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Histoires de Bretagne 6

Le « monde Celte » et la préhistoire armoricaine...

               Le mardi 3 mars 2015, la soirée "chants et danses de Bretagne" fut suivie d'une conférence dite "Celtomania", à l'invitation d'"Acigné Autrefois"". Le public nombreux fut enchanté de s'informer des travaux de recherche de l'archéologue Yannick LECERF, originaire de Betton. Le conférencier se fit une joie de dédicacer ensuite son dernier ouvrage :

"La Bretagne préhistorique, les peuplements, des origines à la conquête romaine", publié chez "Skol Vreizh". Disponible à l'"Encre de Bretagne" Place Hoche ou au "Forum du livre" galerie marchande Visitation à Rennes.

               Yannick LECERF nous aura permis de vous informer d'extraits de l'ouvrage de 119 pages, lequel comporte de très nombreuses cartes et illustrations en couleurs que nous ne pouvons présenter ici. En septembre 2016 Yannick LECERF, archéologue,préhistorien, ancien conservateur du patrimoine à la Direction régionale des affaires culturelles, chargé de la gestion du patrimoine archéologique du Morbihan, a reçu l'insigne de chevalier dans l'ordre des Arts et des lettres. Une distinction remise par Nathalie Appéré, députée et maire de Rennes.

        La recherche historique bénéficie des apports contemporains des avancées technologiques. Les interrogations sur les éléments déterminant la présence et l'importance du "monde celte" en Armorique sont actuellement réactualisées par nombre de chercheurs dont Vanceslas KRUTA, Professeur aux Hautes Etudes à la Sorbonne de Paris, Jean-Louis BRUNAUX , Directeur de recherches au CNRS spécialiste des Celtes, Patrick GALIOU, Enseignant/Chercheur à l'Université de Bretagne Occidentale à Brest, spécialiste de l'Histoire Antique. Il en est de même en Cornouailles, en Irlande et au Pays de Galles.

Ecoutez l'émission avec Jean-Louis BRUNAUX http://www.franceculture.fr/emission-le-salon-noir-les-gaulois-sont-ils-des-celtes-les-celtes-sont-ils-des-gaulois-2014-11-25 

     "Qui sont les Celtes?"

     L'existence des Celtes est signalée dès le VIème avant JC. par des auteurs latins et grecs comme Hécatée de Milet puis Hérodote. Ces deux auteurs nous informent que le Danube prend sa source au pays des "Keltoï". Quelques décennies plus tard, Posidonios d'Apamée, Strabon, Tite Live et Pline l'Ancien évoquent l'existence de peuplades guerrières : les "Keltoï" en grec, "Celtae" en latin. Après que Rome eut soumis et organisé les peuples de Gaule, l'identité celte sembla sortir de la mémoire collective. Il faudra attendre le XVIIIè siècle pour voir certains érudits s'arrêter sur cette séquence de notre protohistoire.

     "Quelle est donc l'origine de notre "Celtomania"?

      C'est l'oeuvre au XVIIIè siècle d'un évêque anglais James Mac Pherson : un renouveau celtique naîtra dans l'ouest européen. Prétendant avoir découvert les écrits d'un barde légendaire nommé Ossian, l'écclésiastique mégalomane publia "les poèmes antiques d'Ossian". Ces publications, largement diffusées, furent très bien accueillies par une élite intellectuelle...

