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Histoires de Bretagne 2

Histoires de Bretagne 2 :

1° La REUNIFICATION DE LA BRETAGNE HISTORIQUE : revue de presse "Ouest-France" depuis juillet 2014...

2°) L'Histoire du "Camp de CONLIE" (24 octobre 1870 - 25 janvier 1871) et 14/18 : le "sacrifice breton"

3°) CHATEAUBRIAND "Mémoires d'Outre-Tombe" (achevées en 1841) et le Marquis de la Rouërie

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1°) La Réunification de la Bretagne Historique : revue de presse "Ouest-France" (et divers articles) - Avril/mai 2017 Présidentielles : "Supprimer les Régions de Bretagne, Alsace, Corse, etc....." (.../...) Lire également : www.agencebretagnepresse.bzh - https://abp.bzh/ média indépendant

       "BREIZH 5/5, qui milite pour une Bretagne à cinq départements, et "Bretagne Prospective" organisent à Pontivy, vendredi 17 novembre 2017, un salon (gratuit) permettant à chacun de présenter ses projets et trois ateliers : "Animation territoriale", Marketing territorial", "Ecosystème numérique". Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

      O.F. samedi 18 novembre 2017 : "Ce n'est pas de Paris que viendra la solution à leur revendication du retour à une Bretagne historique...Il existe aussi une Bretagne populaire, entrepreneuriale, associative, juridique, numérique, culturelle et touristique, qui trouve des solutions sans rien demander à personne,"résume Bertrand Nicolas, Président de Breizh 5/5. Depuis juin 2015, plus de 150 panneaux Breizh 5/5 sont affichés par une quarantaine de communes. L'image d'une Bretagne dynamique, qui ose la différence est un vrai booster pour les produits bretons : Produit en Bretagne (400 entreprises adhérentes, 4000 produits siglés sur les cinq départements); mais aussi les 722 marques portant le mot Breizh sur le site de l'Institut national de propriété industrielle, l'extension .bzh qui va fêter ses trois ans et qui compte près de 7 000 abonnés... Des choses d'en-bas préférables aux incantations."

   O.F. mercredi 15 novembre 2017 :   Lancement de la "Breizh Marketing Akademi" , page Linkedin... Produit en Bretagne (Loïc Hénaff) et Crédit Mutuel de Bretagne (via Nathalie Lavirotte) : trois RDV annuels, un réseau digital et des rencontres : "chercher des solutions pour le collectif afin de valoriser le territoire et éviter les départs professionnels vers Paris."

      CA BOUGE à nouveau : O.F. Mercredi 20 septembre 2017 :

Réunification : une manifestation et un débat. On marchera à nouveau dans les rues de Nantes le samedi 30 septembre pour le retour de la Loire-Atlantique au sein de la Bretagne historique à cinq départements. RDV fixé à 15h place de la Petite Hollande. Le matin, la fédération culturelle "Kendalc'h"(maintien, continuité en breton) organisera une table ronde : "La réunification de la Bretagne, A quoi ça va servir?" de 10h à 12h30 à la maison des syndicats, place de la gare de l'Etat (J.Michel Le Boulanger Conseil Régional Bretagne, Paul Molac député LREM, Rozenn Milin, Jean Ollivro, ...) Manifestation annulée par "Bretagne Réunie" suite à divers échanges écrits violents de groupes extrêmes qui ont la vive intention de scander des slogans racistes et xénophobes ou s'exprimant contre un système politique et économique. Cependant "44=Breizh" (Démocratie pour la Bretagne) appelle à se réunir au "Miroir d'eau" à 15H face au château des Ducs de Bretagne.

Ils étaient 200 à défiler dans le calme, portant haut les drapeaux bretons, mais aussi basques, catalans... les dissensions ont réduit les forces. "Il n'est pas question que le réunification déserte la rue" prévient Gaël Roblin, de "Breizhistance". "Notre combat pour l'unité territoriale de la Bretagne est une conquête démocratique" poursuit un porte-parole de 44=Breizh. Forcément le référendum en Catalogne inspire ces militants bretons qui réclament l'"autodétermination".

Ouf! de l'espoir? dans le dernier mensuel "Bretons" l'actuel président de l'Assemblée nationale, le nantais François de Rugy, annonce : "Je proposerai la réunification de la Bretagne"....

Lire en revue de presse ci-dessous "Entretien avec Romain Pasquier" (O.F. 28/09/17)

       I - GENERALITES                    II - REVUE DE PRESSE

      I - GENERALITES : Province, Départements, Régions économiques, Renouveau Culturel identitaire

                       Pour rappel : 1789/90 , l'Assemblée nationale issue de la Révolution française ordonne la division du royaume en 83 départements. L'objectif était de se rendre de n'importe quel village au chef-lieu en une seule journée de cheval. Le 26 février 1790 la Bretagne est divisée en cinq départements : Côtes-du-Nord (devenues Côtes-d'Armor en 1990), Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire-Inférieure (rattachée en 1956 aux Pays de la Loire et devenue Loire-Atlantique en 1957), et Morbihan.

     Le 30 juin 1941 un décret du gouvernement de Vichy créa des "régions économiques". On regroupe alors Nantes avec Angers. Un pouvoir fort à Nantes ainsi qu'à Rennes fut privilégié.

    " Certains" diront qu'une région incluant Rennes et Nantes aurait renoué avec l'ancienne province royaliste bretonne. D'autre part, les liens amicaux entre rennais et nantais furent réels en janvier 1789 aux Etats-généraux: l'école de droit de Rennes, à la tête de laquelle était Moreau (natif de Morlaix, ami de collège de Chateaubriand), avait envoyé quérir quatre cents jeunes étudiants de Nantes (pour rosser les aristocrates et " faire couler les premières gouttes de sang que la Révolution devait répandre...")... Alerte 04/10/17 La Cour d'appel de Rennes sera-t-elle amputée? Le député LR Marc Le Fur s'inquiète des informations concordantes et inquiétantes émanant de la conférence des bâtonniers. Un redécoupage de la carte judiciaire aurait pour conséquence d'amputer le territoire de la cour d'appel de Rennes en retirant Nantes et la Loire-Atlantique. Aucun gouvernement ne s'était, jusqu'ici, permis de s'attaquer à cette constante de l'histoire bretonne. Après avoir refusé la réunification aux Bretons lors du dernier redécoupage régional, le pouvoir central s'acharne donc à faire disparaitre toute trace administrative de la Bretagne historique."... Des réflexions sont actuellement menées....

Le "particularisme breton" devait aussi inquiéter, comme en 1870....

     "D'autres" ajouteront que ce fut une décision prise dans un grand "désordre" dans une période particulière (comme le 2 juin 2014 avec l'épisode Jean-Marc AYRAULT! lire l'article ci-dessous)

     Ces "régions économiques" furent dissoutes en 1945. Dix ans plus tard, en 1955, furent créées 22 régions dont les "Pays de la Loire" incluant Nantes.

     Avec le "RENOUVEAU de l'IDENTITE BRETONNE" dans les années 1960/70 le désir de retour de la Loire-Atlantique en région "Bretagne" s'affirme de plus en plus. Les sondages sont favorables à cette idée avec 68% des habitants de Loire-Atlantique en 1999, 75% en 2001 et 77% en juin 2014.... Et les noms de lieux-dits, les évocations historiques, les collectages photographiques, les coutumes, les chants, les musiques et les danses des "Pays" du Croisic à Clisson sont autant de témoignages culturels et humains intégralement liés au passé de la Bretagne et à prendre en considération sans tarder à l'infini.....Pendant 1400 ans on a parlé breton dans le pays de Guérande. Puis 8 pluviose An II, une loi de la République exige que l'on nomme des instituteurs de langue française dans toute la Basse-Bretagne. Il faudra cependant attendre les années 1970 pour compter les derniers locuteurs bretons....

     L'espoir fut la carte "Balladur" de 2009 qui proposait une Bretagne à 5 départements, Val de Loire/Centre, Poitou/Aquitaine, Auvergne/Limousin, ...

                   Supprimer à nouveau les "Régions"?  Il convient de lire l'article O.F. du 4 janvier 2017 (ci-dessous) pour savoir qu'un parti politique (25% des intentions de vote) annonce son "désir de faire disparaître les Régions au profit des seuls départements" Exit Bretagne, Alsace,Bourgogne, Corse, Normandie, Picardie, Poitou-Charentes, ... Quelques lignes qui ne font actuellement aucun bruit dans les réseaux sociaux et la presse.

                   Bretons de Paris et LGV Rennes (01/07/2017) Aller à Paris pour la journée : 1H29mn lundi au samedi 7H35/9H04 ou +! (arrêts) du lundi au vendredi 5H36/7H47 - du lundi au samedi 6H52/8H47 et retour 20H56/22H24 ou 22H14/0H24 -  Maison de la Bretagne 8, rue de l'Arrivée Montparnasse 01 53 63 11 50 9H30/18H00 et Bretons du monde Roissy? du lundi au vendredi 6H26/9H12 et autres  - Toutes infos : www.voyages-scnf.(com horaires ou billet-train, train, lgv..)

                    O.F. lundi 28 août 2017: " Paris, caillou dans la chaussure d'En Marche! Pendant toute la campagne, le candidat (Macron) n'a eu de cesse de vanter les territoires en mouvement, de vouloir résoudre les "fractures territoriales". S'il a réalisé de tels scores en Bretagne, c'est précisément que sa campagne était teintée d'espoir girondin, faisait clairement confiance à l'Europe et rappelait que la France est riche de sa variété territoriale. En opposition à un FN obsédé par une échelle nationale unique et finalement de repli Macron a tenu un discours de la modernité.

                    Le 16 janvier à Quimper, il salue joyeusement la Loire-Atlantique comme étant bretonne, sans faire pour autant de promesses à ce sujet.... (facile!).... La machine parisienne semble aujourd'hui prendre le dessus (défense de la candidature française aux Jeux Olympiques de 2024. Pourquoi pas.... Il faut accélérer "le Grand Paris" (25 milliards). 63% des français les plus riches vivent à Paris et ont vu leurs revenus augmenter de 40% en 5 ans.La France reste un des deux ou trois pays organisés de la façon la plus inéquitable au monde. 70% des journalistes français, toutes les entreprises du CAC 40 y ont leurs sièges, 96% des opérations boursières y sont localisées, 70% du budget de fonctionnement du ministère de la Culture est alloué à la gestion de dix monuments, tous parisiens. E. Macron est piégé par l'héritage centraliste et devient un président normal et parisien comme les autres. Il ne faut pas aller beaucoup plus loin pour expliquer l'effondrement très soudain de sa cote de popularité (chute de 14 points à 40% d'opinions positives en août contre 54% en juillet). Point de vue par Jean Ollivro, géographe, université de Rennes 2

                   Eté 2017: dixit Emmanuel MACRON 19/04/17 "Apprentissage de la langue et de la culture locale dès l'école facilitée..." "Ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires" (même discours sans effet des prédécesseurs) . 23/03/17 : "améliorer le système à la marge mais sans réforme" 17/01/17 : "salue Quimper, le Finistère, L'Ille-et-Vilaine, le Morbihan, les Côtes d'Armor, la Loire-Atlantique. Bonjour la Bretagne.Il faut préserver votre identité. Les Langues de Bretagne sont une formidable richesse." François de Rugy : "ça va de la régionalisation de la politique de l'emploi à la réunification de la Bretagne..."

     O.F. dimanche 29 octobre 2017: "La Corse invitée d'honneur du Festival du Livre en Bretagne sur fond de crise Catalane. Le président d'honneur Jean-Guy TALAMONI, juriste de formation : "à tous les professeurs de droit constitutionnel qui font valoir que l'indépendance est illégale, nous répondons qu'il faut changer le droit à chaque fois qu'il s'oppose à la dignité des peuples". Il a aussi plaidé pour la "co-officialité des langues régionales" : "Paris ne veut pas en entendre parler, mais nous remettrons cette question sur la table inlassablement, parle que notre langue, c'est une partie de nous-même!". Yann PELLIET, organisateur de l'événement, a fait applaudir le petit Fanch de Rosporden, présent dans la salle, dont les parents ont essuyé un refus du tribunal de Quimper pour ajouter un tildé sur le "n" de son prénom. Christian TROADEC, maire de Carhaix, a clôturé l'inauguration en "dénonçant" une centralisation comme on n'en a jamais vu depuis trente ans contre l'Europe des peuples, celle qu'il appelle de ses voeux." Tony Le Pennec

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II - REVUE DE PRESSE  "Réunification de la Bretagne historique" et articles divers:

     MACRON : Girondin ou Jacobin? O.F. vendredi 29 septembre 2017 : "Les Régions en fronde contre le gouvernement : en septembre 2016 Manuel Valls avait annoncé la disparition de la DGF au profit d'un taux de TVA, plus sécurisée, au 1er janvier 2018, et l'attribution de 450 millions d'euros dès 2017. Douche froide au congrès 2018 à Orléans : Edouard Philippe confirme la TVA garantie pour les cinq ans à venir, que les Régions qui n'ont reçu que 200 des 450 millions promis pour 2017, recevront bien le solde en 2018. Mais c'est tout. "C'est un tour de passe-passe." s'est insurgé Loig Chesnais-Girard.

     O.F. 25/10/17 : Les députés bretons amenés à s'unir: L'Alliance fédéraliste bretonne (AFB-EKB) et son président Jean-François Le Bihan appellent à l'union dans un courrier adressé à sept députés; avec la réunification de la Bretagne et la constitution d'un groupement des députés...

     O.F. jeudi 28 septembre 2017 : "Bretagne: "Temps très durs pour la réunification" Une manifestation de "Bretagne Réunie" prévue à Nantes samedi est annulée. Des militants d'extrême droite et d'extrême gauche menaçaient d'en découdre. Entretien avec Romain Pasquier (Sciences Po Rennes) : Ils sont fous ces Bretons?: Le mouvement régionaliste nationaliste breton a toujours connu des tensions... Bretagne Réunie, à l'origine de la manifestation annulée, représente le mouvement breton de centre droit. Ses leaders sont des notables nantais, assez âgés. Ils ont été dépassés par des organisations plus radicales et plus créatives. Mais qui sont aux antipodes.... C'est un mouvement qui ne va pas bien. La question de la réunification n'est pas du tout en haut de l'agenda politique. En 2014/15, on a assisté à une crête de mobilisation avec la possibilité de voir une nouvelle carte régionale. C'est tombé à l'eau. On est à un creux et c'est à ce moment-là qu'éclatent les divisions. On voit des groupes plus jeunes, plus radicaux, plus mobilisés, capables d'aller à l'affrontement, de faire des coups, déborder "Bretagne Réunie" (le mouvement 44=Breizh, classé à gauche, a appelé à une autre manifestation, samedi, à 15H). Quand il y a de l'espoir, les guéguerres passent au second plan.... C'est une galaxie de petits groupes qui ne représentent pas grand chose.... C'est ce qui s'est passé dans le mouvement breton au début des années 1960. Il était dirigé par la droite. Il a été débordé par l'extrême gauche. Cela a abouti à la naissance de l'Union Démocratique Bretonne en 1964.... Le poids actuel de l'extrême droite chez les militants de la réunification? est-ce qu'ils sont plus nombreux qu'il y a dix ou quinze ans? Pas sûr. Avec les réseaux sociaux, on peut avoir l'impression d'une présence médiatique. Mais sur le plan électoral ils ne représentent absolument rien. Ca reste une nébuleuse militante assez informelle, peu structurée et peu aguerrie." recueilli par Thomas HENG

O.F. lundi 23 octobre 2017 : "Courrier des lecteurs : Bretagne Réunie : des sympathisants de tous bords.... il est faux de donner une quelconque orientation politique à Bretagne réunie, sauf peut-être l'absence d'extrémistes et de casseurs. De même il n'y a pas que des "notables nantais ou des personnes assez âgées". L'immense majorité des personnes attendues étaient des Bretons et des amis de la Bretagne qui manifestaient pour la réunification administrative. Ce sont des personnes représentant toutes les couches sociales et également beaucoup de jeunes (voir les précédentes manifestations) qui viennent pour une revendication précise : obtenir la réunification de la Bretagne comme la NORMANDIE l'a obtenue, ce qui pourrait permettre la création d'une vraie région VAL DE LOIRE. La décision d'annuler la manifestation a été prise à regret par les dirigeants de Bretagne Réunie. Bien sûr, elle ne fait pas l'unanimité des sympathisants" M. Daniel Coëtmeur, lecteur d'Ille-et-Vilaine.

