charte des Langues rejetée" : Déni de démocratie". estime Kevre Breizh, la Fédération des associations culturelles de Bretagne, à la suite du rejet, par le Sénat, de la Charte européenne des langues régionales. "Un rejet aujourd'hui porté par une majorité de droite, mais aussi, une ratification que la gauche a esquivée lorsqu'elle était majoritaire au Sénat.", rappelle la Fédération, notant que seuls quatre sénateurs issus des départements de la Bretagne historique ont enterré la charte, contre quinze qui y étaient favorables. Pour Kevre Breizh, ce débat "révèle un profond clivage entre, d'une part, les tenants d'une république archaïque, jacobine et communautariste, repliée sur sa langue unique et ses frontières nationales, sous l'emprise croissante des thèses de l'extrême droite, et, d'autre part, ceux qui défendent une vision pluraliste, ouverte sur la diversité de ses territoires, de ses langues, de ses cultures, comme sur l'Europe et le monde, dans le respect des droits humains fondamentaux de ses citoyens."

             O.F. dimanche 25 octobre 2015 "Identité bretonne : 2000 manifestants à Carhaix". Cinq meetings étaient organisés, hier, dans l'Hexagone pour réclamer une reconnaissance des langues et cultures régionales (Metz, Ajaccio, Montpellier, Bayonne). Les Bretons y ont ajouté la question de la réunification.
            "Le mépris, ça suffit! Nantes en Bretagne! ou encore, élus, arrêtez de trahir!" scandaient, hier, à Carhaix, un cortège d'environ 2000 personnes, accompagné de sonneurs et de choeurs bretons. "Un statut pour nos pays, un statut pour nos langues et nos cultures". La banderole "Nantes en Bretagne" était celle derrière laquelle s'étaient rangées les personnalités politiques présentes, dont Marc LE FUR, René LOUAIL et Christian TROADEC, têtes de listes aux élections régionales. "En Loire-Atlantique, on a beaucoup de cercles bretons. Cette culture, elle vit chez nous."

     O.F. samedi 24 octobre 2015 : le sondage BVA : La Bretagne n'a pas fusionné avec les Pays de Loire : 59% des Bretons apprécient. Pour autant le sondage n'évoque pas la réunification et la Bretagne à cinq départements avec la Loire Atlantique dont les partisans restent sur leur faim....

    O.F vendredi 23 octobre 2015 : sondage BVA : 1er tour 37% n'ont pas exprimé d'intention de vote!  Républicains/UDI/Modem 30%, PS Radicaux de Gauche 26%, "Oui, la Bretagne" Christian TROADEC 9%, Breizhistance 1%, "Notre chance, l'indépendance" 1%

O.F. jeudi 3 septembre 2015 : Une affiche électorale qui incite à cliquer sur le site "Oui-la-Bretagne.bzh" présentée par Daniel CUEFF, le maire de Langouët, au nord de Rennes. Il explique à Guipry qu'il s'agit de rassembler les témoignages et les idées de tous ceux qui souhaitent que la Bretagne prenne davantage son avenir en main et soit plus attentive à ses richesses et à ses territoires. Lire "La Bretagne un horizon démocratique pour notre République" édité par Le Temps Editeur. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

   le combat continue avant les "Elections Régionales"

1 - La Réunification de la Loire Atlantique à la Bretagne et la manifestation du samedi 27 septembre 2014 à Nantes.Et désormais les suites... Revue de presse "Ouest-France" -  

Régionales décembre 2015 :

1 - La réunification de la Loire-Atlantique à la Bretagne Historique.
     Le décret de Pétain en juin 1941 a servi de précédent pour séparer la Loire-Atlantique de la Bretagne. Malgré les promesses de réparation dès 1945, rien ne change. La création des circonscriptions d'action régionale (1955) puis celle des régions actuelles (1972) maintiennent l'amputation malgré les protestations des élus. Aujourd'hui plus des 2/3 des habitants de la Loire-Atlantique et du reste de la Bretagne sont favorables à la réunification. La Loire-Atlantique est un département breton de façon indiscutable au titre de l'Histoire et au titre de l'identité culturelle.

     Bretagne à 5 : "En 1986, un sondage, réalisé à la demande de FR3, révèle la permanence de la revendication pour la réunification. La majorité des personnes interrogées, en Loire-Atlantique, plutôt ou tout à fait favorable au rattachement (63%). Le plus fort pourcentage est obtenu dans le sud du département (67%), ce qui laisse penser que la démarcation entre Bretagne et Vendée au niveau de l'identité régionale n'est pas la Loire, mais coïncide bien avec la limite départementale.... La représentation d'une Bretagne à cinq départements émerge également du référendum de 1993 sur le Traité de Maastricht : l'homogénéité du vote breton, Loire-Atlantique comprise (60% de "oui"), est à comparer au vote hétérogène et différent des Pays-de-la-Loire." Ar Men" janvier 1998. En 2015, force est de constater que la vitalité identitaire bretonne s'exprime avec jeunesse et vigueur de Saint-Nazaire à Guérande, Le Croisic et Batz-sur-mer...même si on prend plaisir en pays de veuzes à faire cohabiter le "Branle de Noirmoutier" ou les ronds de "Yeu" avec les "maraîchines" et "bals paludiers"...

     "La Charte Culturelle Bretonne" signée par la France de Valéry Giscard d'Estaing en 1977 admet bien la Loire-Atlantique en Bretagne. La charte implique d'assurer à la langue bretonne et au parler gallo les moyens nécessaires à leur développement, de promouvoir la vie culturelle locale.

     D'autre part, parmi les "Promesses oubliées"à mi mandat par François HOLLANDE : "la Ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires".

  En cas d'accord la Bretagne réunifiée se classerait au 4ème rang des régions françaises pour la population (4,4 millions d'habitants), la Normandie (3,3), le Val de Loire (4,2) et le Poitou-Charentes (2,4). contact@bretagne-réunie.org  www.bretagne-reunie.org 0682671946. O.F. mardi 18 novembre :" La carte des inégalités : le budget du Pays de Galles est de 19 milliards d'euros, celui de l'Ecosse de 32 milliards. Celui de la Bretagne? 1,4 milliards d'euros" A lire dans l' Atlas des mondes celtiques" Coop Breizh

Articles de presse"Ouest-France" : 

élections départementales 22/29 mars et à venir ... régionales. 

O.F. mercredi 8 juillet Christian Troadec fédère les régionalistes. Un petit pupître devant la gare d'Auray' un discours deja rodé et un slogan 'Oui' la Bretagne' Breizh evel just' 'Vivre decider et travailler au pays'C'est de la que partira le 10 juillet une marche vers Saint Brieuc. Appel large aux électeurs qui ont deja choisi l abstention ou le vote extrême. Ses premiers boulets rouges sont adresses a la droite et au PS qui porte l'entière responsabilité de la non réunification de la Bretagne et du non retour de Nantes dans la Bretagne administrative. Un affaiblissement scandaleux du potentiel économique de la Bretagne voulu par Paris.

O.F. dimanche 28 juin : Le Parti Breton avec Troadec : "En 2010, le Parti Breton "classé comme un parti indépendantiste modéré" était allié à Christian Troadec. Mais cette fois le rassemblement se veut plus large : sur la Bretagne à 5 ou la langue, nous pouvons nous retrouver autour d'un programme porteur d'idées neuves, en matière de décentralisation notamment.

