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Chants traditionnels

Téléchargez le carnet de chants du  Moulinet

Si vous v'lë vous excercë à chanwtë aux nous,  pour la përcheingn'  vireilles. Au piaizi !  

L' Didië

    Le Gallo : racines parlées de la Haute-Bretagne, de Vitré/Fougères, St Malo, La Guerche, Bain, Redon, en s'en allant vers une bonne partie de la Loire-Atlantique, du Morbihan et des Côtes d'Armor.... L'aire géographique séparant cette langue romane - variété de la langue d'oïl - avec le breton, est située sur une ligne Plouha (22) à la Presqu'ile de Rhuys (56). Consultez :"Institut de la Langue Gallèse" (en lien avec la Région Bretagne) et www.academie-du-gallo.bzh

En bas de page, découvrez le chant  "MONTERFIL LA GALLAISE"

     O.F. 29/07/17 : "Le chanteur de 72 ans Gilles SERVAT, né à Tarbes, Beaux-Arts d'Angers 1963, Ile de Groix 1969, "La Blanche Hermine "1972 : avec Alan Stivell, Dan Ar Bras et Tri Yann on le désigne comme pères refondateurs de la culture bretonne..." /"Je fais partie de la génération des années 1970. Cette décennie était très sombre pour la langue bretonne... Un soir ,en 1972, on devait jouer sur la presqu'île de Rhuys (Morbihan), sous chapiteau. Un arrêté préfectoral avait été déposé pour nous interdire de chanter en breton.Un paysan nous a offert son champ en solution de repli. Pendant la soirée, les gendarmes sont revenus pour relever les numéros des plaques de voitures. Mais on a persévéré. Et les gens voyaient qu'on chantait en breton et qu'on n'était pas punis. C'était les années post-1968, la langue s'est développée, la jeunesse commençait à s'y intéresser. Il y avait un fossé entre cette jeunesse bouillonnante qui commençait à redécouvrir la culture bretonne et une autre frange qu'on appelait les "Bretons d'avant", avec parfois une langue bretonne considérée d'extrême droite. Cette image a changé quand, avec Tri Yann par exemple, nous sommes devenus solidaires des ouvrières lors de la grève du Joint Français, en 1972. Nous les avons soutenues en chantant. Ca a contribué à ce que la langue bretonne ne relève plus de l'extrémisme... Je crois que le breton se prête beaucoup plus au rap que le français....Ce n'est rien d'autre que de la poésie en prose."

     Le "Vieux Pays de mes pères" (BRO GOZH MA ZADOU) est devenu le chant national breton en 1903 à Lesneven, à l'initiative de l'Union Régionaliste de Bretagne :

     "Nous bretons de coeur, nous aimons notre vrai pays!   L'Arvor est renommée à travers le monde.     Sans peur au coeur de la guerre, nos ancêtres si bons     Versèrent leur sang pour elle     Refrain : O Bretagne, mon pays, que j'aime mon pays     Tant que la mer sera un mur autour d'elle     Soit libre, mon pays!     Bretagne, terre des vieux Saints, terre des bardes,     Il n'est d'autre pays au monde que j'aime autant;     Chaque montagne, chaque vallée, est chère dans mon coeur.     En eux dorment plus d'un breton héroïque!     Les Bretons sont des gens durs et forts;     Aucun peuple sous les cieux n'est aussi ardent;     Complainte triste ou chant plaisant s'éclosent en eux.     O combien tu es belle, ma patrie!"

Non repris par Nolwenn LEROY : "Si autrefois Bretagne tu as fléchi durant les guerres     Ta langue est restée vivante à jamais,     Son coeur ardent tressaille encore pour elle     Tu es réveillée maintenant ma Bretagne!

Nota : "L'Arvor" (zone maritime de la Bretagne) ou "Arfor" en gallois ;  "Au coeur de la guerre" (Marseillaise galloise?), "terre des bardes" (comme le barde "TALDIR"  - François JAFFRENOU  - qui traduisit ce chant gallois  en 1898); "chaque montagne, chaque vallée" (d'avant l'érosion du Massif Armoricain sans doute ou alors référence au Pays de Galles) ; "tu as fléchi durant les guerres" (St Aubin-du-Cormier 1488 ?); "TA langue est restée vivante" (et pas tes langues, dont le Gallo désigné alors patois, "sot-breton").

     L'Union Régionaliste Bretonne fut présidée à sa création en 1898, à Morlaix, par le républicain Anatole Le Braz. C'est toutefois une assemblée conservatrice , regroupant des bourgeois, des notables et des nobles, qui oeuvre pour la transmission des traditions menacées, des "costumes nationaux de Bretagne",... Les liens sont étroits avec le "Gorsedd" gallois. Déjà, le collecteur La Villemarqué ("Barzaz Breiz") y avait été nommé barde en 1838. Il en fut de même pour plusieurs membres de l'URB en 1899. Devenu "Taldir", François JAFFRENOU écrit : "Nous sommes Bretons, et nous voulons que nos compatriotes le soient comme nous qui nous occupons des destinées de la "race", c'est un devoir de les instruire et de les guider..." Avant la Grande guerre de 1914/18, les grandes fêtes historiques et celtiques attirent les foules en Basse-Bretagne , comme à Saint-Brieuc en 1906. Les hymnes breton puis français y sont joués par la musique du 71è régiment d'infanterie... Le barde Théodore Botrel, né à Dinan en 1868, deviendra, avec l'écriture de plus de 900 chansons, le "chansonnier des armées".