        OF. Dimanche 10 septembre 2017 : La réunification de la Bretagne, le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne historique, avec ses cinq départements? Ca va, ça vient...Ses partisans ont pu se réjouir cet été, lorsque les organisateurs du Tro Breizh, le pèlerinage dont le parcours relie les villes des sept saints fondateurs de la Bretagne, au rythme d'une étape chaque année, ont annoncé que le prochain s'achèvera à Nantes. Il leur faudra faire preuve de patience. Ce sera en 2025... Didier GOURIN 

       O.F. Mardi 4 juillet 2017 : "Allocution du Président Macron face au Congrès réuni hier à Versailles : Conférence des territoires. Elle sera organisée "bientôt" afin de conclure avec nos territoires de vrais pactes girondins de décentralisation. Droit de pétition élargi pour mieux prendre en compte l'expression directe des Français. Il n'est pas opposé à un recours au référendum pour valider ces réformes des institutions."

      O.F. Dimanche 2 juillet 2017 : "Jacques Maire, un député LREM parisien Hauts de Seine...breton", membre de la commission des affaires étrangères (proche de JY Le Drian ?...): "...Jacques Maire sera attentif aux conséquences du Brexit sur l'agriculture et la pêche, et totalement engagé dans la défense des langues et des cultures régionales...." Il parle même "encore un peu breton...". "La Bretagne est une région faiblement exportatrice, dont les créations ont une faible valeur ajoutée à l'international, estime-t-il. La Région bénéficie d'un terreau très volontariste, d'une forte capacité à travailler ensemble, avec de très belles initiatives, comme Produit en Bretagne, mais cela ne suffit pas pour être performant. C'est un sujet majeur pour l'emploi, que l'on peut améliorer." Jacques Maire est le fils du syndicaliste CFDT Edmond Maire, marié avec une finistérienne, fille de l'ancien maire de Saint-Nicolas-de-Redon. Il aura exercé une vie politique de 1995 à 2004 sur le secteur de Brest pour devenir Diplomate puis cadre international d'assurances.

     O.F. Mardi 4 juillet : Les entreprises bretonnes misent sur l'Europe. 5ème Open de "Bretagne commerce international" à Saint-Brieuc : 70% des exportations s'effectuent en Europe (7,16 milliards d'euros) dont Allemagne (1,2), Espagne (0,984 ) et Royaume-uni (0,852); sinon Etats-Unis, Chine...avec 35% dans l'agroalimentaire. 3725 entreprises bretonnes concernées avec seulement 4% ayant entre 250 et 5000 salariés, plus de 50% moins de 10 salariés. "Nous voulons faire valoir nos compétences en cybersécurité", se projette LoIg Chesnais-Girard, président du Conseil Régional.

     O.F. Mercredi 28 juin 2017: "...François de Rugy ou l'ascencion vers le perchoir : le député de Nantes vient d'être élu président de l'Assemblée nationale. Il n'a que 43 ans. Mais l'ex-écolo n'a rien du p'tit bleu si cher à l'épopée d'En Marche. C'est un politicien aguerri, un vrai pro qui assume son ambition et pilote sa carrière sans avoir peur de prendre des risques et des coups.... Amoureux d'Ouessant, l'île austère de ses vacances d'enfance.... Habitant Orvault, sur sa petite Volkswagen hybride, il a collé le "44-Breizh" à la place du logo des Pays-de-la-Loire. Une vieille fidélité bretonne qu'il affiche toujours. Mais on le voit surtout rouler en scooter ou à vélo, forcément. Adjoint de Nantes en 2001, "De Rugy c'était le lobby vélo".

      O.F. vendredi 23 juin 2017: "Région : Loïg Chesnais-Girard, président annoncé : être au plus proche des citoyens,... de l'audace et de la création dans la culture comme dans l'économie (Jean-Michel Le Boulanger devient le 1er Vice-Président, toujours chargé de la culture, mais en plus de la démocratie régionale) et enfin le "dépassement" pour ne plus subir une géographie qui éloigne la Bretagne des grands bassins de l'économie européenne  (nouvelle ligne ferroviaire à grande vitesse, diffusion du très haut-débit)."

     O.F. jeudi 22 juin 2017:

               -  "Premier village Breizh 5 sur 5 en Loire Atlantique : L'association milite pour une Bretagne à 5 départements. "36 communes y adhèrent, reconnaissables aux 120 panneaux installés sur tout le territoire", explique Bertrand Nicolas, président venu de Perros-Guirec (22) à FAY-de-BRETAGNE (44). Yvon Ollivier habite le village de la Gandonnais. Il a été le premier à apposer une pancarte Breizh 5 sur 5 sur son habitation. Le bouche-à-oreille faisant, c'est tout le village qui l'a suivi..."

              - Loïg Chesnais-Girard à la barre de la Région : une vocation précoce à Liffré (35) au début des années 1990 avec une association de jeunes. Juin 1995 : les deux listes lui proposent une place. Il choisit la liste de gauche. Maire en 2008, directeur de campagne aux régionales de 2015, il devient à 40 ans le plus jeune président en France d'une Région : "mon horizon est européen, décentralisateur et progressiste, en phase avec Emmanuel Macron, de gauche mais pas de gauche et de droite."

O.F.samedi 13 mai 2017 : "Les réformes marquantes du quinquennat Hollande : Le redécoupage des régions pour passer de 22 à 13 le 1er janvier 2016. La suppression des départements, annoncée par Manuel Valls en avril 2014, a toutefois été abandonnée. Les compétences des régions ont été renforcées par la loi NOTRe, au détriment des départements, mais les transferts ont été moins nombreux que prévus. Le processus prévoit une réforme des conseils départementaux en 2020 : maintien des départements en zone rurale, fusion avec la métropole ou fédération d'intercommunalités."

Loi NOTRe Nouvelle Organisation Territoriale de la République (7/8/15) permet de substituer à la clause de compétence générale des compétences précises confiées par la loi à un niveau de collectivité.

O.F. jeudi 11 mai 2017: "L'UDB avec Oui la Bretagne : elle entend contribuer à mettre la question territoriale au coeur de la campagne des législatives. Ses candidats seront membres de la plate-forme "Oui la Bretagne", un mouvement lancé en 2015, lors des élections régionales, avec la liste conduite par Christian Troadec qui a recueilli 6,71% des voix au premier tour. Oui la Bretagne présente dans les cinq départements de la Bretagne historique (37 circonscriptions) défendra "l'autonomie locale au service de la démocratie et de la transition écologique, l'égalité des territoires dans la répartition des services publics et des investissements, le respect et la reconnaissance de toutes les cultures, la construction d'une économie plus solidaire."

O.F. mardi 25 avril 2017 : "L'Union démocratique Bretonne , l'Anti-fédéralisme : aujourd'hui, la menace qui pèse sur la démocratie même, commande de faire barrage à Marine Le Pen qui est aussi la candidate de l'anti-fédéralisme, donc la candidate de l'anti-Bretagne." 

O.F. mercredi 19 avril 2017 : "Langues régionales : trois candidats se prononcent. Emmanuel MACRON (En Marche) précise que "les moyens de l'expression des identités régionales seront accrus et l'apprentissage de la langue et de la CULTURE LOCALE dès l'ECOLE facilitée"; Philippe POUTOU (NPA) réaffirme "le droit des peuples et des travailleurs des régions de France à préserver leurs langues"; Benoit HAMON (PS-EELV) et Emmanuel MACRON (En Marche)s'engagent à faire ratifier par la France la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires..."

O.F. jeudi 23 mars : "les avocats du triptyque Europe/régions/intercommunalité: Macron, Fillon, Hamon. Ils souhaitent améliorer le système à la marge (Réunification de la Bretagne?), mais sans réforme. De l'autre le triptyque nation/département/commune. Eux abrogent les lois territoriales (et les Régions) et les traités européens..." Les positions sont désormais clairement annoncées.

 et "Référendum imaginaire" de sortie de l'Europe : O.F. du 25 février 2017 : la Constitution ne prévoit pas de recueillir l'avis des français pour se soustraire à un engagement international. Il faudrait que l'Assemblée et le Sénat votent la mise en oeuvre de l'article 50 du traité sur l'Union européenne... "O.F. samedi 4 mars 2017 : ....le projet de l'extrême droite : il est désastreux pour la France car sortir de l'euro, c'est sortir de l'Union européenne et la tuer du même coup. Le franc nouvelle manière correspondrait à une dévaluation de 25% disent les experts, soit 25% de perte pour les économies des Français. Bonjour la déception et la colère!" Editorial par François-Régis Hutin.

                            "Revoir le périmètre de l'Etat?" O.F. mercredi 1er mars 2017 : "Il faut réduire les dépenses publiques!.... Une nouvelle phase de décentralisation?.... Transférer au secteur privé certaines fonctions assurées par les collectivités publiques. On demanderait moins aux contribuables et plus aux consommateurs... Le moment n'est-il pas venu de recomposer l'Etat et de la rendre plus efficace, en entamant une nouvelle phase de DECENTRALISATION de bon nombre de ses fonctions au profit des REGIONS?" Point de vue éditorial par Yves MORVAN, Professeur émérite des universités.

                        "Le Petit livre des Régions" : (O.F. mercredi 15 février 2017) il propose une carte avec 16 régions comprenant une Bretagne à cinq départements. Juste 24 pages pour seulement 3 euros. Le géographe Jacques Lescoat livre ses réflexions pour dire que la récente réforme territoriale n'a pas respecté la géographie de la France, son histoire, ou tout simplement le bon sens. "Une absence de culture, voire une ignorance coupable, a produit un tel découpage" éditions FinisterrE, disponible près de l'auteur :                  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

                                                        Nouvelles Manifestations à CARHAIX Samedi 24 OCTOBRE 2015 deompdei.bzh ,puis nouvelle grande manifestation à NANTES Samedi 24 SEPTEMBRE 2016 (avant les élections présidentielles), faisant suite à celle des 40.000 manifestants de 2014.Info: www.bretagnereunie.bzh 06.82.67.19.46 3, rue Harrouys BP 49032 44090 NANTES/NAONED cédex - Pétition actuelle à signer: 100.000 pour représenter 10% des électeurs de Loire-Atlantique, demander le "droit d'option" et permettre au département de changer de région. Janvier 2017 : déjà 20.000 signatures.....

                               REVUE DE PRESSE OUEST-FRANCE (et autres..)

                                O.F. lundi 20 février 2017 : "Des candidats 100% Bretagne" : Législatives. Ils seront en lice dans la Bretagne historique en espérant dépasser le classique duel droite/gauche. "100% la force éco-citoyenne" c'est la Fédération, au plan national, de 28 mouvements et partis politiques (le Parti lorrain, l'Alliance écologiste indépendante, le Parti des citoyens républicains,...) A l'échelon Région historique des candidats se présenteront avec l'étiquette "100% Bretagne" : le Parti breton, l'Alliance fédéraliste bretonne, la section bretonne du Parti fédéraliste européen, la plate-forme "En-Avant Bretagne"...avec "la Bretagne à cinq départements, une gestion directe par les Régions des fonds européens, une régionalisation innovante du système éducatif, ...).

                         O.F. jeudi 2 février 2017 : "Breizh 5/5 passe à la vitesse supérieure: l'association milite pour une Bretagne à cinq départements. Les 29 communes bénéficieront de tarifs préférentiels via "Produit en Bretagne".... Ses panneaux routiers sont déjà apposés dans 29 communes (deux en Ille-et-Vilaine : Guipel et Langouët). "Devant l'échec constaté lors de la dernière réforme des régions, nous avons souhaité aller de l'avant avec pragmatisme" explique Bertrand Nicolas Président de Breizh 5/5." www.breizh-5sur5.bzh 

                        O.F. mardi 17 janvier 2017 : "3 500 personnes pour Macron à Quimper" : Le "Troisième homme" de la présidentielle monte à la tribune quimpéroise, accompagné d'un couple de sonneurs, biniou et bombarde. C'est un Emmanuel Macron plus girondin que jamais qui salue "Quimper, le Finistère, l'Ille-et-Vilaine, le Morbihan, les Côtes-d'Armor, la Loire-Atlantique. Bonjour la Bretagne". "Il faut préserver votre identité. Un Breton, c'est un enraciné. Les Langues de Bretagne sont une formidable richesse. Leur enseignement doit être encouragé et accompagné... Kemper, cela veut dire confluent en breton. Et nous sommes un mouvement de confluent..."

                               "François de Rugy : "vous proposez de ratifier la charte des langues régionales. Clin d'oeil aux partisans du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne? ..."(Thierry Richard) : "C'est un tout, ça va de la régionalisation de la politique de l'emploi à la réunification de la Bretagne, en passant par le transfert de compétences des universités aux Régions. Je crois aux Régions. On peut s'appuyer sur un sentiment d'appartenance pour avoir des projets de territoire forts, de la solidarité et de la proximité, donc de la démocratie. C'est le Conseil départemental qui me semble devoir disparaître au profit des intercommunalités et des régions."

                                O.F. dimanche 8 janvier 2017 : "Les priorités du nouveau Président du Conseil Culturel de Bretagne Bernez Rouz: intensifier les échanges culturels entre la Bretagne administrative et la Loire-Atlantique. Une "réunification culturelle", à défaut d'une réunification territoriale; autre enjeu, le numérique pour la culture. L'exception culturelle de la Bretagne en France (quantité de festivals, multitude d'associations dont certaines fédèrent des milliers de membres, défense farouche de ses langues et traditions, ouverture aux cultures du monde qui apporte d'inégalables rencontres, ...) fait qu'elle est la seule Région métropolitaine à avoir installé, en 2009, un Conseil culturel, assemblée consultative du conseil régional : spectacle vivant, musées, danse, art contemporain, patrimoine maritime, recherche universitaire ou audiovisuel.... Le Conseil va prochainement rendre un travail sur le poids économique de la culture en Bretagne..."