O.F. dimanche 21 juin: "Panneaux pour la Bretagne à 5" Le premier panneau finistérien pour une Bretagne réunifiée sera posé en entrée de ville à Guipavas, le 29 juin. Suivront : Langouët (35), Blain (44), Trévou-Tréguignec (22) et la Chapelle-Caro (56).

O.F. jeudi 11 juin : Jean-marie BAYLET Président du Parti radical de gauche : "...Nous n'aurions pas mené la réforme des régions comme elle l'a été. Pourquoi une Bretagne à 4 départements et Languedoc-Midi-Pyrénées avec 13 départements?.... La décentralisation reste inachevée.... Il y a encore beaucoup trop d'énarques à prendre des décisions éloignées des réalités locales."

O.F. mardi 2 juin : "Les régionalistes rêvent d'un accord historique. L'Union démocratique bretonne (UDB) pourrait rejoindre la liste "Bretagne nous te ferons" de Christian TROADEC aux élections de décembre. Si les régionalistes partent unis, ce sera du jamais vu depuis 50 ans.L'exemple d'unité des nationalistes écossais de centre gauche autour du Scottish National Party (SNP) en fait rêver plus d'un. Rejoignent la liste : Breizh europa de Caroline OLLIVRO, le Parti Breton présidé par Yves PELLE et le Mouvement Bretagne et Progrès (MBP) de Christian TROADEC, le conseiller sortant Daniel CUEFF (Bretagne Ecologie). Les militants UDB votaient pour ou contre ce week-end. On attend les résultats officiels.Le 8 mai près des deux tiers des militants UDB, les plus jeunes surtout, ont déjà voté pour une liste qui fédère les régionalistes.

"Votations citoyennes" O.F. dimanche 3 mai 2015 : "L'association Dibab-Décidez la Bretagne" organise des consultations locales concernant le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne et la fusion des conseils départementaux et régionaux. Elle lance une nouvelle opération, dans huit communes,. Le 7 juin, Nozay et Rougé (44), Chevaigné (35), Plounévez-Moëdec (22), Riantec (56), Commana et le Cloître-Saint-Thégonnec (29).Les habitants du Petit-Auverné (44) voteront le 14 juin.

I - O.F. vendredi 24 avril 2015 : "Présidentielle : l'UDB évoque un candidat régionaliste" Une candidature régionaliste et fédéraliste, qui serait soutenue par les partis régionalistes, regroupés au sein de la fédération "Région et Peuples Solidaires". "Après une réforme territoriale complètement déconnectée des aspirations populaires et de leur expression démocratique, il devient essentiel de faire entendre une voix plus juste et plus respectueuse des populations que celle du centralisme qui prévaut depuis la monarchie", dit l'UDB.

II - O.F. vendredi 10 avril 2015 : "ChristianTroadec, candidat à la présidentielle 2017", le maire de Carhaix, leader des Bonnets rouges en 2013, se lance dans un tour de France (Alsace, région sacrifiée dans le cadre de la réforme territoriale, Catalogne, Pays Basque, Corse, Occitanie, ...). Il lui faut 500 signatures d'élus venant de 30 départements différents. "Il faut que le poids des régions pèse sur la prochaine présidentielle et engage la France sur la voie d'une véritable régionalisation. L'Etat français, centralisé, au contraire de toutes les grandes nations européennes, est aujourd'hui sclérosé, replié sur lui-même et a peur de toutes les initiatives qui ne viennent pas de Paris."Christian GOUEROU

III - O.F. vendredi 10 avril 2015 : "Union européenne : pour l'eurodéputé "Verts" Yannick Jadot se qualifiant de"souverainiste europééen", "l'idée européenne doit continuer à nous faire rêver. Il faut trouver le bon niveau. Peut-être l'Europe des régions?"

IV- O.F. jeudi 9 avril 2015 : "Réunifier la Bretagne?" C'est le titre de l'ouvrage piloté par l'Association "Géographes de Bretagne". Il porte aussi ce sous-titre : "Région contre métropoles". L'ouvrage rassemble ainsi plusieurs contributions d'universitaires et d'enseignants. Ils évoquent l'immense gâchis, à leurs yeux, de la réforme territoriale. Et leur espérance déçue de la réunification de la Bretagne.. Mais aujourd'hui, c'est aussi la question des métropoles et de leur complémentarité avec la collectivité régionale qui les préoccupe (Skol Vreizh, 159 pages, 13 Euros).

 V- O.F. jeudi 2 avril 2015 : "Régionales : le Parti breton pour une "large alliance". Au lendemain des élections départementales, Emile GRANVILLE salue comme un "exemple montrant la voie" l'élection de binômes régionalistes dans le Finistère et le Morbihan. "Les régionales, par leur mode de scrutin proportionnel, permettant d'espérer une participation au pouvoir régional", estime Emile GRANVILLE, appelant à "une large alliance des forces démocratiques bretonnes dans une liste autonome bretonne". Pour le Parti breton, "nous ne pouvons plus nous permettre la division et perdre six ans de plus. L'UDB a toute sa place dans cette alliance," écrit-il.

VI- O.F. samedi 28 mars : Châteaugiron "Voeu de rattachement de la Loire-atlantique à la Bretagne par le conseil municipal". "

     "il est important que les conseillers municipaux se prononcent à l'aube d'élections régionales. Lors du découpage effectué par le Parlement en 2014, l'occasion a été manquée de réunifier la Bretagne qui aurait permis ainsi de répondre à l'ambition d'une région forte à l'échelle européenne. Une Bretagne à cinq départements se hisserait au 22è rang des régions européennes. Renforcée sur le plan démographique et économique, la Bretagne deviendrait ainsi la première région agroalimentaire d'Europe, disposant de six pôles de compétitivité", a souligné Françoise GATEL.

                VII - O.F. jeudi 5 mars : Manuel Valls : le Parti breton parle d'une visite "folklorique". Emile Granville, porte-parole du Parti breton, constate que la venue de Manuel Valls n'a vu "aucune annonce fracassante pour la Bretagne. Dans la panoplie des valeurs républicaines, la disparition de la Bretagne par la fusion avec la région des Pays de loire demeure toujours en bonne place, farouchement défendue par la très grande majorité du PS breton. La Bretagne, pour eux, c'est folklore et compagnie"

  VIII - Alan Stivell tacle Manuel Valls en catalan

Le premier ministre était à Betton pour soutenir les candidats du PS engagés pour les élections départementales. Alan Stivell, qui habite la commune, n'a pas voulu rater l'occasion pour lui adresser un message en catalan, la Catalogne étant le berceau de Manuel Valls. Alan Stivell évoque, bien sûr, la réforme territoriale qui n'a pas abouti à la réunification avec le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne.

  "Vous avez refusé aux Bretons (Nantais compris ) la liberté de décider de notre réunification. Vous allez perdre beaucoup de voix ici. Vive la Bretagne malgré vous!" a donc écrit Alan Stivell à l''intention du premier ministre.

   IX - jeudi 12 février 2015 : "Breizh Europa" veut la supression des départements.

Caroline OLLIVRO soutient, pour les élections départementales, les listes "Nous te ferons Bretagne", attachées à la disparition du département au profit d'une Région bretagne réunifiée, et disposant de plus grands pouvoirs. "Breizh Europa" sait que seules ces listes sont à même de rationaliser une administration territoriale d'un autre siècle. Le département est un effet une pièce du mille-feuille administratif, lourde et coûteuse, véritable frein au dynamisme économique de la Région.