     Alors qu'après la Révolution une nouvelle société entreprend sa construction, de nombreux érudits vont partir à la recherche des Celtes. C'est ainsi qu'encouragé par le Consulat, Jacques Cambry, Joseph Dubernard, Le Brigand, La Tour d'Auvergne, Louis Guiguené créeront en 1804 l'Académie celtique. Plus de quatre cents intellectuels et notables se regrouperont au sein de cette institution dont la finalité est la recherche de références historiques utiles à la nouvelle nation française. Durant les dix années qui suivront, l'ensemble des membres poursuivra la collecte d'idiomes, de traditions et de monuments attribuables aux Celtes, n'hésitant pas à leur prêter la construction des dolmens, menhirs et autres monuments mégalithiques des cultures antérieures. Emportés par l'enthousiasme du moment et la volonté de trouver des références culturelles à la nation naissante, ces académiciens, démunis des moyens de la science moderne et faisant fi de toutes les prudences élémentaires, s'engageront dans d'hypothétiques affirmations. Dès 1813, cette "Celtomania" sans retenue faisant naître les premiers doutes, opposera certains membres de l'Académie et aboutira à son sabordage en 1814.

     Lorsque Napoléon III institue le second empire, son intérêt pour le celtisme le pousse à soutenir un vaste programme de recherches sur Alésia et Vercingétorix. C'est alors que se forgent définitivement les références celtes dans l'origine de notre culture.

     "Mais pourquoi ce phénomène est-il aussi persistant en Bretagne?"

     Par sa position géographique excentrée sur le vieux continent, la péninsule Armoricaine est, depuis les débuts de l'Histoire, considérée comme un monde en marge. Voir la carte grecque ci-dessous du VIè siècle av JC.

CarteGrecque6iemeSiecle

  Nota Yannick LECERF : "C'est sur la base de ce type de document et sur des écrits des auteurs latins et grecs comme Polybe, Hérodote, Tymagène que les érudits du XVIIIè siècle se sont forgés l'intime conviction que la Bretagne avait de puissantes relations avec le monde celte. Et tout cela sans jamais avoir été capable d'en faire une démonstration étayée par des faits tangibles et vérifiables. A cela sont ensuite venues s'ajouter les divagations de quelques-uns comme William Stukelay qui ont attribué les mégalithes aux Celtes et John Aubrey qui recréa de toute pièce le "DRUID ORDER". Ce fameux 'DRUID ORDER" sur lequel se base encore aujourd'hui tous les nouveaux druides qui sévissent dans la sphère des pays dits celtiques et ceux de la forêt de Paimpont en "Brocéliande" (35)...

     Epargné par les invasions successives et les brassages de populations, le breton apparaît comme un "aborigène" de sang non mêlé. Pourvue d'une haute identité culturelle, marquée par une forte concentration de monuments mégalithiques souvent mal interprétés, la Bretagne est une terre de légendes où le mythe l'emporte trop fréquemment sur la réalité. Certains académiciens celtomanes ont cru y trouver de nombreuses références alors favorables à leurs théories. Et, lorsque par ses descriptions de sacrifices humains sur les tables des dolmens dits celtiques, le courant littéraire du romantisme conduit par François-René de Chateaubriand s'en est mêlé, alors l'image est devenue trop forte pour ne plus laisser de place au doute sur cette réalité.

     Qu'en est-il de la réalité celte?

    Il faut admettre qu'il n'y a pas d'ethnie celte, donc pas de caractère anthropologique spécifique. On doit savoir que le celtisme est fondé sur des communautés migrantes se déplaçant avec femmes et enfants, n'ayant jamais eu l'intention d'établir de royaume ou de bâtir d'empire. Cherchant souvent à s'intégrer aux populations rencontrées, les clans pérégrins, admis au départ, finissent par subir le rejet. Leur économie fondée sur la razzia, le commerce des biens et des esclaves, crée de grands courants commerciaux avec pour axe principal la vallée du Danube. Les Celtes seront, sans doute, la première société d'opulence et de gaspillage.

     "Comment se développent les migrations celtes?"

     Parties des bords de la mer Noire au bronze moyen (vers 1200 avant J.C.), les premières migrations, en suivant le couloir danubien, pénètrent en Europe centrale. On les qualifie de pré-celtiques.

     Puis, durant la période du Hallstatt (de 750 à 450 avant J.C.), des groupes de migrants venus de Bohême et de Moravie se dirigent vers l'ouest. Arrivés vers le centre de la Gaule ils se partagent selon deux directions différentes :

- certains vers le nord-ouest, franchissent la mer, visitent le sud de l'île de Bretagne et se fixent en Irlande.