                               O.F. mercredi 4 janvier 2017: "La Bretagne en bref : Régions : Christian Troadec contre le Front national. "Supprimer la Région"! en tant qu'échelon administratif, c'est l'une des propositions de Marine Le Pen, candidate à la Présidentielle. "L'hostilité de Marine Le Pen à l'égard des langues et cultures régionales était connue. Elle vient d'ajouter une nouvelle saillie à l'arsenal délirant de son programme en préconisant purement et simplement la fin des Régions! exit donc la Bretagne, le Pays Basque, la Corse, la Savoie, l'Alsace" dit ainsi Christian Troadec, répétant que l'échelon régional reste, pour lui "le plus pertinent pour bien gérer les territoires." suite... O.F. samedi 7 janvier 2017 (visite dans l'Eure) :"La présidente du Front national a redit l'importance des communes et des départements et sa volonté de supprimer les Régions."

                                  O.F. dimanche 11 décembre 2016 : "L'AJONC" devient la plante emblème de la Bretagne : sa fleur à cinq pétales, une par départements bretons", "Lumineux au soleil, résistant aux éléments et attaché solidement au sol. Symbole de la tenacité des Bretons, mais aussi de leur sensibilité", qui s'y frotte s'y pique!", "Coeur d'or et épine d'acier de la Bretagne" (Anjela Duval)...Tous les pays celtiques ont leur plante emblème : trèfle en Irlande, fuschia à l'île de Man, l'ajonc en Cornouailles, le chardon en Ecosse et le cennin (mot désignant à la fois le poireau et la jonquille) au Pays de Galles. La Bretagne était reconnue par une figure du monde animal, l'hermine. L'Institut Culturel de Bretagne a voulu combler ce manque en proposant aux Bretons de se choisir un végétal. 800 internautes ont proposé ajonc (207 voix), bruyère (96), genêt (74), hortensia (74), blé noir (24)... Trois variétés d'ajonc (ulex en latin) sur 20 recensées sont présentes en Bretagne : l'ajonc d'Europe, l'ajonc nain (ulex minor) et l'ajonc de Gall (Ulex galli en latin, lann vrezhonek en breton). L'ajonc de Gall doit son nom au botaniste morbihannais Nicolas Joseph Le Gall (1787 - 1860) qui l'avait identifié. C'est le plus facile à styliser pour représenter graphiquement le nouveau symbole de la Bretagne... Différent de Cornouailles! L'ICB songe déjà à solliciter des artistes et à organiser un concours de photos pour populariser l'ajonc-emblème.

                                 O.F. vendredi 18 novembre 2016 : "La primaire de la droite et du centre : le redécoupage des régions : "Il a été fait de manière "ahurissante", accuse NKM. Elle souhaite "plus d'initiatives locales" sur l'organisation et se dit favorable à des référendums locaux, par exemple sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne." Alain Juppé revendique lui aussi le "droit à l'expérimentation." Nicolas Sarkozy interrogera les grandes régions pour "savoir si elles veulent continuer ensemble ou se séparer."

                                O.F. dimanche 25 septembre 2016 : "Breizh manif" : moins nombreux mais déterminés. De 3 000 à 10 000 personnes à Nantes. A l'entrée de la place, des containers remplis de pancartes. Au choix : "Bretagne réunifiée = développement économique" "Vivre, décider, travailler en Bretagne réunifiée", "Bretagne, pays d'Europe", ... Depuis, la réforme territoriale est passée par là. La Bretagne n'a pas disparu de la carte, mais elle demeure "amputée de la Loire-Atlantique". C'est dans ce contexte que les militants se sont réunis pour "interpeller, cette fois, les élus et les candidats aux futures élections législatives et présidentielles". Nettement moins nombreux, mais toujours aussi déterminés "Ce qu'une loi a changé, une autre loi peut le faire." PETITION POUR UN REFERENDUM : les prises de paroles se succèdent pour dénoncer "le déni de démocratie du gouvernement" et demander l'organisation d'un référendum sur la réunification de la Bretagne. Et, plus précisément, un assouplissement du droit d'option, permettant à un département de rejoindre une région voisine. A la suite de Jean-François Le Bihan, président de Bretagne réunie, de nombreux élus ont réaffirmé cette volonté."

                                "L'UDB dénonce les "fascistes". L'Union Démocratique Bretonne a quitté la manifestation pour "marquer son refus d'accepter l'extrême droite dans le rassemblement et appelle Bretagne Réunie à se démarquer clairement de ce groupe provocateur"." Une petite centaine de manifestants extrémistes ont crié des slogans racistes, certains en faisant des saluts nazis!"

                              O.F. jeudi 22 septembre 2016 : "Réunification : une Breizh manif samedi : les partisans du rattachement de la Loire-Atlantique à la Région Bretagne manifesteront à Nantes, samedi. En 2014, ils étaient des milliers dans les rues de Nantes pour "empêcher la disparition de la Bretagne dans une "région Ouest" comme a disparu l'Alsace dans une "région Grand Est". A l'appel de "Bretagne Réunie" les partisans du rattachement à la Loire-Atlantique, "un département qui affirme son caractère breton dans toutes ses dimensions", à la Région Bretagne, manifesteront à nouveau à Nantes samedi. Une PETITION a été lancée. "Depuis le 1er janvier 2016 la loi autorise un département à changer de région dans le cadre du droit d'adoption. Afin d'obliger le conseil départemental à organiser une consultation des électeurs de Loire-Atlantique sur ce droit d'adoption, nous devons réunir 100.000 signatures.", explique "Bretagne Réunie. Manifestation samedi 24 septembre, à 15H, place de la Petite-Hollande, à Nantes. Co-voiturages et bus. La Confédération des cercles celtiques Kendalc'h, qui appelle également à la mobilisation, annonce le déploiement d'un gwenn-ha-du géant"

                           O.F. mardi 20 septembre 2016 : "NANTES - RENNES" : bientôt une coopération touristique : Nathalie Appéré, maire de Rennes, Emmanuel Couet, président de Rennes métropole, et Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes métropole, se sont retrouvés vendredi dernier à Nantes pour des coopérations d'expositions, des partenariats entre théâtres, musées ou archives, des projets artistiques en lien avec l'axe Nantes-Rennes. Egalement travail commun en matière touristique en direction des clientèles étrangères. Création d'un parcours touristique intégrant les deux métropoles, mais également Saint-Malo et le Mont Saint-Michel...." Et si la "réunification" renaissait à partir de la Culture et du Tourisme?

En attendant , à ce jour sur le quotidien, pas un mot de la manifestation du samedi 24 septembre à Nantes.......

suites....temps maussade et question ambiguë: réponses des 2 maires O.F. samedi 22 octobre 2016 : "La grande région Bretagne-Loire, vous la croyez encore possible? N. Appéré : la question du périmètre des régions est derrière nous. L'essentiel ce sont les coopérations que nous sommes capables de nouer entre nos entreprises, nos universités, nos métropoles...Nos ambitions doivent être européennes. J. Rolland : J'étais favorable à la fusion de nos deux régions. Maintenant, il ne faut pas attendre les décisions venues de Paris pour créer les conditions de rapprochements sur le terrain."

                         O.F. vendredi 8 juillet 2016 : "Osons l'émancipation des régions" : le modèle jacobin nie ce qui fait les particularités de nos régions, ce qui constitue leur identité, comme leurs cultures, leurs langues, leurs façons de concevoir la vie en société, leur histoire, leurs traditions et leurs façons d'innover, de s'insérer dans l'Europe et de regarder le monde...il faut libérer les énergies dont nos peuples et nos régions sont capables. A cet égard la candidature à la présidentielle de Christian TROADEC tombe à pic pour enfin sortir de l'immobilisme qui prévaut à Paris...Jean-Yves Le Drian n'avait-il pas dit : "Pourquoi le Président du conseil régional ne plaiderait-il pas un statut spécifique adapté à des régions très identifiées comme la Bretagne?" et Jean-Jacques Urvoas : "le renforcement du poids politique de notre région Bretagne se révèle absolument fondamental" , page "Réflexion"

                       O.F. samedi 15 mars 2016 : "Produit en Bretagne" : Les réponses de Le Drian : sur la Bretagne à cinq départements : "Je n'ai pas changé d'avis, je suis pour. Lors de la réforme territoriale, certains étaient pour le grand ouest mou, pas moi. Et la Bretagne a gardé son nom... La mondialisation? C'est une chance pour la Bretagne. C'est notre différence qui fera la différence." Forte de 360 entreprises qui emploient près de 110.000 salariés en Bretagne et en Loire-Atlantique, l'Association est devenue une référence en France et en Europe. Le président sortant - Jakez Bernard a insisté sur l'importance de la culture..."C'est elle, et l'image de la Bretagne qu'elle véhicule, qui porte les produits et les services de nos entreprises." On l'annonce prochainement dans l'entourage proche du président du Festival interceltique de Lorient. Loïc Hénaff, 44 ans, leader français de pâtés en conserve, et seul candidat, a été élu hier Président de Produit en Bretagne dans une salle comble au Quartz de Brest avec près de 1.100 personnes.

                      O.F. samedi 27 février 2016 : "La Bretagne en bref : un groupe de travail sur la réunification.

    Un groupe de travail va se mettre en place au conseil régional. Il travaillera sur la réunification, le retour au sein de la Bretagne de la Loire-Atlantique. C'est ISABELLE LE BAL, élue CENTRISTE de QUIMPER, qui en a fait la proposition lors de la session de l'assemblée régionale sur les orientations budgétaires. "Il s'agit de construire la Bretagne contemporaine" a-t-elle insisté, profitant aussi de ce début de mandat de la nouvelle assemblée pour relancer ce débat sur la réunification."

                     O.F. jeudi 18 février 2016 : "Deux référendums pour le prix d'un. C'est ce que propose l'UDB, l'Union Démocratique Bretonne. Elle suggère que l'organisation d'un référendum (ou consultation) sur le projet du nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes soit aussi l'occasion d'en organiser un second sur la réunification, le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne. "Cette question reste présente dans le débat public et dans les mobilisations populaires depuis un demi-siècle. Elle est tout aussi légitime...."

                  Le fameux article à lire :  O.F. mercredi 25 novembre 2015 : "Le projet de réforme des collectivités territoriales suggéré par Edouard BALLADUR, en 2008, avait suscité un vif espoir chez les défenseurs d'une Bretagne retrouvant ses limites historiques.Mais la loi réformant les collectivités territoriales, votée le 16 décembre 2010, écartera toute évolution.Le texte rendait politiquement impossible une adhésion du département de la Loire-Atlantique à la Bretagne administrative puisque ce "droit d'option" était subordonné à l'accord du conseil régional des Pays-de-Loire. La loi repasse en 2014, sous François HOLLANDE avec deux ministres de poids l'ex-président de Région Jean-Yves LE DRIAN et Marylise LEBRANCHU, précisément en charge de la réforme territoriale... Le 2 juin 2014, à 17H30, la BRETAGNE EST REUNIE! Mais à 18H30, à la suite d'une intervention attribuée à l'ex-Premier ministre Jean-Marc AYRAULT, Bretagne et Pays de la Loire fusionnent. Un scénario dit du "pire" que Jean-Yves LE DRIAN parviendra à faire écarter, sans toutefois obtenir la réunification qu'il appelait depuis longtemps dans ses voeux.....Tous les sondages réalisés depuis une vingtaine d'années penchent pour une Bretagne à cinq départements, quelle que soit la région ou le département d'appartenance des personnes interrogées. Dernière enquête fin juin 2014 : 67% favorables au rattachement et 77% en Loire-Atlantique. Refus obstiné des politiques de droite comme de gauche pour une consultation directe des populations concernées....."

     O.F. mardi 24 novembre 2015 : René LOUAIL, liste Europe Ecologie-les Verts : "Nous sommes indignés du récent rejet de la Charte des langues régionales au Sénat, qui montre que la droite comme la gauche n'ont pas la volonté de reconnaître les cultures régionales."

            Elections Régionales 2015 : au programme de la liste marclefur2015 .bzh :...".le gouvernement socialiste nous a refusé la Bretagne à 5 avec Nantes et la Loire-Atlantique, condition incontournable pour le dynamisme économique de la région, la vocation européenne et internationale de la Bretagne." Le programme : "priorité N°8 : réunifier la Bretagne", région alors de taille européenne avec un poids économique suffisant pour attirer les sièges sociaux, des emplois et garder une plus grande part de nos jeunes diplômés. Chaque candidat s'y est personnellement engagé."  Voeu pieux? sachant que le Sénat majoritaire de droite bloque tout?                             

            O.F. vendredi 30 octobre 2015: "La charte des Langues rejetée" : Déni de démocratie". estime Kevre Breizh, la Fédération des associations culturelles de Bretagne, à la suite du rejet, par le Sénat, de la Charte européenne des langues régionales. "Un rejet aujourd'hui porté par une majorité de droite, mais aussi, une ratification que la gauche a esquivée lorsqu'elle était majoritaire au Sénat.", rappelle la Fédération, notant que seuls quatre sénateurs issus des départements de la Bretagne historique ont enterré la charte, contre quinze qui y étaient favorables. Pour Kevre Breizh, ce débat "révèle un profond clivage entre, d'une part, les tenants d'une république archaïque, jacobine et communautariste, repliée sur sa langue unique et ses frontières nationales, sous l'emprise croissante des thèses de l'extrême droite, et, d'autre part, ceux qui défendent une vision pluraliste, ouverte sur la diversité de ses territoires, de ses langues, de ses cultures, comme sur l'Europe et le monde, dans le respect des droits humains fondamentaux de ses citoyens."

             O.F. dimanche 25 octobre 2015 "Identité bretonne : 2000 manifestants à Carhaix". Cinq meetings étaient organisés, hier, dans l'Hexagone pour réclamer une reconnaissance des langues et cultures régionales (Metz, Ajaccio, Montpellier, Bayonne). Les Bretons y ont ajouté la question de la réunification.
            "Le mépris, ça suffit! Nantes en Bretagne! ou encore, élus, arrêtez de trahir!" scandaient, hier, à Carhaix, un cortège d'environ 2000 personnes, accompagné de sonneurs et de choeurs bretons. "Un statut pour nos pays, un statut pour nos langues et nos cultures". La banderole "Nantes en Bretagne" était celle derrière laquelle s'étaient rangées les personnalités politiques présentes, dont Marc LE FUR, René LOUAIL et Christian TROADEC, têtes de listes aux élections régionales. "En Loire-Atlantique, on a beaucoup de cercles bretons. Cette culture, elle vit chez nous."

     O.F. samedi 24 octobre 2015 : le sondage BVA : La Bretagne n'a pas fusionné avec les Pays de Loire : 59% des Bretons apprécient. Pour autant le sondage n'évoque pas la réunification et la Bretagne à cinq départements avec la Loire Atlantique dont les partisans restent sur leur faim....