     Dans les cantons où les listes "Nous te ferons Bretagne" ne sont pas présentes, "Breizh Europa" appelle en priorité à faire barrage au Front National et à sanctionner tous les ennemis de la réunification bretonne, d'une manière générale."

     X - Les nominés des prix "Blanche Hermine" et "Duguesclin"

O.F samedi 21 février : "Ce samedi à Nantes, c'est la romancière Irène FRAIN qui annoncera les premiers lauréats des prix de la société civile. Il s'agit de distinguer des Bretons qui ont, d'une part servi les intérêts de la Bretagne, et de l'autre joué contre le camp breton.

     Pour cette première édition, la "réunification de la Bretagne" a été le fil conducteur. Sans surprise apparaissent les noms des députés Paul MOLAC, François de RUGY, Marc LE FUR et Thierry BENOIT pour le prix "Blanche Hermine". Le public a ajouté le nom de Corinne NICOLE, déléguée du personnel chez Tilly-Sabco, leader des "Bonnets Rouges".

     Pour le prix Duguesclin sont en compétition Jean-Marc AYRAULT, les ministres Jean-Yves LE DRIAN et Marylise LE BRANCHU, ainsi que le député Jean-Jacques URVOAS.

     "Régionales" : l'incertitude Jean-yves LE DRIAN.

Certains le trouvent "moins déterminé". Le député finistérien Jean-Jacques URVOAS veut bien admettre que "personne n'est irremplaçable". Pour le cas où... Il n'en voit que deux. Claudy LEBRETON, Président du conseil général des Côtes-d'Armor, qui s'apprête à quitter l'assemblée départementale et la Morlaisienne Marylise LEBRANCHU, ministre de la fonction publique et de la réforme territoriale, dont le projet de loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République arrive à son terme."

résultats : "Blanche Hermine" Paul MOLAC

                "Duguesclin" Marylise LEBRANCHU

     

     1°)  OF vendredi 26 décembre 2014 : "Des centristes pour une Bretagne à cinq" - "Give me Five" -  Mercredi, cinq parlementaires centristes (UDI) Thierry BENOIT, député d'Ille-et-Vilaine, et quatre sénateurs Françoise GATEL (Ille-et-vilaine), Joël GUERRIAU (Loire-Atlantique), Olivier CADIC (Français à l'étranger) et Michel CANEVET (Finistère) ont lancé l'opération "Give Me five" (Donne m'en cinq).

     Il s'agit d'un plaidoyer en faveur d'une Bretagne à cinq départements par le rattachement de la Loire-Atlantique, plus puissante économiquement mais aussi une façade maritime qui "doit peser à l'échelle européennne et internationale".

     "Même si le texte a été adopté, il y aura des temps forts en 2015, comme les élections départementales et régionales. La question de la Bretagne à cinq départements, que nous défendons, doit être évoquée à ce moment-là."

     "La Bretagne est isolée des territoires décisionnels. Pour assurer son développement économique, il faut une autre configuration qu'une Bretagne à quatre. On ne se résigne pas. Mais nous ne sommes ni des rebelles, ni des autonomistes", assure la sénatrice

     2°) .OF vendredi 19 décembre 2014 : "Marc LE FUR, député UMP des Côtes-d'Armor a commenté le déplacement du Premier ministre en Bretagne :" la réforme territoriale est venue d'en haut, sans consulter les élus locaux. C'est bien la preuve que la gauche retrouve ses réflexes jacobins. Elle n'aime pas les régions à forte identité comme la Bretagne."

     3°) O.F. mercredi 10 décembre : "Régions : la double déception bretonne. La réforme territoriale laissera bien les élus bretons sur leur faim. Le droit d'un département à changer de région reste inopérant. A une déception s'en ajoute une autre. Déjà les parlementaires bretons qui avaient réclamé la réunification, le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne, n'ont pas eu gain de cause.Il leur restait le droit d'option, la possibilité offerte à un département de changer de région. Seulement, tel qu'il est proposé, ce droit d'option rend illusoire le changement. En effet il faudrait pour cela un vote au 3/5è des deux conseils régionaux, et du département....

     Lors d'une des dernières étapes du débat parlementaire, avant encore une discussion au sénat et un vote final à l'Assemblée nationale prévu le 17 décembre, les élus bretons, toutes couleurs politiques confondues, ont encore essayé hier d'assouplir ce droit d'option à une majorité simple de 50%.
     Un amendement en ce sens, défendu par Paul MOLAC député du Morbihan, n'a été repoussé que de peu :27 voix contre 23 :  "Cela aurait permis d'introduire un peu de respiration dans les territoires au lieu d'un droit d'option qui fait office de véritable leurre." Tandis que Thierry BENOIT, député UDI d'Ille- et- Vilaine dénonce aussi "un droit d'option illusoire qui, par le véto suspensif des 3/5è de la région d'appartenance, rendra pratiquement impossible tout projet de réunification de la Bretagne."

     4°) Jeudi 11 décembre 2014 : "Réforme territoriale : "Que redoute donc le gouvernement?" Le gouvernement a décidé d'engager la procédure accélérée, c'est-à-dire de limiter à une seule lecture par chambre l'examen du texte. Françoise GATEL et Dominique de LEGGE, sénateurs UDI et UMP d'Ille-et-Vilaine, tiennent cette décision pour une "altération du processus législatif".... "Cette démarche n'est pas de bon augure pour examiner un texte aussi important, estiment-ils. Après les annonces contradictoires sur l'existence même des départements, les missions des régions, le devenir des communes et leur lien avec les intercommunalités, nous avons besoin de sérénité et non de précipitation et d'improvisation.
     Que redoute donc le gouvernement pour vouloir à ce point limiter le travail parlementaire alors que le Premier ministre déclarait, il y a encore un mois, vouloir permettre un débat ouvert?"

     5°) Breizh Europa se prépare pour les élections. Le parti né en 2013 revendique 7% des suffrages bretons lors des dernières échéances électorales et il compte une centaine d'adhérents. Souhaitant une autonomie totale des régions dans une Europe fédérale, ils militent pour la réunification de la Bretagne à cinq départements. "On pense aux élections de 2015, déclare Caroline OLLIVRO, présidente de Breizh Europa. Nous aurons des candidats aux élections départementales, même si nous sommes pour la disparition des départements. Nous préparons aussi une liste pour les élections régionales et nous souhaitons qu'elle soit ouverte à des personnnalités libres", déclare-t-elle sans citer ni exclure Christian TROADEC.  

     6°) O.F lundi 1er décembre 2014 : "point de vue" : La promesse des territoires par Thierry BENOIT, député UDI d'Ille-et-Vilaine :

     "Pétri de contradictions, le discours gouvernemental manque cruellement de clarté sur ce qui devait s'imposer comme l'une des réformes majeures... Oubliée la mise en extinction des conseils généraux, enterré le projet, tant espéré, d'une réunification de la Bretagne à cinq départements.... Parce qu'elles sont les premières à être touchées par le changement, les collectivités devraient disposer d'un droit de regard sur leur propre avenir. C'est pourquoi je revendique un droit à l'expérimentation et à l'innovation! Celui-ci doit se traduire par la mise en place d'un droit d'option simple afin de permettre à un département de rejoindre une région limitrophe. 

     Parfois insoumise mais toujours engagée, la Bretagne est une terre d'expérimentations et de projets. C'est pourquoi notre région doit se positionner à l'avant-garde du renouveau territorial. Au regard de son histoire, la Bretagne a vocation à englober la département de la Loire-Atlantique. Cette réunification n'a que trop tardé et le déni de la république à ce sujet est devenu insupportable.