-  vers le sud-ouest, les autres groupes suivent la côte atlantique pour descendre à la rencontre des Ibères.

RESTEE A L'ECART DE CETTE MIGRATION, L'ARMORIQUE entretient de son côté de nombreux échanges avec les Brittoniques, les Pictes et les gallois.

     Au Vè siècle avant notre ère, lors de la période de la Tène, un nouveau phénomène migratoire s'étend sur l'Europe. Durant les trois siècles qui suivront, de nombreux clans, de nombreuses familles accompagnées de leurs troupeaux et de leurs biens embarqués dans des chariots sillonneront ce vaste espace du nord au sud et d'est en ouest. C'est à ce moment que les Boïens s'installent dans le nord de l'Italie. Ils fondent la culture de Golasecca, avec Mediolanum (Milan) comme ville principale, avant d'être réduits par les légions romaines. On pourrait également évoquer le périple des Cimbres partis du Jutland et des bords de la Baltique pour une longue errance. Descendus jusqu'aux portes de l'Espagne, puis refoulés, ils se trouvent défaits par les armées de Caïus Marius vers Orange en 101 avant J.C.

     Afin de garantir leurs implantations et sécuriser leurs voies de migrations, les Celtes créent des villes fortifiées. Alors le monde européen se couvre d'OPPIDA (sing. oppidum). En Bretagne, malgré leur étendue et aussi par l'absence de véritable investigation archéologique, le camp d'Artus au Huelgoat (29) et celui du Poulailler à Fougères (35) peinent à se faire reconnaître comme des OPPIDA.

    Certains groupes migrants atteignant la Macédoine lancent des incursions dans les Balkans. Surpris par un hiver rigoureux et par une résistance inattendue, acculé à la défaite, leur chef Brennos met fin à ses jours. En 278 avant J.C., engagés comme mercenaires pour le compte de Nicodème de Bithynie roi de Thrace, les survivants, conduits par Lutérios, franchissent le Bosphore et entrent en Asie Mineure pour y conquérir de nouveaux territoires. Puis, suivant Ithridate du Pont, ils prennent possession d'une importante partie du plateau anatolien. Leur accordant à titre de remerciement des terres sur ce plateau (la Galatie), les deux rois grecs ne se doutent pas qu'ils sédentarisent là une communauté guerrière dont les Turcs et les Romains n'arriveront pas à bout. Ainsi installés dans une série de cités-états dirigées par une aristocratie militaire, les derniers Celtes nommés Galates maintiendront les traditions et la langue celtique jusqu'au début du Vè siècle.

    "Qu'en est-il de l'Armorique?"

     Bout du monde, péninsule excentrée par rapport au continent européen, l'Armorique, restée à l'écart des grandes migrations arrivant de l'est, entretient de nombreuses relations commerciales avec les nations qui la bordent. Alors que les échanges avec le sud de la Bretagne insulaire et avec l'Irlande restent fréquents, les communautés armoricaines développent une économie rurale sédentaire. Si certaines découvertes archéologiques (bijoux, poterie, incinération, etc..) confirment des influences culturelles venues du monde celtique, elles doivent être relativisées. Admettons qu''elle accrédite certaines relations avec nos voisins de l'est. Les ornementations sur des poteries peuvent aussi bien résulter d'échanges que de la production locale. Par ailleurs, l'organisation sociétale très hierarchisée, le système économique, la dissémination territoriale des populations, la surprenante rareté des grands sanctuaires, l'absence de certains rituels funéraires comme les riches tombes à char, la modestie de nos forgerons armoricains face à la grande maîtrise sidérurgique reconnue aux celtes, sont autant de données affirmant la réticence de ces derniers à vouloir s'enfermer dans ce territoire du bout du monde.