    O.F vendredi 23 octobre 2015 : sondage BVA : 1er tour 37% n'ont pas exprimé d'intention de vote!  Républicains/UDI/Modem 30%, PS Radicaux de Gauche 26%, "Oui, la Bretagne" Christian TROADEC 9%, Breizhistance 1%, "Notre chance, l'indépendance" 1%

O.F. jeudi 3 septembre 2015 : Une affiche électorale qui incite à cliquer sur le site "Oui-la-Bretagne.bzh" présentée par Daniel CUEFF, le maire de Langouët, au nord de Rennes. Il explique à Guipry qu'il s'agit de rassembler les témoignages et les idées de tous ceux qui souhaitent que la Bretagne prenne davantage son avenir en main et soit plus attentive à ses richesses et à ses territoires. Lire "La Bretagne un horizon démocratique pour notre République" édité par Le Temps Editeur. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

   le combat continue avant les "Elections Régionales"

1 - La Réunification de la Loire Atlantique à la Bretagne et la manifestation du samedi 27 septembre 2014 à Nantes.Et désormais les suites... Revue de presse "Ouest-France" -  

Régionales décembre 2015 :

1 - La réunification de la Loire-Atlantique à la Bretagne Historique.
     Le décret de Pétain en juin 1941 a servi de précédent pour séparer la Loire-Atlantique de la Bretagne. Malgré les promesses de réparation dès 1945, rien ne change. La création des circonscriptions d'action régionale (1955) puis celle des régions actuelles (1972) maintiennent l'amputation malgré les protestations des élus. Aujourd'hui plus des 2/3 des habitants de la Loire-Atlantique et du reste de la Bretagne sont favorables à la réunification. La Loire-Atlantique est un département breton de façon indiscutable au titre de l'Histoire et au titre de l'identité culturelle.

     Bretagne à 5 : "En 1986, un sondage, réalisé à la demande de FR3, révèle la permanence de la revendication pour la réunification. La majorité des personnes interrogées, en Loire-Atlantique, plutôt ou tout à fait favorable au rattachement (63%). Le plus fort pourcentage est obtenu dans le sud du département (67%), ce qui laisse penser que la démarcation entre Bretagne et Vendée au niveau de l'identité régionale n'est pas la Loire, mais coïncide bien avec la limite départementale.... La représentation d'une Bretagne à cinq départements émerge également du référendum de 1993 sur le Traité de Maastricht : l'homogénéité du vote breton, Loire-Atlantique comprise (60% de "oui"), est à comparer au vote hétérogène et différent des Pays-de-la-Loire." Ar Men" janvier 1998. En 2015, force est de constater que la vitalité identitaire bretonne s'exprime avec jeunesse et vigueur de Saint-Nazaire à Guérande, Le Croisic et Batz-sur-mer...même si on prend plaisir en pays de veuzes à faire cohabiter le "Branle de Noirmoutier" ou les ronds de "Yeu" avec les "maraîchines" et "bals paludiers"...

     "La Charte Culturelle Bretonne" signée par la France de Valéry Giscard d'Estaing en 1977 admet bien la Loire-Atlantique en Bretagne. La charte implique d'assurer à la langue bretonne et au parler gallo les moyens nécessaires à leur développement, de promouvoir la vie culturelle locale.

     D'autre part, parmi les "Promesses oubliées"à mi mandat par François HOLLANDE : "la Ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires".

  En cas d'accord la Bretagne réunifiée se classerait au 4ème rang des régions françaises pour la population (4,4 millions d'habitants), la Normandie (3,3), le Val de Loire (4,2) et le Poitou-Charentes (2,4). contact@bretagne-réunie.org  www.bretagne-reunie.org 0682671946. O.F. mardi 18 novembre :" La carte des inégalités : le budget du Pays de Galles est de 19 milliards d'euros, celui de l'Ecosse de 32 milliards. Celui de la Bretagne? 1,4 milliards d'euros" A lire dans l' Atlas des mondes celtiques" Coop Breizh

Articles de presse"Ouest-France" : 

élections départementales 22/29 mars et à venir ... régionales. 

O.F. mercredi 8 juillet Christian Troadec fédère les régionalistes. Un petit pupître devant la gare d'Auray' un discours deja rodé et un slogan 'Oui' la Bretagne' Breizh evel just' 'Vivre decider et travailler au pays'C'est de la que partira le 10 juillet une marche vers Saint Brieuc. Appel large aux électeurs qui ont deja choisi l abstention ou le vote extrême. Ses premiers boulets rouges sont adresses a la droite et au PS qui porte l'entière responsabilité de la non réunification de la Bretagne et du non retour de Nantes dans la Bretagne administrative. Un affaiblissement scandaleux du potentiel économique de la Bretagne voulu par Paris.

O.F. dimanche 28 juin : Le Parti Breton avec Troadec : "En 2010, le Parti Breton "classé comme un parti indépendantiste modéré" était allié à Christian Troadec. Mais cette fois le rassemblement se veut plus large : sur la Bretagne à 5 ou la langue, nous pouvons nous retrouver autour d'un programme porteur d'idées neuves, en matière de décentralisation notamment.

O.F. dimanche 21 juin: "Panneaux pour la Bretagne à 5" Le premier panneau finistérien pour une Bretagne réunifiée sera posé en entrée de ville à Guipavas, le 29 juin. Suivront : Langouët (35), Blain (44), Trévou-Tréguignec (22) et la Chapelle-Caro (56).

O.F. jeudi 11 juin : Jean-marie BAYLET Président du Parti radical de gauche : "...Nous n'aurions pas mené la réforme des régions comme elle l'a été. Pourquoi une Bretagne à 4 départements et Languedoc-Midi-Pyrénées avec 13 départements?.... La décentralisation reste inachevée.... Il y a encore beaucoup trop d'énarques à prendre des décisions éloignées des réalités locales."

O.F. mardi 2 juin : "Les régionalistes rêvent d'un accord historique. L'Union démocratique bretonne (UDB) pourrait rejoindre la liste "Bretagne nous te ferons" de Christian TROADEC aux élections de décembre. Si les régionalistes partent unis, ce sera du jamais vu depuis 50 ans.L'exemple d'unité des nationalistes écossais de centre gauche autour du Scottish National Party (SNP) en fait rêver plus d'un. Rejoignent la liste : Breizh europa de Caroline OLLIVRO, le Parti Breton présidé par Yves PELLE et le Mouvement Bretagne et Progrès (MBP) de Christian TROADEC, le conseiller sortant Daniel CUEFF (Bretagne Ecologie). Les militants UDB votaient pour ou contre ce week-end. On attend les résultats officiels.Le 8 mai près des deux tiers des militants UDB, les plus jeunes surtout, ont déjà voté pour une liste qui fédère les régionalistes.

"Votations citoyennes" O.F. dimanche 3 mai 2015 : "L'association Dibab-Décidez la Bretagne" organise des consultations locales concernant le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne et la fusion des conseils départementaux et régionaux. Elle lance une nouvelle opération, dans huit communes,. Le 7 juin, Nozay et Rougé (44), Chevaigné (35), Plounévez-Moëdec (22), Riantec (56), Commana et le Cloître-Saint-Thégonnec (29).Les habitants du Petit-Auverné (44) voteront le 14 juin.

I - O.F. vendredi 24 avril 2015 : "Présidentielle : l'UDB évoque un candidat régionaliste" Une candidature régionaliste et fédéraliste, qui serait soutenue par les partis régionalistes, regroupés au sein de la fédération "Région et Peuples Solidaires". "Après une réforme territoriale complètement déconnectée des aspirations populaires et de leur expression démocratique, il devient essentiel de faire entendre une voix plus juste et plus respectueuse des populations que celle du centralisme qui prévaut depuis la monarchie", dit l'UDB.

II - O.F. vendredi 10 avril 2015 : "ChristianTroadec, candidat à la présidentielle 2017", le maire de Carhaix, leader des Bonnets rouges en 2013, se lance dans un tour de France (Alsace, région sacrifiée dans le cadre de la réforme territoriale, Catalogne, Pays Basque, Corse, Occitanie, ...). Il lui faut 500 signatures d'élus venant de 30 départements différents. "Il faut que le poids des régions pèse sur la prochaine présidentielle et engage la France sur la voie d'une véritable régionalisation. L'Etat français, centralisé, au contraire de toutes les grandes nations européennes, est aujourd'hui sclérosé, replié sur lui-même et a peur de toutes les initiatives qui ne viennent pas de Paris."Christian GOUEROU

III - O.F. vendredi 10 avril 2015 : "Union européenne : pour l'eurodéputé "Verts" Yannick Jadot se qualifiant de"souverainiste europééen", "l'idée européenne doit continuer à nous faire rêver. Il faut trouver le bon niveau. Peut-être l'Europe des régions?"

IV- O.F. jeudi 9 avril 2015 : "Réunifier la Bretagne?" C'est le titre de l'ouvrage piloté par l'Association "Géographes de Bretagne". Il porte aussi ce sous-titre : "Région contre métropoles". L'ouvrage rassemble ainsi plusieurs contributions d'universitaires et d'enseignants. Ils évoquent l'immense gâchis, à leurs yeux, de la réforme territoriale. Et leur espérance déçue de la réunification de la Bretagne.. Mais aujourd'hui, c'est aussi la question des métropoles et de leur complémentarité avec la collectivité régionale qui les préoccupe (Skol Vreizh, 159 pages, 13 Euros).

 V- O.F. jeudi 2 avril 2015 : "Régionales : le Parti breton pour une "large alliance". Au lendemain des élections départementales, Emile GRANVILLE salue comme un "exemple montrant la voie" l'élection de binômes régionalistes dans le Finistère et le Morbihan. "Les régionales, par leur mode de scrutin proportionnel, permettant d'espérer une participation au pouvoir régional", estime Emile GRANVILLE, appelant à "une large alliance des forces démocratiques bretonnes dans une liste autonome bretonne". Pour le Parti breton, "nous ne pouvons plus nous permettre la division et perdre six ans de plus. L'UDB a toute sa place dans cette alliance," écrit-il.

VI- O.F. samedi 28 mars : Châteaugiron "Voeu de rattachement de la Loire-atlantique à la Bretagne par le conseil municipal". "

     "il est important que les conseillers municipaux se prononcent à l'aube d'élections régionales. Lors du découpage effectué par le Parlement en 2014, l'occasion a été manquée de réunifier la Bretagne qui aurait permis ainsi de répondre à l'ambition d'une région forte à l'échelle européenne. Une Bretagne à cinq départements se hisserait au 22è rang des régions européennes. Renforcée sur le plan démographique et économique, la Bretagne deviendrait ainsi la première région agroalimentaire d'Europe, disposant de six pôles de compétitivité", a souligné Françoise GATEL.

                VII - O.F. jeudi 5 mars : Manuel Valls : le Parti breton parle d'une visite "folklorique". Emile Granville, porte-parole du Parti breton, constate que la venue de Manuel Valls n'a vu "aucune annonce fracassante pour la Bretagne. Dans la panoplie des valeurs républicaines, la disparition de la Bretagne par la fusion avec la région des Pays de loire demeure toujours en bonne place, farouchement défendue par la très grande majorité du PS breton. La Bretagne, pour eux, c'est folklore et compagnie"

  VIII - Alan Stivell tacle Manuel Valls en catalan

Le premier ministre était à Betton pour soutenir les candidats du PS engagés pour les élections départementales. Alan Stivell, qui habite la commune, n'a pas voulu rater l'occasion pour lui adresser un message en catalan, la Catalogne étant le berceau de Manuel Valls. Alan Stivell évoque, bien sûr, la réforme territoriale qui n'a pas abouti à la réunification avec le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne.

  "Vous avez refusé aux Bretons (Nantais compris ) la liberté de décider de notre réunification. Vous allez perdre beaucoup de voix ici. Vive la Bretagne malgré vous!" a donc écrit Alan Stivell à l''intention du premier ministre.

   IX - jeudi 12 février 2015 : "Breizh Europa" veut la supression des départements.

Caroline OLLIVRO soutient, pour les élections départementales, les listes "Nous te ferons Bretagne", attachées à la disparition du département au profit d'une Région bretagne réunifiée, et disposant de plus grands pouvoirs. "Breizh Europa" sait que seules ces listes sont à même de rationaliser une administration territoriale d'un autre siècle. Le département est un effet une pièce du mille-feuille administratif, lourde et coûteuse, véritable frein au dynamisme économique de la Région.

     Dans les cantons où les listes "Nous te ferons Bretagne" ne sont pas présentes, "Breizh Europa" appelle en priorité à faire barrage au Front National et à sanctionner tous les ennemis de la réunification bretonne, d'une manière générale."

     X - Les nominés des prix "Blanche Hermine" et "Duguesclin"

O.F samedi 21 février : "Ce samedi à Nantes, c'est la romancière Irène FRAIN qui annoncera les premiers lauréats des prix de la société civile. Il s'agit de distinguer des Bretons qui ont, d'une part servi les intérêts de la Bretagne, et de l'autre joué contre le camp breton.

     Pour cette première édition, la "réunification de la Bretagne" a été le fil conducteur. Sans surprise apparaissent les noms des députés Paul MOLAC, François de RUGY, Marc LE FUR et Thierry BENOIT pour le prix "Blanche Hermine". Le public a ajouté le nom de Corinne NICOLE, déléguée du personnel chez Tilly-Sabco, leader des "Bonnets Rouges".

     Pour le prix Duguesclin sont en compétition Jean-Marc AYRAULT, les ministres Jean-Yves LE DRIAN et Marylise LE BRANCHU, ainsi que le député Jean-Jacques URVOAS.

     "Régionales" : l'incertitude Jean-yves LE DRIAN.

Certains le trouvent "moins déterminé". Le député finistérien Jean-Jacques URVOAS veut bien admettre que "personne n'est irremplaçable". Pour le cas où... Il n'en voit que deux. Claudy LEBRETON, Président du conseil général des Côtes-d'Armor, qui s'apprête à quitter l'assemblée départementale et la Morlaisienne Marylise LEBRANCHU, ministre de la fonction publique et de la réforme territoriale, dont le projet de loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République arrive à son terme."

résultats : "Blanche Hermine" Paul MOLAC

                "Duguesclin" Marylise LEBRANCHU

     

     1°)  OF vendredi 26 décembre 2014 : "Des centristes pour une Bretagne à cinq" - "Give me Five" -  Mercredi, cinq parlementaires centristes (UDI) Thierry BENOIT, député d'Ille-et-Vilaine, et quatre sénateurs Françoise GATEL (Ille-et-vilaine), Joël GUERRIAU (Loire-Atlantique), Olivier CADIC (Français à l'étranger) et Michel CANEVET (Finistère) ont lancé l'opération "Give Me five" (Donne m'en cinq).

     Il s'agit d'un plaidoyer en faveur d'une Bretagne à cinq départements par le rattachement de la Loire-Atlantique, plus puissante économiquement mais aussi une façade maritime qui "doit peser à l'échelle européennne et internationale".

     "Même si le texte a été adopté, il y aura des temps forts en 2015, comme les élections départementales et régionales. La question de la Bretagne à cinq départements, que nous défendons, doit être évoquée à ce moment-là."

     "La Bretagne est isolée des territoires décisionnels. Pour assurer son développement économique, il faut une autre configuration qu'une Bretagne à quatre. On ne se résigne pas. Mais nous ne sommes ni des rebelles, ni des autonomistes", assure la sénatrice

     2°) .OF vendredi 19 décembre 2014 : "Marc LE FUR, député UMP des Côtes-d'Armor a commenté le déplacement du Premier ministre en Bretagne :" la réforme territoriale est venue d'en haut, sans consulter les élus locaux. C'est bien la preuve que la gauche retrouve ses réflexes jacobins. Elle n'aime pas les régions à forte identité comme la Bretagne."

     3°) O.F. mercredi 10 décembre : "Régions : la double déception bretonne. La réforme territoriale laissera bien les élus bretons sur leur faim. Le droit d'un département à changer de région reste inopérant. A une déception s'en ajoute une autre. Déjà les parlementaires bretons qui avaient réclamé la réunification, le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne, n'ont pas eu gain de cause.Il leur restait le droit d'option, la possibilité offerte à un département de changer de région. Seulement, tel qu'il est proposé, ce droit d'option rend illusoire le changement. En effet il faudrait pour cela un vote au 3/5è des deux conseils régionaux, et du département....