     Telle une main tendue vers l'horizon, la Bretagne constitue un trait d'union idéal entre l'Europe et le reste du monde. A ce titre elle pourrait devenir une euro-région de premier plan, au centre de l'Arc Atlantique. Ce rôle d'interface doit s'intégrer dans une réforme globale de l'Etat.

     Il est temps de redessiner la France de demain : une France des projets et des territoires! Une France decentralisée, démocratique et respectueuse du principe de subsidiarité.

     7°) O.F. mercredi 26 novembre : Marc LE FUR (UMP) " Les socialistes ont trahi la Bretagne" "Non seulement les socialistes ont raté ce rendez-vous avec l'Histoire en permettant à la Bretagne de se réunifier, mais beaucoup d'entre eux ont trahi leur parole et parfois leurs convictions. Ils ont préféré leur parti à la Bretagne.Il a manqué une dizaine de voix pour faire échouer ce texte renégat. Le pire, c'est que les voix manquantes sont bretonnes. Celles des socialistes bretons."

     Avec 277 voix pour et 253 voix contre, la nouvelle carte territoriale a été adoptée de justesse. Seize socialistes se sont abtenus (dont Gilbert LE BRIS, Jean-Pierre LE ROC'H, Jean-René MARSAC, et Philippe NOGUES) et dix ont voté contre (dont Jean-Luc BLEUVEN, Annie LE HOUEROU). Quatorze écologistes (sur dix-huit) ont voté contre. Heureusement pour le PS, huit radicaux (dont Alain TOURRET, Calvados), sept UMP (certains par erreur) et quatre Front de gauche ont voté pour. Sur trente centristes, on compte vingt-trois contre et cinq abstentions (dont Michel PIRON, Maine-et-Loire).

     8°) O.F. lundi 24 novembre : "Christian TROADEC : Une humiliation des Bretons. Le Parlement a validé, jeudi, le nouveau découpage des régions en France. "Les députés PS et le gouvernement viennent d'infliger une véritable humiliation aux Bretonnes et aux Bretons en refusant de réunifier la Bretagne," estime Christian TROADEC, maire de Carhaix, conseiller général du Finistère et figure des Bonnets Rouges. "Faisant fi des centaines de voeux et motions exprimés par les collectivités territoriales, des manifestations populaires, des sondages,etc...le Parti socialiste a volontairement gâché une occasion historique alors qu'il a l'ensemble des pouvoirs pour le faire. Que le PS et ses dirigeants bretons ne nous racontent pas d'histoires au moment des élections. Le peuple breton a de la mémoire."

     9°) samedi 22 novembre : Réforme territoriale : de nombreuses réactions. Le rejet par le Parlement, jeudi, d'un assouplissement du "droit d'option" permettant à un département de changer de région passe mal en Bretagne.

Paul MOLAC, député (Ap. UDB) du Morbihan dénonce avec force : c'est en faisant des grandes régions que l'on fait des régions puissantes. Si nous avions très peu d'espoir de voir évoluer cette carte technocratique proposant des fusions bloc par bloc, nous comptions pouvoir l'améliorer démocratiquement par le bas en assouplissant un droit d'option alors totalement verrouillé. Ce droit d'option est un véritable leurre."

Jean-Jacques URVOAS, député PS du Finistère "je crois à la nécessité engagée par le gouvernement de redessiner une nouvelle carte des régions, je crois que cette profonde réforme doit demain évoluer hors des murs du Parlement, dans les territoires et au plus près des aspirations des citoyens."

Yves PELLE , président du Parti Breton. " les députés français ont à nouveau refusé la réunification de la Bretagne et ils ont fermé la porte au droit d'option en le rendant inapplicable. Ce déni de démocratie mérite une réponse appropriée des bretons. Face à ce casus belli, nous devons montrer notre détermination et engager avec tous les démocrates bretons aux côtés de Bretagne Réunie un bras de fer avec ce pouvoir autiste."

Nil CAOUSSIN, porte-parole de l'UDB : "Si l'Etat ne souhaite pas donner la parole au peuple, nous le ferons! Malgré la mobilisation des élus et des citoyens, l'"Alsace" est noyée dans un "Grand Est" dénué de sens. Pour les partisans d'une Bretagne réunifiée, un assouplissement du droit d'option aurait pu permettre de rectifier démocratiquement la carte technocratique présentée. Ce processus est un scandale démocratique. Le gouvernement a procédé à une modification des cadres de vie des citoyens sans aucune consultation de la population. Les mobilisations populaires et les interventions des élus locaux ont été ignorées. Si l'Etat ne souhaite pas donner la parole au peuple sur cette question, nous le ferons car les habitants de la Bretagne ont le droit de décider. L'UDB appelle donc les militants de la réunification à s'associer à l'initiative de la plateforme DIBAB, dans le respect de la neutralité politique de cette association, pour continuer le combat."

     10°) O.F. samedi 22 novembre : Rennes en bref : Redécoupage : l'opposition interpelle la maire. Bertrand PLOUVIER (UMP) : "Il est important de souligner l'incohérence politique de la députée-maire de Rennes, Nathalie APPERE. Elle s'est contredite en défendant tour à tour le rapprochement de la Bretagne et des Pays de la Loire avec les maires de Saint-Nazaire, Brest et Nantes, puis en rejetant le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne car il ne fallait pas agiter "la question identitaire". La députée-maire a préféré suivre les injonctions politiques venues de Paris et de son camp politique, plutôt que de défendre les intérêts de la Bretagne et des Bretons. Bel exemple d'inconstance politique. Au-delà de ses propres contradictions politiques, son absence lors du vote sur l'amendement Molac est choquante et inacceptable."


     11°) O.F. vendredi 21 novembre : Titre : "Alsace-Lorraine-Champagne : le mariage passe mal" (dessin à l'appui) Pas plus d'émotion concernant notre réunification!"... L'Assemblée a rejeté d'autre part tout assouplissement supplémentaire du "droit d'option", censé permettre à un département de changer de région une fois la nouvelle carte en vigueur en 2016, au grand dam des élus bretons. Une commission mixte paritaire Assemblée-Sénat, le 27 novembre, tentera de mettre au point un texte commun aux deux assemblées."

     12°) O.F. vendredi 21 novembre : La Bretagne en bref : "Régions : l'assouplissement du droit d'option rejeté. "Pour la Bretagne, ce débat sur la délimitation des régions est un échec sur toute la ligne." affirme le député (UMP) Marc LE FUR à l'issue de la deuxième lecture du projet de loi. C'est un échec sur le fond car nous n'avons obtenu ni la modification des limites de la région, ni le droit d'option qui aurait permis à un département de changer de région sans que l'avis de la région d'origine ne soit décisif. C'est aussi un échec sur la forme pour les députés socialistes bretons. Tout est verrouillé. C'est le grand retour des Jacobins."

     13°) O.F. jeudi 20 novembre : La France en bref : L'Assemblée nationale vote la carte à 13 régions. Elle a fini par voter en deuxième lecture, dans la nuit, la carte à 13 régions inscrite dans la réforme territoriale sans changement, au grand dam de certains députés de l'Ouest. Le premier article du texte a encore donné lieu à des débats passionnés pendant environ six heures. Sur la soixantaine d'amendements défendus pour le supprimer ou le réécrire encore, aucun n'a été adopté. Dans l'Ouest, les députés bretons, souhaitant le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, cherchaient à assouplir le "droit d'option", mécanisme prévu pour permettre à un département de changer de région une fois la nouvelle carte en vigueur en 2016."