     Quant à l'actuel DRAPEAU BRETON il faut attendre 1923 : l'artiste-architecte Morvan MARCHAL , de Vitré, s'inspire des drapeaux américains et grecs pour emblème du Parti autonomiste breton (puis Parti national breton). Il aura créé en 1925 un "Comité international des minorités nationales" avec un appel aux Basques, Corses, Ecossais, Flamands et Gallois. Le drapeau aux bandes noires et blanches sera présent en 1936 au pavillon de la Bretagne à l'Exposition universelle. Pour l'EMBLEME de la Bretagne, on a certes l'hermine en imagerie populaire, mais aussi depuis décembre 2016 le choix de l'Institut Culturel de Bretagne avec l'AJONC, fleur à 5 pétales, un par départements bretons. Même emblême que la voisine  de langue britonnique : la Cornouailles (Cap. Truro).

     Le "Hen Wlad Fy Nhadau" a été écrit par le Gallois Evan JAMES (1809 - 1878), poète et tisserand  de Pontypridd et l'air aurait été composé par son fils James JAMES (1833 - 1902) au cours d'une "promenade au bord de l'eau" en janvier 1856 . L'hymne s'imposera au début du XXème siècle en Bretagne mais aussi en cornique dans l'autre terre d'origine britonnique :  la Cornouailles britannique avec "Bro goth agan tasow". Il sera  également repris en langue Khasi au nord-est de l'Inde avec la traduction du missionnaire gallois John Roberts.           En Bretagne, nous aurons notre "Bro Gozh ma zadou"...

Et la langue bretonne?  : merci à "Diwan"! O.F. lundi 15 mai 2017 : "la première école Diwan à 40 ans. Aujourd'hui elles font partie du paysage. Mais il y a 40 ans, lors de l'ouverture de la première classe bretonne Diwan (le germe), c'était l'aventure. A Ploudalmézeau, dans le Finistère nord, ils n'étaient que cinq petits élèves. Pas question à l'époque d'une aide financière publique. Heureusement les premiers parents d'élèves de Diwan y ont cru et se sont beaucoup investis. A l'époque tout était à construire, parfois même le mobilier des classes. Dans quelques jours, la première école Diwan fêtera donc cet anniversaire. Depuis, le réseau des écoles bretonnes a tracé son sillon. Il scolarise plus de 4 200 jeunes Bretons dans 47 écoles, six collèges et un lycée. Quant à l'école pionnière de Ploudalmézeau, elle accueille désormais une soixantaine d'élèves."

      1792 : L'abbé Grégoire a combattu contre l'esclavage et pour les Droits de l'Homme; mais aussi pour l'unité linguistique de la République, réservant au seul français le nom de "langue de la liberté".  1794 : Barrère, du comité de Salut-Public : "le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton et le fanatisme parle basque!". 1972 : Georges Pompidou :"il n'y a pas de place pour les langues et les cultures régionales dans une France appelée à marquer l'Europe de son sceau" -  années1980 : François Mitterrand fit signer l'article II de la Constitution, faisant du seul français la langue de la République. 1996 : Lors d'un voyage à Kemper, Jacques Chirac promet la ratification de la charte européenne des langues minoritaires puis se désistera en s'appuyant sur l'article II. 19/04/2017: toujours à Kemper, Emmanuel Macron promet également de ratifier la charte....

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Regardez/Ecoutez  « Penn sardin »

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N'oublions pas

 En Haute-Bretagne la bolée de cidre n'est jamais loin des chantous et chantouses! parfois aux grandes fêtes populaires la "Godinette" délie les langues gallèses et accentue le sourire lyrique et enchanteur :

Ingrédients :

  • 1 verre d''eau-de-vie de cidre (gnole),
  • 1 litre de muscadet, 25 cl d'eau (pas plus),
  • 250 g de sucre en poudre,
  • 250 g de fraises,
  • 250 g de cerises,
  • 250 g de framboises,
  • 1 ou 2 pommes,
  • 1 ou 2 pêches ou poires

La veille, couper les fruits dans un saladier, les saupoudrer avec le sucre, verser l'eau-de-vie. Le lendemain, 3 ou 4 heures avant de servir : verser les fruits macérés dans une jarre, ajouter le muscadet, servir frais... 

 

Photos fest noz resto du coeur 2016

                                                 MONTERFIL LA GALLAISE

      marche en couple cortège, on se tient la main, homme à gauche, départ pied gauche

  "Foleyons dans ce beau chemin       Qui nous donne un bon coup de rein" (Bis)

  "Gallésie tu es bien jolie                   Tout comm' toi ma tout'belle amie" (Bis)

   pas de travers gauche "PAS à PAS, PAS PAS PAS PAR Là" "PAS PAR Là" en frappant 3 fois du pied

    pas de travers droite "PIED à PIED, OUI SAUTONS LE GUé" "OUI LE GUé"

   "Foleyons dans ce beau chemin             Qui nous donne un bon coup de rein" (Bis)

   "Pays Gallo tu es bien joli                       Tout comm'toi mon tout bel ami" (Bis)

   "Foleyons dans ce beau chemin             Qui nous donne un bon coup de rein" (Bis)

   "Chaque année presqu'à la fin juin         Monterfil on s'y rend à jeun" (Bis)

   "Foleyons dans ce beau chemin             Qui nous donne un bon coup de rein" 'Bis)

   "Boire un coup avec une drôlette           Pas question j'veux une godinette (Bis)

   "Foleyons dans ce beau chemin             Qui nous donne un bon coup de rein" (Bis)

   "Sortons l'pain, le cit' et l'jambon           Rouchons Buvons et Dansons" (Bis)

   Alain GOUAILLIER Octobre 2017