     Lors d'une des dernières étapes du débat parlementaire, avant encore une discussion au sénat et un vote final à l'Assemblée nationale prévu le 17 décembre, les élus bretons, toutes couleurs politiques confondues, ont encore essayé hier d'assouplir ce droit d'option à une majorité simple de 50%.
     Un amendement en ce sens, défendu par Paul MOLAC député du Morbihan, n'a été repoussé que de peu :27 voix contre 23 :  "Cela aurait permis d'introduire un peu de respiration dans les territoires au lieu d'un droit d'option qui fait office de véritable leurre." Tandis que Thierry BENOIT, député UDI d'Ille- et- Vilaine dénonce aussi "un droit d'option illusoire qui, par le véto suspensif des 3/5è de la région d'appartenance, rendra pratiquement impossible tout projet de réunification de la Bretagne."

     4°) Jeudi 11 décembre 2014 : "Réforme territoriale : "Que redoute donc le gouvernement?" Le gouvernement a décidé d'engager la procédure accélérée, c'est-à-dire de limiter à une seule lecture par chambre l'examen du texte. Françoise GATEL et Dominique de LEGGE, sénateurs UDI et UMP d'Ille-et-Vilaine, tiennent cette décision pour une "altération du processus législatif".... "Cette démarche n'est pas de bon augure pour examiner un texte aussi important, estiment-ils. Après les annonces contradictoires sur l'existence même des départements, les missions des régions, le devenir des communes et leur lien avec les intercommunalités, nous avons besoin de sérénité et non de précipitation et d'improvisation.
     Que redoute donc le gouvernement pour vouloir à ce point limiter le travail parlementaire alors que le Premier ministre déclarait, il y a encore un mois, vouloir permettre un débat ouvert?"

     5°) Breizh Europa se prépare pour les élections. Le parti né en 2013 revendique 7% des suffrages bretons lors des dernières échéances électorales et il compte une centaine d'adhérents. Souhaitant une autonomie totale des régions dans une Europe fédérale, ils militent pour la réunification de la Bretagne à cinq départements. "On pense aux élections de 2015, déclare Caroline OLLIVRO, présidente de Breizh Europa. Nous aurons des candidats aux élections départementales, même si nous sommes pour la disparition des départements. Nous préparons aussi une liste pour les élections régionales et nous souhaitons qu'elle soit ouverte à des personnnalités libres", déclare-t-elle sans citer ni exclure Christian TROADEC.  

     6°) O.F lundi 1er décembre 2014 : "point de vue" : La promesse des territoires par Thierry BENOIT, député UDI d'Ille-et-Vilaine :

     "Pétri de contradictions, le discours gouvernemental manque cruellement de clarté sur ce qui devait s'imposer comme l'une des réformes majeures... Oubliée la mise en extinction des conseils généraux, enterré le projet, tant espéré, d'une réunification de la Bretagne à cinq départements.... Parce qu'elles sont les premières à être touchées par le changement, les collectivités devraient disposer d'un droit de regard sur leur propre avenir. C'est pourquoi je revendique un droit à l'expérimentation et à l'innovation! Celui-ci doit se traduire par la mise en place d'un droit d'option simple afin de permettre à un département de rejoindre une région limitrophe. 

     Parfois insoumise mais toujours engagée, la Bretagne est une terre d'expérimentations et de projets. C'est pourquoi notre région doit se positionner à l'avant-garde du renouveau territorial. Au regard de son histoire, la Bretagne a vocation à englober la département de la Loire-Atlantique. Cette réunification n'a que trop tardé et le déni de la république à ce sujet est devenu insupportable.

     Telle une main tendue vers l'horizon, la Bretagne constitue un trait d'union idéal entre l'Europe et le reste du monde. A ce titre elle pourrait devenir une euro-région de premier plan, au centre de l'Arc Atlantique. Ce rôle d'interface doit s'intégrer dans une réforme globale de l'Etat.

     Il est temps de redessiner la France de demain : une France des projets et des territoires! Une France decentralisée, démocratique et respectueuse du principe de subsidiarité.

     7°) O.F. mercredi 26 novembre : Marc LE FUR (UMP) " Les socialistes ont trahi la Bretagne" "Non seulement les socialistes ont raté ce rendez-vous avec l'Histoire en permettant à la Bretagne de se réunifier, mais beaucoup d'entre eux ont trahi leur parole et parfois leurs convictions. Ils ont préféré leur parti à la Bretagne.Il a manqué une dizaine de voix pour faire échouer ce texte renégat. Le pire, c'est que les voix manquantes sont bretonnes. Celles des socialistes bretons."

     Avec 277 voix pour et 253 voix contre, la nouvelle carte territoriale a été adoptée de justesse. Seize socialistes se sont abtenus (dont Gilbert LE BRIS, Jean-Pierre LE ROC'H, Jean-René MARSAC, et Philippe NOGUES) et dix ont voté contre (dont Jean-Luc BLEUVEN, Annie LE HOUEROU). Quatorze écologistes (sur dix-huit) ont voté contre. Heureusement pour le PS, huit radicaux (dont Alain TOURRET, Calvados), sept UMP (certains par erreur) et quatre Front de gauche ont voté pour. Sur trente centristes, on compte vingt-trois contre et cinq abstentions (dont Michel PIRON, Maine-et-Loire).

     8°) O.F. lundi 24 novembre : "Christian TROADEC : Une humiliation des Bretons. Le Parlement a validé, jeudi, le nouveau découpage des régions en France. "Les députés PS et le gouvernement viennent d'infliger une véritable humiliation aux Bretonnes et aux Bretons en refusant de réunifier la Bretagne," estime Christian TROADEC, maire de Carhaix, conseiller général du Finistère et figure des Bonnets Rouges. "Faisant fi des centaines de voeux et motions exprimés par les collectivités territoriales, des manifestations populaires, des sondages,etc...le Parti socialiste a volontairement gâché une occasion historique alors qu'il a l'ensemble des pouvoirs pour le faire. Que le PS et ses dirigeants bretons ne nous racontent pas d'histoires au moment des élections. Le peuple breton a de la mémoire."

     9°) samedi 22 novembre : Réforme territoriale : de nombreuses réactions. Le rejet par le Parlement, jeudi, d'un assouplissement du "droit d'option" permettant à un département de changer de région passe mal en Bretagne.

Paul MOLAC, député (Ap. UDB) du Morbihan dénonce avec force : c'est en faisant des grandes régions que l'on fait des régions puissantes. Si nous avions très peu d'espoir de voir évoluer cette carte technocratique proposant des fusions bloc par bloc, nous comptions pouvoir l'améliorer démocratiquement par le bas en assouplissant un droit d'option alors totalement verrouillé. Ce droit d'option est un véritable leurre."

Jean-Jacques URVOAS, député PS du Finistère "je crois à la nécessité engagée par le gouvernement de redessiner une nouvelle carte des régions, je crois que cette profonde réforme doit demain évoluer hors des murs du Parlement, dans les territoires et au plus près des aspirations des citoyens."

Yves PELLE , président du Parti Breton. " les députés français ont à nouveau refusé la réunification de la Bretagne et ils ont fermé la porte au droit d'option en le rendant inapplicable. Ce déni de démocratie mérite une réponse appropriée des bretons. Face à ce casus belli, nous devons montrer notre détermination et engager avec tous les démocrates bretons aux côtés de Bretagne Réunie un bras de fer avec ce pouvoir autiste."

Nil CAOUSSIN, porte-parole de l'UDB : "Si l'Etat ne souhaite pas donner la parole au peuple, nous le ferons! Malgré la mobilisation des élus et des citoyens, l'"Alsace" est noyée dans un "Grand Est" dénué de sens. Pour les partisans d'une Bretagne réunifiée, un assouplissement du droit d'option aurait pu permettre de rectifier démocratiquement la carte technocratique présentée. Ce processus est un scandale démocratique. Le gouvernement a procédé à une modification des cadres de vie des citoyens sans aucune consultation de la population. Les mobilisations populaires et les interventions des élus locaux ont été ignorées. Si l'Etat ne souhaite pas donner la parole au peuple sur cette question, nous le ferons car les habitants de la Bretagne ont le droit de décider. L'UDB appelle donc les militants de la réunification à s'associer à l'initiative de la plateforme DIBAB, dans le respect de la neutralité politique de cette association, pour continuer le combat."

     10°) O.F. samedi 22 novembre : Rennes en bref : Redécoupage : l'opposition interpelle la maire. Bertrand PLOUVIER (UMP) : "Il est important de souligner l'incohérence politique de la députée-maire de Rennes, Nathalie APPERE. Elle s'est contredite en défendant tour à tour le rapprochement de la Bretagne et des Pays de la Loire avec les maires de Saint-Nazaire, Brest et Nantes, puis en rejetant le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne car il ne fallait pas agiter "la question identitaire". La députée-maire a préféré suivre les injonctions politiques venues de Paris et de son camp politique, plutôt que de défendre les intérêts de la Bretagne et des Bretons. Bel exemple d'inconstance politique. Au-delà de ses propres contradictions politiques, son absence lors du vote sur l'amendement Molac est choquante et inacceptable."


     11°) O.F. vendredi 21 novembre : Titre : "Alsace-Lorraine-Champagne : le mariage passe mal" (dessin à l'appui) Pas plus d'émotion concernant notre réunification!"... L'Assemblée a rejeté d'autre part tout assouplissement supplémentaire du "droit d'option", censé permettre à un département de changer de région une fois la nouvelle carte en vigueur en 2016, au grand dam des élus bretons. Une commission mixte paritaire Assemblée-Sénat, le 27 novembre, tentera de mettre au point un texte commun aux deux assemblées."

     12°) O.F. vendredi 21 novembre : La Bretagne en bref : "Régions : l'assouplissement du droit d'option rejeté. "Pour la Bretagne, ce débat sur la délimitation des régions est un échec sur toute la ligne." affirme le député (UMP) Marc LE FUR à l'issue de la deuxième lecture du projet de loi. C'est un échec sur le fond car nous n'avons obtenu ni la modification des limites de la région, ni le droit d'option qui aurait permis à un département de changer de région sans que l'avis de la région d'origine ne soit décisif. C'est aussi un échec sur la forme pour les députés socialistes bretons. Tout est verrouillé. C'est le grand retour des Jacobins."

     13°) O.F. jeudi 20 novembre : La France en bref : L'Assemblée nationale vote la carte à 13 régions. Elle a fini par voter en deuxième lecture, dans la nuit, la carte à 13 régions inscrite dans la réforme territoriale sans changement, au grand dam de certains députés de l'Ouest. Le premier article du texte a encore donné lieu à des débats passionnés pendant environ six heures. Sur la soixantaine d'amendements défendus pour le supprimer ou le réécrire encore, aucun n'a été adopté. Dans l'Ouest, les députés bretons, souhaitant le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, cherchaient à assouplir le "droit d'option", mécanisme prévu pour permettre à un département de changer de région une fois la nouvelle carte en vigueur en 2016."

     14°) O.F. jeudi 20 novembre : "Sarkozy promet de revenir sur la réforme territoriale. s'il revenait au pouvoir. En meeting à Mulhouse, hier : Je conteste la réforme de la carte territoriale qui illustre le mépris que ce gouvernement témoigne à l'histoire de l'Alsace et aux racines alsaciennes... Lorsque nous reviendrons aux responsabilités, nous déferons ce qui a été aussi mal construit."

     15°) O.F. mardi 18 novembre : "La réforme territoriale de retour à l'Assemblée. Le texte est examiné en seconde lecture à partir d'aujourd'hui, et jusqu'au 20 novembre. Le projet de loi vise à délimiter les régions - une carte à 13 grands ensembles - et précise le calendrier des élections départementales et régionales. Le président de la commission des Lois à l'Assemblée, Jean-Jacques URVOAS (PS) entend batailler afin que le droit pour les départements de quitter une région pour une autre soit bien réel. Le gouvernement prévoit une adoption définitive d'ici à Noël."

     16°)O.F. lundi 17 novembre : "A 50 ans, l'UDB toujours déterminée. Bien évidemment, la réunification de la Bretagne, en débat mardi à l'Assemblée nationale, était au coeur des discussions."Il s'agit d'une revendication démocratique, souligne Mona BRAS, On se rend compte que sur les territoires où la régionalisation est déjà en place (Catalogne, Ecosse, ...) il y a davantage de résistance à la crise."
     Et si la Bretagne ne sort pas réunifiée du débat parlementaire "le combat ne sera jamais fini. Car notre déception est à la hauteur des espoirs, entretenus par la candidat Hollande pendant la campagne." "Pour les régionales, on se décidera prochainement pour savoir si on lie, ou pas, des alliances." Pour les départementales, en mars prochain, c'est calé : "Partout où nous le pourrons, nous nous présenterons seuls. Et en Loire-Atlantique, nous ne soutiendrons pas Philippe GROSVALET qui s'est positionné comme un ennemi de la réunification."Pas d'alliance donc avec le PS 44."et pas question de nous faire le coup du chantage à l'union de la gauche"."Le conseil général a sa place au musée Grévin des collectivités".

     17°) O.F. lundi 17 novembre : "Parti Breton : cap sur les régionales" : le parti, né en 2000, était en congrès à Nantes, dimanche."Notre parti soutient bien évidemment la réunification de la Bretagne", insiste Yves PELLE, président du Parti breton. "Nous avons d'ailleurs participé, via plusieurs de nos militants, aux manifestations de Bretagne réunie, samedi matin, devant les permanences de parlementaires. Il serait vraiment inconcevable que la seule question qui se pose de manière récurrente depuis 40 ans, ne soit pas traitée." Se défendant d'un quelconque "communautarisme" Yves PELLE insiste sur la "cohérence d'un tel projet. Qui, dans un contexte de crise actuel, lié notamment au manque de repères, pourrait constituer une solution, apporter une cohérence économique, identitaire, territoriale."
     Et si la réforme ne réunifie pas la Bretagne, comme le Parti breton l'appelle de ses voeux, Yves PELLE est clair quant à la suite : "l'autre camp doit savoir qu'on ne désarmera pas. Il n'y a qu'en France où le pouvoir centralisateur agit ainsi à l'égard des régions. On ne lâchera pas."

     Le Parti breton est né en 2000. Il se place sur l'échiquier politique "entre la social-démocratie et le libéralisme social". Fort de ses 600 adhérents et de ses sept élus locaux le Parti breton a en ligne de mire les élections régionales de 2015. "Nous envisageons de présenter des candidats, en collaboration avec des partenaires. Vraisemblablement avec Christian TROADEC, autour d'un programme commun. Ce que nous avons déjà fait pour les Européennes."

     18°) O.F. dimanche 16 novembre : "Rassemblements pour la réunification de la Bretagne" : Des sympathisants ou adhérents de la Bretagne réunie se sont rassemblés hier, par petits groupes, devant les permanences des députés socialistes bretons, comme à Brest, Quimper, Auray, Saint-Avé, Pont-L'Abbé, Concarneau ou Guingamp... A l'heure du "débat en deuxième lecture sur la réforme territoriale, et concernant en particulier la carte des régions et le droit d'option, les 18, 19 et 20 novembre à l'Assemblée nationale".