     14°) O.F. jeudi 20 novembre : "Sarkozy promet de revenir sur la réforme territoriale. s'il revenait au pouvoir. En meeting à Mulhouse, hier : Je conteste la réforme de la carte territoriale qui illustre le mépris que ce gouvernement témoigne à l'histoire de l'Alsace et aux racines alsaciennes... Lorsque nous reviendrons aux responsabilités, nous déferons ce qui a été aussi mal construit."

     15°) O.F. mardi 18 novembre : "La réforme territoriale de retour à l'Assemblée. Le texte est examiné en seconde lecture à partir d'aujourd'hui, et jusqu'au 20 novembre. Le projet de loi vise à délimiter les régions - une carte à 13 grands ensembles - et précise le calendrier des élections départementales et régionales. Le président de la commission des Lois à l'Assemblée, Jean-Jacques URVOAS (PS) entend batailler afin que le droit pour les départements de quitter une région pour une autre soit bien réel. Le gouvernement prévoit une adoption définitive d'ici à Noël."

     16°)O.F. lundi 17 novembre : "A 50 ans, l'UDB toujours déterminée. Bien évidemment, la réunification de la Bretagne, en débat mardi à l'Assemblée nationale, était au coeur des discussions."Il s'agit d'une revendication démocratique, souligne Mona BRAS, On se rend compte que sur les territoires où la régionalisation est déjà en place (Catalogne, Ecosse, ...) il y a davantage de résistance à la crise."
     Et si la Bretagne ne sort pas réunifiée du débat parlementaire "le combat ne sera jamais fini. Car notre déception est à la hauteur des espoirs, entretenus par la candidat Hollande pendant la campagne." "Pour les régionales, on se décidera prochainement pour savoir si on lie, ou pas, des alliances." Pour les départementales, en mars prochain, c'est calé : "Partout où nous le pourrons, nous nous présenterons seuls. Et en Loire-Atlantique, nous ne soutiendrons pas Philippe GROSVALET qui s'est positionné comme un ennemi de la réunification."Pas d'alliance donc avec le PS 44."et pas question de nous faire le coup du chantage à l'union de la gauche"."Le conseil général a sa place au musée Grévin des collectivités".

     17°) O.F. lundi 17 novembre : "Parti Breton : cap sur les régionales" : le parti, né en 2000, était en congrès à Nantes, dimanche."Notre parti soutient bien évidemment la réunification de la Bretagne", insiste Yves PELLE, président du Parti breton. "Nous avons d'ailleurs participé, via plusieurs de nos militants, aux manifestations de Bretagne réunie, samedi matin, devant les permanences de parlementaires. Il serait vraiment inconcevable que la seule question qui se pose de manière récurrente depuis 40 ans, ne soit pas traitée." Se défendant d'un quelconque "communautarisme" Yves PELLE insiste sur la "cohérence d'un tel projet. Qui, dans un contexte de crise actuel, lié notamment au manque de repères, pourrait constituer une solution, apporter une cohérence économique, identitaire, territoriale."
     Et si la réforme ne réunifie pas la Bretagne, comme le Parti breton l'appelle de ses voeux, Yves PELLE est clair quant à la suite : "l'autre camp doit savoir qu'on ne désarmera pas. Il n'y a qu'en France où le pouvoir centralisateur agit ainsi à l'égard des régions. On ne lâchera pas."

     Le Parti breton est né en 2000. Il se place sur l'échiquier politique "entre la social-démocratie et le libéralisme social". Fort de ses 600 adhérents et de ses sept élus locaux le Parti breton a en ligne de mire les élections régionales de 2015. "Nous envisageons de présenter des candidats, en collaboration avec des partenaires. Vraisemblablement avec Christian TROADEC, autour d'un programme commun. Ce que nous avons déjà fait pour les Européennes."

     18°) O.F. dimanche 16 novembre : "Rassemblements pour la réunification de la Bretagne" : Des sympathisants ou adhérents de la Bretagne réunie se sont rassemblés hier, par petits groupes, devant les permanences des députés socialistes bretons, comme à Brest, Quimper, Auray, Saint-Avé, Pont-L'Abbé, Concarneau ou Guingamp... A l'heure du "débat en deuxième lecture sur la réforme territoriale, et concernant en particulier la carte des régions et le droit d'option, les 18, 19 et 20 novembre à l'Assemblée nationale".

     19°) O.F. samedi 15 novembre : Le "collier de l'Hermine" s'invite à Nantes au Château des Ducs de Bretagne le 15 novembre. On y parlera ... réunification. L'ordre de l'Hermine, créé par le duc Jean IV en 1381, puis remis en oeuvre quand Georges LOMBARD succéda à René PLEVEN à la tête du CELIB en 1972, distingue l'engagement d'une personne pour la Bretagne. Cette année, l'Institut culturel de Bretagne propose en matinée "les cahiers de doléances du XXIè" avec l' historien Jean-Jacques MONNIERE et Jean-Pierre LE MAT.. En fin de matinée, elle abordera la question de la réforme territoriale avec des invités tels que le géographe Jean OLLIVRO, les élus Marc LE FUR (UMP), Jean-Michel LE BOULANGER (DVG) et Paul MOLAC (UDB).

     20°)  samedi 15 novembre : "Thierry BENOIT (UDI) partisan d'une Bretagne à 5 ...ou à 6... d'une "mise en sommeil progressive sur 5 à 10 ans" des départements, qu'il voudrait voir disparaître au profit de grandes communautés de communes et de régions renforcées. Il plaide pour un regroupement des communes suivant les périmètres des 21 "Pays" historiques de Bretagne (avec en Ille-et-Vilaine, Rennes, Saint-Malo, Fougères, Vitré, Redon, Montfort-Brocéliande) et pour une Région "à 5 ou 6" départements qui intégrerait la Loire-Atlantique, voire la Mayenne "proche de nous par les Marches de Bretagne".

     21°) O.F.mardi 11 novembre : Le congrès du Parti Breton à Nantes. Réunification, place de la langue bretonne, nouvelle gouvernance pour la Région Bretagne, montée en Europe des pouvoirs régionaux, ce sont quelques-uns des thèmes qui seront débattus lors du prochain congrès du Parti Breton qui aura lieu à Nantes, le dimanche 16 novembre à la Maison des syndicats. Le Parti Breton entend représenter des sensibilités allant "de la social-démocratie au libéralisme social" et s'assigne comme objectif "une Bretagne réunifiée dotée d'institutions politiques propres au sein d'une Europe fédérale". Les militants du Parti Breton évoqueront aussi le récent référendum sur l'indépendance de l'Ecosse et la consultation annoncée en Catalogne. C'est le signe, dit la formation politique, de l'aspiration à une "démocratie plus proche et de l'affirmation de projets de développement mobilisateurs dans les régions à forte identité".

     22°) dimanche 9 novembre : "Bretagne réunie : 300 partisans à Morlaix devant la permanence du député Bui avant de se rendre à la sous-préfecture. "Nous voulons mettre le député, suppléant de la morlaisienne Marylise Lebranchu, ministre de la décentralisation, devant ses contradictions", "Si 70% de la population de la Loire-Atlantique étaient favorables au rattachement à la Bretagne, 55% des Bretons vont dans ce sens", "Restons déterminés et optimistes en étant présents chez les 36 autres députés bretons samedi 15, dès 10H00".