     L'histoire de la MONNAIE conforte cette démonstration. Apparu au début du VIè siècle avant J.C., sous le règne de Crésus, roi des Lydiens, le monneyage est ensuite adopté par Darius Ier, lorsque ce dernier entreprend d'unifier les poids et mesures de son vaste royaume de Perse étendu de l'Indus au Bosphore. Au IVè siècle avant J.C. , Philippe II, réorganisant les finances de la Macédoine, impose les pratiques monétaires. Alors les Celtes, pourvoyeurs des grands courants commerciaux de l'Europe centrale, n'ont d'autre choix que de s'y soumettre. C'est ainsi que, parallèlement aux routes maritimes du bassin méditerranéen, on peut suivre la progression de la monnaie vers l'ouest du continent. La gaule celtique ne s'y adonnera qu'à partir du IIIè siècle avant J.C. Alors les Arvernes, les Parisii et les Ambianes de la Somme, placés sur les voies migratoires, frapperont leur monnaie.

     Peu perméable aux influences venant de l'est, le monnayage n'est présent en Armorique qu'à partir du milieu du IIè siècle avant J.C. Il débarque par les voies maritimes vénètes. Mais il faut attendre la fin de ce IIè siècle pour voir les Osismes, les Riédones et les Namnètes battre leur monnaie. Ainsi cette référence d'échanges souligne bien les cheminements et le rythme de pénétration de l'''influence celte.

                              CES ARGUMENTS INTANGIBLES SE TROUVENT TROP SOUVENT ECARTES PAR LES TENANTS D'UNE BRETAGNE CELTIQUE.

     "Alors doit-on admettre ne pas avoir vu la moustache d'un Celte en petite Bretagne?"

     Afin de calmer les Bagaudes (révoltes du monde rural gaulois) qui se développent depuis le IIIème siècle, l'autorité gallo-romaine en place fait appel à des mercenaires de légions celto-bretonnes. Arrivent alors dans nos contrées quelques populations de la grande île de Bretagne. Après une courte accalmie, durant tout le Vè siècle, sous la poussée des Pictes, des Calédoniens, des Angles et des Saxons, des groupes civils encadrés par un clergé gyrovague (religieux allant de couvent en couvent) débarquent en petite Bretagne. C'est alors le temps de l'évangélisation menée par les saints bretons (Samson, Brioc, Tugdual, Maclou, Corentin, etc...). Ainsi, le littoral armoricain, puis plus tardivement l'intérieur, accueillant une population chrétienne, se structure autour d'un pouvoir spirituel imprégné d'un celtisme très atténué. Les communautés se regrouperont alors sous la férule de "machtierns" ou chefs de villages, dans une organisation influencée du schéma irlandais/britonnique/gallois. Mais ceux-là sont-ils encore des Celtes? Quelques décennies plus tard, bousculant le monde armoricain, les Francs et les Vikings relègueront aux oubliettes de l'histoire l'épopée celtique.

     Trop accaparé par sa subsistance et les conflits de voisinages générés par la petite noblesse, l'homme du moyen-Age ne se soucie aucunement du phénomène celtique. De plus la monarchie absolue, étouffant toute identité concurrente, accapare l'espace de réflexion. Le Breton travaille la terre ou oeuvre pour le compte du "roulage breton", activité commerciale maritime du moyen-Age.

    On peut donc, sans risque, avancer que les emprunts à la culture celte n'affirment en rien une relation génétique avec ces peuples venu de l'est. LES BRETONS d'ARMORIQUE, ISSUS DES PEUPLES DE L'AGE DU BRONZE, SONT LES HERITIERS DES CULTURES NEOLITIQUES dont les traces d'implantations restent multiples dans nos paysages.

LES GRANDS FLUX MIGRATOIRES CELTES (p.91 de l'ouvrage)

- environ 1300 ans av J.C. : Les Celtes partent des pourtours de la Mer noire en suivant le Danube et s'installent en Europe centrale.