     19°) O.F. samedi 15 novembre : Le "collier de l'Hermine" s'invite à Nantes au Château des Ducs de Bretagne le 15 novembre. On y parlera ... réunification. L'ordre de l'Hermine, créé par le duc Jean IV en 1381, puis remis en oeuvre quand Georges LOMBARD succéda à René PLEVEN à la tête du CELIB en 1972, distingue l'engagement d'une personne pour la Bretagne. Cette année, l'Institut culturel de Bretagne propose en matinée "les cahiers de doléances du XXIè" avec l' historien Jean-Jacques MONNIERE et Jean-Pierre LE MAT.. En fin de matinée, elle abordera la question de la réforme territoriale avec des invités tels que le géographe Jean OLLIVRO, les élus Marc LE FUR (UMP), Jean-Michel LE BOULANGER (DVG) et Paul MOLAC (UDB).

     20°)  samedi 15 novembre : "Thierry BENOIT (UDI) partisan d'une Bretagne à 5 ...ou à 6... d'une "mise en sommeil progressive sur 5 à 10 ans" des départements, qu'il voudrait voir disparaître au profit de grandes communautés de communes et de régions renforcées. Il plaide pour un regroupement des communes suivant les périmètres des 21 "Pays" historiques de Bretagne (avec en Ille-et-Vilaine, Rennes, Saint-Malo, Fougères, Vitré, Redon, Montfort-Brocéliande) et pour une Région "à 5 ou 6" départements qui intégrerait la Loire-Atlantique, voire la Mayenne "proche de nous par les Marches de Bretagne".

     21°) O.F.mardi 11 novembre : Le congrès du Parti Breton à Nantes. Réunification, place de la langue bretonne, nouvelle gouvernance pour la Région Bretagne, montée en Europe des pouvoirs régionaux, ce sont quelques-uns des thèmes qui seront débattus lors du prochain congrès du Parti Breton qui aura lieu à Nantes, le dimanche 16 novembre à la Maison des syndicats. Le Parti Breton entend représenter des sensibilités allant "de la social-démocratie au libéralisme social" et s'assigne comme objectif "une Bretagne réunifiée dotée d'institutions politiques propres au sein d'une Europe fédérale". Les militants du Parti Breton évoqueront aussi le récent référendum sur l'indépendance de l'Ecosse et la consultation annoncée en Catalogne. C'est le signe, dit la formation politique, de l'aspiration à une "démocratie plus proche et de l'affirmation de projets de développement mobilisateurs dans les régions à forte identité".

     22°) dimanche 9 novembre : "Bretagne réunie : 300 partisans à Morlaix devant la permanence du député Bui avant de se rendre à la sous-préfecture. "Nous voulons mettre le député, suppléant de la morlaisienne Marylise Lebranchu, ministre de la décentralisation, devant ses contradictions", "Si 70% de la population de la Loire-Atlantique étaient favorables au rattachement à la Bretagne, 55% des Bretons vont dans ce sens", "Restons déterminés et optimistes en étant présents chez les 36 autres députés bretons samedi 15, dès 10H00".

     23°) O.F. mardi 4 novembre : "Cinq sénateurs pour une Bretagne à cinq" Les sénateurs de centre et de droite, Michel CANEVET, Joël GUERRIAU, Françoise GATEL, Philippe PAUL et Olivier CADIC ont déposé des amendements pour une "Bretagne à cinq départements qui serait une véritable région à dimension européenne avec 4,6 millions d'habitants". "Une solution serait de faire émerger deux régions jumelles, équilibrées, avec la même population et le même PIB".
     Il y aurait d'une part la Bretagne, qui incluerait la Loire-Atlantique, et d'autre part le Centre-Val-de-Loire, regroupant la région Centre et d'autres départements.

     "On a l'opportunité d'avoir une région maritime", renchérit Joël GUERRIAU qui fait valoir les atouts de la mer dans les domaines de la santé, de la recherche, du développement durable, de la pêche, des flux internationaux, ..."Le monde bouge, il faut saisir l'occasion de s'adapter." Les rôles de capitales pourraient se partager entre Rennes et Nantes: "La région fonctionne ("déjà!") à cinq départements dans le domaine judiciaire, avec la cour d'appel à Rennes."

     Le débat va revenir à l'Assemblée nationale. "Il faut une mobilisation de la population", estiment les signataires des amendements. Noëlle COUSINIE

     24°) O.F. mardi 4 novembre : "La réunification pour le congrès de l'UDB" : l'Union Démocratique Bretonne tiendra son prochain congrès en Loire-Atlantique les 15 et 16 novembre pour rappeler son exigence d'une Bretagne à cinq départements.C'est aussi celui des 50 ans de la formation politique qui revendique quelque 750 militants, et compte quatre conseillers régionaux, un député apparenté (Paul MOLAC à Ploërmel) et une centaine d'élus municipaux. "Nos espoirs ont été douchés et les promesses non tenues" résume Mona BRAS, porte-parole de l'UDB.

     25°) O.F. mercredi 29 octobre p.6 : "Bretagne à cinq et Grand Val de Loire" : c'est la proposition d'élus de gauche, de Bretagne et de l'actuelle région Centre. Le choix du Gouvernement a été de ne proposer que des fusions bloc par bloc.Dès lors, dans un premier temps, la solution la plus cohérente pour l'aménagement du territoire de l'ensemble de l'Ouest de la France consisterait à fusionner la région Pays de la Loire et la région Centre. Serait ainsi constituée une région cohérente et reconnue autour de l'axe ligérien : la région Centre Val de Loire. Dans un second temps, par le jeu d'un véritable droit d'option, le département de la Loire-Atlantique pourrait demander à être réintégré à la région Bretagne afin de répondre à une revendication légitime des habitants de cette région. Le 21 octobre, la commission spéciale du Sénat a modifié les conditions de changement de région pour un département. La région d'origine doit recueillir trois cinquièmes des suffrages exprimés pour y faire obstacle. La région d'accueil et le département concerné doivent obtenir une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés pour que l'opération soit possible. Parmi les signataires : Paul MOLAC apparenté UDB Morbihan, Jean-Pierre LE ROCH PS Morbihan, François de RUGY Europe Ecologie-les Verts...

Page "Rennes" "Métropoles : Rennes oubliée sur la carte officielle... La loi est promulguée depuis le 27 janvier 2014."Amateurisme du gouvernement. Ce n'est pas sans rappeler la sortie précipitée de la carte des régions il y a quelques mois, suivie ensuite d'un démenti."

Page 5 : face aux sénateurs Manuel Valls : "La carte administrative de la France doit tenir compte des spécificités locales." Il s'engage à adapter la réforme "aux spécificités de leur territoire".

     26°) O.F. mardi 28 octobre : "Réforme territoriale : Valls guetté au coin du Sénat. Son président, Gérard Larcher (UMP) avait demandé qu'il y intervienne. Trop content de ménager la chambre des territoires, repassée à droite, le Premier Ministre va tenter d'éclairer une réforme confuse. "Personne n'y comprend plus rien" déplorent en choeur la droite, la gauche et l'épicier du coin. Au début on parlait d'"acte III" de la décentralisation. Comme il n'y a jamais eu de véritable acte II, après les lois Deferre de 1982, c'est devenu la "réforme territoriale". On devait supprimer le département; il y en aura finalement de trois types. La compétence générale, supprimée, puis rétablie, est à nouveau abandonnée...De 22 régions on passe arbitrairement à 13. Seconde lecture, à partir d'aujourd'hui, et seconde mouture, à 15 régions : dissocier l'Alsace de la Lorraine et Champagne-Ardenne, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, elles, resteraient séparées.

     Enfin le Sénat propose, sous réserve d'une majorité des trois-cinquièmes dans les assemblées concernées, un droit d'option aux départements qui voudraient quitter une région pour une autre ou fusionner."

    

     27°) O.F. dimanche 26 octobre 2014 : "La lettre de Massiot au Président"

Pierrick MASSIOT, le Président de la Région, a rencontré en fin de semaine les responsables de Bretagne réunie qui militent activement pour le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne. Résultat des courses : Pierrick MASSIOT va écrire à François Hollande pour plaider en faveur de la Bretagne à cinq. Il va aussi écrire à tous les parlementaires des cinq départements de la Bretagne historique pour les convaincre d'aller dans le sens de la réunification lors des prochains débats sur la réforme territoriale."

REDON, à cheval sur trois départements bretons, et sa 39 ème Fête de la "Teillouse", lieu idéal pour lancer des initiatives : "Un Gwenn-ha-du à la fenêtre". Pour appuyer le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne, l'association Bretagne Réunie invite les Bretons des cinq départements historiques à placer un drapeau Gwenn-ha-du en évidence, dans leur jardin, sur leur balcon, ou à la fenêtre. L'opération sera lancée aujourd'hui à la "Bogue d'Or" de Redon par l'exposition du plus grand drapeau breton du monde : 300 m2"

     "Une votation pour la réunification bretonne" : "La Bretagne est la région qui s'est le plus mobilisée sur la réorganisation territoriale et c'est l'endroit où rien n'a changé" ajoute Jonathan GUILLAUME, de l'association 44 Breizh et membre de DIBAB. Autre constat : "Il y a eu des manifestations massives pour demander le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Mais les pouvoirs n'écoutent plus ce qui se passe dans la rue." "Une première votation devrait être organisée le 30 novembre, à Saint-Viaud dans le Pays de Retz (Loire-Atlantique). Un test que le collectif DIBAB espère ensuite étendre. Deux parlementaires, un catalan et un écossais, participaient à Rennes hier à un forum débat devant une centaine de personnes."

    28°) O.F. mercredi 22 octobre : "La réforme territoriale en décembre au Sénat. L'examen du texte réformant l'organisation territoriale de la France a été repoussée de novembre à fin décembre, a annoncé le nouveau président du sénat, Gérard Larcher. "Nous aurons le temps de travailler sans excès de lenteur, ni de vitesse", s'est félicité le sénateur UMP.

     29°) O.F. mardi 21 octobre 2014 : Réunification : un FORUM samedi à Rennes.
Plusieurs acteurs du mouvement en faveur de la réunification se sont réunis pour proposer une solution possible et démocratique à la question de l'unité administrative de la Bretagne. Réunis dans la plateforme "DIBAB"- Décidez la Bretagne", il est proposé de mettre en place des votations citoyennes sur la réunification et le projet d'assemblée de Bretagne dans le maximum de communes. Une première votation aura lieu en Loire-Atlantique au mois de novembre. Le forum de lancement de la plateforme se tiendra samedi 25 octobre à 14H à Rennes, à la salle de la Cité. Une conférence-débat permettra d'échanger sur les expériences démocratiques basques, écossaises et catalanes qui font progresser la démocratie pour mettre en place un modèle de votation en Bretagne."

     30°) O.F. 15 octobre 2014 : "Réforme territoriale" : une session extraordinaire sur la réforme territoriale en cours va être organisée par le CESER, le Conseil économique, social et environnemental de Bretagne. Elle aura lieu le 3 novembre."

" Réunification : manifestation à Morlaix. Après Nantes, c'est à Morlaix que Bretagne Réunie donne rendez-vous, le SAMEDI 8 NOVEMBRE, pour une nouvelle manifestation en faveur du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne."

     31°) O.F. dimanche 28 septembre : (première page!) :"Une marche historique pour une Bretagne réunie" Quelque 20 000 manifestants ont défilé hier dans les rues de Nantes pour réclamer la Bretagne à cinq..."

Page 12 : "Manif "historique" pour Nantes en Bretagne. "Historique" on peut le dire. C'est énorme, de très loin la plus grosse manifestation pour Nantes en Bretagne" constate Patrick MARESCHAL, ancien Président du conseil général de Loire Atlantique. Il fut l'un des premiers à manifester en 1973. Ils étaient 200. Samedi, à Nantes," Nous sommes entre 35.000 et 40.000", ne craint pas d'annoncer Jean-François LE BIHAN, président de Bretagne-réunie. Certitude, hier à Nantes, cette troisième manifestation pulvérise à nouveau les compteurs made in Breizh. Extrême diversité des manifestants...Le tracteur qui ferme la marche "Elus de Bretagne, arrêtez de trahir!". Si Christian GUILLEMOT, dirigeant d'Ubisoft, a gardé blazer et cravate, Alain GLON est en polo avec d'autres entrepreneurs de Produit en Bretagne. Le spationaute Jean-Loup CHRETIEN arrivera plus tard. "C'est un jour important" constate l'écrivain Yann QUEFFELEC.

     Quand  Alan STIVELL "la rage au coeur", donne le signal du départ, la manif s'est déjà formée, à l'autre bout de la place de la Petite-Hollande. Une vague de drapeaux bretons a entrepris de remonter vers la place Graslin. Les pancartes demandent une consultation, comme en Ecosse. "Ils vont nous voir" L'association des Bretons du monde a fait de Nantes sa capitale, et les écoles en breton, leur salle de classe. Malgré le soleil, les bonnets rouges se comptent par centaines. Les élus ferment la marche. Ceux du conseil régional de Bretagne sont une douzaine, et six vice-présidents avec Jean-Michel LE BOULANGER porteur d'un message de Pierrick MASSIOT, président de la Bretagne....

     Et alors que le projet de loi de réforme territoriale doit revenir devant le Parlement, on parle déjà d'autres actions. Une "votation citoyenne", et une campagne de drapeaux bretons aux fenêtres... "Ils ne veulent pas nous entendre, ils vont nous voir", lance l'avocat Yann CHOUCQ.  article signé Marc LE DUC

     "Pays de Loire, combien de divisions?" Yann QUEFFELEC, écrivain "il va y avoir du rififi dans le kouing amann si les élus ne savent plus écouter les gens de la rue. Ceux-ci risquent de hausser le ton." Jean-Michel LE BOULANGER "Notre ligne, c'est l'Assemblée de Bretagne à cinq. La question du droit d'option pour la Loire-Atlantique est donc capitale. Il faut que ses habitants puissent choisir. C'est un enjeu majeur." Patrick MARESCHAL "A ceux qui me parlent de la soi-disant unité des Pays de la Loire, je demande, où sont les troupes? Sont-ils capables de réunir seulement le dixième de la manifestation d'aujourd'hui? Les Pays de la Loire, combien de divisions, à part les divisions internes?" Christian GUILLEMOT "La Bretagne à cinq, c'est une région plus forte sur le plan économique, 40% de richesse en plus, et une chance pour, à côté, une grande région Val de Loire qui serait aussi mondialement connue" Jean-François LE BIHAN "Je dénonce la fracture, le décalage entre la société civile et nos élus devenus muets. Ils faut qu'ils se réveillent, et portent notre demande : non à la fusion de la Bretagne avec les Pays de la Loire, oui à la réunification, oui au respect de la démocratie" Christian TROADEC "Combien de fois faudra-t-il manifester pour qu'ils nous entendent à Paris?"

     32°) O.F. samedi 27 septembre 2014 : page accueil : rien! Nota :Septembre 2014 restera un mois exceptionnellement chaud, alors on ne se mouille pas!Et on attend les vents à venir!

page 6 "Bretagne" lire en catimini "La Bretagne en bref "Nantes au rythme de la réunification de la Bretagne" "Le moment est venu d'affirmer encore plus fort que la Bretagne doit retrouver son intégrité territoriale", insiste Europe-Ecologie-Les verts "il faut dire une fois de plus au pouvoir en place l'évidence de la réunification" réclame Mouvement Bretagne Progrès de Christian TROADEC. La Bretagne à cinq est aussi réclamée par l'association Géographes de Bretagne "C'est une région cohérente forte de son identité géographique et humaine." "La Bretagne est bien plus qu'une région administrative", plaide Jean-Michel LE BOULANGER vice-président chargé de la culture, qui voit aussi dans la réunification, "un avenir à construire et une démocratie à revivifier".