     23°) O.F. mardi 4 novembre : "Cinq sénateurs pour une Bretagne à cinq" Les sénateurs de centre et de droite, Michel CANEVET, Joël GUERRIAU, Françoise GATEL, Philippe PAUL et Olivier CADIC ont déposé des amendements pour une "Bretagne à cinq départements qui serait une véritable région à dimension européenne avec 4,6 millions d'habitants". "Une solution serait de faire émerger deux régions jumelles, équilibrées, avec la même population et le même PIB".
     Il y aurait d'une part la Bretagne, qui incluerait la Loire-Atlantique, et d'autre part le Centre-Val-de-Loire, regroupant la région Centre et d'autres départements.

     "On a l'opportunité d'avoir une région maritime", renchérit Joël GUERRIAU qui fait valoir les atouts de la mer dans les domaines de la santé, de la recherche, du développement durable, de la pêche, des flux internationaux, ..."Le monde bouge, il faut saisir l'occasion de s'adapter." Les rôles de capitales pourraient se partager entre Rennes et Nantes: "La région fonctionne ("déjà!") à cinq départements dans le domaine judiciaire, avec la cour d'appel à Rennes."

     Le débat va revenir à l'Assemblée nationale. "Il faut une mobilisation de la population", estiment les signataires des amendements. Noëlle COUSINIE

     24°) O.F. mardi 4 novembre : "La réunification pour le congrès de l'UDB" : l'Union Démocratique Bretonne tiendra son prochain congrès en Loire-Atlantique les 15 et 16 novembre pour rappeler son exigence d'une Bretagne à cinq départements.C'est aussi celui des 50 ans de la formation politique qui revendique quelque 750 militants, et compte quatre conseillers régionaux, un député apparenté (Paul MOLAC à Ploërmel) et une centaine d'élus municipaux. "Nos espoirs ont été douchés et les promesses non tenues" résume Mona BRAS, porte-parole de l'UDB.

     25°) O.F. mercredi 29 octobre p.6 : "Bretagne à cinq et Grand Val de Loire" : c'est la proposition d'élus de gauche, de Bretagne et de l'actuelle région Centre. Le choix du Gouvernement a été de ne proposer que des fusions bloc par bloc.Dès lors, dans un premier temps, la solution la plus cohérente pour l'aménagement du territoire de l'ensemble de l'Ouest de la France consisterait à fusionner la région Pays de la Loire et la région Centre. Serait ainsi constituée une région cohérente et reconnue autour de l'axe ligérien : la région Centre Val de Loire. Dans un second temps, par le jeu d'un véritable droit d'option, le département de la Loire-Atlantique pourrait demander à être réintégré à la région Bretagne afin de répondre à une revendication légitime des habitants de cette région. Le 21 octobre, la commission spéciale du Sénat a modifié les conditions de changement de région pour un département. La région d'origine doit recueillir trois cinquièmes des suffrages exprimés pour y faire obstacle. La région d'accueil et le département concerné doivent obtenir une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés pour que l'opération soit possible. Parmi les signataires : Paul MOLAC apparenté UDB Morbihan, Jean-Pierre LE ROCH PS Morbihan, François de RUGY Europe Ecologie-les Verts...

Page "Rennes" "Métropoles : Rennes oubliée sur la carte officielle... La loi est promulguée depuis le 27 janvier 2014."Amateurisme du gouvernement. Ce n'est pas sans rappeler la sortie précipitée de la carte des régions il y a quelques mois, suivie ensuite d'un démenti."

Page 5 : face aux sénateurs Manuel Valls : "La carte administrative de la France doit tenir compte des spécificités locales." Il s'engage à adapter la réforme "aux spécificités de leur territoire".

     26°) O.F. mardi 28 octobre : "Réforme territoriale : Valls guetté au coin du Sénat. Son président, Gérard Larcher (UMP) avait demandé qu'il y intervienne. Trop content de ménager la chambre des territoires, repassée à droite, le Premier Ministre va tenter d'éclairer une réforme confuse. "Personne n'y comprend plus rien" déplorent en choeur la droite, la gauche et l'épicier du coin. Au début on parlait d'"acte III" de la décentralisation. Comme il n'y a jamais eu de véritable acte II, après les lois Deferre de 1982, c'est devenu la "réforme territoriale". On devait supprimer le département; il y en aura finalement de trois types. La compétence générale, supprimée, puis rétablie, est à nouveau abandonnée...De 22 régions on passe arbitrairement à 13. Seconde lecture, à partir d'aujourd'hui, et seconde mouture, à 15 régions : dissocier l'Alsace de la Lorraine et Champagne-Ardenne, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, elles, resteraient séparées.

     Enfin le Sénat propose, sous réserve d'une majorité des trois-cinquièmes dans les assemblées concernées, un droit d'option aux départements qui voudraient quitter une région pour une autre ou fusionner."

    

     27°) O.F. dimanche 26 octobre 2014 : "La lettre de Massiot au Président"

Pierrick MASSIOT, le Président de la Région, a rencontré en fin de semaine les responsables de Bretagne réunie qui militent activement pour le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne. Résultat des courses : Pierrick MASSIOT va écrire à François Hollande pour plaider en faveur de la Bretagne à cinq. Il va aussi écrire à tous les parlementaires des cinq départements de la Bretagne historique pour les convaincre d'aller dans le sens de la réunification lors des prochains débats sur la réforme territoriale."

REDON, à cheval sur trois départements bretons, et sa 39 ème Fête de la "Teillouse", lieu idéal pour lancer des initiatives : "Un Gwenn-ha-du à la fenêtre". Pour appuyer le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne, l'association Bretagne Réunie invite les Bretons des cinq départements historiques à placer un drapeau Gwenn-ha-du en évidence, dans leur jardin, sur leur balcon, ou à la fenêtre. L'opération sera lancée aujourd'hui à la "Bogue d'Or" de Redon par l'exposition du plus grand drapeau breton du monde : 300 m2"

     "Une votation pour la réunification bretonne" : "La Bretagne est la région qui s'est le plus mobilisée sur la réorganisation territoriale et c'est l'endroit où rien n'a changé" ajoute Jonathan GUILLAUME, de l'association 44 Breizh et membre de DIBAB. Autre constat : "Il y a eu des manifestations massives pour demander le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Mais les pouvoirs n'écoutent plus ce qui se passe dans la rue." "Une première votation devrait être organisée le 30 novembre, à Saint-Viaud dans le Pays de Retz (Loire-Atlantique). Un test que le collectif DIBAB espère ensuite étendre. Deux parlementaires, un catalan et un écossais, participaient à Rennes hier à un forum débat devant une centaine de personnes."

    28°) O.F. mercredi 22 octobre : "La réforme territoriale en décembre au Sénat. L'examen du texte réformant l'organisation territoriale de la France a été repoussée de novembre à fin décembre, a annoncé le nouveau président du sénat, Gérard Larcher. "Nous aurons le temps de travailler sans excès de lenteur, ni de vitesse", s'est félicité le sénateur UMP.