- V et VI è siècles av J.C. : vers le nord de l'Italie (Boïens, Etrusques), le sud/est de la Bretagne insulaire, l'Ecosse et le nord de l'Irlande

- IV et Vè siècles av J.C. : couloir Rhodanien vers le nord de l'Italie (Ligures), Parisii (bassin parisien), Belgique (Belges), Pays de Galles vers l'ouest de l'Irlande, Auvergne (Arvernes), Pays basque espagnol et frontière portugaise (Celtibères)

- IIIè siècle av J.C. : Macédoine, Anatolie turque (Galates)

 

DU "PALEOLITHIQUE" A L'ART MEGALITHIQUE VERS L'AGE DE FER :

- Vers 700.000 ans av J.C. un groupe d'individus s'est arrêté dans la vallée de la moyenne Vilaine, près de la commune de Saint-Malo-de-Phily (35), pour y débiter de très frustes choppers (galets taillés sur une seule façe) dans un grès lustré trouvé sur place.

- aux alentours de 600.000 ans av J.C. des découvertes isolées signalent la présence de populations nomades "Homo erectus" en bordure littorale

- 450.000 ans av J.C. : période de la maîtrise du feu (St Colomban, Carnac)

- 52.000 ans av J.C. : premières sépultures au Paléolithique moyen, l'homme de Cro-Magnon réalise des peintures et gravures dans les grottes.

- 5.000 ans av J.C. : NEOLITHIQUE, PERIODE DU MEGALITHISME pendant 3.000 ans avec les alignements des 16 grands menhirs et les grandes stèles accompagnant le "Géant" de Locmariaquer (56) bloc aujourd'hui couché de 20 mètres de long, les "cairns", sépultures collectives à chambres multiples comme Barnénez (29) et ses 70 mètres de long. Signalons aussi les "allées couvertes" avec des tombeaux collectifs

- 2200 ans av J.C. l'Age du bronze se distingue par des dépôts de fondeurs, caste itinérante qui préfigure une phase pré-monétaire avec les "haches à douilles". C'est la période des "tumulus", des incinérations avec des vases funéraires et du culte solaire.L'homme du bronze délaissera la chasse au profit de l'élevage et des productions agricoles.

- 750 av J.C. : l'AGE du FER et trois et quatre siècles plus tard les migrations celtes en Gaule. 

Dans son ouvrage "une promenade singulière à travers l'Histoire", Michel De Grèce nous raconte les "Celtes" :

" Il est un peuple dont on n'associe pas le nom avec l'Orient, un peuple qui a joué un rôle immense dans l'histoire, dans la civilisation : les Celtes. J'éprouve une étrange attirance pour eux. Je "devine" de loin un lieu celte.J'y découvre chaque fois des affinités étranges. On ne sait pas d'où ils viennent. Ils évoquent l'Irlande, l'Ecosse, le Pays de Galles, la "Bretagne". Cependant leur origine serait orientale. Ils ont fondé entre autres la ville d'Ankara, actuelle capitale de la Turquie, comme par ailleurs la ville de Prague. On connaît à peine leur histoire. Tout chez eux se transmettait oralement. Et pourtant ils ont gravé des traces profondes dans la culture mais aussi la pensée. Ils étaient puissamment versés dans l'ésotérisme. Ils avaient des pouvoirs, de grandes connaissances, ils choisissaient à la perfection leurs lieux sacrés."

     Article O.F. samedi 24 octobre 2015 : Acigné : l'hémochromatose, quand le fer rend malade, héritage des Celtes. Première maladie génétique en France, l'hémochromatose touche une personne sur 200 en Bretagne. C'est une maladie à retardement qui se révèle à l'âge adulte. Cette conférence sera animée par le Pr P. BRISSOT, spécialiste du foie et des surcharges en fer rares d'origine génétique. Mardi 27 octobre, 14H30.

 Mise en "forme" grand public : Alain GOUAILLIER