     33°) O.F. mercredi 24 septembre 2014 :

Bretagne Réunie : le spectre de l'Ouest. Manifestation à Nantes, samedi. Pour réclamer la réunification et pour écarter une fusion avec les Pays de Loire. Après avoir mobilisé, en avril, près de 10.000 personnes et près de 15.000 en juin, Bretagne Réunie et Kevre Breizh, la coordination des associations culturelles bretonnes, donnent à nouveau rendez-vous, samedi, à Nantes, aux défenseurs d'une Bretagne à cinq départements. Un rassemblement que Jean-François LE BIHAN, président de Bretagne Réunie promet plus important encore que les précédents, en se fondant, notamment, sur le nombre de cars affrêtés au départ des villes bretonnes. "La réunification n'est pas une affaire de nostalgie, mais bien une question d'avenir." Ils rediront pourquoi "Une Bretagne réunifiée sera plus solide, économiquement et culturellement." "Péché originel du régime de Vichy qui en 1941 a privé la Bretagne de la Loire-Atlantique."

     Les députés vont bientôt examiner en seconde lecture le projet de réforme territoriale."En France, la justice n'est jamais rendue au nom de l'Etat, mais au nom du peuple. Qu'on accepte donc enfin de demander son avis au peuple." plaide, en faveur d'un REFERENDUM, l'avocat Yann CHOUCQ au nom de l'association des juristes de Bretagne

     34°) O.F. mardi 23 septembre 2014 :

- "Décentralisation : Pierrick MASSIOT y croit toujours! "En démocratie rien n'est perdu. Quant au fait de ne pas avoir pu proposer le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, c'est pour moi une attente déçue. Mais cela reste une attente. Ce n'est pas un échec..."

- "Produit en Bretagne défend l'économie à cinq" : "La Bretagne est à cinq départements. Nous savons pertinemment que c'est la bonne taille. Il faut respecter l'histoire et la réalité économique, martèle Jakez BERNARD, Président de Produit en Bretagne, une association de plus de 330 entreprises, dont une soixantaine en Loire-Atlantique. Le groupe Pomona : on est basé à Nantes mais on nous appelle Les Bretons. Inter pôle : Quand on demande les disponibilités aux cadres, ils répondent de Nantes à Brest. Le directeur de Produit en Bretagne : Une Bretagne à quatre est ralentie. A cinq c'est une bête de course : la maritimité est retrouvée, les ports sont internationaux. Elle devient la première région agroalimentaire d'Europe.  Les Galettes Bertel: Culturellement, historiquement, c'est une évidence. Economiquement aussi, en résumé : le 44 n'aurait jamais dû nous quitter".

     Jakez Bertrand : "C'est aux populations de donner leur avis avec un référendum, comme en Ecosse. Au moins, il n'y aura plus d'ambiguïté, la situation sera clarifiée." En attendant, Produit en Bretagne sera samedi à la manifestation de Nantes avec une banderole : Produit en Bretagne, cinq départements depuis toujours."

     35°) Article "Ouest-France" samedi 6 sept 2014 : "François BONNEAU, Président (PS) de la Région Centre, plaide pour une fusion de sa Région avec les Pays-de-la-Loire afin de créer une Région "Val-de-Loire". L'UDB salue cette démarche "qui doit permettre d'organiser l'Ouest de la France en trois grandes régions cohérentes et harmonieuses : Normandie, Val-de-Loire, Bretagne. La réunification administrative de la Bretagne en est le complément logique."

Lire d'autre part www.Carte des Régions Commission BALLADUR

    36°)  Le site www.gouelioubreizh.com fédère 50 organisateurs de Fêtes et Festivals axés sur la promotion de la culture bretonne. Parmi les "actualités" disponibles un lien permet d'obtenir www.bretagne-reunie.org et ce 24 juillet 2014 un communiqué de presse d'Henry COLLIOT :

     REFORME TERRITORIALE : L'HEURE DES TRAHISONS et celle du RASSEMBLEMENT

     L'Assemblée Nationale a voté en première lecture le projet de loi relatif au découpage des régions. Les députés socialistes bretons , à l'exception d'un seul, Monsieur LE ROCH, ont adopté un texte approuvant l'amputation de la Bretagne de la Loire Atlantique en dépit de la demande de 77% de la population.

     Pourtant beaucoup se sont fait élire en promettant la réunification! Nous ne les oublierons pas. Ils osent même crier victoire car ils auraient sauvé la Bretagne d'une fusion avec la région voisine. Faux, ce qui a empêché cette fusion pour l'instant, ce sont très certainement les mesures d'opinion (94% d'opposition en Bretagne administrative) et la mobilisation de masse contre cette issue et de plus cette fusion est déjà programmée pour un deuxième temps.

     Nous regrettons que le groupe Ecolo, à l'exception notable de Paul MOLAC (Ploërmel), se soit abstenu sur un texte qui offre un droit pour un département de changer de région à ce point irréalisable qu'il ressemble à une mauvaise plaisanterie. La Loire Atlantique n'est donc pas autorisée par le régime à décider de son retour en Bretagne. Il est impossible que cette situation ubuesque et invraisemblable puisse être maintenue en deuxième lecture.

     Il y aura une deuxième lecture de la loi à l'automne, à moins que le gouvernement ne tente de tricher sur la procédure. C'est l'ultime occasion pour les parlementaires Bretons de respecter les engagements pris devant leurs électeurs en permettant la réunification de la Bretagne et de ne pas commettre l'irréparable.

     C'est encore le moment pour toute la Bretagne de maintenir massivement sa mobilisation.

     La grande manifestation à Nantes le SAMEDI 27 SEPTEMBRE 2014 sera l'occasion de taper du poing sur la table et rappeler à nos élus que la Bretagne et la France ne sont pas leur propriété.

     37°) LH2/Bretagne réunie

- Opinion des Bretons sur le territoire idéal de la Région Bretagne - Juillet 2014 :

François Hollande a annoncé le 3 juin le lancement d'une grande réforme territoriale de la France.Ce projet prévoit le passage de 22 régions métropolitaines à 14, dans le cadre d'une grande réorganisation territoriale. Cette annonce a suscité de nombreuses critiques au niveau de certaines régions qui estiment ne pas avoir été suffisament consultées sur les fusions à venir. C'est notamment le cas de la région Bretagne, pour laquelle le projet de loi prévoit un maintien des frontières actuelles avec les 4 départements des Côtes- d'Armor, du Finistère, de l'Ille-et-Vilaine et du Morbihan.

     C'est dans ce contexte et à l'approche de l'examen du "projet de loi relatif à la délimitation des régions" par l'Assemblée nationale que l'institut LH2, à la demande de l'association "Bretagne Réunie", a interrogé par téléphone un échantillon de 807 Bretons représentatifs de la population de la région Bretagne le 10 juillet 2014, afin de connaître, quel est, selon eux, le territoire idéal pour la future Région Bretagne. Les répondants avaient le choix entre le maintien des frontières actuelles, la fusion avec les Pays de la Loire et le rattachement du département de la Loire-Atlantique aux 4 départements actuels de la Région administrative.

     UNE LARGE MAJORITE DE BRETONS PRIVILEGIENT UNE REGION DE BRETAGNE COMPOSEE DE 5 DEPARTEMENTS DONT LA LOIRE-ATLANTIQUE : 55% des Bretons expriment leur préférence pour un territoire de la Région Bretagne comprenant les 4 départements actuels complétée du département de la Loire-Atlantique, actuellement rattachée aux Pays de la Loire. Ce scénario est largement préféré aux 2 autres hypothèses proposées dans cette étude. En effet, seule une minorité de 35% des Bretons préfèreraient que la région administrative de la Bretagne conserve ses frontières actuelles. La 3è option de la fusion des 4 départements de Bretagne avec les 5 départements des Pays de la Loire ne recueille la préférence de seulement 6% des Bretons interrogés.

     LES HABITANTS DES 4 DEPARTEMENTS SONT TOUS MAJORITAIREMENT EN FAVEUR D'UNE BRETAGNE A 5 DEPARTEMENTS : cette tendance se confirme auprès des habitants des 4 départements. Si les Morbihannais sont les plus grands partisans d'une Bretagne qui retrouverait ses limites historiques, c'est-à-dire avec la Loire-Atlantique (61%), les habitants des 3 autres départements sont également une majorité absolue à considérer que le territoire idéal de la Région Bretagne inclut la Loire-Atlantique (53% dans le Finistère et en Ille-et-Vilaine et 51% dans les Côtes-d'Armor).

     Concernant les deux autres hypothèses qui recueillent moins d'adhésion, on notera que les Costarmoricains sont les plus en faveur du maintien des frontières actuelles (42%) tandis que les Finistériens sont les plus favorables à la fusion des Régions Bretagne et Pays de la Loire (10%). On observe enfin que les hommes sont plus favorables à la création d'une Bretagne à 5 départements (62%) que les femmes (48%)

     II - L'Histoire du Camp de CONLIE (24 octobre 1870 - 25 janvier 1871)

      Début décembre 1870, le maire de Rennes, M. BIDARD, alla trouver le préfet : "Les Prussiens marchent sur la Bretagne; nous avons à Conlie près du Mans 50.000 hommes qui ne demandent que des fusils; ces fusils arrivent à Brest, et au lieu de les leur donner, on les expédie ailleurs au Havre. Il est donc certain, évident, que la délégation de Tours ne veut pas nous armer..."

     Le préfet répondit : "C'est vrai, mais aussi on a eu tort de faire une armée de bretonsQue voulez-vous, à Tours, ces messieurs craignent que ce soit une armée de chouans..." 

     Le 14 octobre 1870, M. de Kératry, ancien préfet de police, quitte Paris en ballon et propose à Tours au Ministre de la guerre et de l'intérieur Léon GAMBETTA de marcher sur Paris avec une "armée de Bretagne".Ce Léon GAMBETTA est né à Cahors en 1838. Son grand-père venant de Ligurie en Italie s'y était installé pour commercer. Après des études de Droit Léon GAMBETTA se fait naturaliser français à 21 ans puis devient avocat.Il se lance en politique comme républicain avec des idées assez radicales pour l'époque. Son programme de Belleville en 1869  parle de "séparation des églises et de l'état, l'élection des fonctionnaires, la suppression des armées permanentes, ..." A seulement 32 ans en 1870 il devient membre du gouvernement de la Défense nationale et prend une position de "guerre à outrance".

     Le 22 octobre 1870 un décret nomme cette armée "Forces de Bretagne" qui doivent se regrouper à Laval ou Le Mans sous les ordres du Général de division M. de Kératry. Léon GAMBETTA promit des "fusils à tir rapide", des canons à longue portée et des mitrailleuses perfectionnées. On mobilise dans les 5 départements bretons les hommes valides, les gardes mobiles, les anciens soldats de 25 à 35 ans, les volontaires et les corps francs avec pour consigne : "Que les vrais Bretons marchent en avant; que votre seul cri de ralliement soit : Dieu et Patrie!".

     Un ingénieur de Brest vient aplanir et fortifier un terrain situé à Conlie près du Mans, proche de la ligne de chemin de fer Brest/Paris. Le 6 novembre 1870 on comptait 6.000 hommes, le 15 il y en avait plus de 13.000 et le 23 plus de 25.000. Venus de Brest et Nantes 2.000 hommes avaient amené des fusils "Sniders". D'autres étaient équipés de médiocres fusils à percussion, de dix modèles ou calibres différents, en très mauvais état ou d'usage impossible. Ils avaient été donnés par les compagnies de pompiers - alors armées - ou les gardes nationales.Ainsi seulement 2.000 hommes sur 25.000 avaient un armement adéquat. Et beaucoup n'avaient pas d'armes.

     Le 28 octobre M. de Kératry télégraphie de Brest à Gambetta : "je n'ai pas de fusils; ici l'arsenal de guerre à 3.200 "chassepots" disponibles. Je vous conjure de me les donner..." Réponse le 31 : "Que demandez-vous? Mais n'exagérez pas vos demandes!" Le 3 novembre Gambetta "autorise seulement de livrer les fusils ou carabines à percussion et sous aucun prétexte les fusils ou cartouche "chassepot..." Et il n'y avait plus de fusils à percussion.M.de Kératry ne réussit alors à obtenir que 2.000 Remingtons de modèle espagnol et 500 revolvers. Cependant tout le monde savait qu'à Brest il restait encore plus de 15.000 armes à tir rapide. On attendait également 2 bateaux venant d'Amérique et d'Angleterre. L'un des bateaux fut dérouté au Havre malgré le beau temps à Brest. Un membre de la Commission d'armement fit savoir que les mobilisés bretons pouvaient se contenter de fusils à percussion et qu'ils n'avaient pas le droit à un armement perfectionné. Deux tiers des 25.000 hommes étaient non armés le 19 novembre et au 25 novembre il y avait à Conlie 35.000 hommes disposant de 9.181 fusils à "percussions antiques", tous mauvais, 5.000 carabines Spencers et 200 Remingtons... Gambetta déclare alors à M. de Kératry : "Je crois m'être acquitté de mes devoirs envers le pays et envers vos soldats...Je vous conjure d'oublier que vous êtes Breton..." On réussit à obtenir encore 3.600 fusils à percussion ayant besoin de réparations et 1.400 "chassepots" ne disposant que de 600 cartouches à se répartir!

     Gambetta vint au Camp de Conlie où il ne trouva "pas assez d'esprit républicain!" Une entrevue avec M. de Kératry qui ne voulait aller au combat pour exposer la plupart de ses soldats désarmés à une perte certaine s'acheva par :" Pourquoi cette froideur entre nous? Il y a de votre part trop de préventions politiques vis-à-vis de la Bretagne!" Le 26 novembre 1870 Gambetta transfera le commandement de l'Armée de Bretagne autonome aux ordres du Général Jaurès. Conlie était un camp de boue d'hiver(appelé en breton "KERFANK" la ville de boue), piétiné par 40.000 hommes portant des sabots. Ils n'arrivaient pas à trouver de souliers assez grands... Pendant ce temps-là dans les cales du bateau "Pereire" mystérieusement dérouté au Havre on comptait plus de 38.000 armes à tirs rapides laissées sans emploi... et non distribuées aux mobilisés bretons.

        A la démission de M. de Kératry le nouveau commandant passe en revue des soldats bretonnant : "D'ar ger, ma general, d'ar ger!" clament-ils, ce qui signifie :non pas à la guerre mais à la maison! Avec évidemment une mauvaise interprétation du commandant.....

     A partir du 18 décembre 1870 le camp fut progressivement évacué. Le 12 janvier 1871 le mauvais état des armes rendait impossible l'emploi des bataillons d'Ille-et-Vilaine, auxquels ordre fut donné de battre en retraite... L'armistice fut signé fin janvier.

     1914 - 1918 : " le sacrifice breton", avec environ 150.000 hommes pour la Bretagne, dont 49.000 pour l'Ille-et-Vilaine. La proportion très élevée des morts bretons en France tient au caractère très rural de la population, ce qui orientait les recrues vers l'infanterie, principale "chair à canon" de la guerre dans les 10ème corps de Rennes et 11ème de Nantes.