     29°) O.F. mardi 21 octobre 2014 : Réunification : un FORUM samedi à Rennes.
Plusieurs acteurs du mouvement en faveur de la réunification se sont réunis pour proposer une solution possible et démocratique à la question de l'unité administrative de la Bretagne. Réunis dans la plateforme "DIBAB"- Décidez la Bretagne", il est proposé de mettre en place des votations citoyennes sur la réunification et le projet d'assemblée de Bretagne dans le maximum de communes. Une première votation aura lieu en Loire-Atlantique au mois de novembre. Le forum de lancement de la plateforme se tiendra samedi 25 octobre à 14H à Rennes, à la salle de la Cité. Une conférence-débat permettra d'échanger sur les expériences démocratiques basques, écossaises et catalanes qui font progresser la démocratie pour mettre en place un modèle de votation en Bretagne."

     30°) O.F. 15 octobre 2014 : "Réforme territoriale" : une session extraordinaire sur la réforme territoriale en cours va être organisée par le CESER, le Conseil économique, social et environnemental de Bretagne. Elle aura lieu le 3 novembre."

" Réunification : manifestation à Morlaix. Après Nantes, c'est à Morlaix que Bretagne Réunie donne rendez-vous, le SAMEDI 8 NOVEMBRE, pour une nouvelle manifestation en faveur du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne."

     31°) O.F. dimanche 28 septembre : (première page!) :"Une marche historique pour une Bretagne réunie" Quelque 20 000 manifestants ont défilé hier dans les rues de Nantes pour réclamer la Bretagne à cinq..."

Page 12 : "Manif "historique" pour Nantes en Bretagne. "Historique" on peut le dire. C'est énorme, de très loin la plus grosse manifestation pour Nantes en Bretagne" constate Patrick MARESCHAL, ancien Président du conseil général de Loire Atlantique. Il fut l'un des premiers à manifester en 1973. Ils étaient 200. Samedi, à Nantes," Nous sommes entre 35.000 et 40.000", ne craint pas d'annoncer Jean-François LE BIHAN, président de Bretagne-réunie. Certitude, hier à Nantes, cette troisième manifestation pulvérise à nouveau les compteurs made in Breizh. Extrême diversité des manifestants...Le tracteur qui ferme la marche "Elus de Bretagne, arrêtez de trahir!". Si Christian GUILLEMOT, dirigeant d'Ubisoft, a gardé blazer et cravate, Alain GLON est en polo avec d'autres entrepreneurs de Produit en Bretagne. Le spationaute Jean-Loup CHRETIEN arrivera plus tard. "C'est un jour important" constate l'écrivain Yann QUEFFELEC. 

     Quand  Alan STIVELL "la rage au coeur", donne le signal du départ, la manif s'est déjà formée, à l'autre bout de la place de la Petite-Hollande. Une vague de drapeaux bretons a entrepris de remonter vers la place Graslin. Les pancartes demandent une consultation, comme en Ecosse. "Ils vont nous voir" L'association des Bretons du monde a fait de Nantes sa capitale, et les écoles en breton, leur salle de classe. Malgré le soleil, les bonnets rouges se comptent par centaines. Les élus ferment la marche. Ceux du conseil régional de Bretagne sont une douzaine, et six vice-présidents avec Jean-Michel LE BOULANGER porteur d'un message de Pierrick MASSIOT, président de la Bretagne....

     Et alors que le projet de loi de réforme territoriale doit revenir devant le Parlement, on parle déjà d'autres actions. Une "votation citoyenne", et une campagne de drapeaux bretons aux fenêtres... "Ils ne veulent pas nous entendre, ils vont nous voir", lance l'avocat Yann CHOUCQ.  article signé Marc LE DUC

     "Pays de Loire, combien de divisions?" Yann QUEFFELEC, écrivain "il va y avoir du rififi dans le kouing amann si les élus ne savent plus écouter les gens de la rue. Ceux-ci risquent de hausser le ton." Jean-Michel LE BOULANGER "Notre ligne, c'est l'Assemblée de Bretagne à cinq. La question du droit d'option pour la Loire-Atlantique est donc capitale. Il faut que ses habitants puissent choisir. C'est un enjeu majeur." Patrick MARESCHAL "A ceux qui me parlent de la soi-disant unité des Pays de la Loire, je demande, où sont les troupes? Sont-ils capables de réunir seulement le dixième de la manifestation d'aujourd'hui? Les Pays de la Loire, combien de divisions, à part les divisions internes?" Christian GUILLEMOT "La Bretagne à cinq, c'est une région plus forte sur le plan économique, 40% de richesse en plus, et une chance pour, à côté, une grande région Val de Loire qui serait aussi mondialement connue" Jean-François LE BIHAN "Je dénonce la fracture, le décalage entre la société civile et nos élus devenus muets. Ils faut qu'ils se réveillent, et portent notre demande : non à la fusion de la Bretagne avec les Pays de la Loire, oui à la réunification, oui au respect de la démocratie" Christian TROADEC "Combien de fois faudra-t-il manifester pour qu'ils nous entendent à Paris?"

     32°) O.F. samedi 27 septembre 2014 : page accueil : rien! Nota :Septembre 2014 restera un mois exceptionnellement chaud, alors on ne se mouille pas!Et on attend les vents à venir!

page 6 "Bretagne" lire en catimini "La Bretagne en bref "Nantes au rythme de la réunification de la Bretagne" "Le moment est venu d'affirmer encore plus fort que la Bretagne doit retrouver son intégrité territoriale", insiste Europe-Ecologie-Les verts "il faut dire une fois de plus au pouvoir en place l'évidence de la réunification" réclame Mouvement Bretagne Progrès de Christian TROADEC. La Bretagne à cinq est aussi réclamée par l'association Géographes de Bretagne "C'est une région cohérente forte de son identité géographique et humaine." "La Bretagne est bien plus qu'une région administrative", plaide Jean-Michel LE BOULANGER vice-président chargé de la culture, qui voit aussi dans la réunification, "un avenir à construire et une démocratie à revivifier".

     33°) O.F. mercredi 24 septembre 2014 :

Bretagne Réunie : le spectre de l'Ouest. Manifestation à Nantes, samedi. Pour réclamer la réunification et pour écarter une fusion avec les Pays de Loire. Après avoir mobilisé, en avril, près de 10.000 personnes et près de 15.000 en juin, Bretagne Réunie et Kevre Breizh, la coordination des associations culturelles bretonnes, donnent à nouveau rendez-vous, samedi, à Nantes, aux défenseurs d'une Bretagne à cinq départements. Un rassemblement que Jean-François LE BIHAN, président de Bretagne Réunie promet plus important encore que les précédents, en se fondant, notamment, sur le nombre de cars affrêtés au départ des villes bretonnes. "La réunification n'est pas une affaire de nostalgie, mais bien une question d'avenir." Ils rediront pourquoi "Une Bretagne réunifiée sera plus solide, économiquement et culturellement." "Péché originel du régime de Vichy qui en 1941 a privé la Bretagne de la Loire-Atlantique."

     Les députés vont bientôt examiner en seconde lecture le projet de réforme territoriale."En France, la justice n'est jamais rendue au nom de l'Etat, mais au nom du peuple. Qu'on accepte donc enfin de demander son avis au peuple." plaide, en faveur d'un REFERENDUM, l'avocat Yann CHOUCQ au nom de l'association des juristes de Bretagne

     34°) O.F. mardi 23 septembre 2014 :

- "Décentralisation : Pierrick MASSIOT y croit toujours! "En démocratie rien n'est perdu. Quant au fait de ne pas avoir pu proposer le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, c'est pour moi une attente déçue. Mais cela reste une attente. Ce n'est pas un échec..."

- "Produit en Bretagne défend l'économie à cinq" : "La Bretagne est à cinq départements. Nous savons pertinemment que c'est la bonne taille. Il faut respecter l'histoire et la réalité économique, martèle Jakez BERNARD, Président de Produit en Bretagne, une association de plus de 330 entreprises, dont une soixantaine en Loire-Atlantique. Le groupe Pomona : on est basé à Nantes mais on nous appelle Les Bretons. Inter pôle : Quand on demande les disponibilités aux cadres, ils répondent de Nantes à Brest. Le directeur de Produit en Bretagne : Une Bretagne à quatre est ralentie. A cinq c'est une bête de course : la maritimité est retrouvée, les ports sont internationaux. Elle devient la première région agroalimentaire d'Europe.  Les Galettes Bertel: Culturellement, historiquement, c'est une évidence. Economiquement aussi, en résumé : le 44 n'aurait jamais dû nous quitter".

     Jakez Bertrand : "C'est aux populations de donner leur avis avec un référendum, comme en Ecosse. Au moins, il n'y aura plus d'ambiguïté, la situation sera clarifiée." En attendant, Produit en Bretagne sera samedi à la manifestation de Nantes avec une banderole : Produit en Bretagne, cinq départements depuis toujours."

     35°) Article "Ouest-France" samedi 6 sept 2014 : "François BONNEAU, Président (PS) de la Région Centre, plaide pour une fusion de sa Région avec les Pays-de-la-Loire afin de créer une Région "Val-de-Loire". L'UDB salue cette démarche "qui doit permettre d'organiser l'Ouest de la France en trois grandes régions cohérentes et harmonieuses : Normandie, Val-de-Loire, Bretagne. La réunification administrative de la Bretagne en est le complément logique."

Lire d'autre part www.Carte des Régions Commission BALLADUR

    36°)  Le site www.gouelioubreizh.com fédère 50 organisateurs de Fêtes et Festivals axés sur la promotion de la culture bretonne. Parmi les "actualités" disponibles un lien permet d'obtenir www.bretagne-reunie.org et ce 24 juillet 2014 un communiqué de presse d'Henry COLLIOT :

     REFORME TERRITORIALE : L'HEURE DES TRAHISONS et celle du RASSEMBLEMENT

     L'Assemblée Nationale a voté en première lecture le projet de loi relatif au découpage des régions. Les députés socialistes bretons , à l'exception d'un seul, Monsieur LE ROCH, ont adopté un texte approuvant l'amputation de la Bretagne de la Loire Atlantique en dépit de la demande de 77% de la population.

     Pourtant beaucoup se sont fait élire en promettant la réunification! Nous ne les oublierons pas. Ils osent même crier victoire car ils auraient sauvé la Bretagne d'une fusion avec la région voisine. Faux, ce qui a empêché cette fusion pour l'instant, ce sont très certainement les mesures d'opinion (94% d'opposition en Bretagne administrative) et la mobilisation de masse contre cette issue et de plus cette fusion est déjà programmée pour un deuxième temps.

     Nous regrettons que le groupe Ecolo, à l'exception notable de Paul MOLAC (Ploërmel), se soit abstenu sur un texte qui offre un droit pour un département de changer de région à ce point irréalisable qu'il ressemble à une mauvaise plaisanterie. La Loire Atlantique n'est donc pas autorisée par le régime à décider de son retour en Bretagne. Il est impossible que cette situation ubuesque et invraisemblable puisse être maintenue en deuxième lecture.

     Il y aura une deuxième lecture de la loi à l'automne, à moins que le gouvernement ne tente de tricher sur la procédure. C'est l'ultime occasion pour les parlementaires Bretons de respecter les engagements pris devant leurs électeurs en permettant la réunification de la Bretagne et de ne pas commettre l'irréparable.

     C'est encore le moment pour toute la Bretagne de maintenir massivement sa mobilisation.

     La grande manifestation à Nantes le SAMEDI 27 SEPTEMBRE 2014 sera l'occasion de taper du poing sur la table et rappeler à nos élus que la Bretagne et la France ne sont pas leur propriété.

     37°) LH2/Bretagne réunie

- Opinion des Bretons sur le territoire idéal de la Région Bretagne - Juillet 2014 :

François Hollande a annoncé le 3 juin le lancement d'une grande réforme territoriale de la France.Ce projet prévoit le passage de 22 régions métropolitaines à 14, dans le cadre d'une grande réorganisation territoriale. Cette annonce a suscité de nombreuses critiques au niveau de certaines régions qui estiment ne pas avoir été suffisament consultées sur les fusions à venir. C'est notamment le cas de la région Bretagne, pour laquelle le projet de loi prévoit un maintien des frontières actuelles avec les 4 départements des Côtes- d'Armor, du Finistère, de l'Ille-et-Vilaine et du Morbihan.

     C'est dans ce contexte et à l'approche de l'examen du "projet de loi relatif à la délimitation des régions" par l'Assemblée nationale que l'institut LH2, à la demande de l'association "Bretagne Réunie", a interrogé par téléphone un échantillon de 807 Bretons représentatifs de la population de la région Bretagne le 10 juillet 2014, afin de connaître, quel est, selon eux, le territoire idéal pour la future Région Bretagne. Les répondants avaient le choix entre le maintien des frontières actuelles, la fusion avec les Pays de la Loire et le rattachement du département de la Loire-Atlantique aux 4 départements actuels de la Région administrative.

     UNE LARGE MAJORITE DE BRETONS PRIVILEGIENT UNE REGION DE BRETAGNE COMPOSEE DE 5 DEPARTEMENTS DONT LA LOIRE-ATLANTIQUE : 55% des Bretons expriment leur préférence pour un territoire de la Région Bretagne comprenant les 4 départements actuels complétée du département de la Loire-Atlantique, actuellement rattachée aux Pays de la Loire. Ce scénario est largement préféré aux 2 autres hypothèses proposées dans cette étude. En effet, seule une minorité de 35% des Bretons préfèreraient que la région administrative de la Bretagne conserve ses frontières actuelles. La 3è option de la fusion des 4 départements de Bretagne avec les 5 départements des Pays de la Loire ne recueille la préférence de seulement 6% des Bretons interrogés.

     LES HABITANTS DES 4 DEPARTEMENTS SONT TOUS MAJORITAIREMENT EN FAVEUR D'UNE BRETAGNE A 5 DEPARTEMENTS : cette tendance se confirme auprès des habitants des 4 départements. Si les Morbihannais sont les plus grands partisans d'une Bretagne qui retrouverait ses limites historiques, c'est-à-dire avec la Loire-Atlantique (61%), les habitants des 3 autres départements sont également une majorité absolue à considérer que le territoire idéal de la Région Bretagne inclut la Loire-Atlantique (53% dans le Finistère et en Ille-et-Vilaine et 51% dans les Côtes-d'Armor).

     Concernant les deux autres hypothèses qui recueillent moins d'adhésion, on notera que les Costarmoricains sont les plus en faveur du maintien des frontières actuelles (42%) tandis que les Finistériens sont les plus favorables à la fusion des Régions Bretagne et Pays de la Loire (10%). On observe enfin que les hommes sont plus favorables à la création d'une Bretagne à 5 départements (62%) que les femmes (48%)

 

Travail en cours...

 

Libération Acigné (2 août 1944)

 

 

Club Acignolais danses BZH

 

Joyeux Lurons et st Louis 1946

 

Carnaval St Louis 1981

 

ROIDEC

 

Festival 1985

 

Majorettes

 

St Louis 1977

 

Palets