     "Le breton est excellent dans la guerre défensive, pseudo défensive, demi défensive. Je préfère une autre troupe dans l'attaque." expliquait Jean Joubert des Ouches, un général d'origine bretonne.

     "Le breton n'a pas peur. Ca tient à une certaine lourdeur de corps et d'esprit. Il ne voit pas vite", ajoutait-il. Il semble que la ténacité de nos compatriotes, bien connue du haut commandement, ait conduit celui-ci à utiliser des troupes bretonnes pour "tenir" là où d'autres régiments lâchaient prise. En outre, le "fatalisme breton", nourri bien souvent par son éducation religieuse, en faisait des troupes sures. Enfin, dans cette guerre de terrassiers, dans la boue et l'insalubrité des tranchées, les bretons , encore majoritairement ruraux et paysans, avaient une rusticité appréciée et exploitée par l'état-major. Cela suffit à expliquer l'hécatombe.

      Quant à cette "lourdeur d'esprit", le breton du XXIème siècle apprend désormais dans les deux meilleures Académies de France : à Nantes et  Rennes....et l'agriculteur breton est devenu un technicien de haute technicité.......

3)     MEMOIRES d'OUTRE-TOMBE, CHATEAUBRIAND    

     Le vicomte de Combourg fut un "légitimiste à tous crins quand il s'entend avec le pouvoir, et libéral, voire anarchisant, quand il est écarté des hauts emplois. En bon Breton, il se complaît dans l'opposition têtue".Il a deux bêtes noires : Louis-Philippe et Lafayette et est obsédé par Napoléon... Il eut de nombreuses "liaisons" comme ses contemporains Balzac, Dumas, Hugo, Lamartine et Vigny...On lui doit le "goût à l'ennui" qui se transforma ensuite en "spleen" cher à Baudelaire. C'était un imaginatif qui enjolivait ses récits : on le surnomma l'"Enchanteur"!

     Extraits :

"J'ai profité du hasard de mon berceau....à l'aristocratie dont la dernière heure a sonné..."

"Lorsque le temps était beau, les pensionnaires du collège sortaient le jeudi et le dimanche.On nous menait souvent au Mont-Dol, au sommet duquel se trouvaient quelques ruines gallo-romaines : du haut de ce tertre isolé, l'oeil plane sur la mer et sur des marais où voltigent pendant la nuit des feux follets, lumière des sorciers qui brûle aujourd'hui dans nos lampes..."

Le collège de Rennes (St Vincent) : "Dans les bosquets du jardin des Bénédictins, appelé le "Thabor" nous nous servions de compas de mathématiques attachés au bout d'une canne, ou nous en venions à une lutte corps à corps plus ou moins félonne ou courtoise.Les babouins bretons sont d'une humeur hargneuse. Il m'en coûta quelques horions....Je rencontrai à ce collège un homme devenu célèbre : Moreau le général.

1787-88 : "Les troubles particuliers qui annoncèrent ceux de la nation éclatèrent-ils dans deux pays d'Etats, la Bretagne et le Dauphiné...

Nota : Le 7 juin 1788 les Grenoblois avaient jeté des tuiles sur la troupe et six semaines après cette "journée des tuiles" les Etats du Dauphiné avaient demandé la réunion des Etats Généraux et la liberté pour tous les français.

"Le temps de la tenue des Etats en Bretagne était un temps de galas et de bals; on mangeait partout, et l'on buvait! Malheureusement on jouait trop. Les bals ne discontinuaient... Les Bretons sont remarquables par leurs danses et  par les airs de ces danses. Madame de Sévigné a peint nos ripailles politiques au milieu des landes, comme ces festins des fées et des sorciers qui avaient lieu la nuit sur les bruyères... Ils y font des pas de Bohémiens et des Bas-Bretons avec une délicatesse et une justesse qui charment.

     La Bretagne avait ses revenus particuliers, qui lui servaient à faire face à ses charges : le grand et le petit devoir; enfin les sommes rentrant par le "fouage". On ne se doute guère de l'importance du fouage dans notre histoire; cependant, il fut à la révolution de France ce que fut le timbre à la révolution des Etats-Unis. Le fouage était un cens, ou une espèce de taille, exigé par chaque feu sur les biens roturiers. Avec le fouage graduellement augmenté, se payaient les dettes de la province.L'injustice était de le faire porter sur la seule propriété roturière. Les communes ne cessaient de réclamer; la noblesse ne voulait pas entendre parler d'un impôt qui l'aurait rendue taillable. Telle était la question, quand se réunirent les sanglants Etats de Bretagne au mois de décembre 1788."

Nota : "fouageables" et corvéables de tous côtés : Les revenus du duc de Bretagne provenaient à 4% de son domaine propre. 65% des impôts directs, surtout le "fouage" qui était supporté essentiellement par les ruraux et par feu. 3% seulement du budget venait des aides payées par les villes. Les impôts indirects concernaient les taxes sur les marchandises et droits de douane qui finançaient 25 à 30% le budget. La dîme ecclésiastique s'y ajoutait pour les roturiers. Notons enfin diverses "corvées", comme celle d'aller entretenir routes et chemins soit 3 à 6 jours par an et par homme. Le général de la paroisse avait en charge la gestion de la milice chargée du maintien de l'ordre. Ses hommes étaient payés sur la contribution des fouages.

    " La noblesse bretonne, de sa propre autorité, s'était convoquée à Rennes pour protester contre l'établissement de la Cour pleinière. J'étais étourdi et amusé des cris que j'entendais. On montait sur les tables et sur les fauteuils; on gesticulait, on parlait tous à la fois. Douze gentilshommes furent choisis pour porter une déclaration au Roi; à leur arrivée à Paris, on les coffra à la Bastille, d'où ils sortirent bientôt en façon de héros; ils furent reçus à leur retour avec des branches de lauriers. Nous portions des habits avec de grands boutons de nacre semés d'hermine, autour desquels boutons était écrite en latin cette devise : "Plutôt mourir que de se déshonorer". Nous triomphions de la cour dont tout le monde triomphait, et nous tombions avec elle dans le même abîme."

     "Les Etats étaient semoncés pour la fin de décembre 1788. La commune de Rennes, et après elle les autres communes de Bretagne, avaient pris un arrêté qui défendait à leurs députés de s'occuper d'aucune affaire avant que la question des "fouages" n'eût été réglée... Le résultat de nos délibérations fut que la noblesse traiterait d'abord des affaires générales, et ne s'occuperait du fouage qu'après la solution des autres questions; résolution directement opposée à celle du tiers. Les gentilshommes n'avaient pas grande confiance dans le clergé, qui les abandonnait souvent..."

Nota : La Bretagne était l'une des rares régions, avec le Languedoc et la Provence, a avoir une assemblée composée de trois ordres : noblesse, clergé, tiers-état, qui décident des prélèvements fiscaux, notamment le don gratuit consenti au roi depuis que François Ier a signé avec la Bretagne le traité d'autonomie du Plessis Macé en 1532. Les Bretons paient moins d'impôts que les autres; trois fois moins que les Normands...Ce 29 décembre 1788 les bourgeois, avocats, négociants venus de toute la Bretagne brandissent l'étendard de la révolte. Ils veulent une représentation égale à celle des deux autres ordres, le vote par tête, ...Curieusement le roi décrète de doubler la représentation des députés du tiers-état. La noblesse est aigrie. Dans les rues les empoignades sont régulières entre gentilshommes et étudiants.

"Un journal, la "Sentinelle du Peuple", rédigé à Rennes par un écrivailleur arrivé de Paris, fomentait les haines...."

Nota : il s'agit de Constantin Chasseboeuf de la Giraudais, natif de Craon en Mayenne en 1757. Savant rationaliste et athée, voyageur au Levant (y apprenant l'arabe) et aux Etats-Unis il prit le nom de "VOLNEY", contraction de Voltaire et Ferney. Elu au Tiers-Etat à la Révolution il s'insurge contre la "Terreur". Ami de Bonaparte qui le nommera Comte sous l'Empire.

    " Les Etats se tinrent dans le couvent des Jacobins, sur la place du Palais. Nous entrâmes, avec les dispositions qu'on vient de voir, dans la salle des séances; nous n'y fûmes pas plus tôt établis, que le peuple nous assiégea. Les 25, 26, 27 et 28 janvier 1789 furent des jours malheureux. Le comte de Thiard avait peu de troupes; chef indécis et sans vigueur, il se remuait et n'agissait point. L'école de droit de Rennes, à la tête de laquelle était Moreau, avait envoyé quérir les jeunes gens de Nantes; ils arrivaient au nombre de quatre cents, et le commandant, malgré ses prières, ne les put empêcher d'envahir la ville. Las d'être bloqués dans notre salle, nous prîmes la résolution de saillir dehors, l'épée à la main; ce fut un assez beau spectacle. Au signal de notre président nous tirâmes nos épées tous à la fois, au cri de "Vive la Bretagne!" et, comme une garnison sans ressources, nous exécutâmes une furieuse sortie, pour passer sur le ventre des assiégeants. Le peuple nous reçut avec des hurlements, des jets de pierres, des bourrades de bâtons ferrés et des coups de pistolet. Nous fîmes une trouée dans la masse de ses flots qui se refermaient sur nous. Plusieurs gentilshommes furent blessés, trainés, déchirés, chargés de meurtrissures et de contusions.Parvenus à grande peine à nous dégager, chacun regagna son logis... Le jeune Boishue et Saint-Riveul, mon camarade de collège, avaient péri. Lecteur je t'arrête : regarde couler les premières gouttes de sang que la Révolution devait répandre.Passe maintenant, lecteur; franchis le fleuve de sang qui sépare à jamais le vieux monde dont tu sors, du monde nouveau à l'entrée duquel tu mourras.... Du moins la noblesse bretonne ne succomba pas sans honneur. Elle refusa de députer aux Etats-Généraux, parce qu'elle n'était pas convoquée selon les lois fondamentales de la constitution de la province; elle alla rejoindre en grand nombre l'armée des Princes, se fit décimer à l'armée de Condé, ou avec Charette dans les guerres vendéennes."

Nota : Mai 1789 : aux Etats généraux la délégation du Tiers état comprend une majorité de bourgeois, futurs fondateurs du Club Breton qui ira s'installer dans le couvent des Jacobins et deviendra le Club des Jacobins, dont Robespierre prendra la présidence en 1790.

     Cet ami de collège de Chateaubriand - Jean MOREAU-  était natif de Morlaix. Tout comme son père avocat il fit des études de droit. Actif avant la Révolution il devint en 1789 capitaine des canonniers de la garde nationale de Rennes. Devenu lieutenant-colonel du 1er bataillon de volontaires d'Ille-et-Vilaine en 1791 il fut nommé à 30 ans seulement général de brigade deux ans plus tard.

" Enfin, au mois de janvier 1791, je pris sérieusement mon parti. Le chaos augmentait : il suffisait de porter un nom aristocrate pour être exposé aux persécutions : plus votre opinion était consciencieuse et modérée, plus elle était suspecte et poursuivie... Je rencontrai, à Fougères, le marquis de La Rouërie : je lui demandais une lettre pour le général Washington. Le "colonel Armand" (nom qu'on donnait au marquis, en Amérique) s'était distingué dans la guerre de l'indépendance américaine. Il se rendit célèbre, en France, par la conspiration royaliste. Rival de La Fayette, le marquis de La Rouërie avait plus d'esprit: il s'était plus souvent battu: il avait enlevé des actrices à l'Opéra... Il fourrageait les bois, en Bretagne, avec un major américain, et accompagné d'un singe assis sur la croupe de son cheval.Les écoliers de droit de Rennes l'aimaient, à cause de sa hardiesse d'action et de sa liberté d'idées : il avait été un des douze gentilshommes bretons mis à la Bastille. Il était élégant de taille et de manières, brave de mine, charmant de visage..."

Nota : Le marquis Armand Tuffin de la Rouërie : sa vie est un vrai roman. Ce natif de Fougères passa son enfance dans cette ville et dans son château du XVIIè siècle à Saint-Ouen-La-Rouërie qu'il quittera à 15 ans pour les "Gardes françaises". Fantasque, séducteur, duelliste,l'un des véritables héros de la guerre d'indépendance américaine sera présent aux côtés de La Fayette et George Washington. Avec sa légion portant son surnom "Armand" il participe à de nombreuses batailles contre les anglais, dont Yorktown.Franc-maçon et royaliste libéral il sera défenseur des lois et coutumes de Bretagne, emprisonné à la Bastille par le roi, pourchassé par les républicains avec son "Association bretonne" et initiateur de la "Chouannerie". Lire www.Armand Tuffin de la Rouërie _ wikipedia.org ou www.kounbreizh.free.fr/rouerie.htm

     1791 " l'aspect de Philadelphie est monotone. En général ce qui manque aux cités protestantes des Etats-Unis, ce sont les grandes oeuvres de l'architecture...A cette heure de ma vie j'admirais beaucoup les républiques...

Le général Washington : "je retrouvai la simplicité du vieux Romain : une petite maison, ressemblant aux maisons voisines, était le palais du président des Etats-Unis: point de gardes, pas même de valets. Je frappai : une jeune servante ouvrit. je lui demandai si le général était chez lui; elle me répondit qu'il y était.... Au bout de quelques minutes le général entra : d'une grande taille, d'un air calme et froid plutôt que noble. Je lui présentai ma lettre en silence; il l'ouvrit, courut à la signature qu'il lut tout haut avec exclamation : "Le colonel Armand!" C'était ainsi qu'il l'appelait et qu'avait signé le marquis de La Rouërie. Nous nous assîmes. Je lui expliquai tant bien que mal le motif de mon voyage. Il me répondit par monosyllabes anglais et français. Je lui dit : mais il est moins difficile de découvrir le passage du nord-ouest que de créer un peuple comme vous l'avez fait"

"Chateaubriand a peu vécu en Bretagne mais il y est toujours resté très attaché, fasciné par l'archaïque, par la nature primitive. Comme un paradis perdu, qu'il va chercher chez les Indiens Natchez, en Amérique du Nord. Mais il invente, Chateaubriand, qualifié de "menteur magnifique" par un de ses biographes, M. de Jaeghere, il invente cette rencontre avec les Indiens Natchez, comme il invente cette entrevue avec Georges Washington".(JM Le Boulanger "être breton?")

     "Venise, septembre 1833 : Les Bretons et les Vénitiens.

     Je cherchais, en me réveillant, pourquoi j'aimais tant Venise, quand tout à coup je me suis souvenu que j'étais en Bretagne : la voix du sang parlait en moi. N'y avait-il pas au temps de César, en Armorique, un pays des Vénètes, civitas Venetum, civitas Venetica? Strabon n'a-t-il pas dit qu'on disait que les Vénètes étaient descendants des Vénètes gaulois?

     On a soutenu contradictoirement que les pêcheurs du Morbihan étaient une colonie des pesctarori de Palestrine : Venise serait la mère et non la fille de Vannes. On peut arranger cela en supposant (ce qui d'ailleurs est très probable) que Vannes et Venise sont accouchées mutuellement l'une de l'autre. Je regarde donc les Vénitiens comme des Bretons; les gondoliers et moi nous sommes cousins et sortis de la corne de la Gaule, cornu Galliae."